En autoconstruction

entre temps


le post qui précède resume en quelques lignes presqu’une demi année de travail, et autant de temps morts.

mais il n’y a pas que ça sur un chantier, surtout en « construction autonome ».

il y a encore une grande place à accorder aux visites de chantier. comme je suis l’entrepreneur, le maitre d’ouvrage, l’exécutant, et le stagiaire -oui, bien sur, je dois tout apprendre pas à pas – ces visites de chantier sont d’une importance capitale. mon architecte s’y prete volontiers, il est bien conscient que c’est la condition pour que notre construction réussisse, et de plus, le critère passif revet pour lui au moins autant d’importance que pour moi. c’est un test si pas un bapteme du feu.

il y a bien sur les « obligations » de communication. c’est ainsi que j’ai reçu en juillet un journaliste de la rtbf et un capitaine de pompiers de Charleroi, pour un sujet du journal parlé à propos des risquers d’incendie de la maison passive j’en parle , ça s’appelle d’ailleurs la peur du feu. on reviendra encore sur ce sujet quand le rapport demandé par l’état sera publié.

il y a eu aussi les stagiaires, deux jeunes étudiants en architecture venus se frotter aux dures réalités de la pratique de la construction. un choix osé de leur part, sachant que mon chantier est tout sauf exemplaire – meme si c’est un exemple :-) .

il y a en plus des visites de passants ou de voisins curieux, des gens intrigués non pas par le fait que je construise seul, -c’est assez courant sur le domaine de Revleumont-  mais surtout parce que mon type de construction ne ressemble pas à la maison thomas et piron qui s’est élevée en trois mois un peu plus loin dans la rue. c’est à ceux gens la que j’explique que mon système de chauffage, c’est à peu près ceci:

je crois bien qu’il y en a quelques un qui me prennent pour un fou.

Gros oeuvre fermé


je pense que j’en suis là: hors d’eau hors d’air traditionnel (pas encore étanche à l’air selon la norme de la maison passive) …  et meme un peu plus loin en un mois ;-)

je me répète, comme le temps passe. c’est difficile de maintenir deux blogs en meme temps, alors je me repete.

depuis ma dernière intervention, il y aura bientot un an, j’ai d’abord attendu la fin de cet interminable hiver qui interdisait toute reprise des travaux.

quand enfin le terassier a pu entrer sur le chantier, j’ai

- posé le puits canadien

- raccordé les citernes d’eau de pluie et préparé l’évacuation de la fosse septique vers le (futur) lagunage

- enterré une bonne moitié des 150 m de cable électrique (le compteur se trouve en bas de la parcelle, la maison en haut)

il a encore fallu attendre quelques temps pour la livraison des chassis qui ont été posés dans des caissons, pour les maintenir à l’extérieur des murs de Béton cellulaire. en effet, il faut tenir compte de l’épaisseur de l’isolant et éviter que les surfaces vitrées se trouvent trop loin de la surface extérieure du mur

puis je me suis attaqué au programme suivant: reconstruire une deuxième maison autour de la première. C’est à ça que ça ressemble. pour poser une épaisseur de 40 cm (environ) d’isolant autour des murs j’ai constitué une ossature en poutres TJI, contreventée par un lattis et fermée par une couche de Celit, agissant comme pare pluie.
travail d’envergure, je savais bien que ça me prendrait du temps, mais je suis arrivé assez juste pour accueillir  l’équipe qui a insufflé la ouate de laine de verre.

entre temps j’ai eu le plaisir d’accueillir en stage deux jeunes étudiants architectes qui m’ont aidé à placer le pare vapeur sous le plafond et a élever une cloison en blocs Ytong de 10 cm autour de la toilette du rez-de chaussée, la seule pièce fermée en définitive, avec la salle de bain / espace technique de l’étage inférieur .

il y a eau aussi la pose du PUR au sol de l’espace sommeil, pour isoler la dalle, une affaire rondement menée.

et maintenant je me retrouve en train de poser des cables électriques, tout ce qui doit passer au sol (dans une chape qui viendra après le plafonnage des murs.
le week-en dernier, j’ai mis en place les tubes d’alpex pour la distribution d’eau (eau de pluie, eau potable, et eau chaude ; heureusement tous les points d’eau sont concentrés en un seul endroit, et tout a été mis en place dans la journée.

maintenant il me reste à sceller dans les murs les boites électriques, en faisant bien attention à obturer auoplatre tous les joints des cables qui y rentrent; je pourrais alors passer à la phase plafonnage, et commencer à mesurer l’étanchéité de l’ensemble!

après quoi, les chapes viendront donner un aspect « habitable » à un gros oeuvre fermé qui commence à ressembler à une maison passive.

