Puits canadien et annexes

Annexes : bruit, puits canadien, PEB (Belgique), …

Vous trouverez ici tous les annexes … non moins intéressants que le reste. Allez jeter un œil attentif aux chapitres :

  • Le bruit et la double flux,
  • Pertes de charge globales,
  • Puits canadien,
  • Comparaison des systèmes de ventilation.

Je fais un résumé de la réglementation PEB en Belgique. J’invite tous les lecteurs Français à lire ce chapitre … vous prendrez conscience des différences Européennes sur la ventilation 🙂

Sommaire des annexes

    1. Le bruit et la double flux
    2. Pertes de charge globales
      • Via le logiciel HB+
      • Via calculs manuels
    3. Risques sanitaires en double flux ?
    4. Les tendances depuis 2013
    5. Réglementation PEB (Belgique)
    6. Gaines PEHD : des VMC ou des TPC ?
    7. Isolation d’une maison
      • Coup de gueule sur les isolants
      • Déperdition dans une maison
      • Isolation des combles
      • Isolation par l’extérieur (ITE)
      • Isolation par l’intérieur (ITI)
      • Rénovation, améliorations possibles
    8. Le puits canadien
    9. Comparaison des systèmes de ventilation
      • Énergie perdue en hiver en ventilant
      • Surchauffe-rafraichissement en canicule
    10. Les pannes sur les doubles flux
    11. Fabricants, marques et clones !
    12. Comparaison douteuse entre VMC-DF
    13. Mon cas est spécifique !

Le bruit et la double flux

Je lis des choses surprenantes sur les bruits d’une DF dans les forums et même sur les sites de professionnels de la DF. Les sources principales de bruits sont :

  1. Bruit de téléphonie engendré par la double flux elle-même (les ventilateurs surtout).
  2. Bruit de souffle aux bouches (en extraction comme en insufflation).
  3. Bruit de diaphonie d’une pièce à l’autre … spécifique au réseau linéaire.
  4. Bruit d’écoulement de l’air … bruit rare rayonné autour des gaines surtout métalliques.
  5. Bruit dû aux défauts d’installation, très rares mais ils existent comme les bruits de vibration.

Un peu de vocabulaire !

Il ne faut pas confondre « diaphonie » et « téléphonie » même si c’est ambigu pour le distributeur « moyen » ou « malin » soit 90% du business de la DF en Europe !

La téléphonie, c’est le bruit de la DF (ventilateurs) qui se répercute dans tout le réseau jusqu’aux bouches.

La diaphonie, spécifique au réseau linéaire, c’est le transfert d’information entre deux circuits voisins, c’est à dire entre 2 pièces de la maison … comme les cris de Madame se répercutant dans la chambre des enfants :mrgreen: 😮

Un première constat s’impose : si tu achètes une double flux type « moissonneuse-batteuse » avec une installation en réseaux linéaires métalliques … il faudra prévoir un très bon budget « silencieux » :mrgreen:

L’oreille humaine et les sons

Le son peut être plus ou moins intense à l’oreille humaine, c’est le niveau sonore… les fameux décibels dB(A). A noter qu’en-dessous de 16 Hz et au-dessus de 20 KHz, l’oreille humaine ne perçoit pas les sons.

Un son, suivant sa fréquence, peut être grave (entre 20 et 400 Hz), médium (entre 400 et 2000 Hz) ou aigu (entre 2000 et 20000 Hz). Au-delà de sa fréquence, le bruit est une nuisance par sa durée, son caractère répétitif et son intensité … surtout la nuit dans les chambres !

Important : les sons graves de basses fréquences sous la barre des 250 Hz peuvent être à l’origine de nuisances importantes sachant que ces bruits sont délicats à solutionner … relisez 2 fois cette phrase !

Il est dit dans la littérature acoustique :

  • 3 dB de plus ça double le niveau de bruit … ce chiffre est à relativiser sinon on prend peur.
  • 2 bruits différents de même niveau sonore ne s’additionnent pas … c’est 3 dB de plus.
  • 2 bruits différents de niveaux sensiblement différents … le bruit sera celui du plus fort.
  • Les bruits de hautes fréquences « se cassent la gueule » assez vite contre les obstacles.
  • les bruits de basses fréquences traversent et se propagent facilement (murs, gaines, cloisons, etc.) 💡

La réglementation Française limite le bruit engendré par une VMC à 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans la cuisine. La certification PHI c’est < 25 dB(A) dans les espaces habitables et < 30 dB(A) dans les espaces fonctionnels.

Il faut le savoir : les réseaux pieuvres en PEHD atténuent un peu le bruit, eh oui ! Il faut retenir une atténuation de 0,4 dB/mètre de gaine dans toutes les fréquences, dont les basses fréquences. Un collecteur isolé doit aussi atténuer un peu le bruit … mais je ne sais pas de combien 🙁

Bruit engendré par la DF elle-même

Ces bruits sont véhiculés par :

  • Le réseau de distribution d’air jusque dans les pièces (bruits de téléphonie) (1)
  • La proximité de la DF avec les pièces de vie (bruits de rayonnement de la DF).

Les bruits de téléphonie via le réseau de distribution (principalement le bruit des ventilateurs) se solutionne avec des silencieux. Voir les divers silencieux possibles dans l’article VMC-DF : les accessoires, chap. Silencieux.

Les bruits de proximité sont simples à solutionner, il ne faut pas installer une DF bruyante à côté des pièces de vies dont les chambres. Les silencieux n’ont aucun effet pour ce bruit, seule une isolation phonique de la pièce où est la DF peut résoudre ce problème.

(1) en vitesses nuit et jour ça doit être zéro bruit perceptible, en Boost on peut accepter un léger bruit.

Bruit de souffle à la bouche

Le bruit de souffle aux bouches a comme origine une pression trop forte et corrélativement une vitesse de l’air trop importante à la bouche. Le bruit de souffle se solutionne en priorité par une réduction de la pression, donc du volume d’air via une régulation du débit d’air :

  • Régulateur de débit

    en réseau pieuvre par un limiteur de débit bien positionné, c’est à dire dans le piquage collecteur juste avant de brancher une gaine … donc loin de la bouche 🙂

  • en réseau linéaire par un registre régulateur de débit positionné sur la partie terminal du réseau pour une bouche.

Attention un régulateur de débit positionné juste avant la bouche = bruit !

Atténuateur acoustique

Il existe des solutions économiques comme l’atténuateur acoustique. Il s’agit d’un truc en mousse qui sert avant tout à réduire le volume d’air sans faire de bruit. L’atténuateur acoustique en mousse se place dans la gaine ou le plénum avant la bouche. Le recours à cette solution est un pis-aller … ce n’est pas très hygiénique et ça peut-être problématique lors du nettoyage des réseaux.

Attention, toute régulation de débit via la fermeture trop importante d’une bouche est l’origine principale du bruit de souffle à la bouche … réseau pieuvre ou linéaire !

Rappel : en réseau pieuvre le bruit de souffle est plus fréquent sur les gaines courtes ! Ça veut dire que les gaines ≤ à 4 mètres ont plus de chance de faire du bruit dans une configuration avec des gaines entre 2 et 15 mètres.

Bruit transmit d’une pièce à l’autre

Le vrai nom c’est « diaphonie » ! Les bruits transmis entre pièces ne sont rencontrés qu’en réseau linéaire, il existe des silencieux spécifiques pour ces bruits dont la plage de fréquences est surtout dans les médiums.

Atténuateur terminal de bruit

L’atténuateur terminal de bruit en mousse de polyuréthanne, montage par simple emboitement du silencieux dans le conduit terminal avant la bouche. Ces silencieux spécifiques aux tubes métalliques ne sont pas chers … mais il faut pouvoir les enlever pour un nettoyage futur 😮

Nb) beaucoup de doc en France parlent de bouche d’extraction pour les atténuateurs terminal de bruit, c’est une mauvaise traduction de l’allemand. Il faut lire bouches d’insufflation surtout celles des chambres ! Eh oui je deviens trilingue :mrgreen:

Silencieux standard

Le silencieux métallique de téléphonie (rigide ou semi-rigide) est performant en moyennes fréquences de 400 à 2000 Hz donc très bien pour le bruit de diaphonie entre les pièces. Ces silencieux ronds ou carrés d’une longueur de 0,5 et 1 mètre sont à un prix raisonnable à moins de 100€ mais avec un silencieux en fibres minérales !

Bruit d’écoulement de l’air

Ce bruit est rayonné tout autour des gaines à cause du bruit dû à la pression/vitesse et les turbulences de l’air dans les gaines (coudes, etc.) mais aussi par le bruit de téléphonie. Il se rencontre surtout en réseau linéaire avec des tubes métalliques non isolés.

Précision : le bruit de rayonnement autour des gaines ne se cantonne pas au simple écoulement de l’air ! Un régulateur de débit mal placé peut engendrer du bruit via l’augmentation de pression et la turbulence créées.

Rappel : si une bouche sert de régulateur de débit … ben ça sera source de bruit à la bouche, ce que j’appelle dans ce blog : le bruit de souffle à la bouche.

Il faut le dire, le rayonnement du bruit d’écoulement de l’air dû à la vitesse/pression + turbulences n’arrive quasiment jamais en maison résidentielle … sauf peut-être avec des tubes métalliques, et encore j’ai des doutes. La solution est très simple, il faut réduire la vitesse de l’air … donc la pression.

Bruit dû aux défauts d’installation

Les vibrations sont la principale cause de bruit d’une installation mal exécutée (vibrations des caissons posés au sol ou accrochés contre un mur ou au plafond). Ces bruits se solutionnent au cas par cas. Le plus souvent avec des amortisseurs de vibrations (silentblocs) appropriés ou plus simple avec par exemple des plaques de caoutchouc néoprène en mousse anti-vibration.

Nb) Un bruit d’écoulement d’air important peut entrainer des vibrations aux fixations des tubes métalliques.

Conclusion sur les types de bruit

Choisir un silencieux sans connaitre le sujet … avec de la chance ça sera bon … sinon c’est un coup d’épée dans l’eau !

Une attention particulière doit être apportée avec une installation linéaire métallique

Avant de régler un problème de bruit … il y a intérêt à connaitre sa cause !!

Il y a beaucoup d’arnaques sur les silencieux, qu’il s’agisse d’imposer la ceinture et les bretelles pour une facture salée ou qu’il s’agisse de poser des silencieux aléatoires pour justifier de la bonne pratique sans maitriser les bruits réels à atténuer.

Tout ça c’est bien beau mais du concret sur les DF serait mieux … alors allons y 🙂

Un cas d’école sur une double flux

Le schéma en référence montre pour une même DF : le niveau sonore de la documentation technique du fabricant et le résultat des tests acoustiques de la certification PHI.

L’exercice n’est pas scientifique mais j’en prends le risque, certains « spécialistes » vont critiquer mais les mêmes sont strictement incapables d’apporter du concret … sauf à dire il faut des silencieux :mrgreen:

Bruits : doc. technique DF vs certif PHI

la DF présentée est assez bruyante, mais ce constructeur est plutôt honnête même si on peut penser le contraire ! En effet quand une DF est certifiée (PHI particulièrement), le constructeur ne peut pas se permettre d’avoir des chiffres sur sa documentation technique aux antipodes de la certification … CQFD

Il faut le savoir, le niveau de puissance acoustique LWA sur la fiche produit ErP (1253/2014) c’est le bruit rayonné par le caisson. Ce chiffre n’a quasiment aucune utilité pour choisir un silencieux 💡

Le bruit rayonné sur l’ErP de cette DF est de 39 dB(A) … ce qui correspond aux 40 dB à 1 mètre devant la DF sur le document technique du fabricant.

(1) Attention au bruit à basses fréquences, sur cette DF c’est un vrai point faible 🙁

(2) une différence notoire en extraction d’air sur les moyennes entre la doc technique du fabricant et la certif PHI … 7,4 dB de différence … c’est du simple au double en perception !

J’ai des critiques

Doc. technique : on ne sait pas exactement quel est le sérieux des chiffres puisque c’est le fabricant qui les fournit. Il faut faire avec puisque toutes les fabricants proposent pour leurs DF le même type de tableau « Niveau sonore ».

Nb) il y plusieurs protocoles de mesures acoustiques … chaque fabricant choisit le sien 😳

Attention aux fabricants ne présentant pas les fréquences de 63 et 125 Hz pour leurs DF 😡

Certif PHI : c’est du sérieux, les chiffres présentés sont à 70% de la puissance de la DF, mais c’est une moyenne sur toutes les plages de fréquences et ça c’est très ennuyeux car il est important de connaitre les décibels dB(A) par plages de fréquence … surtout celles à basses fréquences (63 à 250 Hz).

Les certif PHI ressortent toujours la même litanie pour toutes les DF : « L’appareil ne répond pas aux exigences relatives au niveau acoustique (≤ 35dB(A)). L’appareil doit donc être installé à l’écart des zones d’habitation sur le plan acoustique. Il est recommandé d’identifier les silencieux appropriés pour chaque projet individuel. »

Avec la dernière phrase … tu es bien avancé :mrgreen: 😳

Comment choisir le bon silencieux

Chaque silencieux doit avoir son tableau des atténuations par plage de fréquences (Hz) … il faut choisir celui qui répondra le mieux au niveau sonore par plage de fréquences de la DF de votre choix.

C’est ce type de tableau que vous devez faire pour choisir le bon silencieux. Dans cet exemple j’ai choisi un silencieux avec de bonnes perf en basses fréquences.

Je considère in fine que les 46 dB en réseau pieuvre sont acceptables … mais j’avoue humblement que je n’ai pas le recul pour vous le garantir 😳

Conseils, ayez une attention particulière des niveaux sonores au-dessus de 50dB surtout pour les basses fréquences (63 à 400 Hz), c’est là qu’il faut mettre le paquet … si j’ose dire 🙂

Attention aux silencieux dont la plage de fréquences commence à 250 Hz … ça veut dire qu’ils ne sont pas bons aux basses fréquences.

N’achetez pas de silencieux douteux sinon vous allez le regretter

Gaine alu acoustique ou le silencieux souple

Les performances d’une gaine alu acoustique ou d’un silencieux souple peuvent-être supérieures à celles d’un silencieux rigide ou semi-rigide. C’est vrai mais attention il faut tout dire !

Les atténuations acoustiques sont en partie induites par le rayonnement, c’est-à-dire qu’une partie de l’énergie sonore traverse le silencieux souple.

Quand la DF est installée en combles ou dans une buanderie, la solution peut-être avantageuse pour peu que le bruit ne pose pas de problème à cet endroit. Par contre si le silencieux souple est installé dans un faux plafond le bruit rayonné pourra se retrouver en partie dans la pièce sous le faux plafond … CQFD

Conclusion, je lis souvent sur les forums que le silencieux souple est suffisant ou que ses performances sont meilleures qu’un silencieux rigide classique … oui peut-être mais je ne donne aucune garantie 😳

Des atténuations ambiguës !

Toutes les atténuations présentées pour les silencieux DF du marché européen sont ambiguës et discutables.

Silencieux et la vitesse

La vitesse de l’air a une influence importante sur le bruit … oui assez logique. Mais comment interpréter les performances des silencieux sans le détail d’atténuation par vitesse ?

Dans l’exemple de la photo on voit l’influence de la vitesse sur l’atténuation acoustique du silencieux. Mais que veut dire une atténuation < 10 dB ?  Ben je ne sais pas dire sauf que c’est entre 0 et 9 😡

Nb) en DF, au-dessus d’une vitesse de 4 m/s … inutile de regarder les bons chiffres de l’atténuation 💡

Les tests d’atténuation sonore des silencieux DF ne sont pas toujours clairs … quand ils existent !

