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Les 1ers jours des travaux

Tout démarre très vite. La citerne d’eau de pluie est posée sur le terrain quelques jours avant l’arrivée du terrassier. Et puis le terrassier arrive. En quelques heures, l’allée d’accès au chantier est élargie (élimination clôture) et empierrée. Le trou pour la citerne est creusé et là, la terre s’effondre et semble ne pas tenir. La citerne est malgré tout posée en creusant un trou deux à trois fois plus grand que nécessaire. Et le trou pour les caves peut commencer. Malheureusement le problème est le même, les terres ne tiennent pas. Quand on creuse une paroi, il y a une fissure qui se crée sur la terre juste derrière et une partie de 40-60 cm se détache et glisse dans le trou. Du coup, le soir même, nous avons l’entrepreneur au téléphone pour nous signaler le problème. Il nous informe qu’un coffrage doit être placé afin de protéger les hommes dans le trou et afin d’éviter que la terre ne s’effondre. Nous l’acceptons même si selon nous la qualité du terrain était connue suite à l’essai de sol effectué. Cela fait un supplément de +/-5k ce qui n’est pas négligeable surtout sur le 1er jour du chantier.

 

De plus, comme il faut enlever plus de terre que prévu, cela entraîne également un supplément pour l’évacuation des terres.

 

Quoi qu’il en soit, ils reviennent le lendemain avec l’idée de faire un coffrage.

Nous sommes plus qu’étonné de constater que le coffrage ne dépasse pas 1m de haut alors que les pans de terre sont de 3m de haut. Une fois que le terrassier est arrivé au niveau de notre clôture (mitoyenne avec l’allée des voisins) en creusant, le conducteur de chantier décide de stopper le chantier afin de trouver une meilleure solution. Nous sommes donc contactés dans la soirée pour nous indiquer que le chantier est mis à l’arrêt et cela jusque minimum la semaine suivante et après les résultats d’une nouvelle analyse du sol par l’ingénieur de stabilité. Ah oui parce qu’en plus des terres qui s’effondrent, ils ne sont pas sûrs après avoir creusé que le sol à -3m sera assez solide (contrairement à ce que dit le premier essai de sol).

 

Nous décidons de nous rendre sur le terrain et évidement ce qui devait arriver arriva. Le coffrage ne suffit pas et les terres ont continué à s’effondrer jusqu’à ce que notre clôture finisse dans le trou (et la voiture du voisin quasiment aussi). Nous contactons donc en panique le conducteur de chantier pour lui signaler les risques et que cela ne pouvait pas rester comme ça pendant des jours.

 

Ils sont donc venus le lendemain en urgence afin de stabiliser le pan de terre à grand coup de gravier stabilisant (190 T). Le temps passe et après CIARA et DENIS, notre trou devient petit à petit une marre.

 

Après une semaine, nous avons RDV avec le constructeur afin de faire le point. Ce RDV n’est pas ce que nous définirions de positif. En effet, la question nous est posée de savoir si nous voulons continuer notre projet cave ou si nous acceptons de laisser tomber les caves pour partir sur un radier. Sachant que sans cave déduction de +/- 20K et avec cave augmentation de +/- 20k. De plus, tous les frais engendrés jusque-là nous sont facturés dans leur totalité. Nous n’étions pas contents. En effet, le coffrage n’avait pas été fait dans sa totalité et n’avait donné aucun résultat et selon nous, l’obligation de stabiliser était de la responsabilité du terrassier qui avait été trop loin lors de son travail. Nous avons donc fait part de notre mécontentement au constructeur et avons demandé une offre ferme et définitive avec les différents arguments que nous avions donnés.

 

Une semaine (encore) plus tard, nous avons reçu une offre avec une solution : des parois Berlinoise. Cette offre reprenait aussi un « geste commercial » de la moitié des frais déjà engendré.

Ce n’est pas évident, nous nous sommes projetés dans notre projet avec cave mais le supplément était conséquent (+/- 23K TTC). Nous décidons d’accepter cette offre à contre cœur afin de garder notre projet comme imaginé et de ne pas trop retarder les travaux. Notre budget n’est pas élastique et cela creuse un trou dans notre budget mais également entre le constructeur et nous.

A ce moment-là, deux semaines sont passées et notre trou commence à ressembler à un petit étang. La météo de février est vraiment atroce.

 

A la réception de l’offre signée (transmise dans les 24h), on nous indique que l’équipe prévue sur notre chantier a été mise sur un autre chantier et qu’ils pourront reprendre dans 3 semaines. Allons donc, voilà comment perdre un gros mois en tout.

 

La reprise a été faite le 16 mars et l’arrêt le 17 mars. Ils ont commencé par vider l’eau. Cela leur a pris deux jours. Heureusement car le trou qui n’était d’abord qu’une marre puis un petit étang était devenu un petit lac. Malheureusement, la crise sanitaire liée au coronavirus a eu raison de notre chantier. Celui-ci est donc à nouveau à l’arrêt jusqu’au 6 avril mais cette date peut être prolongée en fonction des restrictions du gouvernement.

 

Il faut retenir de cet épisode désastreux que le terrain (de manière générale) est la responsabilité du propriétaire et que les sociétés de construction ne sont pas responsables de ce qu’ils vont trouver en creusant. L’essai de sol effectué en début de chantier n’est utilisé que pour la portance du sol et ne permet pas (selon PH) de déterminer la nature du sol et la façon dont celui-ci va se comporter.

Soyer donc toujours vigilant. Tant que le trou n’est pas creusé, il n’est pas possible de prévoir si des suppléments devront être calculés. Si vous avez des doutes concernant les suppléments demandés, n’hésitez pas à contacter un avocat ou un conseiller.

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