Mai?


Le 13 novembre, j’ai reçu les poutres et le Cellit, ainsi que le bois livré lundi matin pour la construction de la terrasse.

charpente et sous toiture

charpente et sous toiture

J’ai monté en quelques heures toutes mes poutres, et la maison prend un air beaucoup plus civilisé avec ce joli chapeau de paille.

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J’ai commencé le lattage croisé qui soutiendra les plaques de Cellit. D’après ce que j’ai lu, même si en 22 mm, ce produit offre une certaine résistance à la pression, il vaut mieux ne pas trop le charger. J’ai donc décidé de croiser mes poutres FJI avec une latte que j’ai prévue tous les 60 cm (la largeur d’une plaque de Cellit) pour soulager l’effort demandé à la sous toiture , puisque les poutres reposent sur leur base, mais doivent être solidarisées au sommet.

Mais j’avais compté sans les imprévus. Là où j’avais commandé des lattes 30/50 (3 cm x 5 cm), je reçois des longueurs de 24/36. Heureusement que j’en ai prévu assez, je mettrai une latte tous les 30 cm, le soutien des plaques n’en sera que meilleur, j’aurai moins à me préoccuper de placer les joints strictement au-dessus d’une latte, et je pourrai même me permettre de marcher sur ma sous-toiture en attendant que les tôles prennent leur place.

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Sur le front des températures, on constate quand même une nette diminution.

Il ne fait pas encore froid, et quand il y a un peu de vent, ce n’est pas encore désagréable.

 

 

Mais quand il pleut !

Nous avons encore écopé plusieurs centaines de litres d’eau au cours des deux dernières semaines. Parfois, il a fallu interrompre le travail.

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C’était donc l’occasion rêvée pour tester la résistance du Cellit, les panneaux de fibre de bois qui me servent de sous toiture et de pare vapeur. Exposés à la pluie, la couche supérieure s’humidifie, mais l’eau ne rentre pas dans le matériau. La face inférieure reste sèche.

Deux journées, dont une entrecoupée par des averses, m’ont suffi pour terminer la couverture.

Bien sur, j’ai du repérer les poutres et les lattes masquées par les plaques, pour pouvoir fixer les lattes et les plaques de tôles de la couverture. Courageux, mais pas téméraire, j’ai prudemment utilisé le ramping pour m’approcher de l’extrémité sud de la toiture, qui se trouve quand même à 7m40 au dessus du niveau du sol !  Je peux alors commencer à poser le revêtement.

 

 

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Je suis à l’abri. Toutes les tôles posées sur le toit sont fixées.

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Les cotés du toit seront raccordés aux montants de l’ossature qui supportera l’isolation, et rejoindront le bardage quand il arrivera. Pour le moment, l’isolation attendra.

Mais avant de clore le chapitre « couverture » j’aurais bien voulu sacrifier à la tradition des couvreurs, et orner d’un mai ce nouveau toit. Malheureusement je suis un peu démuni. Comment fait-on pour accrocher un bouquet en plein hiver à un toit plat ?

Virtuellement ?

fini les blocs!


Extrait de mon journal de chantier du 15 octobre au 15 novembre :

J’ai profité de ce que mon terrassier devait repasser chez moi pour récupérer la machine qu’il y a laissée toute la semaine (il devait faire réviser la remorque qui lui sert à ses transports) et lui ai demandé une petite heure de plus, pour terminer la tranchée destinée à recevoir mon puits canadien. Chose faite et l’énorme tuyau bleu  a pris enfin sa place. Profondeur de la tranchée : 2 mètres.

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C’est tout à fait cela qui permettra à l’air entrant dans la maison de prendre la « température de cave », donc de représenter une température nettement plus élevée que celle de l’extérieur pendant plusieurs mois de l’année. Autant de calories en moins à injecter dans l’atmosphère intérieure, lors du renouvellement de l’air et de l’évacuation de l’humidité. La VMC a cela de bon qu’elle permet de gérer au mieux les ressources, et de stabiliser les consommations.

La tranchée reste ouverte, il faut encore enrober le tuyau de terre fine pour éviter le contact de l’air, qui transmet mal la chaleur. De plus, elle servira aussi aux amenées d’eau et d’électricité, qui doivent venir depuis l’avenue des hêtres.

