Comme prévu dans notre planning « étendu », c’est à dire en gros tout ce qu’on a décidé de faire après avoir emménagé, j’ai rénové les toilettes du RDC.
A l’origine, une faience rose bobonne avec de beaux paysages bucoliques, un évier de coin qui ne fonctionne pas ( robinet foutu, sans doute gelé ), et une cuvette souillée de façon permanente dans le fond par 25 ans de mauvais traitements chimiques
Accessoirement la chasse ne fonctionnait plus et ou devait repousser la frigolite à la main dans le réservoir pour qu’elle se remplisse.
Oui : c’était à rénover sinon ca n’aurait pas sa place dans une maison à rénover
Le WC est la Dernière pièce dans laquelle le revêtement d’origine de la maison est présent (du grès rouge brun épouvantablement dur et absorbeur de lumière), avantageusement remplacé partout ailleurs par du carrelage 50×50 gris ou du stratifié ikea.
Après avoir tout arraché le cabinet et son évier assorti, j’ai arraché les plinthes, repeint les portes, et rapidement carrelé le « mètre carré de la honte », le seul qui restait caché derrière sa porte.
Si vous vous demandez ce que j’ai foutu sur le mur, et bien (et je sais que je vais me faire engueuler par les puristes) j’ai décidé de ne pas décarreler la pièce. D’abord ca fait une crasse immonde, ensuite on ne sait jamais ce qu’on trouvera derrière, et en l’espèce c’était plafonné derrière – la garantie d’arracher des pans entiers de platre et de devoir partiellement replafonner avant de carreler… Un comble.
Rénover ce n’est pas construire du neuf, et souvent il faut peser le pour et le contre de chaque méthode. Je ne recommande pas ma façon de faire, disons que vu le contexe de notre rénovation, c’est ce qui était réaliste de faire.
J’ai donc décidé de placer du gyproc par dessus le carrelage mural. Il y a plusieurs écoles :
- Placer un lattage en bois vertical vissé entre les joints,
- enlever des carreaux a certains endroit et y placer des plots de platre colle,
- et ma méthode à moi : après un dégraissage à l’esprit de sel, j’ai tartiné les carrelages de primaire pour surface non poreuse (traces bleues à gauche), ce qui après quelques heures rend les carrelage rugueux comme du papier de verre; et collé les plaques à la colle pour carrelage S2 Mono en double encolage. Croyez-moi, ca tient. Ca tient mieux que si c’était vissé.
Je me suis refusé aux autres méthodes car elles ont le désavantage de « sonner creux » et de ne pas permettre de fixation solide. Ici, si on prend soin de forer avec attention (ou avec une mèche à carrelage), on peut fixer solidement tout ce qu’on veut dans mes murs rénovés et ils sonnent « plein » au toucher.
Les joints entre plaques (pas de photo hélas) ont été faits sur des plaques ABA :
- une bande de renfort de type treillis autocollant « vraiment pas indispensable » que j’ai mis car j’en avais,
- puis une couche de Jointfiller dans le creux pour recouvrir le treillis (en appuyant fort sur la palette pour faire un creu),
- puis une ou deux couches (si on est pas doué comme moi il en faut deux) de Filler to Finish en seau de pâte préparée (ce qui assure de ne pas avoir de problème de grain ou de grumeaux).
Pour la couche finale, il faut y aller franco avec la palette large, passer très vite, et avec une palette quasi à 90° sur la plaque, mais faisant un angle de 45° avec le sens de descente (ou de montée). En tout cas moi je fais ainsi. S’il reste des imperfections après un léger poncage, je les comble à la pate Renoband, ce qui évite de faire « pire que mieux » en remettant une couche de Filler 2 Finish.
Les pros font évidemment tout cela en deux étapes. Moi c’est un peu la méthode pour « les nuls ». Chaucn son métier et mon Grand Respect à ceux qui parviennent a fair eun joint en deux couches de Jointfiller.
Ensuite vient le temps des premiers essais de positionnement de la cuvette des WC, en l’espèce un suspendu de chez « Nicoll » gamme « Sanit ». Bof : je préfère largement les Geberit – la prochaine fois je reprend un Geberit comme lors de ma précédente rénovation.
Note pour le futur : il y a un putain de BOUCHON dans le tube d’évacuation, on le voit à peine, et je ne l’avais pas vu avant de boulonner le bâti. Heureusement on sait enlever le tuyau sans déboulonner l’engin. J’ai également du refaire le système intérieur vu qu’il était livré d’usine avec l’arrivée à gauche.
Moi je n’aime pas faire les panneaux arrière de toilettes suspendues en carrelage ou en gyproc. Je trouve que cela travaille dans le temps, et que ce n’est pas adapté à la situation. Je préfère les faire en bois, ce qui implique de faire les découpe à la scie sauteuse. Ici des pré forages aux endroits stratégiques
Et voilà le résultat, après une couche de primaire Mur&Plafonds Levis, et deux couches de peinture Levis ultra matte.
Au final ca donne ceci (je sais, je n’ai pas encore mis les plinthes, ca vient
)
Je vais repeindre la plaque derrière la cuvette en bleu profond pour donner un peu de couleur à l’ensemble, car pour le moment c’est un peu « neutre », ainsi que la porte du lave main de la même couleur. Le tout sera agrémenté d’un interrupteur bticino en plaque bleue gelée. En fait il y est déjà








