dans mes commentaires, pas dans ma construction.
Voici donc un gros résumé de l’avancement des travaux depuis le mois d’aout:
J’ai commencé par un rang de blocs de 30 cm tout au tour de ma maison pour coiffer la ceinture de Perinsul, qui sera noyé dans la couche de PUR à projeter pour l’isolation du sol à l’intérieur.
Puis on passe au deuxième rang (pas sur la façade sud, qui sera élevée uniquement en blocs de 20, étant donné qu’elle est totalement hors sol). Et entre les deux rangs, une couche de Murfor, une armature légère qui assure la solidarité des blocs et la solidité du mur, noyée dans une épaisse couche de colle (5,7 kg par m²)
Etendre la colle, poser le bloc arraché au tas le plus proche, le battre avec un maillet de caoutchouc dur pour le mettre à la place la plus juste possible, vérifier au niveau s’il est aligné en longueur, en largeur et en hauteur, ne s’arrêter de l’ajuster ou le replacer que lorsque les trois vérifications coincent la bulle au centre.
C’est là qu’on se rend compte de ce que signifie la tolérance de 2 mm dans la dimension des blocs. Quand on pose à coté l’un de l’autre un bloc qui frise la tolérance la plus faible et un autre qui s’approche de la tolérance maximum, on voit bien la « marche » que cela crée sur le mur.
Un curieux outil est indispensable alors, le « rabot a béton cellulaire », outil hélas introuvable aujourd’hui dans le commerce local. Je le remplace donc provisoirement par une râpe à plâtre, dont les dents acérées emportent une partie de l’excédent de matière, et je complète le nivellement avec un outil qu’on ne s’attendrait pas à voir sur un chantier de construction : une sarclette de jardin dont j’ai ôté le manche : la lame tranchante arase les excédents qui dépassent la limite horizontale, le tour est joué, on passe au rang suivant.
De rang en rang, nous arrivons en quelques jours à la hauteur du sol (5rangs) sur le mur est, où il faut passer blocs de 20, nous poursuivons donc principalement par les murs ouest et nord, qui sont montés en blocs de 30 cm (classe c5, densité 650 km par m³) : c’est le ,travail le plus pénible parce qu’un seul de ces blocs pèse plus de 30 kg (qui a dit que le béton cellulaire, c’est léger ? ) Bien sûr les blocs de 20 cm, en c2, ne pèseront plus autant…

C’est le moment de poser les linteaux, et finalement, après dix jours de travail, il ne reste plus que deux ou trois rangs de blocs de 30 cm à monter sur le mur nord. Le travail le plus lourd est fait. Je peux penser à commander les hourdis qui formeront le sol du rez de chaussée.
Nous avions d’abord fixé le lundi suivant le 15 août pour poser le plancher du niveau zéro, le rez de chaussée, qui constituera en même temps le plafond du niveau -1, le rez de jardin.
C’était sans compter avec la réglementation du travail : le 15 août, jour férié, tombant un jour habituel d’inactivité, j’apprends le 14 (vendredi) que le camion ne peut pas venir le lundi… et tout mon plan s’effondre (le plan seulement, le batiment est toujours debout). La main d’œuvre que j’avais convoquée pour assister à la déposer des hourdis doit être décommandée, et je trouve d’urgence une autre solution
Première heure le mercredi, a 7 heures du matin le camion se présente a mon adresse.
Nous sommes quatre : le chauffeur avec son camion et sa grue, deux sur le mur, et un sur la camion, pour passer les chaînes de la grue aux hourdis, pendant que le chauffeur sur son siège tout la haut dans sa grue, nous amenait les poutres de béton à portée.
Délicatement diriger la flèche, descendre doucement, ajuster à la main en tirant sur les chaînes, le premier hourdis prend place. Le suivant est déjà la, puis le suivant. On dirait un jeu d’enfant de placer les barres de béton l’une contre l’autre, et au fur et a mesure, le plancher devient plus grand. Une bonne heure après le dernier hourdi prend place, avec un décalage de 3 cm par rapport à la largeur de l’espace prévu.
Signer le bon, merci monsieur, au revoir monsieur, et la journée peut commencer. Vendredi à la première heure, ils arrivent avec le béton pour la dalle de compression. D’ici là, il faut avoir fini le coffrage en blocs tout autour des hourdis que nous venons de poser, et placé le ferraillage de la dalle. A noter que je n’ai plus besoin d’échafaudage, maintenant, je peux traverser la maison en diagonale.
À la fin de la journée, les treillis de fer à béton sont en place, les découpes faites au tour de la cage d’escalier, le film plastique pour l’étanchéité est mis en place, j’ai même eu le temps de vérifier les plus grands espaces entre hourdis, pour les bloquer avec des morceaux de béton cellulaire, histoire d’éviter que le béton qu’on versera dessus ne se retrouve au sous-sol. Je peux attendre le matin en toute tranquillité.
Et a 7h30 le vendredi, arrivée de la pompe à béton. Ça je connais, c’est le même matériel que pour la dalle de fondation.
Le temps d’installer la grue, et le camion de béton arrive. Me voila donc sur mon plancher de béton, les bottes aux pieds, avec en main le tuyau de la pompe, en train de « diriger » la coulée, en essayant d’étaler le plus possible. Le conducteur de la grue dirige bien sa machine, il n’y aura pas trop à étaler. Heureusement, parce que la règle vibrante que j’avais demandée n’est pas arrivée. Il faut donc tirer au râteau et à la latte. Le béton est assez souple, le résultat final n’est pas super lisse, mais il est horizontal, les aspérités du béton passeront dans la chape qui suivra plus tard.

