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Premiers doutes

Nous sommes contactés par l’entreprise pour nous signaler la reprise des travaux en date du 15 avril.

Enfin, après plus de deux mois (du 5 février au 15 avril), le chantier allait reprendre. La société Massart, mandatée par PH, est donc arrivée comme convenu le matin du 15 avril pour poser des parois berlinoises. Malheureusement, l’après-midi même, les travaux étaient à nouveau arrêtés et l’entreprise Massart était repartie sans intention de revenir. Allons bon, c’était quoi cette fois-ci ? Comme à son habitude, le conducteur de chantier nous appelle et nous dit que notre terrain est gorgé d’eau et que nous sommes probablement sur une source ou sur une nappe phréatique. NON MAIS C’EST UNE BLAGUE ? Le chantier est donc arrêté jusqu’à nouvel ordre avec attente de remise de prix et autres solutions.

A ce moment, nous sommes dépités. Pouvons-nous vraiment avoir si peu de chance ?

Evidemment, la tension retombe et nous commençons à réfléchir à l’historique du chantier.

  • Lors du 1er trou en février (Société Haxhe), il n’y avait pas du tout d’eau, il n’en a jamais été question même. La terre était un peu humide certes et ne se tenait pas mais pas d’eau ou de flaque.
  • Entre février et mars le trou s’est rempli petit à petit à mesure qu’il pleuvait. Nous l’avons d’ailleurs signalé à plusieurs reprises à l’entrepreneur.
  • En mars, ils sont venus vider une partie de l’eau de surface et ont été arrêtés par le virus.
  • Et quand ils sont revenus en avril (Société Massart), ils ont pompé l’eau de surface et ont commencé à creuser. En creusant, ils ont constaté la présence d’eau et de là ils ont déduit que nous étions sur une source ou nappe.

Oui mais euh, enfin quand même une source ou nappe juste sur notre terrain ? Nous sommes plus que poisseux ou quoi ? Nous leur indiquons suivant nos réflexions et nos constatations qu’il est plus probable qu’il s’agisse d’une accumulation de l’eau de pluie et que celle-ci en deux mois s’est probablement infiltrée dans les sous-couches de terres et est retenue dans des « poches » puisque la terre argileuse est imperméable. De plus, nous sommes juste en léger contre bas d’un champs et l’eau du champ a tracé son chemin jusqu’à notre trou. Le chemin de l’eau est perceptible à l’œil nu.

Sur cela ils nous répondent que c’est peu probable et que c’est parce qu’il y a une source que le trou s’est rempli d’eau et que ça ne peut pas être dû à la pluie et que le terrain était déjà marécageux lors du 1er terrassement. Si le terrain était marécageux, pourquoi avoir malgré tout accepté de faire les caves ?

 

Enfin, à partir de là, notre confiance en la société est complétement ébranlée. Nous faisons donc appel à un conseiller externe indépendant afin d’être épaulés dans cette situation. A voir comme c’est parti, ils vont aussi nous facturer les frais Massart et puis quoi encore ? Nous n’avons pas encore commencé les travaux que déjà nous avons 23K de suppléments et que rien n’est fait.

Nous avons finalement RDV avec l’architecte, le responsable technique et notre conducteur de chantier en vidéo conférence le 24 avril afin de faire le point sur les travaux. De ce RDV ressort que la société ne veut plus faire nos caves. Enfin c’est pas qu’elle ne veut plus, mais elle nous indique que si nous voulons vider le trou, il faudra pomper l’eau et qu’ils ne savent pas combien de temps ça va prendre et donc combien d’argent ça va coûter. Et que pour nous éviter de trop gros frais, ils nous déconseillent vivement les caves. Ils proposent donc une possibilité d’agrandissement de la maison ou d’un sortant en façade arrière afin de regagner l’espace perdu des caves.

Il est question de revenir au devis initial et donc d’enlever les caves et de mettre un radier. Ils parlent  de « reboucher » le trou et de placer un vide ventilé sur radier. Nous nous inquiétons de la quantité de terre déjà évacuées (que nous avons dû payer) et également de la stabilité de la maison si celle-ci est construite sur des remblais. Au sujet de la stabilité on nous indique qu’il n’y aura pas de problème et l’architecte indique qu’une étude d’ingénieur devra être effectuée. Le RDV s’arrête après près de deux heures et on reste un peu sous le choc. Ils ne nous facturerons pas les frais pour Massart mais pour le reste ils campent sur leur position. Nous restons donc perdant à 100%.