Examen du niveau sonore de 2 DF réputées

Les 2 DF choisies sont certainement les plus en vue en Europe dès lors qu’on recherche un certain niveau de matériel. Bien évidemment, j’ai choisi les chiffres les plus défavorables pour chaque DF … à savoir le bruit en insufflation comme c’est très souvent le cas en double flux.

Petite synthèse sur le bruit, clic pour agrandir

(1) ce niveau de bruit en sortie d’air est acceptable surtout si cette dernière est en toiture. En sortie façade attention à partir de 65dB, le bruit peut chatouiller les oreilles du voisinage très proche (moins de 7 mètres). Je rappelle qu’une gaine de sortie d’air doit être isolée ce qui limite le rayonnement à l’intérieur de la maison.

(2) les différences entre PHI et les 2 constructeurs sont très acceptables … il y a bien bien pire !

(3) là il y a anguille sous roche … un faux amis 😯

Attention aux faux amis

Dans les certif PHI, la Zehnder Q350 est meilleure que la Maico WS320 … j’ai toujours pensé « pas si sûr » ! Je vous laisse seul juge en face des chiffres mais pour moi la Q350 pose un problème de bruit en basses fréquences en insufflation.

Dans cet exemple on peut dire sans risque : la Zehnder Q350 doit obligatoirement avoir un silencieux sur le piquage d’insufflation et y compris en réseau pieuvre PEHD.

Quand mettre obligatoirement 1 ou 2 silencieux ?

En réseau linéaire métallique, aucun doute il faut au moins 2 bons ou très bons silencieux, en sortie des piquages d’insufflation et d’extraction. Et peut-être même en entrée et en sortie d’air avec des gaines métalliques !

En réseau pieuvre PEHD, ça sera au cas par cas mais je pense qu’en insufflation et en extraction au delà des 55dB aux basses fréquences (63 à 250Hz) il faut envisager un silencieux et au-delà des 60dB le silencieux est obligatoire. Cette préconisation n’engage que moi 🙂

Je persiste et je signe en réseau pieuvre PEHD les silencieux ne sont pas toujours obligatoires ! Donc comme déjà dit et répété … il faut prévoir la place d’installer les 2 silencieux … mais acheter après coup 1 ou 2 silencieux s’il y a vraiment du bruit de téléphonie dérangeant.

Nb) si vous posez la question à un Pro … j’ose espérer que vous connaissez d’avance la réponse :mrgreen:

Un cas atypique mais bien réel

je ne résiste pas de vous présenter une installation au plafond, c’est « propre » mais c’est un trompe l’œil 🧐

Installation plafond, clic pour agrandir

L’installation DF faite par le plombier qui a aussi réalisé celles du chauffage et de l’eau. Toute la partie ventilation (DF + silencieux + collecteurs) est posée au plafond dans un espace « minimum » … du grand art niveau place occupée par le système DF … mais du grand n’importe quoi question efficacité (bruit et facilité d’entretien) :mrgreen:

Le propriétaire de la maison vient, après coup, chercher des conseils sur forum parce que son installation est bruyante malgré les 3 silencieux placés d’origine. Le bruit va jusqu’aux chambres et il y a des bruits de vibrations en plus des bruits de téléphonie des ventilateurs et de l’échangeur rotatif.

Nb) et pourtant avec une installation en réseau pieuvre PEHD 😮

De plus, le Monsieur trouve l’entretien des filtres de sa DF pas très pratique … tu m’étonnes au plafond, et ça sera bien pire pour le nettoyage des gaines, collecteurs et silencieux dans 10 ou 20 ans 😮

La DF avec échangeur rotatif, les 3 silencieux et les 2 collecteurs en place sont du même constructeur … mais ça reste bruyant, les raisons vraisemblables :

  • Les silencieux, les collecteurs et les attaches des gaines métalliques ont été montés au plafond sans silentblocs ou mousse isolante 🙁
  • La DF est montée sur mousse isolante mais c’est une moissonneuse-batteuse au niveau sonore 🙁

Conseil : prévoyez toujours de pouvoir rajouter des silentblocs ou de la mousse isolante … il est impossible de prévoir leurs nécessités absolues à l’avance.

Niveau sonore avec silencieux

Je présente le niveau sonore avec les silencieux installés en insufflation (Zuluft) et en extraction (Abluft). Je laisse la photo en Allemand, elle est de moi … mais facile à comprendre !

Nb) pour cette DF sans silencieux, le fabricant annonce un niveau sonore en extraction à 210 m³/h de 50, 53, 57 et 63 dB en basses fréquences (63, 125, 250 et 500 Hz) … mais que valent les chiffres du fabricant sans aucun autre moyen de comparaison comme une certification PHI ?

Il est clair ici que les niveaux sonores avec les silencieux (Schalldämpfer) restent élevés ! Et si à ça on rajoute les vibrations à cause d’une pose de bric et de broc (manque de silentblocs, etc.) et peut-être des bruits de souffle aux bouches … vous aurez tout compris 🙂

Conclusions sur le bruit

Argumentum ad populum : les gouts et les couleurs ne se discutent pas … idem pour les bruits :mrgreen:

Vous trouverez les divers types de silencieux qu’on trouve sur le marché dans l’article VMC-DF : les accessoires, chap. Les silencieux.

Attention, je n’ai aucun moyen de vérifier l’atténuation acoustique des silencieux présentés … pas plus que le niveau sonore des DF du TOP15 ! Pour les DF, je fais confiance aux certif PHI … mais il y a des faux amis 💡

Il faut le savoir : plus la vitesse est grande, plus le bruit sera important et plus le silencieux sera performant … ça veut dire qu’à une vitesse de l’air ≤ 3 m/s certains silencieux ne sont pas bons … mais peu de fabricants précisent à quelle vitesse sont fait les mesures d’atténuations acoustiques de leurs silencieux !

Précision : dans le TOP15, je me suis fié aux niveaux sonores des certifications PHI surtout. Prochainement je vais analyser pour chaque DF le document technique fabricant sur le niveau sonore afin de mieux cibler la nécessité de silencieux en réseau pieuvre … j’espère que je ferai ça avant 2021  😕

Les silencieux à base de mousse Basotect avec des chicanes sont bien … mais ils sont trop chers

Les silencieux avec atténuateur en fibre minérale, choisir 5 cm d’épaisseur de fibre et pas 2,5 💡

Privilégier des silencieux long (au moins 0,7 m) … plus il est long, plus il est bon 😛

Comparez toujours le niveau sonore des DF chez un même certificateur (même protocole)

A retenir : une absorption acoustique de 10 dB à une fréquence donnée (125 Hz) correspond à réduire de moitié le bruit perçu 💡

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Pertes de charge globales

Perte de charge : via le logiciel HB+

En réseau pieuvre je vous conseille d’utiliser le logiciel Burgerhout HB+ dont la dernière version est ICI

Nb) une nouvelle version est souvent incompatible avec un fichier créé avec la version précédente 🙁

Ce logiciel spécialisé dans les réseaux pieuvres en gaines PEHD DN75 et/ou DN90 a 2 fonctions principales :

  • calculer la perte de charge globale des réseaux d’insufflation et d’extraction,
  • calculer automatiquement les limiteurs de débit pour avoir le bon volume à chaque bouche.

Conseil: ne trichez pas en ‘truandant » le logiciel pour avoir le minimum de perte de charge … c’est une connerie de débutant 😡

Précisions d’utilisation du logiciel HB+

Ce logiciel est assez intuitif, enregistrez le logiciel sur votre PC et exécutez le. Lors de la première utilisation, passez en langue françaises (choix drapeau en bas à droite). Il ne vous reste plus qu’à vous familiariser et c’est parti.

HB+ une petite démonstration pour comprendre

Précision sur le résultat HB+ en photo :

  • Type de vanne (bouche-plénum): j’ai mis des plénums droits … si plénum coudé il faudra faire ce choix.
  • Débit d’air calculé différent de celui souhaité ! C’est normal, HB+ a raison à cause du limiteur de débit.
  • Pression de fonctionnement du plénum: c’est la pression maxi du collecteur aux bouches.
  • Pression de fonctionnement des composants, c’est la pression de l’entrée ou la sortie d’air jusqu’au collecteur.

Conseils : l’outil est fait pour le matériel Hybalans, donc choisir le matériel par analogie avec votre future installation ! Il n’y a aucune raison d’avoir peur d’une perte de charge globale fausse si le matériel n’est pas Hybalans … Il suffit de respecter les longueurs de gaine, les coudes 90°, la forme des collecteurs, de chaque plénum (droit ou coudé) et de chaque bouche.

Correspondances : plénum HB+ = collecteur dans le blog ! Connecteur HB+ = plénum de bouche dans le blog ! Pour les explications ci-dessous je parle le langage HB+ 🙂

Le logiciel traite dans l’ordre le réseau d’insufflation puis celui d’extraction.

Type de plénum

Le choisir en fonction de la forme de votre collecteur. Prendre le 12 piquages même si vous en avez moins sur votre collecteur. Si vos piquages gaines sont en face du piquage principal … alors ne choisissez pas celui à angle droit !

Pièces pour la distribution ou l’extraction d’air

Il s’agit de la distribution d’air du collecteur aux bouches.

Connecteur : le choisir pour chaque bouche en fonction de la forme de votre plénum et de la bouche … si plénum coudé à 90° choisir Connecteur coudé 90° sinon choisir Connecteur droit. Les connecteurs HB+ sont prévus pour 2 gaines mais vous pouvez mettre une seule gaine sachant qu’un piquage est bouché donc à ouvrir s’il y a 2 gaines 🙂

Deux gaines pour une bouche : c’est un peut différent entre DN75 et DN90, en effet Hybalans ne connait pas le plénum standard avec 2 gaines en DN90 🙁

  • En DN75 cocher « Double montage jonction » et choisir votre plénum 🙂
  • En DN90 choisir la bouche « Plen de mur Fourniture/Extrait 92 #2 » … c’est la seule solution, peut-importe la forme de votre plénum-bouche, la différence ne sera pas énorme.

Bouche d’insufflation : la bouche Disc pour l’effet Coanda ou choisir la bouche la plus ressemblante à la votre.

Bouche d’extraction : la bouche Conus et si 2 gaines DN90 pour une bouche alors la Plen de mur.

Une bouche avec 3 gaines : ce cas n’est pas géré par HB+, pas grave vous prenez une bouche avec 2 gaines et une bouche avec une gaine … la différence est ridicule. Mais le volume d’air réel sera à répartir 2/3 et 1/3.

Volumes en insufflation

Soit vous précisez votre volume pour chaque bouche, soit vous adaptez le volume pour ne pas avoir de limiteur de débit … c’est à vous de choisir mais il faudra en « baver » à un moment ou à un autre :

Choix avec limiteur de débit (volume précis), il faudra à l’installation poser le bon limiteur de débit … ça ne va pas se faire tout seul 🙁

Choix sans limiteur de débit il faut alors adapter le volume pour avoir comme limiteur de débit (55) ou 63 ou Aucun. L’avantage, il n’y a plus rien à faire à l’installation sauf laisser la bonne ouverture à la bouche pour éviter le bruit et/ou favoriser l’effet Coanda 🙂 Il faut procéder en 3 temps dans HB+ :

  1. vous mettez vos volumes pour chaque bouche,
  2. en DN75 vous ajustez chaque volume pour avoir un limiteur de débit à 55 ou 63 ou Aucun,
  3. en DN90 vous ajustez chaque volume pour avoir un limiteur de débit à 63 ou Aucun.

Précisions : sans le mixage DN75 et DN90 c’est mission impossible !  En DN90 la gaine est de 75 mm interne, donc un limiteur de 55 correspond à une vraie réduction. En DN75 le diamètre interne pour HB+ est de 63 ! En Boost DN75 sans limiteur de débit, il ne faut pas dépasser 40 m³/h 💡

Conseil d’amélioration: concentrez vous sur chaque bouche avec aucun limiteur de débit si d’autres bouches ont des limiteurs < 55 ! Pour les bouches avec aucun il faudra diminuer la pression en réduisant le volume, ou en passant de DN75 à DN90, ou en passant à 2xDN75. Vous pouvez aussi augmenter le volume des gaines avec limiteur < 55.

Volumes en extraction

En extraction vous précisez le volume pour chaque bouche et vous réglerez le volume via le limiteur de débit que HB+ vous précisera.

Limiteur de débit : le logiciel HB+ le calcule automatiquement. Vous pouvez vous passer de réguler le débit si en DN75 vous avez aucun ou 63 ou 55 ou si en DN90 vous avez aucun ou 63. Je ne suis pas à 2 m³/h près à la bouche en volume jour.

Les limiteurs de débit sont expliqués dans l’article choix des volumes d’air, chap. La régulation des débits.

Composants de conduit entre le plénum et le caisson échangeur

Le caisson échangeur c’est le caisson DF 🙂

Procédez par analogie avec votre installation, il y a des photos pour les choix, donc aucune raison de se planter. Surtout choisir le bon diamètre interne. Vos gaines d’entrée-sortie d’air et liaisons DF-Collecteurs ne sont pas en EPP … pas grave c’est le ∅ interne qui compte 🙂

Perte de charge additionnelle : il s’agit des éléments annexes (puits canadien, caisson préfiltre, etc.). Je vous conseille de calculer séparément la perte de charge de chaque élément annexe et de rajouter dans HB+ une perte de charge additionnelle globale pour tous les éléments annexes.

Voir les abaques ci-dessous Chap. Perte de charge : la calculer, § La perte de charge des éléments annexes.

Composants de conduit entre le caisson échangeur et le terminal

Le terminal c’est l’entrée d’air neuf ou la sortie d’air vicié jusqu’au caisson DF.

Mêmes recommandations que ci-dessus: Composants de conduit entre le plénum et le caisson échangeur.

Les autres thèmes dans HB+

Composants supplémentaires : c’est la liste des petits matos d’installation … à vous de voir son utilité.

Liste des composants : c’est la liste in fine de tout les matos Hybalans 🙂

Liste d’installation : c’est le résultat final que vous pouvez éditer, vous y trouverez :

  • La pression de fonctionnement totale du système et le débit total calculé en insufflation et en extraction, sachant que les volumes doivent être proches mais pas plus de 2 m³/h de différence.
  • Pour chaque bouche le débit d’air calculé et le limiteur de débit à installer 🙂
  • etc.

Rappel: pour le volume calculé à chaque bouche, c’est HB+ qui a raison, un limiteur de débit ne peut pas répondre précisément à votre souhait … HB+ fait au mieux avec ses limiteurs de débit.

Des conseils sur HB+

Les connecteurs HB+ sont en ∅125 ! Avec des plénums de bouche « fait maison » et plus petits il faut :

  • Plénums de ∅100 rajouter 5 Pa à la Perte de charge additionnelle pour l’ensemble des plénums.
  • Plénums ∅80 rajouter 10 Pa à la Perte de charge additionnelle pour l’ensemble des plénums.

Les filtres dégueulasses ! Je vous conseille juste pour voir de rajouter 20 Pa à la perte de charge additionnelle pour prévenir les filtres très sales, histoire de vérifier la conso des ventilos à cette perte de charge globale :mrgreen:

Nb) vous trouverez un exemple du résultat de HB+ dans le chap. précédent Choix des volumes d’air.

Chaque réseau (insuf et extract) a OBLIGATOIREMENT 1 bouche sans limiteur de débit 💡

Soyez logique en volume jour !