J’ai attaqué cette semaine l’élévation du rez de chaussée (enfin, rez… le niveau zéro se trouve quand même a plus de trois mètres en contrebas de la route communale)… après avoir aspiré l’eau tombée du ciel jusque sur les dalles, qui envahit toujours la maison. D’où l’intérêt de passer au plus vite à une couverture plus imperméable qu’une simple dalle de compression…

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Il s’agit de commencer par un nouveau premier rang , car le coffrage de la dalle de compression et la pose des hourdis n’a pas amélioré l’horizontalité de la crête des murs. Et comme je dois, en plus de cette rectification de niveau, faire passer entre la dalle et l’intérieur des murs une feuille plastique pour assurer l’étanchéité à l’air que ne me donne pas le béton, la pose de ce deuxième premier rang doit se faire au mortier. J’ai aussitôt posé un bloc du deuxième rang à certains coins. J’explique : poser ces blocs à la colle m’a permis de placer les cordes de l’alignement des murs. C’est que la construction en blocs de 20 peut être délicate en ce qui concerne l’alignement, ils sont pourvus de tenons et mortaises et ne sont pas destinés à être collés sur la hauteur, et de plus ils sont beaucoup plus légers que les blocs de 30 utilisés pour les parties enterrées. Donc tout mouvement d’un bloc au moment du réglage, se reporte presque automatiquement sur toute la ligne. D’où l’intérêt d’avoir un repère permanent d’alignement tout le long du mur.

En une semaine, nous sommes arrivés au dixième rang. Des 11 palettes de blocs déposées la semaine dernière, il n’en reste plus que quatre.

C’est un travail beaucoup plus léger que de monter des blocs de 20 cm qui pèsent entre 6 et 7 kg  et dont la forme a tenon et mortaise permet une mise en place presque toujours juste, par rapport aux premiers blocs de 30 kg à bords lisses des murs enterrés, je ne le dirai jamais assez. Je me surprends à regretter que la phase construction touche à sa fin !

Maintenant commencent les choses plus sérieuses : dans une semaine, nous allons monter les linteaux des grandes baies de la façade sud.

Les linteaux de trois mètres au sous-sol, et ceux que nous venons de poser sur les fenêtres du rez de chaussée, c’est de la petite bière, à coté des deux linteaux de 5 mètres que nous allons devoir faire reposer tout en haut du mur sud,  à six mètres du niveau du sol.

Finalement, le fait que la maison soit un peu plus grande que prévu (10,40 m au lieu de 10m), ça va nous faciliter la pose de ces pièces, parce que poser 10 m en deux morceaux sur 10 m, c’est juste, juste. Deux fois 20 cm de marge nous permettrons de corriger les imperfections d’alignement.

Il faut donc faire le béton des linteaux des fenêtres. Celles qui sont déjà en place seront recouvertes d’un dernier rang complet avant la mise en place du ‘pignon’ (je ne sais pas si on peut employer ce terme pour une toiture à une pente très faible, mais ça facilite l’explication de la manœuvre)

0,12 m³ pour les linteaux des fenêtres, puis 0,2 m³ au dessus des baies sud. Je ne fais pas venir la pompe à béton pour ça. La vieille bétonneuse va encore reprendre du service pour malaxer 1/3 de m³ soit plus ou moins 1 tonne de matériaux. Et la brouette, les seaux et les bras seront réquisitionnés pour la mise en place.

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Suit la mise en place des linteaux au sud. Ce n’est pas a proprement parler difficile, mais c’est impressionnant.

D’abord pour travailler à cette hauteur, sachant que je n’ai toujours pas réussi à me procurer un échafaudage complet pour la façade, il faut être prudents, d’autant plus que la portion de mur comprise entre les deux fenêtres, qui ne tient encore à rien, un mur de blocs de béton cellulaire à 2,25 m de haut et sans croisements perpendiculaires ne supporte pas de pression latérale.

Ensuite, même si ça ne parait pas une grande distance, cinq mètres, c’est en réalité un module hors normes. Depuis que je compare ma construction avec d’autres, je me rends compte qu’une portée de 5 m est importante. Beaucoup de bâtiments ne dépassent pas des maximum de 3 à 4 mètres, avec des murs de refend, des colonnes armées ou tout autres solution pour limiter les portées. C’est sas doute une des grandes originalités du béton cellulaire de permettre cette performance.

Et enfin, les linteaux sont remplis de béton, ce matériau que je redoutais de manipuler en commençant la construction, parce que c’est lourd à cause des cailloux, sale et agressif à cause du ciment. Mais bon, j’ai ramené une demi tonne de cailloux 0/30, 150 kilos de sable et 4 sacs de  ciment et en 5 remplissages de la bétonnières, nous avions ce qu’il nous fallait.

