[SEM 46] Nivellement, égouttage, drain de dispersion et derniers réglages

Lundi 17 septembre, sachant que le terrassier et les maçons reviennent le lendemain pour le nivellement final, nous avons ajouté quelques gaines d’électricité dans les tranchées au cas où… L’une servira d’office pour le chalet.

L’occasion aussi de signaler la présence de la citerne à propane enterrée avec 4 pieds de bois pour éviter une catastrophe quand la grue débarquera.

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Mardi 18 septembre, à peine arrivé à 8h00 sur le chantier que les maçons ont déjà terminé le raccordement à l’égout, Madame pourra enfin aller faire pipi.
Le travail semble correct avec deux coudes de maximum 45° et une bonne pente. (Oubli d’une petite photo)
Dans la maison, une odeur désagréable circule, les siphons n’étaient pas tous remplis d’eau.

Deux briques ont aussi été remplacées (cassure et défaut de couleur).
Pour l’une, le résultat est moyen, on m’avait prévenu que le nouveau joint ne serait peut-être plus de la même teinte que l’original mais la brique est aussi plus foncée.
L’ensemble devrait malgré tout s’atténuer, selon le maçon.
Quelques briques ont goûté au salpêtre et à la poussière au moment du stockage, voir si la météo éliminera les traces de manière naturelle (pour autant qu’il pleuve un jour…)

Le terrassier me demande comment organiser le nivellement, en précisant par exemple l’emplacement de la future terrasse. Le but est d’étaler le restant de gros cailloux prévus pour le futur drain dispersant.

J’en profite aussi pour lui demander de retirer l’épaisse couche de concassé déposée devant la maison à la fin du gros œuvre et de la remplacer par de la terre, car nous souhaitions des parterres.
Dommage qu’ils ne nous aient pas concertés avant… Le reproche envers T&P est qu’il travaille selon un schéma basique, quel que soit le type de chantier. Dans notre cas, ils avaient déposé cette couche de concassé alors qu’on devait seulement prévoir les tranchées pour les impétrants à cause de la spécificité du lotissement. (Voir Tranchées)
M’enfin, le problème est réglé.



Autre point de la journée, le fameux drain dispersant obligatoire dans notre permis d’urbanisme qui nous contraint d’évacuer le trop plein des eaux de pluie dans les terres.

L’évacuation sort de la citerne sur plus ou moins 5 mètres et s’enfonce dans les terres jusqu’à une chambre de visite, de où partiront les deux drains parallèles sur la longueur du terrain, le tout à une profondeur de +- 80cm.

Malheureusement, je n’ai pas vu le résultat final avant la fermeture des tranchées.
Détail esthétique, la présence de la taque de la chambre de visite au milieu de la future pelouse. Dommage !

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Jeudi 20 septembre, deux personnes sont présentes.
Un ouvrier de T&P pour la finalisation des petits détails comme la pose de quelques plinthes, certains joints sanitaires manquants ou le du WC du rez de chaussée.
Il devra revenir pour la cornière extérieure.

A noter que les joints des dernières plinthes se font au silicone blanc. A ma grande surprise, le carreleur ne revient pas pour les finitions.

La deuxième personne s’occupe du test à l’air, du réglage de la VMC et des volets. Pour le premier point, je n’ai pas assisté à l’ensemble des tests. Pour la VMC, au moment de ma présence, il passait sous chaque grille de ventilation pour mesurer le débit d’air : RAS.

Réglage des volets avec la télécommande : je pensais qu’il fallait ouvrir toutes les petites trappes et accéder au moteurs pour la programmation. Non, une connexion se fait automatiquement entre les volets et la télécommande.
Une fois tous enregistrés, nous pouvons aussi les fermer simultanément grâce à l’option ‘all’.

La société ACV est aussi venue régler le problème de la chaudière qui coulait et a complété une fiche de travail. D’après ce rapport laissé sur place, une pièce a été changé et les tests seraient OK. La chaudière est pour le moment toujours éteinte et impossible de savoir si l’installation fonctionne sans couac.

Le même jour, je reçois un coup de fil du chef de chantier pour déterminer une date de réception provisoire. Nous choisissons le 5 octobre la veille du week-end, ce qui nous permettra de commencer à rapatrier quelques affaires avant le déménagement la semaine suivante.

La veille, une équipe viendra faire le grand nettoyage. Nous serons attentifs aux éventuelles griffes sur les vitres. D’ici là, T&P nous demande de signaler le moindre problème afin d’avoir une liste quasiment vierge le jour de la réception provisoire.

 

Essais de sol

Mi-décembre, j’apprends pas notre futur voisin que la société Inisma est venue faire les essais. Je suis un peu déçu, j’aurais préféré que T&P me prévienne, ne fut-ce que par curiosité. C’est toujours intéressant, j’aurais certainement appris pas mal de choses.

Mais cette petite déception est vite effacée par les résultats qui sont bons, nous l’apprendrons début janvier via un coup de fil de l’architecte.

C’est un soulagement car notre voisin de gauche avait du supprimer ses vides ventilés pour bâtir directement sur une dalle en béton, la faute à des résultats décevants, alors que de l’autre côté, les résultats étaient très bons.