Vous avez une bouche avec 2xDN75 et un réducteur de 36 … ben non, c’est mieux avec 1xDN90 !

1xDN90 est un limiteur de débit de 63, c’est la même chose que 1xDN75 sans limiteur !

Gaine ≤ 12m et 1xDN75: ne pas dépasser 35 m³/h en volume Boost, donc en volume jour pas plus de 25 m³/h !


Pertes de charge : via calculs manuels

Avertissement ! Mes abaques sont un peu forts … j’ai fait ce choix pour vous éviter des déboires. Je laisse ce chapitre du calcul manuel de la perte de charge globale mais j’y crois de moins en moins 💡

Important : calculer une perte de charge, c’est être à 15% près. N’espérez pas tomber être juste  💡

Abaque visuel pour gaines PEHD

Cette abaque est fiable, vous pouvez le prendre comme référence 🙂

(*) Chaque perte de charge comprend le collecteur, une gaine avec sa longueur, 1 coude 90°, 1 plénum coudé + bouche en ∅125 ! Dans le plénum double en photo une arrivée est bouchée (à déboucher si 2 gaines).

Plénum coudé ∅125 + bouche Disc

PEHD 75 (61 mm interne) :

  • 30 m³/h jusqu’à 12 m maxi de longueur. Soit les 12 m = 50 Pa (*)
  • 20 m³/h jusqu’à 30 m maxi de longueur. Soit les 30 m = 40 Pa (*)
  • 20 m³/h à 20 m de longueur = 33 Pa (*)
  • 20 m³/h à 10 m de longueur = 25 Pa (*)

Si bouche-plénum de ∅100 rajouter 3 Pa, si bouche-plénum de ∅80 rajouter 6 Pa.

PEHD 90 (75 mm interne) :

  • 50 m³/h jusqu’à 8 m maxi de longueur. Soit les 8 m = 61 Pa (*)
  • 40 m³/h jusqu’à 20 m maxi de longueur. Soit les 20 m = 61 Pa (*)
  • 30 m³/h jusqu’à 30 m maxi de longueur. Soit les 30 m = 47 Pa (*)

Si bouche-plénum de ∅100 rajouter 3 Pa.

La perte de charge dépend surtout du volume et moins de la longueur de gaine 💡

Abaque pour les gaines PEHD seules

Attention : il s’agit de la perte de charge de la gaine seule sans autre élément pris en compte (coude 90°, etc.).

Le calcul de la perte de charge : prendre la perte de charge du volume x par la longueur en mètres de la gaine.

Avec 2 gaines sur une même bouche, le volume de chaque gaine = volume à la bouche / 2 🙂

Remarques générales

Rappel : pour réduire les trop grandes différences de perte de charge vous avez le choix :

  • Soit mixer DN75 et DN90 sur le même collecteur.
  • Soit doubler les grandes longueurs de gaine (exemple: 2 gaines DN75 sur une même bouche).

Rassurez vous : une différence ≤ 3 m³/h en vitesse nominale (jour) entre 2 gaines (une de 5 m et l’autre de 10 m) n’a aucune incidence sur la ventilation des pièces ou sur la ventilation globale d’une maison 💡

Nb) un équilibrage « aux petits oignons » entre les gaines d’insufflation est une stupidité contre laquelle je lutte depuis des années. Il y a environ 1/3 d’amoureux des petits oignons … sans jamais s’apercevoir que l’équilibrage au m³/h près est impossible … même celui réalisé par un PRO avec son matos de mesure de PRO 🙂

Astuce : branchez au centre du collecteur les gaines les plus longues et les plus courtes sur les côtés 💡

Abaque pour les gaines ∅125 et +

Clic pour agrandir

Là aussi, il s’agit de la perte de charge par mètre linéaire de gaine 🙂

Cet abaque est valable pour les tous réseaux d’un ∅ interne ≥ 125, dont :

  • l’entrée d’air neuf et la sortie d’air vicié,
  • les liaisons entre piquages VMC-DF et collecteurs.

Vous pouvez utiliser cet abaque pour tous les types de gaines ≥ au ∅ 125 interne … les différence sont ridicules. Sauf les gaines souples PVC ou Alu isolé.

Nb) pour les coudes à 90°, l’entrée et la sortie d’air voir les abaques ci-dessous.

Rappel : le ∅ interne des gaines (entrée d’air neuf, sortie d’air vicié et liaisons DF-Collecteurs) ne doit jamais être < à celui des piquages de la DF !

Introduction au calcul de la perte de charge

Quel volume maxi possible pour ma VMC-DF ? Tout est expliqué dans l’article VMC-DF à cœur ouvert.

La perte de charge globale se calcule au volume jour en 4 étapes :

  1. Perte de charge linéaire pour chaque longueur de gaine (DN75 ou DN90).
  2. Pertes de charge singulières par gaine (collecteur, coudes à 90°, plénum-bouche).
  3. Perte de charge entrée d’air neuf ou sortie d’air vicié dont les liaisons entre collecteurs et VMC-DF.
  4. Perte de charge des éléments annexes (caisson préfiltration, puits canadien, etc.).

Rappel en DF : ∑ des volumes extraction ≅ ∑ des volume d’insufflation 💡

Le volume par gaine d’insufflation, il faudra choisir entre :

  1. Le volume précis pour chaque bouche … mais il faudra un limiteur de débit à chaque gaine !
  2. Répartir le volume global d’insufflation entre les gaines d’insufflation … c’est plus simple mais pas au m³/h près. Je suis le seul en Europe à dire ça … c’est vous dire si je suis balaise ou le roi des cons :mrgreen:

Le volume par gaine d’extraction, là il faudra pour chaque bouche décider du bon volume car il y a de grosses différences entre cuisine, SdB, buanderie et WC.

Nb) Si mixte DN75 et DN90 alors vous avez plus de chance pour un équilibrage naturel.

Perte de charge de la gaine (du collecteur à la bouche)

Perte de charge linéaire d’une longueur de gaine

Perte de charge linéaire = Pa abaque DN75 ou DN90 * longueur de la gaine (1)

(1) longueur totale de la gaine entre collecteur et plénum de bouche (coudes et cintrages déroulés).

Précision : en réseau pieuvre on n’additionne jamais la perte de charge linéaire de toutes les gaines !

Pertes de charge singulières d’une longueur de gaine

Raccord à 90°

Il s’agit de pertes de charge moyennes engendrées par les cintrages, coudes, bouches, collecteur … aux volumes de :

  • 30 m³/h pour les gaine PEHD DN75.
  • 50 m³/h pour les gaine PEHD DN90.

Votre volume est à 75% des volumes ci-dessus ⇒ diviser par 2 les abaques ci-dessous :

  • 3 Pa par raccord à 90° … j’ai bien dit raccord et pas cintrage !
  • 4 Pa par cintrage à 90° si R = 2D soit un rayon de 15 cm pour une gaine DN75.

Rayon de cintrage

  • 2 Pa par cintrage à 90° si R = 3D.
  • 1 Pa par cintrage à 90° si R = 4D.
  • 15 Pa pour plénum 90° + bouche ∅80 en DN75 (1)
  • 12 Pa pour plénum 90°+ bouche ∅100 en DN75 ou DN90 (1)
  • 8 Pa pour plénum 90° + bouche ∅125 en DN90 (1)
  • 10 Pa pour filtre sur bouche d’extraction moyennement encrassé (2)
  • 5 Pa pour le collecteur (insufflation ou extraction).

(1) sans filtre et sans régulateur de débit. Si plénum droit enlever 3 Pa.

(2) valable pour du filtre G3 et pas plus fin !

Nb) le volume choisi se fera à l’installation soit via un régulateur de débit type anneau limiteur de débit soit par le réglage de l’ouverture de la bouche réglable via sa vis de réglage.

Une bouche avec 2 ou 3 gaines : le volume à la bouche est à répartir. Chacune des gaines aura la même perte de charge. Les pertes de charge de chaque gaine sont indépendantes et ne s’additionnent pas !

Perte de charge totale d’une longueur de gaine = Pa linéaire + Pa singulières.

Perte de charge entrée air neuf et sortie air vicié

Volume global : la perte de charge de l’entrée et de la sortie d’air sera calculée au volume jour … à ce stade vous devez le connaitre 🙂

Attention : la longueur de gaine c’est en insufflation de l’entrée d’air jusqu’à la DF + de la DF jusqu’au collecteur. Idem en extraction pour la sortie d’air.

Perte de charge linéaire entrée ou sortie d’air

La perte de charge linéaire = Pa abaque gaines ∅125 et + * longueur de la gaine déroulée :

  • En insufflation : de la bouche d’entrée d’air (façade, pignon ou toiture) jusqu’au collecteur.
  • En extraction : du collecteur jusqu’à la sortie toiture (toiture, façade ou pignon).

Pertes de charge singulières entrée ou sortie d’air

L’abaque pour un volume de 300 m³/h avec une gaine de ∅160 interne est le suivant :

  • 2 Pa par coude de 45°.
  • 4 Pa par coude de 90°.
  • 10 Pa pour une entrée d’air façade avec bouche grille anti-volatiles (1)
  • 15 Pa pour une sortie d’air toiture type chapeau de toiture ou murale avec grille anti-volatiles.
  • 10 Pa filtre DF G4 moyennement encrassé et sans filtre F7.
  • 30 Pa filtre DF F7 moyennement encrassé avec ou sans G4.
  • 20 Pa si filtre G2 ou G3 sur bouche d’extraction.

(1) avec une entrée d’air à ailettes, la perte de charge de l’entrée d’air est à doubler !!

Pour un volume à 75% (225 m³/h) : vous divisez par 2 les chiffres ci-dessus !

Pour des gaines en ∅180 et un volume de 300 m³/h : vous divisez par 2 les chiffres ci-dessus sauf les filtres !

Perte de charge totale entrée et sortie d’air = Pa linéaire entrée d’air + Pa singulières entrée d’air.

La perte de charge des éléments annexes

La perte de charge de chaque élément annexe est à estimer au cas par cas soit en reprenant le chiffre donné dans la documentation, soit avec l’abaque ci-dessous. Les éléments annexes sont :

  • Insufflation : préfiltration, préchauffage électrique, puits canadien air, échangeur air-eau, postchauffage.
  • Extraction : préfiltration, caisson filtration des graisses cuisine si hotte passive.

Cet abaque donne des pertes de charge moyennes au volume de 300 m³/h :

  • 5 Pa : caisson préfiltration 490×490 avec filtre G4.
  • 10 Pa : préchauffage électrique de gaine (antigel).
  • 15 Pa : postchauffeur électrique de gaine.
  • 5 Pa : Filtre métallique d’une hotte passive, 10 Pa avec filtre à graisse synthétique.
  • 30 Pa : par échangeur air/eau (PC eau ou postchauffage eau), ∅ = piquage VMC-DF.
  • 40 Pa : puits canadien air avec 2 gaines de 25 m en PEHD ∅200 et filtre G2 sur l’entrée d’air (1)

(1) dont 5 mètres de gaine entrée + sortie du PC. Cette perte de charge de 40 Pa est un max !

Nb) au volume nominal (jour) de 225 m³/h les pertes de charge ci-dessus sont à diviser par 2 🙂

Perte de charge globale de chaque gaine en réseau pieuvre

A faire pour chaque longueur de gaine en insufflation et en extraction :

  • Pa globale gaine N°1 = Pa de la gaine 1 + Pa entrée ou sortie d’air + Pa éléments annexes.
  • Pa globale gaine N°2 = Pa de la gaine 2 + Pa entrée ou sortie d’air + Pa éléments annexes.
  • Pa globale gaine N°n = Pa de la gaine n + Pa entrée d’air ou sortie d’air + Pa éléments annexes.

Pertes de charge globales à retenir

C’est la plus grande perte de charge globale trouvée en insufflation et en extraction.

Essayez de ne pas avoir une perte de charge globale en volume jour > 50 Pa !

A partir de vos calculs manuels (ou ceux du logiciel Burgerhout HB+), il faut essayer d’optimiser la perte de charge globale, ainsi vous ferez des économies de consommation … quelques orientations :

  • Mettre la VMC-DF plus au centre de la maison.
  • Mettre 2 gaines pour une bouche avec une longueur de gaine qui pose problème.
  • Mixer DN75 et DN90 sur le même collecteur pour un équilibrage naturel.

Trop de pression sur une gaine courte ⇒ grande vitesse ⇒ bruit de souffle 🙁

Trop petite vitesse ⇒ mauvaise diffusion de l’air en insufflation effet Coanda 😳

Précision importante

Il va de soi, mais c’est mieux de le dire: la régulation des débits à chaque bouche est supposée faite dans vos calculs de pertes de charges manuels … oui mais il faudra faire la régulation de débit pour chaque bouche.

La régulation des débits à chaque bouche c’est :

  1. le bon volume souhaité à chaque bouche,
  2. s’assurer que Σ volumes d’insufflation ≅ Σ volumes d’extraction.

Pas de secret pour le bon volume à la bouche : soit c’est l’anémomètre + réglage de l’ouverture de la bouche ou autre système de régulation, soit c’est un limiteur de débit avec le bon diamètre fourni par un logiciel comme HB+.

Conclusion

Après ça gamin, une fois l’installation terminée … tu peux mettre en route la bouzine et je conseille une petite vérification  Σ volumes d’insufflation ≅ Σ volumes d’extraction avec le test de la clope

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Risques sanitaires en double flux ?

Gaines plastiques … quels risques ?

La question « écolo » sur les risques sanitaires des matières PEHD (polyéthylène haute densité) ou PPE (Polypropylène Extrudé) ou PEE (polyéthylène expansé) est pour moi totalement surfaite en ventilation résidentielle pour ces produits qui ne présentent strictement aucun risque comme conduits d’air en dessous de 40°C.

Les plastiques PEHD, PPE et PEE ne produisent pas d’émanation de COV en-dessous de 50°C. Mais j’en conviens on peut en débattre pendant des lustres 🙄

Nb) je pense que les tubes PVC EU ne présentent pas plus de risque 🙂

Rappel : toujours choisir des plastiques non recyclés pour les gaines PEHD.

Trois incohérences lues sur forums

  • Le PVC et le PEHD présentent un risque de COV … mais l’échangeur de sa VMC-DF est en plastique polystyrène CHOC 🙁
  • Mon réseau linéaire métallique galva est plus salubre qu’un réseau plastique PEHD … mais son réseau a des silencieux à parois micro-perforés renfermant de la laine minérale (LdV ou autres fibres) 🙁
  • Je ne veux pas prendre de risque avec des gaines en PEHD … mais la structure interne de sa VMC-DF est en polystyrène expansé (PSE) une Hélios 🙁

Le vrai risque : le manque d’entretien !

  • Il faut absolument que tout votre système soit nettoyable,
  • les filtres doivent être régulièrement aspirés ou changés.

Il est fou de lire que le nettoyage des gaines n’est plus à faire avec les VMC-DF modernes

Seules les gaines rondes PEHD noyées dans l’isolation ou posées en faux plafond peuvent être vraiment nettoyées … certainement pas les gaines plates ou oblongues et encore moins les collecteurs ! Mais mais mais …

Évitez l’enfouissement des gaines dans les chapes ou dalles !

Il ne faut pas faire n’importe quoi et vérifier les matériaux, pour autant il ne faut pas être « parano » sinon c’est la VMC-DF elle-même qu’il faut remettre en question sur les risques sanitaires !