Contrairement au Béton Cellulaire, le béton de ciment se manipule à la pelle, par seau, par brouette, et il faut le monter à bout de bras jusqu’à l’endroit où on commence à le mettre en place, à le tasser, le faire rentrer dans les recoins des armatures.

Il ne me reste plus qu’à monter les trois rangs qui couronnent le mur sud, pour donner au toit les 5 degrés ou 9  % de pente nécessaire au toit de bac acier. C’est là que j’ai apprécié les blocs qui s’emboîtent l’un dans l’autre. J’ai pu placer pratiquement un rang complet à chaque fois sans devoir retravailler l’alignement, juste prendre soin de les poser sur un lit de colle assez régulier et horizontal pour que le mur soit bien vertical.  Une légère pression sur chaque bloc, niveau en main, une petite rectification d’emboîtement, et le mur s’est élevé de 25 cm en quelques minutes.

Il ne reste plus que quelques blocs à ranger sur le mur pignon pour rattraper le niveau de la poutre

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Lundi 9/11, visite de chantier pour décider de la toiture. La conception du toit évolue tous les jours. Le sens et la portée de la couverture du local technique varie : au dessus ou plutôt au dessous du toit principal, inclinée vers le nord comme le toit principal, ou vers le sud pour recevoir directement les panneaux solaires thermiques ? Finalement, ce sera un seul toit en continu : le plafond de l’entrée sera à 2,45m, mais comme la pièce est petite et donne sur la cage d’escalier, ce n’est pas gênant. Puis je commence à envisager la couverture.

Les poutres sont commandées : 18 longueurs de 6,50 m en FJI (deux lattes de bois lamellé collé entourant une âme d’OSB), et 10 poutres plus courtes pour couvrir l’espace technique.

Là-dessus je mettrai en place un lattis qui sera couvert d’une couche de panneaux de fibre de bois. Je poserai donc d’un coup pare vapeur et sous toiture.

Je suis aller à Bazeilles prendre possession des tôles d’acier que j’ai achetées pour le bardage métallique de la toiture et des murs ouest et est.

Ce week-end, j’ai attendu la livraison du Cellit (arrivé mardi soir), des poutres FJI (livraison reportée à vendredi) et du bois pour le lattage (et pour la terrasse), qui est encore à l’étuvage et qui arrivera vendredi prochain.

j’ai pris du retard


dans mes commentaires, pas dans ma construction.
Voici donc un gros résumé de l’avancement des travaux depuis le mois d’aout:

J’ai commencé par un rang de blocs de 30 cm tout au tour de ma maison pour coiffer la ceinture de Perinsul, qui sera noyé dans la couche de PUR à projeter pour l’isolation du sol à l’intérieur.

Puis on passe au deuxième rang (pas sur la façade sud, qui sera élevée uniquement en blocs de 20, étant donné qu’elle est totalement hors sol). Et entre les deux rangs, une couche de Murfor, une armature légère qui assure la solidarité des blocs et la solidité du mur, noyée dans une épaisse couche de colle (5,7 kg par m²)

Etendre la colle, poser le bloc arraché au tas le plus proche, le battre avec un maillet de caoutchouc dur pour le mettre à la place la plus juste possible, vérifier au niveau s’il est aligné en longueur, en largeur et en hauteur, ne s’arrêter de l’ajuster ou le replacer que lorsque les trois vérifications coincent la bulle au centre.

C’est là qu’on se rend compte de ce que signifie la tolérance de 2 mm dans la dimension des blocs. Quand on pose à coté l’un de l’autre un bloc qui frise la tolérance la plus faible et un autre qui s’approche de la tolérance maximum, on voit bien la « marche » que cela crée sur le mur.

Un curieux outil est indispensable alors, le « rabot a béton cellulaire », outil hélas introuvable aujourd’hui dans le commerce local. Je le remplace donc provisoirement par une râpe à plâtre, dont les dents acérées emportent une partie de l’excédent de matière, et je complète le nivellement avec un outil qu’on ne s’attendrait pas à voir sur un chantier de construction : une sarclette de jardin dont j’ai ôté le manche : la lame tranchante arase les excédents qui dépassent la limite horizontale, le tour est joué, on passe au rang suivant.