Tout au plus devra-t-on élargir l’épaisseur de la semelle du coin arrière droit de quelques cm car le terrain se trouve très légèrement en « pente ».
Coût : supplément de 421 € HTVA.

Voisinage un peu encombrant

Lors de l’achat du terrain, nous savions qu’on allait être confronté à un souci naturel.

En effet, au fond de notre futur jardin, se dresse un mur sur lequel s’appuient 2 troncs d’arbre du côté du cimetière appartenant à la commune.
Je me rends au service  » Espaces verts  » de la ville pour expliquer le problème, notamment l’absence de distance réglementaire et surtout le fait que le mur soit menacé.

On me promet d’y aller jeter un œil mais on me prévient déjà que certains arbres trentenaires ne peuvent être abattus, même à moins d’1m d’une clôture.

Vue du cimetière avec les troncs posant problème, notre terrain se trouve de l’autre à droite du mur.

Quelques jours plus tard, je reçois un coup de fil du chef de service qui me dit faire le nécessaire pour « nettoyer la zone » au printemps prochain.

Ils feront finalement le job fin février en supprimant les deux troncs et en élaguant les branches d’un grand hêtre qui débordaient de beaucoup.
J’aurais préféré qu’il « nettoie » un peu plus cet espace sauvage mais je ne vais pas faire la fine bouche, nous voilà avec un peu moins d’ombre et plus de sécurité.

Et puis je ne sais pas si j’aurais eu de meilleurs résultats face à un privé.

Merci la commune, quand c’est bien il faut le dire aussi !

Un terrain T&P

La recherche de l’endroit de ses rêves est une étape assez longue quand on est exigeant. Nos critères de base étaient assez clairs :

  • Au calme
  • Orienté plein sud
  • Situé la campagne mais proche de la ville et de la frontière pour nos courses (comme tout bon frontalier)
  • Maximum 10 ares

Classique, me direz-vous !

Nous avons écumé les annonces sur le web mais les montants demandés étaient exorbitants, même en négociant le prix au m² atteint des sommets dans la région, les Français font monter les enchères à faire pâlir le Brabant Wallon.

Nous avons passé notre temps à éplucher le plan cadastral et Google Street pour trouver les parcelles intéressantes pas encore en vente, à sonner chez les propriétaires, chez les agriculteurs, à déposer des courriers dans les boîtes aux lettres… Sans succès.

Jusqu’au jour où…

 

A force de regarder chaque jour, chaque heure, chaque seconde les sites appropriés, ça a fini par payer.
Je savais que T&P possédait un lotissement mais les surfaces de taille raisonnable et bien orientées avaient déjà trouvé acquéreur. Chaque semaine, je regardais sur leur site si de nouveaux emplacements étaient en vente jusqu’au jour où une des parcelles théoriquement « vendues » était de nouveau « disponible ».

On a cru à un bug. A la mi-octobre, soit deux jours plus tard, je me rends malgré tout à la maison témoin pour entendre le commercial me dire que les personnes intéressées abandonnaient le projet.

Nous en profitons pour signer un document sans engagement qui nous donne une option d’achat sur le terrain durant quelques semaines le temps de budgétiser un pré-projet.

Si la suite ne nous convient pas, quelle que soit la raison, le terrain est automatiquement remis à la vente et on ne dépense rien.

Point positif : parcelle faisant partie d’un lotissement en cul de sac à la limite de la ville, en hauteur, très au calme et bien orientée de 856m². Ce n’est pas la campagne pure avec la bonne odeur de fumier mais c’est suffisamment aéré et espacé.

Détail non négligeable qui en ferait rebuter plus d’un, l’arrière du terrain est un (beau et grand) cimetière en contre-bas avec un mur en guise de séparation.
Cela signifie que nous ne le voyons pas du rez, ni du jardin mais sommes conscients que nous devrons être vigilants sur la position des fenêtres des chambres… surtout pour Madame !
Une chose est certaine, nous ne serons pas ennuyés par les fiestas du « voisinage« , on voulait le calme, on l’a !

Seul bémol, c’est un lotissement privé avec des avantages mais aussi 2 inconvénients :

  • Le plus grand à mon sens sera la prise en charge des travaux de voirie par les propriétaires des parcelles. Fort heureusement, c’est un cul de sac et donc le trafic ne concerne que le voisinage.
  • Nous apprenons également que nos compteurs d’eau et d’électricité ne seront pas dans notre garage mais dans un local technique à l’entrée du clos dans lequel sont placés les 12 compteurs des 12 propriétaires.

Le hic est que ce local n’est pas terminé et a été bâclé par l’ancien promoteur qui a fait faillite avant le rachat des terrains par T&P.
Ces derniers estiment que ce n’est pas à eux de terminer les travaux en se retranchant derrière le document de l’organisme (Vinçotte ?) qui a déclaré le local aux normes avant leur arrivée.
Donc ils sont en règle mais d’un point de vue pratique, le local ne l’est clairement pas.
Hormis les briques et la toiture, c’est un véritable moulin, aucun joint, pas de seuil, porte d’accès désuète laissant passer le froid l’hiver… Compteurs d’eau + gel = problème.

Malgré tout, leur « non » ne semble pas catégorique, je reste optimiste d’autant plus qu’il y a encore 3 parcelles à vendre, c’est quand même dans leur intérêt de finir le travail.

A suivre…