Je parie que d’ici 2030, un entretien annuel par un « pro » sera obligatoire sur les VMC-DF (1)

(1) en France si la DF représente au moins 10 % des installations VMC en maisons neuves 🙂

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Les tendances depuis 2013

Construction des VMC-DF

Vort PROMETEO PLUS HR400

Une Vortice toute en plastique

Deux grandes tendances ressortent :

  1. Le tout métallique dans les pays du nord (Finlande, Suède, Lituanie).
  2. Le tout plastique (1) dans les pays plus au sud (Allemagne, Hollande, Angleterre).

(1) rassurez vous, il reste du métal comme les moteurs des ventilateurs et du Bypass, le préchauffage interne et souvent l’enveloppe du caisson 🙂

Les Germano-Bataves (Zehnder, Brink, Maico, Genvex) sont pour le tout plastique (échangeur et structure interne du caisson en PSE ou PPE),

Les Balto-Scandinaves (Vallox, Systemair, Komfovent, Salda) restent encore fidèles à l’échangeur aluminium, au caisson double peau galva avec  isolation en sandwich et une structure interne métallique pour supporter les accessoires.

Et puis il y a les constructions mixtes qu’on retrouve souvent :

  • Échangeur aluminium et structure interne du caisson en PSE ou PPE (Dantherm, Salda).
  • Échangeur plastique et structure interne métallique (Nilan, Thesslagreen).
VMC-DF métallique

Une Vallox toute métallique

Les autres pays comme la France, la Belgique, la Pologne, la Tchéquie, l’Italie, l’Espagne ne font que suivre les pays leaders.

Nb) la Pologne, la Tchéquie et la Lituanie sont des constructeurs majeurs en VMC-DF … ne vous y trompez surtout pas ! De plus en plus de marques de l’ouest font leur marché dans ces pays 🙂

Le tout plastique a de meilleures performances d’ensemble mais attention à la qualité globale … c’est dans le tout plastique qu’on retrouve le pire ! Les VMC-DF « low-cost » sont toutes en plastique !

Il existe des VMC-DF plastiques « costauds » avec enveloppe métallique, structure dense en 2 moules PPE (polypropylène expansé), échangeur plastique de qualité, bypass à 100% et des ventilateurs dans des volutes métalliques … mais on arrive pour une 300 m³/h de qualité à 50 kg et plus 🙂

Nb) il existe des VMC-DF métalliques gros volumes > 450 m³/h fabriquées pour le tertiaire et vendues aussi en résidentiel, on retrouve ce cas en Belgique (Lemmens-Swegon, Clima).

Attention aux VMC-DF trop légères, en dessous de 1 kg par 10 m³/h j’ai des gros doutes sur la qualité globale … pour moi ce n’est pas bon signe.

Une VMC-DF plastique coûte moins chère à fabriquer et elle est plus simple à faire certifier … donc les low-cost certifiées sont en plastique bien sûr 🙂 🙁

Caissons avec structure interne en expansé

Il y a deux types de plastique expansé utilisés pour la structure :

  1. Le PSE (polystyrène expansé).
  2. Le PPE (polypropylène expansé).

Structure interne en 4 parties

Le PSE est plus léger que le PPE à volume identique.

La structure d’un caisson en expansé n’est jamais faite en un seul moule mais en 2, 3 ou 4 moules collés entres eux … une DF en 2 moules sera mieux qu’une en 4 moules !

Il y a aussi des VMC-DF plutôt bas de gamme dont la structure en expansé n’est pas en véritables moules mais plutôt en plusieurs plaques moulées coincées entre elles dans le caisson … il peut y avoir jusqu’à 10 moules 🙁

Le PPE et le PSE ont l’avantage d’une isolation thermique mais aussi des gros inconvénients dont :

  • Les jonctions des moules par collage toujours délicat à faire … et par conséquence un risque de manque d’étanchéité.
  • La qualité de la matière entre du plus ou moins compact ou du plus ou moins épais et par conséquence une fragilité voire une « porosité » à la condensation.

Le PPE se déforme sans casser, il a la mémoire de forme

Le PSE est cassant, il n’a pas la mémoire de forme

Structure faite en plaques moulées coincées entre elles : à éviter

Pourquoi des constructeurs majeurs comme Brink, Dantherm, Genvex font-il encore des structures en PSE … je vous laisserai leur poser la question :mrgreen:

Nb) le sigle PSE devient tabou … beaucoup de constructeurs oublient de parler de la matière utilisée pour la structure de leurs caissons en matière expansée :mrgreen:

Brink a dans le passé remplacé dans sa documentation Française PSE par PPE 😈

Le constat est sans appel, il y a le très bon et le très mauvais et il n’est pas évident de le voir du premier coup d’œil ou de le percevoir au premier touché 🙁

L’isolation phonique est discutable car ces matières expansées sont à cellules fermées. La seule chose certaine c’est qu’une volute métallique de ventilateur « coincée » dans le logement prévu dans le moule en expansé aura ses vibrations largement amorties donc moins de bruit.

Nb) le PPE est mieux que le PSE, c’est indéniable … mais il existe des moules PPE « de merde » si l’épaisseur de la matière est trop fine voire pas assez dense.

Je vais vous expliquer l’histoire incroyable d’une VMC-DF ‘Flat’ en PPE sans enveloppe métallique ou plastique. Cette VMC-DF, légère sur la balance, avait un caisson avec une épaisseur de PPE trop fine … il y avait des fuites au raccord de l’évacuation des condensats mais surtout en hiver la condensation se formait sur la face externe du caisson. La DF ‘Flat’ étant installée au plafond … je vous laisse imaginer la flaque d’eau au sol 🙁

Comment se fabrique un moule en expansé ?

Je ne vais pas vous faire une leçon de chose rassurez-vous ! Je veux juste expliquer en vulgarisant comment se fabriquent une structure moulée PPE ou PSE et parler prix de fabrication du seul caisson en expansé.

Matrice aluminium

La matrice aluminium pour faire un moule d’expansé est faite en 2 parties, cette matrice sert à fabriquer par injection de billes plastique une structure en expansé moulé.

Les 4 matrices aluminiums d’un caisson VMC-DF fait en 2 moules coutent très chers, le prix est moindre si le caisson est en 4 ou 5 moules. La photo « Structure interne en 4 parties » montre un caisson fait en 4 moules d’expansés, donc 8 matrices aluminiums différentes.

Le prix des matrices aluminiums pour un caisson standard d’une VMC-DF de 300 à 500 m³/h va de 15000 à 30000 € … c’est une fourchette pour un ordre de grandeur uniquement 🙂

Nb) le prix d’une matrice aluminium pour un moule PSE est moins cher que celle pour le PPE … normal, le PPE demande beaucoup plus de pression à sa fabrication donc la matrice aluminium est plus épaisse.

La photo « Matrice aluminium » montre un moule aluminium très simple, les petites marques régulières sur le moule sont les injecteurs de vapeur servant à faire expanser la matière plastique. On retrouve souvent ces empreintes sur le produit fini 🙂

Le prix moyen d’un caisson à 50 grammes de matière première par litre d’expansé final (50 g/l) est d’environ 25€ pour le PPE et 8€ pour le PSE … et oui le prix est petit mais le PPE coûte 3 fois plus cher que le PSE … cette différence peut expliquer bien des choses sur 10000 caissons !

Les professionnels en moulage d’expansé sont catégoriques pour des caissons de VMC-DF : le PSE convient surtout s’il reste inerte donc sans sollicitation comme le démontage-remontage des filtres, ventilateurs, échangeur. S’il y a sollicitations le PPE est plus approprié.

Certes le PSE peut aussi être sollicité mais il est fragile car cassant et sans mémoire de forme … quelle que soit sa densité !

Les joints d’étanchéité de l’expansé

Caisson PSE avec joints mastics

La photo montre l’intérieur d’un combi PAC + VMC-DF d’une célèbre marque.

Le caisson fait en plusieurs moules PSE avait des fuites, le constructeur a rajouté du mastic pour limiter les fuites. Ce fabricant semble assez fier de montrer qu’il a pensé à tout … personnellement j’ai le plus grand doute sur le choix du PSE et la façon de colmater les fuites :mrgreen:

Nb) tous les caissons de VMC-DF en expansé moulé (PSE ou PPE) ont des joints mastiqués pour éviter les fuites internes … le mastic est souvent de la même couleur que l’expansé 🙂

L’absorption d’eau par la matière expansée est possible à long terme dans un bloc de PSE qui stagne dans l’eau. Ce problème n’arrive pas avec une VMC-DF où les condensats sont normalement évacués.

Anecdote sur le PSE

Le PSE pour la construction des routes ! Les blocs de polystyrène expansé sont une solution technique pertinente pour le remblai car il assure une très bonne résistance à la compression. Les professionnels des travaux publics l’utilise régulièrement pour la mise en place des remblais routiers et également sur sol compressible ou instable pour diminuer les surcharges d’ouvrages de génie civil.

Ces blocs en PSE dense sont ici complètement inertes, hors UV et surtout hors d’eau car le plus gros risque sur les routes c’est que les blocs de PSE fracassent la chaussée en remontant à la surface s’ils devaient se retrouver dans une poche d’eau importante … et ce n’est pas une blague 🙂

Critiques sur la structure en expansé d’une VMC-DF

Les moules vierges d’une VMC-DF sont très loquaces si on sait examiner ! Encore faut-il avoir ces moules « à poils » pour comprendre !

Je vous montre ici l’exemple d’un caisson fait en 2 moules PPE, peut-importe la marque qui de toute façon n’est pas dans le TOP15 … et je ne savais pas tout ce que je vous présente ici :mrgreen:

Nb) il est impossible de deviner tout ça sans voir les photos claires des moules 😀

Les défauts, dont certains rédhibitoires pour moi, sont:

  1. Il est impossible de sortir les ventilateurs pour les nettoyer … sans séparer les 2 moules 🙁
  2. Le changement d’un ventilateur ou sa réparation impose d’ouvrir le caisson en 2 🙁
  3. L’air bypassé est-il filtré ? Sinon les gaines d’insufflation vont se salir.
  4. La sortie condensat est plus haute que la cavité des ventilateurs.
  5. Si le joint silicone en bas entre les 2 moules n’est pas hermétique il va y avoir des fuites d’eau.

Conclusion : je vous laisse seul juge, mais sachez que cette DF était certifiée NF VMC.

Les caissons avec structure interne métallique

Il y a dans les structures métalliques le très bon avec enveloppe galvanisée et thermolaquée pour les faces externes et internes du caisson. Bien évidemment le meilleur étant le caisson double peau galva thermolaqué avec une isolation (thermique et acoustique) en sandwich … mais à condition que cette isolation soit assez épaisse.

Mais il y a aussi le très mauvais dans le métallique :

  • une mauvaise galvanisation intérieure et par conséquence un risque certain de rouille à la longue,
  • un isolant trop fin et par conséquence un manque thermique et phonique,
  • un caisson simple peau où l’air est en contact avec l’isolant qui peut-être en fibres synthétiques,
  • une structure métallique aléatoire et par conséquence des vibrations.
  • des joints mal faits la structure et/ou avec l’échangeur … et par conséquence des fuites internes.

L’étanchéité d’un caisson VMC-DF

Je parle du sujet dans l’article : VMC-DF à cœur ouvert, j’y reviens pour vous rappeler que j’ai une confiance toute limitée sur les % de fuites des certifications … peu importe le certificateur :

    • Un caisson (métallique, PSE ou PPE) peut-être spécialement préparé (re-siliconé) pour la certification.
    • Une structure en PSE sera au top de sa « forme » pendant la courte période des tests.

Conclusion sur la construction des VMC-DF

Je pourrais faire le même constat entre le très bon et le très mauvais pour les ventilateurs, le Bypass, etc. … sans oublier les erreurs de conception comme par exemple la mauvaise étanchéité entre le cadre des filtres et le caisson.

Un roulement Pakistanais à 1 €, au lieu de 5 € en Europe, peut vous pourrir la vie 🙁

Les prix peuvent se justifier … mais ce n’est pas toujours le cas !


Gaines de distribution d’air

Gaine plate PEHD Courbure 90°

Gaine oblongue + raccord coudé

Gaines PEHD oblongues

Les gaines ovales font l’objet d’une grande tendance commerciale poussée par Zehnder et Brink et maintenant reprise par tous les fabricants. L’argument commercial prioritaire c’est la simplicité d’enfouissement de ces gaines ovales dans une dalle, une chape ou l’isolation.

Le gros reproche des gaines oblongues c’est le nettoyage 🙁

Les gaines oblongues ne sont utilisées que dans la ventilation … les fabricants de VMC-DF font un matraquage commercial dingue sur ces gaines dont ils ont l’exclusivité d’utilisation … et du prix 🙁 🙁

Nb) les fabricants de gaines PEHD sont toujours les mêmes que les gaines soient rondes ou oblongues !

Tubes métalliques galva

Les tubes métalliques ont encore de beaux jours devant eux pour ceux qui ne veulent pas entendre parler de gaines plastiques. Ils se sont imposés dans les pays Scandinaves qui utilisent des VMC-DF depuis longtemps et surtout bien avant que les gaines PEHD se démocratisent depuis les années 2008.

Rappel : outre leur nettoyage délicat, les tubes métalliques sans joints en caoutchouc sont sujet à fuites à chaque raccord de tube. Ce qui n’est absolument pas le cas des gaines plastiques d’un seul tenant entre collecteur et plénum.

La Belgique et la Hollande sont adeptes des tubes métalliques, les fameux Spiro, essentiellement parce que les diamètres sont plus adaptés aux volumes réglementaires importants de renouvellement d’air. Est-ce la seule raison ? Une chose est certaine il n’y a aucune objectivité là dedans, en effet les gaines PEHD DN90 font très bien l’affaire !

En Allemagne et en Autriche, il y a encore beaucoup d’adeptes du Spiro métallique … mais en y regardant à la loupe, on s’aperçoit que des professionnels entretiennent savamment leur business « métallique » 🙂

Conclusion sur la distribution d’air

Quelle que soit la quantité d’air à renouveler les gaines PEHD rondes conviennent

Les gaines ovales enfouies dans le béton … c’est une pure folie à long terme !

Les tubes métalliques sont délicats à poser et à nettoyer

Les gaines souples PVC ou aluminium isolé sont encore utilisées en double flux … scandale !


Le débit constant

Le système débit constant fait fureur chez certains constructeurs majeurs … mais est-il vraiment utile ?

Le principe est assez simple, les débits d’air insufflé et extrait sont assurés … quelle que soit l’augmentation de la perte de charge due aux filtres crasseux … mais pas saturés 🙂

Il y a donc dans une VMC-DF munie du système « Débit constant » deux gestions de pression différentielle, une en insufflation et l’autre en extraction. Chaque système régule en permanence son ventilateur pour assurer le bon volume d’air en augmentant la tension envoyé au ventilateur si la perte de charge augmente.

Ventilateur à réaction sans le débit constant

Un ventilateur à réaction ne sait pas tenir un volume constant, seule la vitesse de rotation est constante. La courbe perte de charge (Pa) a donc une pente de 45° pour arriver à 0 m³/h. Le résultat est simple, plus la perte de charge augmente (filtres sales, …) moins vous aurez de m³/h d’air !

Le système Débit constant est fait pour les ventilateurs à réaction.

Ventilateur à réaction avec hélice anémomètre

C’est une nouvelle gamme de ventilateur EC à réaction mis sur le marché par EBM-PAPST depuis 2018, le fameux « RadiCal GreenTech EC » avec gestion du débit constant gérée de façon autonome via une hélice anémomètre positionnée en sortie de la volute du ventilateur.

Voir explications détaillées dans l’article VMC-DF à cœur ouvert.