De rang en rang, nous arrivons en quelques jours à la hauteur du sol (5rangs) sur le mur est, où il faut passer blocs de 20, nous poursuivons donc principalement par les murs ouest et nord, qui sont montés en blocs de 30 cm (classe c5, densité 650 km par m³) : c’est le ,travail le plus pénible parce qu’un seul de ces blocs pèse plus de 30 kg (qui a dit que le béton cellulaire, c’est léger ? ) Bien sûr les blocs de 20 cm, en c2, ne pèseront plus autant…

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C’est le moment de poser les linteaux, et finalement, après dix jours de travail, il ne reste plus que deux ou trois rangs de blocs de 30 cm à monter sur le mur nord. Le travail le plus lourd est fait. Je peux penser à commander les hourdis qui formeront le sol du rez de chaussée.

Nous avions d’abord fixé le lundi suivant le 15 août pour poser le plancher du niveau zéro, le rez de chaussée, qui constituera en même temps le plafond du niveau -1, le rez de jardin.

C’était sans compter avec la réglementation du travail : le 15 août, jour férié, tombant un jour habituel d’inactivité, j’apprends le 14 (vendredi) que le camion ne peut pas venir le lundi… et tout mon plan s’effondre (le plan seulement, le batiment est toujours debout). La main d’œuvre que j’avais convoquée pour assister à la déposer des hourdis doit être décommandée, et je trouve d’urgence une autre solution

Première heure le mercredi, a 7 heures du matin le camion se présente a mon adresse.

Nous sommes quatre : le chauffeur avec son camion et sa grue, deux sur le mur, et un sur la camion, pour passer les chaînes de la grue aux hourdis, pendant que le chauffeur sur son siège tout la haut dans sa grue, nous amenait les poutres de béton à portée.

Délicatement diriger la flèche, descendre doucement, ajuster à la main en tirant sur les chaînes, le premier hourdis prend place. Le suivant est déjà la, puis le suivant. On dirait  un jeu d’enfant de placer les barres de béton l’une contre l’autre, et au fur et a mesure, le plancher devient plus grand. Une bonne heure après le dernier hourdi prend place, avec un décalage de 3 cm par rapport à la largeur de l’espace prévu.

Signer le bon, merci monsieur, au revoir monsieur, et la journée peut commencer. Vendredi à la première heure, ils arrivent avec le béton pour la dalle de compression. D’ici là, il faut avoir fini le coffrage en blocs tout autour des hourdis que nous venons de poser, et placé le ferraillage de la dalle.  A noter que je n’ai plus besoin d’échafaudage, maintenant, je peux traverser la maison en diagonale.

À la fin de la journée, les treillis de fer à béton sont en place, les découpes faites au tour de la cage d’escalier, le film plastique pour l’étanchéité est mis en place, j’ai même eu le temps de vérifier les plus grands espaces entre hourdis, pour les bloquer avec des morceaux de béton cellulaire, histoire d’éviter que le béton qu’on versera dessus ne se retrouve au sous-sol. Je peux attendre le matin en toute tranquillité.

Et a 7h30 le vendredi, arrivée de la pompe à béton. Ça je connais, c’est le même matériel que pour la dalle de fondation.  

Le temps d’installer la grue, et le camion de béton arrive. Me voila donc sur mon plancher de béton, les bottes aux pieds, avec en main le tuyau de la pompe, en train de « diriger » la coulée, en essayant d’étaler le plus possible. Le conducteur de la grue dirige bien sa machine, il n’y aura pas trop à étaler. Heureusement, parce que la règle vibrante que j’avais demandée n’est pas arrivée. Il faut donc tirer au râteau et à la latte. Le béton est assez souple, le résultat final n’est pas super lisse, mais il est horizontal, les aspérités du béton passeront dans la chape qui suivra plus tard.

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Et voilà le travail, j’ai un plancher, on peut passer à l’étape suivante : isoler les murs enterrés, et remblayer le terrain du coté nord.

Lissage des joints entre les blocs, étendre une couche d’enduit bitumineux, pose des couches croisées d’isolation extérieure : 22 cm de polystyrène extrudé en 4 couches, λ = 0,034, soit un facteur d’isolation pour le mur de U = 0,11.

Suivra une membrane drainante (delta MS) appliquée avant de combler l’excavation qui entoure la construction. Dans quelques semaines (2 ou 3 j’espère selon temps qu’il va faire) , le sol aura retrouvé son aspect « d’origine ».

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Bien sur, il faudra d’ici là avoir prévu les évacuations  et les cuves enterrées.

