La cuisine

  • Phase 0, l’état des lieux.

La cuisine est un peu petite à l’heure actuelle mais le couloir qui lui est accolé est aussi large qu’inutile. A quoi ont pensé les bâtisseurs lorsqu’ils ont fait une cuisine de 8m² et un couloir de 8m² ?

Nous résumerons rapidement ces 2 pièces en une seule belle et spacieuse cuisine.

Petit état des lieux rapide, les électros sont morts, les meubles ont connu des jours meilleurs (dans les années 80), l’électricité passe les limites du dangereux, l’égoutage fuit depuis un certain temps et en prenant appuis pour le re-emboiter provisoirement, l’arrivée d’eau m’est restée entre les mains.

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Les lieux nous ont été cédé super propres par l’ancienne propriétaire, si elle parcourt un jour ce blog, merci à elle. (Nous étions presque gênés de commencer dans cette pièce.)

  • Phase 1, on commence la casse.

J’espérais secrètement trouver un plafond en plaque de plâtre, pour changer des derniers chantiers où nous avions trouvé des plafond en sable et céréales multiples. Cette fois, il s’agit de Gyproc préhistorique composé de poils de mammouths et de plâtre. Pas beaucoup plus agréable au fond… Le mur de son côté n’est pas porteur, 1/2 brique et pas de continuité sous la cave. Il sert par contre de chaînage entre les poutres et le seul endroit où il n’apparaît pas, les poutres ont légèrement voilé. Je pensais qu’il serait facile à supprimer mais c’est là que l’expérience des maisons des années 30 pousse aux erreurs, en 1970 (date de la construction de l’annexe cuisine//couloir), on savait qu’il fallait mettre du ciment en plus du sable entre les briques.

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  • Phase 2, la fusion.

En fait, c’est un peu comme de la casse mais ça sonne mieux tout de même. En plus, nous n’avons pas seulement démoli, nous avons aussi reconstruit, enfin un petit peu. Le mur entre les 2 pièces est maintenant ouvert et une poutre de 7X18 de 560,4cm (soyons précis) soutient un poutrage déjà robuste (7X18 d’une longueur de 4m entraxe de 40 cm). La poutre est ancrée en 4 points, par des sabots aux extrémités et par deux tiges filetées de 10mm dans les 2 murs.

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  • Phase 3, sans carrelage et avec la structure.

Dans cette pièce, le sol était carrelé sur une chape de 8cm (stabilisé) qui a opposé un peu plus de résistance, selon toute vraisemblance, la bétonnière du chantier initial a dû tourner dans cette pièce. Des croûtes de mortier jonchaient les hourdis. Nous avons mis en place les structures porteuses pour les futures cloisons et pour redresser les murs existants. Côté rue, en pose horizontale, nous avons mis des planches de 32X65 espacées de 60cm (une fixation tous les 45cm). L’ouverture de porte a été réduite avec une armature composée de bastaings de 50X150. De l’autre côté, nous avons vissé des chevrons de 65X75 aux murs tous les 60 cm (une fixation tous les 60cm). La structure robuste de ce côté permet en même temps de soutenir la charpente du plancher de la pièce du dessus.

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  • Phase 4, l’OSB et le gyproc.

L’armature étant faite, il ne restait « pluka » y placer un OSB 3 de 18mm et un gyproc hydrofuge de 13mm pour préparer le terrain du cuisiniste. Le câblage électrique est tiré aux endroits stratégique et passe par le vide sanitaire sous la maison. J’ai opté pour du 4² pour le chauffe-eau instantané, du 4² pour le four, du 2,5² pour le plan de travail, idem pour le micro-onde et le frigo et de même pour le lave vaisselle. La plaque (au gaz) verra son piezo alimenté avec un 6², sait-on jamais, un passage à la vitrocéram ou à l’induction pourrait survenir.

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  • Phase 5, les prises et le radiateur.

Les 11 des 13 prises de la pièce sont placées, il ne reste plus que celle du lave vaisselle et celle du chauffe eau dont nous attendons du cuisiniste qu’il nous fournisse le positionnement exact.

Un radiateur vertical de 400X1800 a pris place dans la cuisine, l’animal fait son poids, espérons qu’il remplisse son rôle, il s’agit d’un vertex de chez Stelrad.

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  • Phase 6, la chape 

La chape est tirée dans cette pièce, nous avons placé 8 cm de stabilisé 250kg, l’aspect général est tout de suite plus propre.

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  • Phase 7, le plafond et les portes 

Nous avons mis en oeuvre un plafond suspendu sur base d’une armature MS avec un entraxe de 40cm. Sur cette dernière, nous avons placé des plaques de plâtre hydrofugée de 120X250X1,3, placé un éclairage composé de 6 spots leds encastrés, les joints sont tirés et poncés.

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Nous avons aussi fait les tours de portes (pas encore de chambrant) sur mesure dans des panneaux de multiplex chêne blanc pour récupérer d’anciennes portes.

Le plafond est en couleur, l’évacuation de la hotte est posée et la plomberie sanitaire est terminée.

Petit bonus, en perçant le mur, nous avons pu constater que la maison était plus ou moins isolée. Entre la brique de façade et le bloc de béton, nous avons trouvé 4 cm de frigolite.

  • Phase 8, la fin (ou presque) 

Notre cuisine est arrivée, nous avons opté pour Krefel, des électro Bosch et un plan de travail à carreler.

Il s’agissait de ma première expérience de carrelage de cuisine, j’en tire plusieurs enseignements.

  1. Ne pas écouter le conseil des vendeurs de chez Leroy Merlin, anthracite, ce n’est pas noir du tout et ça apporte des reflets bleutés, nous avons dû déjointoyer le plan de travail et l’avons rejointoyé ensuite avec Compaktuna joint hy noir. Le résultat est plaisant, le plan de travail à l’esthétique d’une boiserie et l’hygiène du carrelage.
  2. Lorsqu’on prévoit des joints blancs, on achète de la colle blanche, j’ai mal essuyé le bord de 2 carrelages et des petits points gris sont repassés dans les joints blanc. (ici aussi le produit utilisé est Compaktuna joint hy blanc).
  3. En cas de tour en bois au bord des carrelages, il convient de le traiter (vitrificateur) en 2 couches avant de couler et de prévoir un petit ponçage et 2 couches de plus après avoir essuyé et nettoyé les joints. Ca ne sert à rien de viser le résultat parfait tant qu’il faudra lever du voile de ciment.

Autre remarque, Krefel ne fourni pas de plan de travail à carreler, même si ces derniers sont présents dans leur application. Il conviendra par conséquence de l’acheter vous même et de trouver un arrangement pour sa pose.

Pour éviter l’accumulation de « ramasses-poussière » au dessus des meubles haut, nous avons mis en place un « filler » en MDF hydro de 12mm. Ca se voit mal sur les photos car les portes des meubles ont des reflets selon la source de lumière mais le MDF a la même couleur que les meubles. (Merci monsieur Levis et son mélangeur).

Les tours de portes sont totalement terminés, nous avons opté pour une fin de série de lambris en chêne. Un petit tour sur la scie table, un coup de ponceuse et le résultat est identique aux plinthes toutes faites mais pour 45% de moins.

 

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Suite et fin dans les prochains épisodes intitulés « les plinthes arrivent » et « rendons leur aspect chêne naturel aux portes »…