Ce système astucieux est basé sur la vitesse de rotations de l’hélice pour calculer le débit … mais j’ai un doute du bon fonctionnement sur le ventilateur d’extraction quand les pales de l’hélice auront scotché de la poussière ! De plus le nettoyage du ventilateur ne sera pas simple 🙁

Ventilateur à volume constant

Un ventilateur à action sait assurer un volume constant en m³/h jusqu’à la puissance maxi qu’il est capable de supporter pour assurer le bon volume.

En résumé le ventilateur à action amortit l’augmentation de perte de charge et donne la quantité d’air voulu … mais il ne faut pas rêver pour autant, au delà d’une certaine perte de charge à cause de vos filtres « dégueulasses » le ventilateur s’écroule.

Les ventilateurs à volume constant n’ont pas besoin du système « Débit constant » 🙂

Rappel, un ventilateur à action sait aussi gérer automatiquement une pression constante mais très peu de double flux avec ventilateurs à action offre le choix de la pression constante et c’est très bien ainsi.

Le débit constant … explications

Le système débit constant se justifie essentiellement à cause de l’encrassement des filtres !

Petits rappels basiques pour mieux comprendre :

  • La pression de l’air diminue plus l’altitude est élevée : facteur important.
  • La pression de l’air augmente plus la température est haute : facteur faible en ventilation domestique.
  • La pression de l’air change selon la qualité de l’air (polluée, poussiéreuse, pure) : facteur très faible.

Est-ce que les doubles flux tiennent compte de tous ces facteurs ? Non mais certaines VMC-DF avec le système débit constant automatique ont le paramètre Altitude d’installation comme sur les Zehnder ComfoAir Q.

Le paramètre « Altitude »

L’altitude est un facteur important puisque entre 0 et 2000 mètres la pression baisse en moyenne de 54 Pa tous les 500 mètres. Mais ce paramètre d’installation est-il pour autant important ?

  • NON si les pertes de charge (insufflation et extraction) sont mesurées mécaniquement à l’installation pour être comparées avec celles mesurées en régime de croisière.
  • OUI si les pertes de charge sont calculées automatiquement à l’installation. Le cas échéant, il faut prendre en compte l’altitude car le calcul automatique usine est à une altitude d’environ 200 mètres 🙂

Le système débit constant dans une VMC-DF

Il y a 2 modes de gestion du débit constant pour les ventilateurs à réaction :

  1. Le système avec 2 capteurs de pression (insufflation et extraction) et 4 prises de pression (2 par capteur).
  2. Le système avec hélice anémomètre sur la volute de chaque ventilateur.
Débit constant Pluggit

Débit constant Pluggit

Le débit constant via capteurs de pression c’est :

  • 4 prises de pression : 2 en insufflation (en amont et en aval de l’échangeur), idem en extraction,
  • 2 capteurs de pression (insufflation et extraction) pour mesurer la pression à l’instant T.
  • 4 tuyaux pour les liaisons entre les prises de pression et les capteurs de pression,
  • L’électronique compare le différentiel de pression (installation et actuel) et donne au ventilateur la bonne tension pour assurer le débit constant.

Donc si la perte de charge augmente en régime de croisière (filtres sales) l’électronique modifiera la tension donnée au ventilateur pour assurer le bon débit d’air … celui aux petits oignons décidé à l’installation 😳

Le système débit constant est plus ou moins voyant selon les DF. La photo montre le système en option sur une VMC-DF Pluggit-Dantherm.

Précision : les meilleures VMC-DF n’ont pas le débit constant et pour cause les ventilateurs à action assurent « automatiquement » un volume constant sans être aussi précis que le système débit constant ! On peut citer par exemples Paul Novus, Maico WS, Vallox MV, Nilan Comfort 300 LR.

Attention, dans une même marque, toutes les VMC-DF n’ont pas forcément les mêmes types de ventilateurs !

L’avantage du débit constant est d’assurer la quantité d’air « aux petits oignons ». L’inconvénient c’est l’usine à gaz dans le caisson, l’électronique supplémentaire embarquée … donc plus de risques de pannes :mrgreen:

Rappel : il ne faut pas confondre le débit constant avec la pression constante ou la pression différentielle, voir ci-dessous.

Le débit constant et le volume par pièce ?

Le débit constant assure les bons volumes en insufflation et en extraction à la sortie du caisson VMC-DF … et rien d’autre. Il ne faut surtout pas croire qu’avec le débit constant vous aurez une bonne répartition d’air entre vos pièces … absolument pas. Le bon volume d’air de chaque pièce sera à faire d’une façon ou d’une autre.

La consommation électrique

Ça me fait toujours rire quand je lis sur les forums des discussions sur la consommation des ventilateurs 🙂

Toutes les certifications sont faites avec des filtres neufs donc une perte de charge minimum … mais au bout de 3 à 6 mois que se passe-t-il ?

  • Ventilateur à action : il assurera le volume d’air mais il consommera plus !
  • Ventilateur à réaction sans débit constant : consommation stable mais le volume sera moindre !
  • Ventilateur à réaction avec débit constant : volume d’air assuré mais le ventilateur consommera plus !

Consommation électrique : rien ne se perd … tout se transforme … il ne faut pas rêver !

Ce que je pense du débit constant

Le débit constant est techniquement « extraordinaire » … dommage ce n’est pas terrible sur l’efficacité réelle du renouvellement d’air dans une maison et ça complique grave l’électronique et la mécanique dans le caisson.

Est-ce mieux avec ventilateur à hélice anémomètre ? Pas de recul … mais je m’attends aux pires dès 2022 🙁

Pluggit ServoFlow (option)

Pluggit ServoFlow du débit constant

Ai-je tort ou raison ? Je ne sais pas mais je vous laisse méditer sur l’ouverture d’une porte d’entrée ou d’une fenêtre dans une maison étanche :mrgreen:

Quand on sait que beaucoup d’installations souffrent d’un manque d’entretien … est-ce que ça sera mieux avec le débit constant ? J’ai un vrai gros doute  :mrgreen:

Je fais le pari que d’ici quelques années le débit constant, censé diminuer la consommation en prévenant des filtres à changer, sera pris en compte pour la classe énergétique … de A+ on pourra passer à A++ :mrgreen:

L’usine à gaz « débit constant » n’est pas indispensable dans une VMC-DF

Le débit constant n’assure pas l’entretien des filtres :mrgreen:

Je conseille les ventilateurs à action … c’est bien plus simple pour un volume constant 🙂


Pression constante et pression différentielle

La pression constante

La pression constante est obligatoire pour les VMC avec bouches d’extraction Hygroréglables, c’est le cas des simples flux Hygro. Le ventilateur assure une pression constante dans le réseau et régule automatiquement sa puissance.

Attention : la pression constante en VMC-SF Hygro c’est une vitesse unique donc impossible faire un changement de volume (petite vitesse, grande vitesse) ! Seul l’augmentation manuelle de l’ouverture d’une bouche peut changer le volume comme celle de la cuisine par exemple.

La pression constante sur une double flux ? Une VMC-DF a 2 ventilateurs, seul celui d’extraction est à pression constante, le ventilateur d’insufflation est « esclave ». Cette situation est normale car il faut avant tout que les volumes extraction et insufflation soient identiques ou presque. La question: est-ce que l’équilibrage est respecté en pression constante ? J’ai un doute … même si on nous chante que c’est bien géré. De plus, une double flux a souvent 3 vitesses … qui ne font pas bon ménage avec la pression constante 😡

Je déconseille complètement les bouches hygro ou la pression constante en double flux !

La pression différentielle

Ce système permet de prévenir un défaut de tirage d’un poêle ou d’une cheminée. C’est une réglementation dans certains pays pour garantir une surpression quand un foyer est en fonction. Le capteur de pression (pressostat) est généralement dans la pièce où est installé le foyer. Le résultat est simple, soit la VMC-DF est arrêtée soit elle diminue automatiquement l’extraction et/ou augmente l’insufflation.

Nb) sur certaines VMC-DF comme les Dantherm il s’agit d’un simple système temporaire on/off pour augmenter l’insufflation et diminuer l’extraction, le cas échéant il n’y a pas de pressostat.

En France la réglementation impose qu’un foyer ouvert ou fermé et une ventilation mécanique ne doivent pas se perturber. Ce qui revient à dire qu’un foyer doit avoir sa propre prise d’air neuf. Ça ne veut pas dire que dans les autres pays il n’y a pas une entrée d’air spécifique au foyer … mais il y a cette réglementation de sécurité !

Attention avec un poêle + une simple flux : un poêle non étanche + une simple flux (extraction mécanique et entrée d’air par dépression) posera forcément des problèmes de tirage du poêle. De plus, foyer à l’arrêt si l’entrée et la sortie d’air du foyer ne sont pas fermés, les entrées d’air de la simple flux seront perturbées !!!

Nb) une double flux à l’équilibre insufflation = extraction ne pose pas de problème si le foyer non étanche dispose de sa propre entrée d’air 🙂


Électronique à outrance

L’électronique à outrance (régulation intelligente de l’air, capteurs qualité de l’air, domotique, etc.) est la tête de gondole des arguments commerciaux des doubles flux depuis 2013 … sans oublier le débit constant et les gaines oblongues !

Je vulgarise les quelques explications que je vous donne, mais on retrouve deux catégories d’électronique.

La VMC-DF basique

Commande basique analogique

Ces VMC-DF sont souvent limitées dans les possibilités électroniques (pas de capteur externe, pas de WEB, pas de domotique, etc.) et souvent avec une évolution très limitée.

Commande basique les potentiomètres

Le paramétrage réduit d’installation est souvent limité aux potentiomètres mécaniques pour régler le volume souhaité pour chaque vitesse (V1, V2, V3).

Les potentiomètres sont soit déportés dans la commande basique, soit sur la carte mère dans le caisson.

Les VMC-DF basiques à potentiomètres mécaniques sont de moins en moins nombreuses.

Nb) une VMC-DF basique avec les potentiomètres sur la carte électronique, le cas échéant la commande basique est souvent numérique pour le choix de la V1, V2 ou V3.

La différence de prix entre VMC-DF basique et full électronique va de 300 à 600 €ttc … sans les options nombreuses en full électronique !!!

Carte électronique avec potentiomètres et jumpers

Ce que l’on ne trouve plus

C’est bien fini la carte mère avec ses potentiomètres et ses jumpers d’installation.

Sur la photo en exemple, les 3 vitesses en insufflation et les 3 vitesses en extraction se règlent individuellement par des potentiomètres mais la double flux a des ventilateurs à action 🙂

Quand on a goûté à cette électromécanique simple, efficace et fiable … il est difficile d’imaginer un réglage depuis un ordinateur sans se demander un an après si le paramétrage n’a pas ‘foiré’ suite à un orage … si toutefois la carte mère a résisté à la foudre :mrgreen:

La VMC-DF full électronique

Commande digitale

Ces VMC-DF ont toutes les options électroniques possibles : commande digitale tactile, capteurs qualité de l’air ambiant, connexion WEB, domotique, etc.

Une commande digitale n’est pas une zappette de télévision !

On retrouve dans cette gamme de plus en plus de VMC-DF dont l’installation peut se faire depuis un ordinateur via une liaison USB ou une connexion LAN.

Les VMC-DF full électroniques disposent souvent d’un panneau de commande intégré au caisson. Ce panneau de commande permet avant tout de gérer les paramètres d’installation.

Sans ordinateur possible pour l’installation et sans panneau de commande sur le caisson, c’est obligatoirement une commande externe digitale qu’il faut pour l’installation.

Attention à ce que l’on vous livre de série avec une VMC-DF full électronique ! Regardez bien à l’achat selon vos désirs sinon vous risquez d’être déçu … surtout des prix in fine :mrgreen:

Les full électronique plus

Commande basique numérique

Toute l’électronique principale est de série et quelque fois la commande basique est de série. On retrouve les branchements principaux : commande déportée, connexion d’un PC en local (LAN) et même à distance (WEB), entrées/sorties numériques et/ou analogiques pour les accessoires (commande Boost, capteur de présence, capteurs d’ambiance, préchauffage électrique intégré au caisson, etc.).

C’est le cas des Maico avec une carte mère complète, une commande basique de série, une connexion PC, un vrai Modbus utilisable et le WEB avec la possibilité d’une connexion Smartphone en local comme à distance.

Bien sûr les matériels spécifiques comme un postchauffage, un puits canadien, la domotique restent des options … il ne faut quand même pas rêver 🙂

Les full électroniques moins

Zehnder Q connexion des box

Rien ou presque n’est de série … tout est en option et y compris la commande basique. C’est le cas des Zehnder ComfoAir Q avec en option trois Box externes, la carte mère est équipée uniquement de prises de connexion pour ces Box externes.

Ce choix électronique veut dire par exemple que pour avoir un ordinateur ou un Smartphone connecté en local ou à distance il faut une ou des options payantes 🙁

Précision : selon vos besoins une full électronique moins sans option peut très bien vous convenir !

Attention à la RJ45 !

Sur certaines machines on trouve une entrée RJ45 … mais ne croyez surtout pas qu’une RJ45 est toujours là pour une connexion filaire de votre ordinateur … non ça peut-être une simple prise de contrôle sans logiciel disponible pour l’usager final 🙁

Questions à vous poser avec une VMC-DF basique

Vous voulez du simple avec une VMC-DF basique + commande basique, il y a des points à voir selon vos désirs :

  • Comment fait-on l’installation, panneau de commande sur le caisson ou ordinateur possible ?
  • Est-ce que le Bypass manuel on/off est possible ou le Bypass automatique est uniquement disponible ?
  • Comment est gérée la modulation d’un préchauffage de gaine en terme de sécurité avec la VMC-DF (arrêt VMC-DF, petit volume d’air, etc.) ?
  • Comment fait-on pour arrêter la VMC-DF si la commande basique ne le permet pas ? Oui je sais c’est interdit en France et en Belgique 🙂 🙁
  • Comment fait-on pour avoir une commande Boost dans une salle-de-bains ?

Ma réponse est très simple, sans panneau de commandes sur la VMC-DF et sans possibilité d’installation via un ordinateur … selon vos désirs (Bypass manuel, préchauffeur antigel, commande Boost en SdB, …) soit les solutions existent simplement et avec sécurité … soit il faut opter pour une full-électronique même si vous n’utilisez que 30% des possibilités.

Rappel : l’électronique d’une VMC-DF basique est limitée !

Conclusion sur l’électronique à outrance

Je vais simplement vous exposer mes choix en 2011 :

  • pas de commande digitale et pas de programmation,
  • pas de préchauffage et pas de postchauffage,
  • pas de capteur CO2, COV ou HR,
  • pas de débit constant,
  • pas de domotique,
  • pas de Bypass.

Je suis très satisfait avec ma commande basique 4 vitesses + arrêt possible + led filtres sales ou erreur. Même la led filtres sales ne me sert à rien … j’ai une préfiltration « maison » d’une durée d’un an sans entretien 🙂

Nb) du simple oui mais une VMC-DF de qualité avec des ventilateurs à action et les volumes de chaque vitesse insufflation et extraction que j’ai choisis à l’installation 🙂

Et en 2018, qu’est ce que je choisirais ?

Je prendrais une full électronique avec soit un panneau de commande, soit une installation depuis un ordinateur … mais je resterai fidèle à une commande basique manuelle et jamais de connexion à distance !

Double flux avec ventilateurs à action !