Il y aura une fosse septique  et deux cuves à eau de pluie. En tout dix m³ de terre qui trouveront place dans les trous. Et l’amorce de la conduite du puits canadien qui sera enterré dans une phase ultérieure.

L’idée principale et de dégager un espace au nord de la construction pour établir le nouveau chantier, parce qu’au sud, l’espace disponible est peu accessible depuis la route, donc cela rend délicate la livraison des matériaux : il y a encore 10 palettes de blocs de béton cellulaire, puis une vingtaine de poutres TJI, la sous toiture, les bardages, bois et métal, sans compter les bois qui serviront de structure à la terrasse sud.

Je peux dire que le gros œuvre est terminé pour la partie sous sol : rez de jardin. J’ai donc attaqué cette semaine l’élévation du rez de chaussée (enfin, rez… le niveau zéro se trouve quand même a plus de trois mètres en contrebas de la route communale)… après avoir aspiré l’eau tombée du ciel jusque sur les dalles, qui envahit toujours la maison. D’où l’intérêt de passer au plus vite à une couverture plus imperméable qu’une simple dalle de compression…

Il s’agita maintenant de commencer par un nouveau premier rang, en effet, le coffrage de la dalle de compression et la pose des hourdis n’a pas amélioré l’horizontalité de la crête des murs. Et comme je dois, en plus de cette rectification de niveau, faire passer entre la dalle et l’intérieur des murs une feuille plastique pour assurer l’étanchéité à l’air que ne me donne pas le béton, la pose de ce deuxième premier rang doit se faire au mortier.

J’ai commencé par poser un bloc du deuxième rang à certains coins. Poser ces blocs à la colle m’a permis de placer les cordes pour l’alignement des murs. C’est que la construction en blocs de 20 peut être délicate en ce qui concerne l’alignement, ils sont pourvus de tenons et mortaises et ne sont pas destinés à être collés sur la hauteur, et de plus ils sont beaucoup plus légers que les blocs de 30 utilisés pour les parties enterrées. Donc tout mouvement d’un bloc au moment du réglage, se reporte presque automatiquement sur toute la ligne. D’où l’intérêt d’avoir un repère permanent d’alignement tout le long du mur.

Il nous reste une palette et demie de blocs de 20. J’ai commandé la suite, ils arriveront lundi prochain. Juste ce week-end pour pose un deuxième rang et nous refaire la main avec la colle, puis les choses sérieuses vont commencer. Je suppose que nous arriverons aux linteaux dans trois ou quatre semaines.

Et au toit donc assez vite. Il est temps de passer commande pour les poutres et les tôles.

le premier rang


je commence tout doucement à placer la coupure thermique. Une bande de périnsul® (marque déposée), du verre cellulaire en  cm d’épaisseur va courir tout le long du mur sous le premier rang de béton cellulaire (Ytong® de Xella®), pour isoler la construction de la dalle qui est, elle, en contact avec le sol, et va donc se trouver constamment ramenée à la température qu’il y fait. Cette isolation périphérique (« per»iferal «insul »ation) sera en contact avec la couche isolante prévue sur la dalle  (30 cm de PUR projeté), et séparera le volume protégé des fuites thermiques vers le bas.

Autre fonction de cette bande de verre cellulaire : assurer l’horizontalité aussi parfaite que possible de la ceinture inférieure du mur (le fameux ‘pied du mur’), qui permettra d’élever la construction à la verticale.

En effet, le béton cellulaire est collé avec un joint de colle qui n’excède pas deux millimètres. Impossible donc de rattraper les défauts de planéité. Il faut impérativement que chaque couche soit absolument horizontale pour que la suivante le soit à son tour.Quand on ne pose pas la coupure thermique pour débuter, c’est le premier rang de blocs qui joue ce role qtabilisateur, et qu’on pose ablors au mortier hydrofuge. mais dans mon cas le premier rang de blocs sera directement collé sur le périnsul.

Pour obtenir cette planéité aussi juste que possible, de la patience, du soin, de l’attention, recommencer, revérifier, recommencer jusqu’à ce que le niveau dise que l’horizontale est atteinte. Et dans tous les sens : de droite à gauche et d’avant en arrière. Et je me rends compte que j’ai une nette tendance à charger trop vers moi et à droite (je suis droitier, je travaille donc de gauche à droite, naturellement, et je commence par mettre un peu plus de mortier que necessaire, pour pouvoir enlever l’excedent, plutyot que de devoir en rajouter.

 Biern évidemment, il faut en permanence repérer la position des dalles alignées sur les cordeaux que j’ai tendu antour de blocs dressés: il ont justement la bonne dimension, 30 cm, et ils maintiennent un écartement standard en ligne droite: parfaits comme repères.

