Le Chantier 2009 de BricoZone

« Mais pourquoi diable s’est on encore lançés là dedans ? »
Seb, c'est bien !

Seb, c est bien

Après deux pièces détapissées avec amour et énergie par Raclette la maitresse-ès-buée (cfr photo latérale), la troisième pièce révèle son lot de mauvaise surprises.

Un plafond complètement « squetté », des tags bizarroïdes ainsi que des petits personnages comiques dissimulés derrière des panneaux de gyproc (?), et diverses couches de peintures de bagnole bombées parci-parlà…

Donc va falloir poncer et ré enduire ce merdier si on veut revenir a des bases saines. On s’en serait bien passé !

Juste pour rire

Juste pour rire

Bien sûr, la critique est aisée. Bien sûr, dans le cadre d’une installation basse tension c’est peut être moins grave, mais je n’ai pas pu m’empécher de poster cette petite photo du cablage de spot halogènes dans le faux plafond que j’ai démonté.

Un petit clin d’oeil à Cory s’il passe par ici :)

Les plafonds suspendus avec des gros carrés en mousse : on aime ou on aime pas. Nous on aime pas, et donc voilà encore quelque chose qui va partir au container. Avec tout le respect pour le propriétaire précédent, car ce plafond est plutot bien monté.

Somme toute, c’est facile à faire: on enlève les carreaux qui viennent tout seuls, puis les bouts de métal entre, et pour finir il ne reste plus que la structure. Pratique : sur la fin vous pouvez même monter sur ce que vous venez d’enlever du plafond :)

Et après quelques heures de travail perché sur un tas de mousse à jouer les équilibristes, comme la fenêtre le laisse supposer il fait nuit, mais on est revenu à un plafond brut !

 

Be gone !

Be gone !

A l’assaut du papier peint jauni ! Pour ceux qui se demanderaient pourquoi on veut absolument se débarrasser du papier peint, je dédie la photo ci contre.

C’est probablement la 10ème fois que Raclette détapisse, que ce soit par la force, par la vapeur ou par produits chimiques. Cette année, on privilégie la vapeur.

Après avoir acheté bien trop souvent la détapisseuse « merdico 2000 » premier prix de chez premier prix, sous motif que voilà bien un truc qui ne sert qu’une fois – cette année on a décidé d’utiliser un modèle digne de ce nom qui a l’originalité de pouvoir se transformer en nettoyeur vapeur avec l’ajout d’un petit kit. Donc plus besoin de jeter sa détapisseuse a la poubelle quand tout est fini. Enfin c’est la théorie. Ad interim, c’est notre détapisseuse.

le bidule triomphant
le bidule triomphant
gratou-gratou
gratou-gratou

Dans tout chantier il y a un début : le nôtre commence par enlever les finitions du propriétaire précédent. Dans le viseur des prochains jours : fixations murales diverses, clous, plinthes, papier peint, et révètements de sol.

Tout doit partir ! (Dans le « Gros Sac« .)

Ci-contre une étape impressionnante s’il en est ( herm ), je détache des plinthes. Ca serait fait en 3 minutes s’il n’y avait pas derrière chaque plinthe un demi centimètre de ciment hyper collant qu’il me faut absolument gratter et lisser au niveau du mur car plus tard de nouvelles plinthes prendront place ici.

Le sol sera également carrelé par dessus le carrelage actuel, mais on en est encore loin.

Je joue les professionnels de la rénovation comme çà, mais sincèrement, c’est plus par élimination que par compétence. Quand j’ai un bon conseil à donner, c’est généralement qu’avant de vous le donner je ne l’ai pas suivi et m’en suis mordu les doigts. Je suis un pro de l’erreur à ne plus commettre.

Le Gros Sac de chez Gros Mat

Le Gros Sac de chez Gros Mat

Dans cet ordre d’idée : je commence mon chantier de cette année par le – certes couteux – achat d’un big bag. Oui, un big bag. Un gros sac quoi.
Déjà il a fallu mettre la main sur le magasin qui en vend : j’ai téléphoné chez « Gros Matériaux » (nom crypté) pour leur demander s’ils en vendent. Je le sais, qu’ils en vendent, c’est écrit sur le site qui les recycle. Mais on en parle assez peu de ces foutus sacs. J’ai voulu en avoir le coeur net. 
D’abord j’ai un gars au téléphone qui croyait que je voulais un sac pour évacuer des déchets de tonte. Je tente de m’expliquer mieux (on dira que c’etait ma faute), l’interlocuteur interloqué s’interrompt (essayez de la replacer celle-là) pour finalement me passer le gérant qui se rappelle - mais oui bien sûr ! - les Big Bags ils en ont, et il leur en reste même 7.

Super ! Une fois le gérant et moi-même convaincus de l’existence et de la commercialisation du big bag, j’accours chez GrosMat. Une facture plus tard, je cherche le « magasinier extérieur » (?) – en l’espèce c’est plutot lui qui me trouve puisqu’il me fonce dessus tous phares allumés avec un Clark, genre « qu’est ce que tu fous ici toi qui ne porte même pas de salopette de travail ?!« .

Je lui montre ma facture acquitée pour mon Gros Sac (r) ™, et après un moment d’hésitation (« Un big bag ? Mais qu’est ce que c’est que çà?« ) le préposé à roulettes se dirige vers un genre de remise pour enfin en sortir… Mon GrosSac ! Fuyons avant que quelqun ne s’aperçoive que j’ai réussi à me procurer le Saint Graal.

Tout ça pour vous dire : commencez votre chantier par l’endroit où iront vos crasses de démolition. Tout de suite. Commencez par çà. Pas de solution pour vos déchets ; ne rénovez rien. Encadrez ce conseil chez vous si vous souhaitez renover.

Première règle pour un chantier qui ne part pas en couille : rester clean.

Pour cela, j’ai décidé cette année d’adopter une hygiène (de travail) sans faille. Dans notre maison vide, l’ancien proprio a eu l’excellente idée de me laisser deux armoires.
Deux aller-retour de bagnole-remplie-de-boites plus tard, voilà les armoires réquisitionnées et transformées en présentoirs à outils.

Présentoir c’est le mot juste, car c’est à une véritable exposition du bricolage que nous avons maintenant droit… Dans la cuisine (la seule pièce chauffée). Les outils électriques sont séparés des outils manuels, les tournevis sont classés, les équipements de protection sont époussetés, … J’hésite à trier la visserie par couleur – plus tard peut être.

Et surtout dès que je termine de me servir de quelque chose : retour à l’armoire ! On verra combien de temps je tiens le régime « sans brol ».

Comme l’a dit Raclette, nous voilà propriétaires d’un tas de vieilles clés pourries ouvrant une maison à rafraichir où il fait royalement 5 degrés, et également plus légers de quelques millions. Remercions au passage les droits d’enregistrement ; j’espère que grâce à leur ponction dans mes finances ils pourront par exemple réparer les routes que j’emprunte, car avec une telle taxe j’aurais pu me payer une autre voiture !

Après avoir rêvé des mois sur les photos que nous avions faites à l’automne, voici enfin les clés de notre maison :

nos clefs

 

Un fouillis de clés… toutes en meilleur état les unes que les autres.
Va y avoir du boulot :)

Dans quelques jours, du nouveau sur ce blog :)