Une sonde hygro interne au caisson et le mode AUTO

Un vrai Bypass 100% d’ouverture et un paramètrage « ouvert »

Un préchauffage modulant interne pour l’antigel si zone froide

Un mode ECO pour l’arrêt d’un ventilateur, mais avec choix du ventilateur

Le 2 zones en insufflation si système simple et efficace

Le Smartphone en local si ce n’est pas une option payante

Programmation hebdomadaire surtout pour gérer les absences

Non aux sondes CO2 et COV

Non aux filtres propriétaires obligatoires

Non à la pression constante et à la domotique

Non au puits canadien et au postchauffage (électrique ou eau)

Un rêve en été : le mode ECO avec arrêt du ventilateur d’extraction … depuis la commande basique ❤

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Réglementation PEB (Belgique)

Il s’agit d’un résumé de la réglementation PEB (Performance Énergétique des Bâtiments) en ventilation.

Les volumes réglementaires Belges sont des minimas … qu’il faut interpréter comme des maximas sinon bonjour les dégâts :mrgreen:

En Belgique, le système C = simple flux et le système D = double flux.

Résumé de la réglementation Belge

La réglementation PEB impose un débit de conception minimum d’alimentation, de transfert ou d’évacuation d’air pour chaque type de pièce : cuisine, salon-séjour, chambres, salle-de-bains, WC, buanderie, etc.

Spécifications des volumes et de la vitesse de l’air

Le CSTC précise : Pour l’alimentation ou l’évacuation mécanique des systèmes B, C et D, le système de ventilation est conçu de sorte que les débits de conception minimum peuvent être atteints pour tous les locaux concernés en même temps et pour au moins une position de réglage du ventilateur (généralement la position maximum).

Cette précision est intéressante car les volumes réglementaires PEB peuvent être réservés à la vitesse Boost d’une VMC-DF … ce que confirme l’exemple concret des architectes Belges ci-dessous 🙂

Règle générale

Le débit minimum de renouvellement d’air est de 3,6 m³/h/m² au sol du volume chauffé, mais il y a des débits minimums à respecter et des débits limités … heureusement 🙂

Les ouvertures de transfert entre les locaux (passage de l’air d’une pièce à l’autre) doivent avoir une capacité d’ouvertures suffisantes pour une différence de pression de 2 Pa maximum.

Sont comptabilisées dans la surface :

  • les surfaces des escaliers,
  • les dimensions intérieures pour la ventilation,
  • les surfaces ayant une hauteur sous plafond ≥ 1,50 m.

Volumes en extraction

  • Débit nominal mini : cuisine ouverte 75 m³/h, cuisine fermée 50 m³/h;
  • Débit nominal mini : SdB ou buanderie 50 m³/h; WC 25 m³/h.
  • Débit limité : cuisine fermée, SdB ou buanderie 75 m³/h.

Question ou astuce : cuisine ouverte … combien de m² au sol pour la cuisine ? :mrgreen:

Volumes en insufflation

  • Débit nominal mini : séjour 75 m³/h, chambre ou bureau 25 m³/h
  • Débit nominal limité : séjour 150 m³/h,
  • Débit limité : chambre ou bureau 72 m³/h soit 36 m³/h/personne.

Précision : on peut avoir dans une chambre ou un bureau d’une personne un volume limité de 36 m³/h 🙂

Avertissement : la Wallonie a visiblement modifiée en 2016 la norme en vigueur NBN D50-001. Le débit limité à 36m³/h par personne a purement et simplement disparu 🙁 🙁

Vitesse de l’air

La vitesse de l’air doit être à 2 m/s dans les sections terminales précédents les bouches de pulsion.

Cette réglementation sur la vitesse est ambiguë :

  • Dans une chambre où on y est que la nuit !
  • Quelle longueur doit avoir la section terminale pour respecter les 2 m/s ?

Vitesse de 2 m/s comment faire en PEHD DN90 ?

Il s’agit de la vitesse dans le plénum et en sortie de bouche … pas celle dans la gaine de distribution !

Nb) le plénum peut-être considéré comme une section terminale … difficile de dire le contraire 🙂

Les 2 m/s sont respectés jusqu’à plus de 80 m³/h avec un plénum et une bouche en ∅125.

Donc la vitesse dans une gaine PEHD DN90 (75 mm interne) peut monter à 3,5 m/s soit 55 m³/h soit le volume réglementaire pour une chambre de 15 m² … avec une seule gaine DN90 ! Ah oui je suis vicieux 🙂

Exemple concret Belge

Texte repris d’un document Belge « Les performances de la ventilation » servant de guide pratique aux architectes. Je cite :

Les hypothèses choisies pour les maisons d’habitation sont les suivantes :

  • la superficie totale habitable des logements est de 100 m², pour un volume habitable de 250 m³ ;
  • selon la réglementation, les débits nominaux sont les suivants :

Pour la ventilation mécanique double flux avec ou sans récupération de chaleur, le débit d’air peut être diminué durant la nuit (8 heures) : il est de 106 m³/h. En journée, il est de 216 m³/h durant 4 heures et de 151 m³/h pendant les 12 heures restantes.

Vous remarquerez que le volume de la chambre 2 (ici pour un enfant) est à 36m³/h !

Nb) je suppose que les volumes jour et nuit donnés dans ce document sont basés sur le bon sens 🙂

Avertissement : l’exemple ci-dessus, pourtant fait pour et par les architectes Belges, est-il PEB ?

Le PEB dit : la VMC fonctionne en flux continu avec au moins les volumes réglementaires !

Voilà l’exemple type d’une réglementation où il y a confusion puisque le PEB ne précise rien sur les volumes jour et nuit sachant qu’une double flux a généralement 3 vitesses (nuit, jour et Boost) :mrgreen:

L’exemple des architectes Belges est donc très bon puisque les volumes réglementaires sont respectés à la vitesse Boost (la plus grande vitesse).

Comment équilibrer insufflation et extraction ?

La réglementation Belge a l’inconvénient majeur, outre des volumes excessifs, de rendre très difficile l’équilibrage entre insufflation et extraction !

Le CSTC précise pour la ventilation double flux

Dans la plupart des cas, le total des débits exigés pour l’alimentation en air neuf est plus élevé que le total des débits exigés pour l’évacuation de l’air vicié. Dans la réalité néanmoins, l’air n’étant pas accumulé à l’intérieur du bâtiment, le système tendra spontanément vers un équilibre dépendant de l’étanchéité à l’air du bâtiment ………

Il faut quand même oser écrire la phrase ci-dessus :mrgreen:

Dans le cas du système D avec récupération de chaleur, il est souhaitable de limiter autant que possible les pertes de chaleur dues à ces fuites supplémentaires au travers de l’enveloppe. Il est dès lors fortement recommandé de concevoir un système dont les débits de conception sont identiques pour l’alimentation et pour l’évacuation (débits équilibrés). Il existe différentes solutions pour atteindre cet équilibre :

  • l’utilisation du recyclage (mécanique) de l’air provenant de certains espaces (chambres, bureaux et/ou salles de jeux ou de hobby, p. ex.) vers le séjour (cf. § 2.4)
  • l’augmentation du débit d’extraction dans les espaces d’où l’air est évacué,
  • l’ajout d’extractions supplémentaires dans des espaces dépourvus d’exigences, tels que le hall, les couloirs, le dressing, le débarras, et prévoir des ouvertures de transfert supplémentaires vers ces espaces.

Le dernier point ne manque pas de piquant :mrgreen:

2.4. Recyclage de l’air avec le système D

Pour le système D uniquement, il est autorisé d’alimenter le séjour, totalement ou partiellement, avec de l’air recyclé provenant d’autres locaux d’une même habitation, notamment les chambres, bureaux et salle de jeux. Dans ce cas, l’air recyclé doit être amené mécaniquement vers le séjour. Un ventilateur supplémentaire est donc nécessaire. D’autres types de recyclage sont également autorisés, mais nécessitent une attention particulière.

Le PEB Systèmes résidentiel de Wallonie précise

Système D et recyclage :

Les débits minimums doivent être réalisés en air neuf uniquement – on ne peut faire de retraitement sur un débit minimum. Le recyclage de l’air ne peut se faire que dans les amenées d’air des locaux secs.

Les techniques de recyclage sont plus adaptées au non résidentiel. Pour le résidentiel, il vaut mieux privilégier l’équilibrage des débits de la VMC au recyclage.

Nb) que veut dire « On ne peut faire de retraitement sur un débit minimum » … je ne sais pas répondre mais voilà un sujet d’interprétation incroyable 🙁

L’équilibrage avec recyclage est plus délicat car il impose une petite usine à gaz avec un ventilateur spécifique qui aspire l’air du couloir pour l’insuffler dans le séjour. Les transferts sous les portes doivent être adaptés puisque l’air de séjour ne devrait pas revenir dans le couloir mais passer directement dans la cuisine et les autres pièces humides. L’avantage de cette solution, c’est de pouvoir choisir une VMC-DF moins imposante en volume d’air fourni !

L’équilibrage sans recyclage soit par rajout d’extraction(s) dans un couloir, un hall etc. soit par augmentation des volumes aux bouches d’extraction existantes … c’est simple à comprendre mais il faudra obligatoirement une VMC-DF avec un gros volume dès une maison de 100 m² 🙁

Je préfère sans recyclage puisque la vitesse Boost répond à la réglementation et qu’il reste les vitesses nuit et jour pour adapter vos volumes souhaités en régime de croisière.

Le recyclage pourra être la seule solution pour avoir dans une maison résidentielle une VMC-DF avec un volume maximum raisonnable sans avoir l’obligation de choisir une machine du tertiaire à cause d’un volume réglementaire « démesuré » :mrgreen:

La nouvelle mode du système C+

Je parle du système C+ car il fait des émules en Belgique … à raison ou à tort ?

Rappel: système C = simple flux, système D = double flux.

La réglementation Européenne a introduit la modularité des volumes via les sondes qualité de l’air CO2, COV et HR, en résumé on ventile selon les besoins et pas plus … une vraie révolution en Belgique avec ses volumes réglementaires de renouvellement d’air très importants.

En simple flux la modulation est connue depuis longtemps avec les sondes HR (humidité) … normal puisqu’une simple flux extrait l’air des pièces humides.

Le problème en simple flux c’est les CO2 et COV dans les pièces sèches comme les chambres. La question est : comment résoudre l’équation avec un système C ?

Précisions : si en double flux il y a une concurrence en Europe entre les marques et les matériels, il en n’est pas de même en simple flux où chaque pays européen « impose » son matériel national depuis plus de 30 ans. Sachant que la simple flux représente, encore en 2020, plus de 90% des installations VMC dans le résidentiel 🧐

Les Belges ont mis sur le marché le système C+ (Renson, Duco, etc.) avec modulation de la quantité d’air renouvelé individuellement pour chaque pièce dont les pièces sèches. En comparaison, c’est comme la modulation des SF « Hygro A ou B » en France … mais avec en plus la modulation CO2 et COV en pièces sèches via des bouches d’extraction.

Système C+ comparé aux systèmes C et D, clic pour agrandir

Je vous présente un schéma Système C+ comparé aux systèmes C et D, schéma récupéré dans l’étude: Systèmes C+ et D LE VÉRITABLE COÛT DE LA VENTILATION. On retrouve facilement le PDF de cette étude sur le Net.

J’ai apporté des annotations en couleur mauve sur le schéma pour mieux illustrer et comprendre. Je précise que le contrôle CO2, COV et HR se fait en C+ par au moins une sonde placée dans chaque piquage de la SF (les modules), chaque pièce humide à son piquage individuel, il en est de même pour les pièces sèches avec sondes CO2 ou COV.

Renson Healthbox 3.0 C+ : sa configuration maxi

En résumé, pour une pièce sèche comme une chambre, une extraction d’air est rajoutée dans la pièce pour permettre le contrôle qualité de l’air (CO2) et le renouvellement d’air dans cette pièce. L’air neuf rentre toujours par dépression via une ouverture sur la fenêtre ou le volet roulant (invisivent) comme pour toutes les SF en Belgique.

Je me garderais bien ici de commenter cette étude, par contre quand je regarde le schéma du système C+ de la Renson Healthbox 3.0 C+ dans sa configuration maximum … je suis sans voix puisque on réinvente presque la DF mais une DF sans échangeur.

La raison d’être du système C+ c’est une ventilation à la demande (via les sondes qualité de l’air) donc une réduction de la perte de calories due au renouvellement d’air via une « simple SF avec sondes qualité de l’air ». Bien évidement le PEB propose « une carotte forfaitaire » via un facteur de réduction pour la ventilation SF via sondes (fréduc vent, heat). Ce facteur de réduction peut monter à 0,35 si la ventilation est régulée pour chaque pièce via un capteur qualité de l’air (CO2, COV ou HR) selon le type de pièce.

Les différents facteurs de réduction ventilation en Wallonie : voir ICI

J’ai quand même des questions à discrétion des lecteurs Belges :

  1. Quel est le prix d’un système C+ complet (matériels + installation + invisivents) pour une maison avec 3 chambres, salon-séjour, bureau, buanderie, 2 SdB, 2 WC et une cuisine fermée ?
  2. Quelles sont les différences d’installation et d’entretien entre un système C+ et une double flux ?
  3. Le système C+ est-il fiable sur le renouvellement d’air à la demande par pièce. Sachant que l’air neuf renouvelé par une SF se fait par dépression … n’y a-t-il pas conflit entre les invisivents et le détalonnage des portes ?

Une chose est certaine pour moi, l’étude Systèmes C+ et D LE VÉRITABLE COÛT DE LA VENTILATION se garde bien d’apporter des réponses à ces questions majeures … sans parler de l’air froid entrant en hiver et du confort. Je vais me permettre une remarque personnelle : le système C+ dans sa configuration maxi pour la maison présentée ci-dessus est plus cher qu’une DF à cause des invidivents (entrées d’air à rajouter sur les fenêtres ou volets roulants) 😡

Relativisons, les Français ne font pas mieux avec leur réglementation minimaliste en volume d’air renouvelé grâce à la modulation des bouches Hygro sur les fameuses SF Hygro A ou B … mais sans tenir compte du CO2 😡

La SF représente plus de 98% du marché VMC en France … et plus de 90% en Europe !

Relativisons encore, les Hollandais ont « inventé » la DF+ (QualityFlow de Itho Daalderop). Je vous laisse aller voir ce truc sur le Net … sachant que ce système DF+ est visiblement commercialisé (autorisé ?) qu’en Hollande :mrgreen:

Ma conclusion sur les sondes CO2 et COV : commercialement c’est OK … in situ ça se discute vraiment 💡

Conclusions sur la réglementation Belge

Je me garde d’être trop critique sur la réglementation Belge sur la ventilation mais une question me taraude : Combien d’installations DF Belges respectent la réglementation une fois le PEB passé ?

Volumes réglementaires Belge = volumes nominaux = volumes maximums

Aucune règle claire sur les volumes nuit et jour alors qu’une VMC-DF a 3 vitesses

L’équilibrage insufflation-extraction sera généralement un réel problème en Belgique !

La solution du recyclage est un mauvais tête-à-queue commercial Belge !

Gros volumes donc gaines métalliques ?

Les professionnels dont les installateurs, préconisent pour répondre à la réglementation Belges des gaines de gros diamètres donc du métallique ∅160 et 125 … en réseau linéaire !

Y aurait-il d’autres raisons pour préconiser cette solution ? J’ai bien peur que oui 😛

Les gaines PEHD DN90 sont-elles utilisables ?