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Finalement, je termine le tour (34 m) du pied du mur avec 6 angles droits, une épaisseur de mortier variant entre 1 et 4 cm, en rejoignant les deux dalles, la première et la dernière, avec un écart inférieur à 2 mm.

Fier de moi. Même si ça m’a coûté pratiquement quatre « jours » de travail (pas des journées de huit heures, loin s’en faut).

livraisons


Deux semaines loin du chantier, mais juste assez de présence sur place pour recevoir les matériaux principaux.

Livraison de 24 palettes de blocs Ytong en deux chargements (la route communale est trop étroite pour permettre le passage des semi-remorques de Xella), avec la colle et les murfors (un murfor tous les tas, les blocs enterrés doivent etre renforcés)

Réception d’une palette de verre cellulaire perinsul pour la couputhermique au bas du mur, en contact avec la dalle de fondation.

J’ai amené sur place une scie à bande (achetée d’ocasion à un constructeur en fin de chantier) et une bétonnière empruntée à un voisin. Je prévois près d’un demi-metre cube de mortier pour installer le premier rang.

L’eau et l’electricité sont fournies par le chalet déjà présent sur le terrain.

Tout est en place pour dématrrer la semaine prochaine. En souhaitant un temps clément…img_0315

Dalle de fondation


Lors du terrassement, il nous est apparu très vite que les semelles de fondations traditionnelles ne convenaient pas pour le terrain excavé :

Les trois quarts de la plateforme sont creusés dans la roche, friable, certes, mais assez solide pour soutenir le batiment, alors que le creusement de tranchées formerait des saignées de taille très approximatives, en fragiliserait le terrain tel qu’il est.

D’ailleurs, étant donnée que le niveau -1, le rez de jardin est enterré sur trois cotés, le « hors gel » n’a pas le même sens que pour une construction en terrain plat, argileux ou sableux.

Reste  la façade sud, du coté est, pour laquelle le niveau de la roche n’est pas atteint par le plat : il suffira de créer à cet endroit une tranchée à remplir de stabilisé pour rejoindre la roche et assurer la stabilité de ce coin de la dalle qui va constituer les fondations.

Une surface unique, 20 cm de béton armé d’un treillis métallique assureront la portance suffisante pour un batiment dont la maçonnerie en béton cellulaire ne pèsera pas 20 tonnes.

Au jour dit à 7h30, le chantier démarre

Arrivée dans l’ordre de la grue qui a effectué le terrassement, du camion qui apporte quelques tonnes de cailloux (du 0/80) pour renforcer le chemin d’accès et les madriers de coffrage, puis d’un chargement de stabilisé, et enfin des fameux treillis pour amer la dalle.

Pendant que le camion voyage, la grue creuse : à 11h00, la tranchée de fondation sous le mur sud-est est creusée et remplie de stabilisé, puis damée.

La pose des madriers et la vérification des niveaux occupe encore une bonne heure, puis nous étendons un film de polyéthylène sur lequel nous répartissons de petit pavés : leur rôle est de maintenir le treillis à distance suffisante du sol pour qu’il reste noyé dans le béton lors de la coulée. Encore un petit tour avec la pelle pour creuser les trous destinés aux plots de béton qui soutiendront la terrasse, et il est temps de partir chercher encore du treillis, la quantité estimée étant insuffisante pour deux raisons :

La surface de la dalle est plus grande que le batiment nu, puisque les murs ainsi que l’isolation reposent dessus, d’où une surface de 15 % supérieure,

Les treillis de 5 m / 2 doivent se recouvrir légèrement, pour pouvoir être solidarisé par des liens qui les maintiennent en place, et la surface d’une pièce diminue de 15 %

Le chantier retrouve le calme pour la nuit. Le lendemain matin à 7 h00, fin de l’opération de placement de l’armature.

Dès 8h00, la pompe à béton arrive sur place et s’installe dans le chemin d’accès. Le conducteur déplie l’immense tuyau qui arrive très aisément au coin sud-est de la dalle, le plus éloigné de la route.

Le béton commence à couler. Un camion, puis le deuxième. Il faudra encore un troisième transport pour remplir le coffrage et les 5 plots de béton de la terrasse. Au total 22 m³ de béton sont en place à 11h00. Le temps est couvert avec des averses. Un peu d’eau, pas trop, excellent pour une coulée de béton, il ne va pas se dessécher au soleil.

 

Trois jours après, décoffrage.