Et voilà le travail, j’ai un plancher, on peut passer à l’étape suivante : isoler les murs enterrés, et remblayer le terrain du coté nord.
Lissage des joints entre les blocs, étendre une couche d’enduit bitumineux, pose des couches croisées d’isolation extérieure : 22 cm de polystyrène extrudé en 4 couches, λ = 0,034, soit un facteur d’isolation pour le mur de U = 0,11.
Suivra une membrane drainante (delta MS) appliquée avant de combler l’excavation qui entoure la construction. Dans quelques semaines (2 ou 3 j’espère selon temps qu’il va faire) , le sol aura retrouvé son aspect « d’origine ».

Bien sur, il faudra d’ici là avoir prévu les évacuations et les cuves enterrées.
Il y aura une fosse septique et deux cuves à eau de pluie. En tout dix m³ de terre qui trouveront place dans les trous. Et l’amorce de la conduite du puits canadien qui sera enterré dans une phase ultérieure.
L’idée principale et de dégager un espace au nord de la construction pour établir le nouveau chantier, parce qu’au sud, l’espace disponible est peu accessible depuis la route, donc cela rend délicate la livraison des matériaux : il y a encore 10 palettes de blocs de béton cellulaire, puis une vingtaine de poutres TJI, la sous toiture, les bardages, bois et métal, sans compter les bois qui serviront de structure à la terrasse sud.
Je peux dire que le gros œuvre est terminé pour la partie sous sol : rez de jardin. J’ai donc attaqué cette semaine l’élévation du rez de chaussée (enfin, rez… le niveau zéro se trouve quand même a plus de trois mètres en contrebas de la route communale)… après avoir aspiré l’eau tombée du ciel jusque sur les dalles, qui envahit toujours la maison. D’où l’intérêt de passer au plus vite à une couverture plus imperméable qu’une simple dalle de compression…
Il s’agita maintenant de commencer par un nouveau premier rang, en effet, le coffrage de la dalle de compression et la pose des hourdis n’a pas amélioré l’horizontalité de la crête des murs. Et comme je dois, en plus de cette rectification de niveau, faire passer entre la dalle et l’intérieur des murs une feuille plastique pour assurer l’étanchéité à l’air que ne me donne pas le béton, la pose de ce deuxième premier rang doit se faire au mortier.
J’ai commencé par poser un bloc du deuxième rang à certains coins. Poser ces blocs à la colle m’a permis de placer les cordes pour l’alignement des murs. C’est que la construction en blocs de 20 peut être délicate en ce qui concerne l’alignement, ils sont pourvus de tenons et mortaises et ne sont pas destinés à être collés sur la hauteur, et de plus ils sont beaucoup plus légers que les blocs de 30 utilisés pour les parties enterrées. Donc tout mouvement d’un bloc au moment du réglage, se reporte presque automatiquement sur toute la ligne. D’où l’intérêt d’avoir un repère permanent d’alignement tout le long du mur.
Il nous reste une palette et demie de blocs de 20. J’ai commandé la suite, ils arriveront lundi prochain. Juste ce week-end pour pose un deuxième rang et nous refaire la main avec la colle, puis les choses sérieuses vont commencer. Je suppose que nous arriverons aux linteaux dans trois ou quatre semaines.
Et au toit donc assez vite. Il est temps de passer commande pour les poutres et les tôles.