Je suis certain qu’un réseau pieuvre en PEHD DN90 (∅75 interne) répond à la réglementation Belge :

  • Dans une grande pièce comme un séjour on installe 2 ou 3 bouches et pas une seule bouche comme en réseau linéaire :mrgreen:
  • Dans une cuisine on installe une seule bouche en ∅125, un plénum-bouche de ∅125 et au moins 2 gaines DN90 🙂

Rappel : une gaine PEHD DN90 (75 mm interne) supporte sans problème 55 m³/h à 3,5 m/s soit le volume Boost d’une chambre de 15 m² … la vitesse de 2 m/s sera dans le plénum et la bouche de ∅125 🙂

Des gaines PEHD > DN90 ?

Il est possible d’installer des réseaux pieuvres avec des gaines PEHD > DN90 :

  • Zehnder propose des gaines VMC en ∅110 et 125 mais elles sont chères.
  • Prendre des gaines TPC où les ∅ externes (internes) existent en 110 (94), 125 (107), 160 (137), 200 (172).
  • Mais il faudra en Belgique fabriquer vos propres collecteurs … ce n’est pas sorcier 🙂

Les nuisances sonores

La nuisance sonore de résonance est surtout due au réseau métallique … c’est indéniable même si on vous dit le contraire 🙁

Un réseau métallique nécessite obligatoirement des silencieux et bien étanchéifier les raccords !

Attention au bruit et au nettoyage avec un réseau métallique … vous êtes prévenus 🙂

Un bruit de souffle d’air peut exister à la bouche à la vitesse Boost. Ce bruit de souffle, indépendant du type de gaine, se produira dès que la vitesse de l’air sera trop grande ce qui est souvent le cas lorsque les gaines sont courtes 🙁

Je ne suis pas contre un réseau linaire métallique … chacun choisit ce qu’il veut … en sachant 🙂

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Gaines PEHD : des VMC ou des TPC ?

Le PEHD (polyéthylène haute densité) c’est la matière première pour la fabrication des gaines PEHD double peau utilisées pour la distribution d’air en VMC-DF et l’enfouissement sous terre des fils électriques (gaines TPC) dans le BTP. Le but de ce chapitre est donc de vous présentez les différences entre ces gaines similaires les VMC et les TPC.

Gaines PEHD TPC

Ce chapitre est très important puisqu’il s’agit du choix primordial des gaines de ventilation en réseaux pieuvres donc du prix !

Les gaines devront durer bien plus longtemps que la VMC-DF elle-même !

On dit double peau parce que ces gaines ont 2 parois « soudées » entre elles. La paroi externe avec des cannelures pour la résistance (compression, etc.) et la paroi interne pour son côté lisse … enfin presque :mrgreen:

Précision, je parle ici surtout des gaines rondes de format DN75 et DN90.

Le DN63 est à la mode en Allemagne comme gaines enfouies en dalle ou chape à la place des gaines oblongues difficilement nettoyable. Certes pour une bouche il faut doubler les gaines DN63 et les tripler ou les quadrupler en salle-de-bains et cuisine.

Les caractéristiques du PEHD

Il s’agit des caractéristiques du PEHD vierge donc PEHD non recyclé !

  • Sa couleur naturelle va du translucide au blanchâtre suivant l’épaisseur (semi cristallin, semi opaque, blanchâtre). Un intérieur bien blanc, c’est un PEHD de couleur blanche !
  • Le PEHD est «alimentaire» naturellement si la matière est vierge (non recyclée), il est autorisé au contact alimentaire.
  • Le PEHD est imputrescible mais il craint les UV comme tous les plastiques.
  • Sa durée de vie est d’environ 100 ans dans de bonne condition (< 50°C et hors UV).
  • Son coefficient de frottement est très faible, comparable au Téflon.
  • Le PEHD est un isolant électrique exceptionnel et une très bonne résistance aux produits chimiques.
  • Les gaines sont résistantes aux chocs et à la compression.
  • Aucun risque d’émission de COV … jusqu’à au moins 50°C selon mes convictions.
  • La classification au feu, il n’y aucune classification possible.

Autres caractéristiques

  • Le PEHD en couleur (rouge, bleu, jaune, vert, blanc, etc.) est teinté à la fabrication des granulés PEHD servant à la fabrication des gaines.
  • Le PEHD recyclé est généralement de couleur noir … complètement à éviter en ventilation !

L’odeur du plastic ?

Quand on met le nez dans une gaine PEHD ça sent très peu le plastic, voire pas du tout qu’il s’agisse des gaines VMC ou TPC … donc évitez les gaines qui sentent trop le plastic comme celles de couleur noire !

Les adeptes du tube galva ne devraient pas se réjouir … quand on met le nez dans un tube métallique ça pue grave la ferraille :mrgreen:

Conseil : les gaines PEHD sont en plastique, l’odeur du plastic peut-être présent à partir de 50°C … ma conclusion est très simple :

Je déconseille le postchauffage air > 50°C via les gaines PEHD !

Avec un air > 50°C choisissez les gaines métalliques 🙂

Les principaux fabricants de gaines PEHD

J’ai répertoriés surtout les fabricants connus et référencés en France !

Nb) cette liste n’est pas exhaustive, je ne garantis pas l’exactitude du tableau même si j’ai fait au mieux.

3 fabricants de VMC-DF sont dans le tableau (Brink, Burgerhout et Comair) mais pas certain que ces marques soient les réels fabricants de leurs gaines PEHD.

Ryb TPC, défauts

Les fabricants ou marques de VMC-DF s’approvisionnent en gaines PEHD chez l’un des fabricants du tableau. Par exemple les gaines Helios en 2011 étaient des Polieco Poliair blanches avec l’intérieur noir 😡

Les gaines Zehnder ? Je n’ai pas mis dans le tableau les gaines ComfoTube Zehnder dont personne ne sait exactement quel est le fabricant ! Ce que je peux vous dire pour les avoir vues et touchées la peau interne est en PEBD … l’ondulation de la peau interne est très prononcée … normal pour avoir un cintrage avec un petit rayon.

Rappel : éviter les TPC du fabricant Courant et surtout ne pas prendre les TPC Ryb dont le peau interne présente des défauts rédhibitoires en double flux.

Marquage des gaines TPC

Le marquage des gaines TPC est obligatoire sur la gaine elle même, ce marquage est répété régulièrement sur toute la longueur. Certaines gaines VMC peuvent avoir ce marquage … pas de souci sauf si la peau intérieur est noire.

Précision : en 2011 je ne savais pas tout ça, j’ai acheté des gaines VMC Helios (fabricant Polieco Poliair) avec la peau intérieur noire et puante … je me suis bien fait en..ler en 2011 😡

Les gaines VMC

Les gaines VMC sont utilisées dans le seul domaine de la ventilation. Contrairement aux gaines TPC, les couleurs externes sont libres en VMC.

Principales caractéristiques des gaines VMC

  • La peau interne est très ondulée pour un rayon de cintrage plus faible que les TPC. Le rayon de cintrage peut-être 2D (2 x diamètre) soit 15 cm pour les gaines DN75.
  • La peau interne peut-être avec un antibactérien et/ou un antistatique.
  • La peau interne peut être en PEBD (polyéthylène basse densité). Le PEBD a comme caractéristique principale la souplesse, donc moins rigide que le PEHD.

Le prix de 50 mètres de gaines VMC peut-être jusqu’à plus de 3 fois celui des TPC !

Il existe des gaines VMC PEHD oblongues (ovales) pour réduire l’épaisseur et faciliter l’enfouissement dans les dalles ou chapes. Je ne m’étendrai pas sur les gaines oblongues puisque j’y suis hostile à cause du nettoyage difficile pour ne pas dire impossible.

Nb) nous verrons plus loin que les caractéristiques des gaines VMC ne sont pas forcément un gage de qualité absolue … même si les professionnels de la ventilation hurlent le contraire sur tous les toits !

Les gaines TPC

TPC Hegler Hekaplast

Les gaines TPC utilisées dans le BTP servent essentiellement de gaines protectrices de câbles électriques, optiques et autres tuyaux d’eau ou de gaz. Ces gaines sont généralement utilisées enterrées.

On trouve tous les formats dans les gaines TPC, du DN40 à DN200 (200mm). La peau interne est souvent translucide … évitez toutes les autres couleur en TPC !

Toutes les gaines TPC ont quasiment les mêmes propriétés mécaniques, on peut simplifier en disant, seule la couleur externe change :

  • Rouge pour les réseaux électriques, les fameuses gaines TPC.
  • Jaune pour les réseaux GAZ.
  • Bleue pour les réseaux EAU.
  • Verte pour les réseaux TELECOM.
  • Blanche pour les réseaux fibre OPTIQUE.

Les TPC rouge et GAZ jaune sont généralement certifiées NF en France.

Nb) je ne m’exprime pas sur la qualité de fabrication, il faut voir ça sur place chez le distributeur avant d’acheter … mais toujours avec la peau interne de couleur translucide !

Principales caractéristiques des gaines TPC

  • La peau interne est moins ondulée que celle des VMC, la couleur est translucide (ou noir pour le PEHD recyclé).
  • Le rayon de cintrage, plus important que celui des VMC, est compris dans entre 27 et 45 cm en DN75.

Les gaines TPC avec peau interne noir ne sont pas utilisables en ventilation !

Niveau prix c’est la guerre en Europe pour les gaines TPC, les quantités utilisées sont énormes par rapport aux gaines VMC … mais ça n’explique pas toute la différence de prix … les VMC profitent un max de la situation !


Différences entre gaines TPC et VMC

Je vous préviens tout de suite, je vais être cash dans ce chapitre !

Le diamètre externe

Le diamètre externe est identique entre TPC et VMC … du DN75 c’est 75 mm et du DN90 c’est 90 mm 🙂

Certains fabricants de gaines VMC font du zèle comme les Uniflexplus avec 76 mm et 91 mm ou pire Hybalans avec son DN90 à 92,3 mm. Rassurez vous les accessoires de ces fabricants vont très bien sur des gaines standards VMC ou TPC.

Les 76 et 91 mm peuvent être considérées comme standards … le 1 mm de différence est dérisoire.

Une tolérance jusqu’à 2 mm sera compensée par le joint torique d’étanchéité indispensable dans toute liaison d’une gaine PEHD dans le piquage d’un collecteur ou d’un plénum.

Le diamètre interne

Là c’est le « bordel », d’un côté le BTP minimise le diamètre interne en donnant le diamètre minimum de la norme nationale (NF en France) et de l’autre les VMC exagèrent comme ce n’est pas permis pour faire croire qu’ils sont les meilleurs avec un gros diamètre interne !

Jeter un œil sur les données techniques des gaines TPC PEHD HEKAPLAST HEGLER, les meilleures TPC … vous verrez vite que c’est l’embrouille car sur la certification NF TPC c’est le ∅ minimum imposé par la norme et dans sa documentation Hegler tient à préciser qu’il est meilleur que les tolérances de la NF 🙁

Ne vous laissez pas impressionner par le diamètre interne et dites vous bien qu’ils sont tous potentiellement faux, surtout pour les gaines VMC. Il peut y avoir jusqu’à 3 mm de différence … ça ne change quasiment rien au volume/perte de charge.

Diamètre interne : les BTP minimisent, les VMC maximisent

Retenez ces diamètres internes : DN75 = 61 mm, DN90 = 75 mm

Les marques et distributeurs de gaines VMC nous prendraient-ils pour des cons ?

Caractéristiques techniques

Les gaines PEHD ne présentent pas de problème de résistance à la compression pour l’enfouissement sous terre, dans une dalle ou une chape et même marcher dessus par accident :

  • Gaines TPC : résistance compression ≥ 450 N (Newtons), écrasement < 5% à 450 N.
  • Gaines VMC : résistance compression entre ≥ 600 N et > 700 N, résistance à l’écrasement (rigidité annulaire) ≥ entre 7 et 8 kN/m² soit environ 700 et 800 Kg/m².

Pourquoi la résistance à la compression est-elle plus importante pour les gaines VMC ? La raison que l’on m’a donnée me laisse dubitatif … il s’agirait de prévenir les écrasements par les ouvriers sur les chantiers pendant le stockage et l’installation … quelle jolie pirouette 🙂

Nb) l’épaisseur de la peau interne des gaines VMC est plus importante que celle des TPC.  Mais attention, il faut comparer avec des gaines TPC de qualité comme les Hegler Hekaplast … et là la différence est bien moindre.

Rappel : certaines marques de gaines VMC ont la peau intérieure en PEBD (polyéthylène basse densité). Je ne connais pas avec précisions les avantages et les inconvénients sauf à dire que le PEBD est sur le papier plus souple !

L’antistatique des gaines VMC

L’antistatique ne concerne que la peau interne de la gaine. Il semblerait que l’antistatique soit un critère majeur entre les gaines TPC et VMC ! Autrement dit une gaine PEHD doit être reconnue « antistatique » pour prétendre être VMC.

Un autre critère majeur, c’est l’utilisation de produit « vierge » c’est-à-dire alimentaire et non recyclé. Pour moi c’est clair, tous les PEHD translucides sont « vierges » sans avoir recours à un label.

Gaine Helios de la SdB, après 3 ans

Il y a 2 types d’antistatique :

  • Le chimique par additif rajouté à la fabrication de la matière. Malheureusement cet antistatique a une durée de vie maximum de 4 ans … et je suis large ! C’est exactement ce que j’ai constaté après 4,5 ans sur mes gaines Helios vendues comme antistatiques 🙁
  • Le mécanique en mesurant le surfaçage du produit fini pour garantir un produit lisse. On parle d’une finition antistatique si la résistivité superficielle est ≤ 10¹² Ω … et oui je suis savant 🙂

Nb) certains fabricants font certifier leurs gaines en antistatique mécanique pour justifier des gaines VMC avec une jolie étiquette : Tuyau VMC double flux en PEHD.

Je ne connais pas la résistivité superficielle du PEHD translucide de l’intérieur des gaines TPC … mais je suis prêt à mettre « quiqui » sur le billot si elle est significativement différente de ≤ 10¹² Ω :mrgreen:

Malheureusement les poussières arrivent à scotcher plus ou moins vite sur la paroi … même dans une gaine réputée antistatique 😯

C’est un véritable tour de passe-passe cet antistatique car l’humidité de l’air et/ou un air un peu gras en extraction scotcheront forcément la poussière contre la paroi même si naturellement le coefficient de frottement du PEHD est très faible puisqu’il est comparable au Téflon !

L’antistatique chimique

Ces gaines coûtent plus chères à la fabrication (c’est vérifié) … mais pas autant que la différence des prix actuels entre gaines VMC avec ou sans antistatique (1)

(1) souvent les gaines antistatique par additif chimique peuvent être en plus antibactériennes … mais ça ne justifie pas quand même la différence de prix !

Comment être certain que les gaines qu’on achète sont bien antistatiques par substance rajoutée puisqu’il n’y a pas de certification officielle … enfin je n’en connais pas. D’ailleurs certaines grandes marques ne revendiquent pas leurs gaines comme antistatiques … c’est plus sûr 8)

Personne n’a jamais prouvé scientifiquement le vrai plus des gaines PEHD antistatiques … pourquoi payer plus cher 😉

Où sont les certifications antistatiques par substance rajoutée au PEHD vierge ?

Le PEHD antistatique chimique reste-il « alimentaire » ? 😈

L’antistatique est un leurre commercial selon moi

L’antibactérien des gaines VMC

Certains marchands vantent un traitement antibactérien généralement aux ions d’argents (1) pour la peau intérieure PEHD de leurs gaines VMC. Par exemple Aldes pour ses gaines Optiflex (fabricant Fränkische) précise : Conduit véritablement antibactérien grâce à un traitement aux ions argent qui limitent le développement des bactéries.

Gaine PEHD VMC

Le terme « limitent » est très ambigu, rien n’est dit nul part pour préciser quelles bactéries et la durée de l’antibactérien … sachant que cette durée ne peut-être que très courte.