Notre projet s’écroule complètement et nous sommes dans une impasse. Selon nous l’eau présente sur le terrain et dans le fond du trou est de leur responsabilité et donc l’évacuation devrait être à leur charge mais selon eux l’eau provient d’une source naturelle et est donc à notre charge. Comment prouver qui à tort ou raison ? Nous devrons de toute façon passer par la commune pour une régularisation du permis si les caves sont annulées.

Nous recevons le 28 avril une nouvelle offre pour la suppression des caves et la mise d’un radier et là, à nouveau mauvaise surprise. Il y a +/- 3K de supplément par rapport au devis initial et +/-3K de suppléments pour les frais déjà engendrés. Après demande d’explication, on nous indique que comme le trou a été creusé, le vide ventilé doit être plus profond et que le travail de pré-nivellement et de rebouchage est plus compliqué et donc plus cher. NON MAIS QUOI ENCORE ? Ca n’arrête plus de pleuvoir les suppléments. Bientôt, on aura plus de supplément que le prix de la maison initial.

En demandant d’avoir l’avis d’un ingénieur la réponse est toujours la même :  « Ne vous inquiétez pas, il y a la garantie décennale qui passe à 20 ans ». Sauf que là, nous n’avons plus confiance. Nous insistons donc sur les conseils de notre indépendant et le 6 mai (soit presque 2 semaines après notre RDV), on nous indique qu’une étude d’ingénieur a été demandée ce jour.

En résumé : on signe un devis avec la société PH, après un essai de sol (société mandatée par PH), on nous indique l’obligation de mettre un radier, suite à l’avis d’un ingénieur, on nous autorise les caves et celles-ci sont ajoutées au devis. Jusque-là tout va bien. On fait les plans, on obtient le permis, on obtient le crédit (le tout avec caves) et les travaux peuvent commencer. Les travaux commencent et là, suite à la mauvaise qualité des terres on se retrouve avec 5K de supplément. A ce moment-là, un supplément de 15K HTVA nous est demandé pour continuer les caves donc elles sont toujours validées. Le chantier reprend après 2 mois d’inactivité et là plus possible de faire les caves. Euh mouais OK mais bon …. . Donc au final nous ne pouvons pas avoir nos caves mais cela nous coûte la terre évacuée (7.5k), les suppléments pour le 1er terrassier (5k) et maintenant les suppléments car le trou est déjà creusé et que le vide ventilé coûte plus cher (3k). Donc en gros ces caves vont nous coûter près de 15 k alors qu’on ne les aura même pas (sans compter les frais d’architecte, les frais de crédit, les frais de notaire, …). Je ne sais pas vous mais nous on est pas super content.

 

NB 1 : Depuis le début des soucis, on nous indique que l’essai de sol ne sert qu’à calculer la portance du sol mais d’autres informations sont disponibles sur celui-ci. Dans notre cas, le rapport d’essai de sol mentionne que la terre se comporte comme sableuse et que l’effondrement se fait à 80cm. Pourquoi est-ce que la société n’en a pas pris compte ?

NB 2 : Nous avons appris et vu en nous rendant sur le terrain que les parois berlinoises proposées au prix de 15k n’étaient pas plus hautes que le 1er coffrage proposé. Elles ne dépassaient pas de plus de 1m hors sol et les poteaux enfoncés dans le sol n’étaient pas plus haut que 2m. Nous ne comprenons pas bien pourquoi avoir refait la même chose que la 1ere fois étant donné que cela n’avait déjà pas fonctionné. Le trou est de plus de 3mètres de profondeur, pourquoi ne pas mettre des parois d’au moins 2mètres hors sol avec des poteaux de 5mètres (3m dans le sol et 2m en dehors) ?

NB 3 : Nous apprenons que les ouvriers qui se présentent sur le terrain continue à prendre celui-ci pour une toilette à ciel ouvert et ce malgré la remarque déjà faite en mars sur le cadeau laissé par un ouvrier sur le terrain.

Actuellement, le terrain est dégeulasse. Il y a des déchets de bois partout. Les cloisons du 1er coffrage qui ont été gorgées d’eau et de boue jonchent le sol en plusieurs endroits. Plusieurs chaises placées par le géomètre sont tombées ou tiennent en équilibre. Notre clôture qui est tombée dans le trou est complétement détruite et empêche le passage du voisin et du fermier sur leur servitude. Le panneau publicitaire de la société, arraché par le vent en février, pourris sur le terrain.