 Même si la solidité maximum ne sera atteinte que dans trois semaines, on peut déjà songer à placer le premier rang de blocs.

 

 

 

 

 

 

terrassement


Muni d’un plan d’implantation, quelques jalons déterminent l’endroit où il faudra creuser le sol puis la roche pour établir la surface plane où je pourrai construire.

Il ne reste plus qu’à commencer les vrais travaux

Première étape : le terrassement. Il s’agit de préparer l’assise qui supportera les fondations, de prévoir le déplacement des terres qui serviront par la suite à niveler l’excavation créée et à permettre de bâtir.

Le terrain est en pente d’environ 1 m pour 5 mètres, de façon assez régulière, la pente est orientée au sud est. J’ai proposé -  et obtenu – d’orienter la maison plein sud, ce qui fait que je dois dégager une surface plane qui sera plus enfoncée d’un coté (nord ouest) que de l’autre (sud-est). L’angle nord ouest du « rez de jardin », que je n’aime pas appeler sous-sol, même si le PU mentionne le niveau zéro au dessus de cet étage, ce coin de mur donc, sera complètement enterré, par contre l’angle opposé sera a peine au niveau de sol du jardin. Devant la terrasse qui se trouvera devant la maison, il faudra sans doute remblayer un peu.

Au jour convenu avec le terrassier, le travail commence.

D’abord déblayer la terre arable, en faire un tas à part, elle servira à rétablir la végétation quand la construction sera terminée.

Ensuite écarter la première couche de terre, il s’agit d’une argile peu compacte, malléable, qui prend facilement une teinte rouge au feu : les endroits où j’ai brûlé branches et souches le démontrent.

Cette couche est assez mince là où nous allons construire : 20 à 40 cm, puis on tombe sur le schiste. Une roche organisée en couches dressées à la verticale, finalement assez tendre, ce qui permettra de l’excaver sans trop de difficultés. Les déplais forment un gros tas de cailloux qui va renforcer le chemin d’accès depuis la route communale.

 

Finalement, c’est une quasi esplanade qui prend place là où sera construite la maison.  Mais il faut encore poser les chaises.

Quand nous avons procédé aux mesures pour l’implantation, j’ai pris soin de marquer par un piquet sur le bord du terrain les lignes principales du batiment.

Lors du creusement, il est évident que les jalons ont disparu. Il faut donc les retrouver avec assez de précision pour pouvoir placer les cordes qui permettront de tracer les limites des fondations.

Premier point, la ligne ouest croise la ligne nord en un point que nous repérons à la distance exacte des deux bornes du terrain le long de la route communale.

Reste à placer les chaises correspondantes. C’est là que ça se corse. Il est totalement inutile de vouloir planter des piquets de bois dans la roche dégagée lors du terrassement. J’utilise donc des piquets de métal, auxquels je fixe a peu près à l’horizontale des planches sur les quelles je place les clous qui maintiendront les cordes de traçage.

Vous avez suivi ?

Suit le repérage des autres chaises pour que toutes les lignes du bâtiment retrouvent leur place. Un niveau laser a double direction me permet de positionner rapidement les quatre coins, et on peut envisager l’étape suivante : la construction.

 

ouverture de chantier


depuis le 12 avril, le permeis d’urbanisme accordé par la commune, n’ayant pas été contesté par l’administration provincial, est devenu exécutable.

j’ai donc déposé la déclaration d’ouverture de chantier, meme si dans les faits, one ne voit pas beaucoup de différence sur le terrain.

j’ai quand même procédé à une importante opération: l’implantation du bâtiment. Etant donné la pente, je n’ai pas encore placé les chaises : il aurait fallu en dresser certaines à trois metre de hauteur(!)

je me suis contenter de jalonner l’emplacement qui doit etre excavé par le terrassier. 145 m³ a remuer. Une bonne journée de travail m’a-t-il dit.

j’ai donc pris en mains le plan d’implantation, des jalons (improvisés a partir de récupération de tiges de fer) et un ruban d’arpenteur de 50 m. a trois personnes – c’est plus facile quand on est plusieurs, ça économise des pas, - nous avons réussi à recouper les mesures des 4 coins du batiment, et même a obtenir des angles a peu près droits. Il faut dire qu’a ce stade, on travaille à 20 cm près. ce sera plus sétrieux quand il faudra tracer les fondation une fois l’emplacement applani.

4_plan_a4_part3_9_avril_20091

juste un peu de patience, maintenant, en attendant que mon terrassier soit disponible pour moi.