En autoconstruction

Archive for octobre, 2010


entre temps

le post qui précède resume en quelques lignes presqu’une demi année de travail, et autant de temps morts.

mais il n’y a pas que ça sur un chantier, surtout en « construction autonome ».

il y a encore une grande place à accorder aux visites de chantier. comme je suis l’entrepreneur, le maitre d’ouvrage, l’exécutant, et le stagiaire -oui, bien sur, je dois tout apprendre pas à pas – ces visites de chantier sont d’une importance capitale. mon architecte s’y prete volontiers, il est bien conscient que c’est la condition pour que notre construction réussisse, et de plus, le critère passif revet pour lui au moins autant d’importance que pour moi. c’est un test si pas un bapteme du feu.

il y a bien sur les « obligations » de communication. c’est ainsi que j’ai reçu en juillet un journaliste de la rtbf et un capitaine de pompiers de Charleroi, pour un sujet du journal parlé à propos des risquers d’incendie de la maison passive j’en parle , ça s’appelle d’ailleurs la peur du feu. on reviendra encore sur ce sujet quand le rapport demandé par l’état sera publié.

il y a eu aussi les stagiaires, deux jeunes étudiants en architecture venus se frotter aux dures réalités de la pratique de la construction. un choix osé de leur part, sachant que mon chantier est tout sauf exemplaire – meme si c’est un exemple :-) .

il y a en plus des visites de passants ou de voisins curieux, des gens intrigués non pas par le fait que je construise seul, -c’est assez courant sur le domaine de Revleumont-  mais surtout parce que mon type de construction ne ressemble pas à la maison thomas et piron qui s’est élevée en trois mois un peu plus loin dans la rue. c’est à ceux gens la que j’explique que mon système de chauffage, c’est à peu près ceci:

je crois bien qu’il y en a quelques un qui me prennent pour un fou.

Gros oeuvre fermé

je pense que j’en suis là: hors d’eau hors d’air traditionnel (pas encore étanche à l’air selon la norme de la maison passive) …  et meme un peu plus loin en un mois ;-)

je me répète, comme le temps passe. c’est difficile de maintenir deux blogs en meme temps, alors je me repete.

depuis ma dernière intervention, il y aura bientot un an, j’ai d’abord attendu la fin de cet interminable hiver qui interdisait toute reprise des travaux.

quand enfin le terassier a pu entrer sur le chantier, j’ai

- posé le puits canadien

- raccordé les citernes d’eau de pluie et préparé l’évacuation de la fosse septique vers le (futur) lagunage

- enterré une bonne moitié des 150 m de cable électrique (le compteur se trouve en bas de la parcelle, la maison en haut)

il a encore fallu attendre quelques temps pour la livraison des chassis qui ont été posés dans des caissons, pour les maintenir à l’extérieur des murs de Béton cellulaire. en effet, il faut tenir compte de l’épaisseur de l’isolant et éviter que les surfaces vitrées se trouvent trop loin de la surface extérieure du mur

puis je me suis attaqué au programme suivant: reconstruire une deuxième maison autour de la première. C’est à ça que ça ressemble. pour poser une épaisseur de 40 cm (environ) d’isolant autour des murs j’ai constitué une ossature en poutres TJI, contreventée par un lattis et fermée par une couche de Celit, agissant comme pare pluie.
travail d’envergure, je savais bien que ça me prendrait du temps, mais je suis arrivé assez juste pour accueillir  l’équipe qui a insufflé la ouate de laine de verre.

entre temps j’ai eu le plaisir d’accueillir en stage deux jeunes étudiants architectes qui m’ont aidé à placer le pare vapeur sous le plafond et a élever une cloison en blocs Ytong de 10 cm autour de la toilette du rez-de chaussée, la seule pièce fermée en définitive, avec la salle de bain / espace technique de l’étage inférieur .

il y a eau aussi la pose du PUR au sol de l’espace sommeil, pour isoler la dalle, une affaire rondement menée.

et maintenant je me retrouve en train de poser des cables électriques, tout ce qui doit passer au sol (dans une chape qui viendra après le plafonnage des murs.
le week-en dernier, j’ai mis en place les tubes d’alpex pour la distribution d’eau (eau de pluie, eau potable, et eau chaude ; heureusement tous les points d’eau sont concentrés en un seul endroit, et tout a été mis en place dans la journée.

maintenant il me reste à sceller dans les murs les boites électriques, en faisant bien attention à obturer auoplatre tous les joints des cables qui y rentrent; je pourrais alors passer à la phase plafonnage, et commencer à mesurer l’étanchéité de l’ensemble!

après quoi, les chapes viendront donner un aspect « habitable » à un gros oeuvre fermé qui commence à ressembler à une maison passive.