Quoi qu’il en soit la confiance est rompue. Je pense que cela se lit entre les 1er articles du blog et celui-ci. Le ton est différent. J’espère qu’une solution sera trouvée afin que tout le monde s’y retrouve. Et que la société Perfection Habitat prendra ses responsabilités quant aux choix qu’elle a effectués. Nous ne perdons pas espoir et espérons retrouver le professionnalisme qui nous avait fait choisir Perfection Habitat au début de notre projet.

Nous sommes actuellement le 13 mai et attendons le rapport d’ingénieur afin de voir ce qu’il est possible de sauver de notre terrain.

 

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  1. cocwa
    14/05/2020 à 09:56 | #1

    Bonjour, je pense qu’il existe des experts capable de prouver ou non la présence d’une nappe ou d’une source. Peut-être que faire appel à l’un d’eux pourra trancher entre qui a raison et qui a tort? Même si cela engendrera à nouveau des coûts de faire appel à cette personne

  2. cloclo15
    14/05/2020 à 11:51 | #2

    @cocwa
    Bonjour,

    Merci pour votre commentaire et merci d’avoir pris le temps de lire l’article :).

    Nous attendons actuellement le rapport de l’ingénieur et les propositions de la société Perfection Habitat pour notre chantier.

    Nous verrons pas la suite la nécessité ou non de faire venir d’autres experts sur place.

    Bonne journée

  3. dd
    14/05/2020 à 22:17 | #3

    faites venir un sourcier, lui va vous dire très vite si il ya des sources , ca coute pas très cher 🙂

  4. Rony
    15/05/2020 à 16:51 | #4

    Bonjour

    Avez-vous pensé à appeler un sourcier?

    cela coûte moins cher que des experts dans un premier temps et vous saurez tout de suite s’il y a bien une source.

    Courage en tout cas.

    Rony (Gastonzia sur bricozone)

  5. cloclo15
    18/05/2020 à 08:50 | #5

    @dd
    Bonjour,

    Merci pour le tuyau :). On verra en fonction du retour de l’ingénieur.

    Bonne journée

  6. cloclo15
    18/05/2020 à 08:51 | #6

    @Rony
    Bonjour,

    Nous n’avions pas pensé au sourcier. Merci pour le tuyau. On attend le retour de l’ingénieur et puis on avisera.

    Bonne journée

  7. ac4218
    31/05/2020 à 15:54 | #7

    il n’y a pas eu d’étude du sol préalable? ou un renseignement quelconque dans l’acte de vente ou au cadastre ?

  8. cloclo15
    02/06/2020 à 08:42 | #8

    @ac4218
    Bonjour,

    Il y a eu un essai de sol effectué au début du projet. La société soutient que l’essaie de sol qui a été effectué ne sert qu’à vérifier la portance du sol et si un radier ou non doit être prévu.

    Sur le rapport reçu, il y a d’autres renseignements qui nous semblent importants (niveau d’eau, profondeur d’éboulement, type de sol (ici sableux), …) mais la société n’en tient pas compte.

    Nous leur avons demandé pourquoi ne pas avoir fait faire une autre étude un peu plus poussée sachant qu’il y aurai des caves mais selon eux personne ne fait ça. De plus, il n ‘y a que l’essai de sol qui est « obligatoire ».

    Au niveau de l’acte de vente, du cadastre, des différentes cartes hydrographiques Wallonne, rien ne laisse présager de la présence d’une source ou d’une nappe.

  9. Thibaut Samzun
    03/06/2020 à 15:13 | #9

    Qu’en est-il? Le problème a-t-il été résolu?

  10. cloclo15
    03/06/2020 à 16:25 | #10

    @Thibaut Samzun
    Bonjour,

    Merci de demander.

    Malheureusement pour nous, NON, rien ne bouge depuis le 26 avril 2020.

    Nous avons envoyé un mail hier (02/06/2020) pour signaler notre impatience de recevoir enfin une proposition concrète.

    Nous attendons depuis + d’un mois maintenant et nous commençons vraiment à douter du professionnalisme de la société.

  11. Vincent
    10/07/2020 à 22:08 | #11

    @Rony
    C’est rigolo comme idée mais ça n’a aucune valeure scientifique ou juridique un sourcier

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