(1) il existerait un antibactérien par mouillage de la peau interne avec un produit spécial, est-ce la même chose pour le traitement aux ions d’argents ?

Comment ose-t-on nous faire croire que l’antibactérien empêchera les bactéries de s’installer tranquillement avec le temps. De plus la poussière s’accumule inévitablement malgré l’antistatique !

La photo montre l’intérieur de 3 gaines VMC en PEHD double peau, on trouve :

  1. Gaine verte claire avec peau intérieure PEHD translucide donc vierge 🙂
  2. Gaine verte foncée avec peau intérieure traitée antibactérien aux ions d’argent (1).
  3. Gaine bleue avec peau intérieure de couleur blanche.

(1) la couleur grise n’est pas liée aux ions d’argent … c’est juste pour faire illusion 🙁

La couleur interne noire ?

C’est très simple, il faut considérer que la couleur noire c’est du PEHD recyclé au mieux, donc surtout pas de couleur noire pour la peau interne que les gaines soient VMC ou TPC.

Le seul noir acceptable c’est la peau externe des gaines PEHD traitées anti-UV avec du noir de carbone rajouté à la matière première.

Jamais de couleur noire pour la peau interne des gaines de ventilation !

Les peaux internes de couleur grise plus ou moins foncée ? Humm c’est douteux donc éviter

Les gaines lisses à l’intérieur

Gaines TPC et VMC : la peau intérieure

Tous les fabricants et distributeurs disent de leurs gaines PEHD double peau « Elles sont annelées à l’extérieur et lisses à l’intérieur » ! Les plus honnêtes dans le BTP évoquent la paroi interne faiblement ondulée.

Pourquoi trouve-t-on une peau interne ondulée ? La réponse est simple, sans ondulation il serait impossible de cintrer une gaine PEHD double peau !

Les fabricants et distributeurs de gaines VMC veulent nous faire croire avec le terme de « lisse » que l’intérieur est parfait pour le nettoyage. D’ailleurs il est précisé « Gaines facilement nettoyables »

Que dit le dictionnaire du mot « lisse » : dont la surface est unie, polie, sans aspérité.

Ce que j’en dis : les fesses de bébé sont lisses mais au milieu il y a une raie pas toujours propre :mrgreen:

Le Clinside Zehnder : Les gaines Comfotube n’ont pas de certificat antistatique mais un label SKZ sur l’intérieur lisse des gaines … et pourtant les ondulations sont profondes !

Le fameux ‘Clinside’ dans les documents commerciaux … le texte de cette labellisation est très sommaire. Personnellement je pense que c’est typiquement un label ‘bidonné’ … un peu comme le certificat fait par Hegler sur l’antistatique mécanique de ses gaines pour justifier le label « VMC ».

Nb) Zehnder n’a jamais été fabricant de gaines PEHD … mais où sont-elles fabriquées ? :mrgreen:

Conclusions sur le « lisse »

Ce qui compte pour le nettoyage, c’est surtout la profondeur des ondulations de la peau interne. Plus la peau interne est ondulée plus la gaine sera cintrable mais plus il sera difficile de bien nettoyer l’intérieur des ondulations !

Gaine lisse et facilement nettoyable … nous prendrait-on pour des dindons ?

Attention aux photos retouchées pour faire croire à l’intérieur ultra lisse des gaines VMC.

Le cintrage des gaines

La grande différence entre les gaines TPC et VMC c’est le rayon de cintrage qui est toujours plus grand pour les gaine TPC puisqu’il est jusqu’à 3 fois supérieur à celui des gaines VMC !

Je pense que c’est là que la peau intérieure en PEBD de certaines gaines VMC doit apporter un plus au rayon de cintrage … mais j’aimerais connaitre les inconvénients comme le risque de désolidarisation des 2 peaux … je ne sais pas encore répondre 🙁

Rayons de cintrage :

  • VMC = 2D (diamètre) soit 15 cm en DN75, on trouve même du 13 cm en PEBD !
  • TPC = 35 cm en moyenne pour du DN75 soit au minimum 4D.

Attention : des gaines VMC fabriquées « façon TPC » auront forcément un rayon de cintrage TPC ! c’est le cas de certains fabricants comme par exemple Hegler avec ces gaines VMC Hekatherm fabriquées avec un moule similaire aux gaines TPC … donc le rayon de cintrage est TPC à 27 cm !

Les gaines TPC seraient-elles moins bien que les gaines VMC pour faire des boucles serrées à 90° ? C’est vrai mais c’est aussi une grosse connerie de faire des boucles serrées à 90° avec les gaines VMC.

Un peu de bon sens : à diamètre égal plus une gaine PEHD double peau est « cintrable » plus la peau interne devra avoir des ondulations profondes 🙂

Mais alors comment fait-on si on a un besoin impératif d’une boucle serrée à 90° ? C’est simple on utilise un raccord à 90° (1). Sinon il y a risque de fendillement dans le temps !

(1) que ce raccord 90° soit un spécial VMC ou un coude en PVC d’EU mais en PCV il faut prendre du 75 ou du 90 en femelle pour avoir les rebords!

Est-ce à dire que les gaines TPC ont des ondulations moins profondes que les gaines VMC ? La réponse est oui, les gaines TPC ont une peau intérieure moins ondulé (plus plate) que les gaines VMC … mais il n’y a un gouffre de différence 🙂

Gaine VMC intérieur noir 😡

C’est bien beau tout ça mais alors que faut-il privilégier : le cintrage donc plus de souplesse ou une peau intérieure moins ondulée ? Je vous laisse choisir en votre âme et conscience !

Personnellement je pense que si on ne tient pas compte de l’antistatique et de l’antibactérien, le mieux c’est des gaines avec un intérieur moins ondulé car le nettoyage sera facilité.

Nb) un cintrage d’un rayon de 35 cm pour un 90° en DN75 n’a quasiment aucune perte de charge … et dans le temps la gaine ne fendillera pas au cintrage !

Surtout on ne cintre pas une gaine PEHD au-delà de ses possibilités … le risque existe que les 2 peaux se désolidarisent ou même que la peau interne éclate !

Conclusions sur les gaines PEHD

Je ne crois pas un instant à l’antistatique et à l’antibactérien !

Emboitement gaine dans raccord

Il ne faut pas trop cintrer une gaine VMC ou TPC, en DN75 un rayon de 25 cm pour les VMC et 35 cm pour les TPC est un minimum !

Si boucle serrée à faire, il faut utiliser un raccord 90° avec rebord

Choisir les gaines TPC est un choix à assumer !

Eh oui au-delà du prix moindre des gaines TPC, il s’avère que pour la ventilation les gaines TPC sont pour moi valables sous réserves :

  • d’une peau interne translucide et sans défauts,
  • d’une date de fabrication de moins d’un an et une exposition au soleil de moins de 3 mois,
  • d’un nettoyage avant la mise en service si nécessaire,
  • du respect d’un rayon cintrage minimum de 35 cm.

Certains fabricants de gaines font des gaines VMC spécifiques pour une marque (couleur, antistatique, antibactérien) … mais ça personne ne doit officiellement le savoir !

Non à l’antibactérien et à l’antistatique … trop de doutes persistes

Oui aux gaines TPC de qualité vérifiée sur place chez le distributeur

Si gaines VMC, alors choisir les moins chères à 150 €ttc les 50m en DN75

Nb) les gaines une fois posées doivent impérativement avoir des bouchons au 2 extrémités pendant les travaux jusqu’au branchements définitifs.

Protéger les gaines PEHD des UV, les gaines doivent le plus possible être dans le noir absolu et au strict minimum à l’abri des UV … sinon le PEHD soumis aux UV commence à se décomposer au bout de 3 ans.

Y aurait-il un fabricant de gaines PEHD qui me donne raison ?

VMC Hegler HEKATHERM

TPC Hegler HEKAPLAST

Eh oui, le fabricant renommé Hegler fait des gaines VMC (sans antistatique et sans antibactérien) et avec quasiment le « même moule » de fabrication que pour les gaines TPC. Donc la peau interne des gaines VMC est moins ondulée … mais le rayon de cintrage est TPC !

Il s’agit des gaines VMC Hegler Hekatherm bleues et des gaines TPC Hegler Hekaplast rouges, les deux avec une peau interne translucide.

Nb) le prix des gaines Hegler VMC Hekatherm et TPC Hekaplast ont une différence de prix significative. Certes il y a une différence de résistance à la compression ≥ 450 N en TPC et ≥ 600 N en VMC. Les Hekatherm ont un certificat antistatique mécanique mais elles sont vendues sans antistatique chimique 🙂

Gaine PEHD d’un seul tenant

Si vous faites le choix des gaines PEHD en réseau pieuvre, alors privilégier chaque longueur d’un seul tenant entre le collecteur et le plénum de bouche :

  • Éviter les raccords 90° si vous pouvez vous en passer.
  • Les raccords droits sont à proscrire … je dis ça pour les radins !

Bien évidemment si vous avez besoin de faire une boucle serrée à 90°, alors aucune hésitation pour utiliser un raccord à 90°. Je conseille le raccord coudé PVC EU avec rebord, ils existent en 75 pour les gaines DN75 et en 90 pour les gaines DN90.

Nb) les marques Hybalans, Brink, Zehnder, etc. ont dans leur catalogue des jolis coudes 90° avec rebord … mais c’est plus cher 😡

Une traversée de dalle ou de mur pour relier la gaine à la bouche nécessite généralement un coude à 90° … c’est normal. Pour ce coude terminal vous pouvez utiliser du PVC EU sans rebord … il n’y a aucune conséquence à cet endroit 🙂

Gaines PEHD = moins de problème de bruit

Le DN90 peut-être choisi pour les gaines de plus de 12 mètres et volume > 25 m³/h

Conseil : je suis un inconditionnel du mixte DN75 et DN90 avec l’utilisation de collecteurs adaptés à cet usage.

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Isolation d’une maison

Je vous laisserai aller voir sur internet toutes les formules sur :

  • La conductivité thermique λ en W/m.K, plus le λ est petit mieux c’est,
  • La résistance thermique R en m².K/W, plus le R est grand mieux c’est,
  • La chaleur spécifique C en J/Kg.K
  • La masse volumique P en kg/m³
  • La durée de déphasage dont celui de l’isolant.
  • Le transfert d’humidité (maison perspirante ou pas).
  • Etc.

L’isolation n’est pas mon domaine de compétence, toutefois je vous apporte quelques conseils sur ce que je considère comme important à savoir avant de faire des choix. D’autant plus que dans le domaine de l’isolation, c’est la guerre, les non-dits, les idées reçues et un lobbying outrancier !


Coup de gueule sur les isolants

Je suis un peu écœuré par ce que l’on trouve sur le net, qu’il s’agisse de sites commerciaux, de sites de conseils mais aussi de certains forums. C’est la foire d’empoigne entre les fabricants, les distributeurs, les constructeurs, les spécialistes du bâtiment comme les thermiciens et les BET … mais aussi entre les prétendus spécialistes sur forums.

Laines minérales, le gros fabricant de laine de verre en Europe minimise le déphasage de l’isolant puisque les laines minérales sont mauvaises dans ce domaine. Beaucoup de spécialistes parlent d’inutilité du déphasage de l’isolant alors qu’en combles c’est un facteur majeur ! Est-ce du lobbying à grande échelle ? Je vous laisse seul juge :mrgreen:

Polystyrène expansé, il est visiblement le mal aimé en France, dans les comparatifs d’isolants il est souvent soit aux abonnés absents, soit pointé du doigt. Par exemple, le polystyrène expansé présenterait « Une instabilité dans le temps » … alors que j’ai personnellement vérifié le contraire avec un état impeccable après 50 ans de service comme isolant dans un frigo fruitier.

Ouate de cellulose et laine de bois, ces isolants sont à privilégier en combles. Mais là aussi les fabricants de ces produits font des tableaux comparatifs où la LdV est dans sa plus mauvaise configuration pour le déphasage … c’est de bonne guerre face au géant de l’isolation en Europe 🙂

Tableaux comparatifs d’isolants, ils sont souvent réalisés avec un parti pris « pour » ou « contre » certains isolants. Le business et les lobbyings sont présents à tous les étages, bref on fait dire aux chiffres un peu ce que l’on veut et la balance penche toujours d’un côté … mais pas le même selon le business de chacun 🙂

Certains conseillers donnent des chiffres en expliquant où ils les ont récupérés … manque de chance il y a des erreurs de relevé dans leur tableau comparatif … c’est ballot quand même 🙁

Certification Asermi, malheureusement dans cette certification seule la conductivité thermique est certifiée, aucun autre chiffre n’est donné comme la chaleur spécifique, la masse volumique ou la durée du déphasage.

Document Technique d’Application (DTA), il s’agit avant tout d’un document technique de pose et du domaine d’utilisation du produit comme par exemple une utilisation dans les combles.

Ne vous laissez pas endormir par la seule conductivité thermique λ

Soyez vigilants sur le choix d’isolants par domaine d’utilisation (les combles particulièrement)


Les déperditions dans une maison

Déperditions maison passive et maison non isolée. Clic pour agrandir

Vous connaissez tous le schéma des déperditions de chaleur dans une maison non isolée … je me demande pendant combien d’années encore on va nous casser les « bonbons » avec ces approximations car il s’agit bien de ça !

Restons positifs puisque j’ai rajouté les déperditions d’une maison très bien isolée et étanche … tirons parti de ce schéma pour :

  • Donner des priorités aux opérations d’isolation dans une maison à rénover.
  • Examiner les déperditions d’une maison très bien isolée et étanche.

Attention, il s’agit d’une répartition en %, sachant que les déperditions traduites en énergie n’ont rien à voir entre :

  • une passoire (maison non isolée) à 450 kWh/m²/an,
  • une RT2012 à 50 kWh/m²/an,
  • une maison passive à 15 kWh/m²/an 🙂

Les priorités d’isolation d’une maison à rénover

Il suffit de regarder le schéma pour s’en convaincre !

  1. Les combles, c’est le plus important … que les combles soient habitées ou perdues !
  2. Les fenêtres DV et/ou TV et la porte d’entrée.
  3. Les murs et le plancher bas.

Nb) les ponts thermiques se traitent au mieux dans chaque opération d’isolation.

Attention : le changement des ouvrants doit tenir compte de la future isolation des tableaux !

Déperditions d’une maison passive

Les 75% de déperdition pour le renouvellement d’air sont pour une maison neuve construite façon « Passive » c’est à dire très étanche et très bien isolée en ITE avec une hotte à recyclage, du triple vitrages et généralement des combles perdues.

La double flux obligatoire en maison passive, récupérera donc 90% des déperditions dues au renouvellement d’air !

Une maison RT2012 aura un % de déperdition dû au renouvellement d’air bien moins important, il sera fonction du niveau d’isolation et d’étanchéité que vous aurez choisi 🙂


L’étanchéité entre maison RT2012 et maison passive !

Maison RT2012 : c’est le ratio du débit de fuites (exprimé en m³ d’air par heure) rapporté à la surface de parois froides hors plancher bas du bâtiment (exprimé en m²), Q4 surf = 0,6 m³/(h.m²) … test fait sous une différence de pression de 4 Pa.

Maison Passive : en une heure les fuites sont au maximum 0,6 fois le volume d’air de la surface habitable, n50 ≤ 0,6/h volume de la surface habitable … test fait sous une différence de pression de 50 Pa. Comparativement, la RT2012 est 3 à 4 fois moins contraignante !

Étanchéité en Passive et RT2012, dans les 2 cas on retrouve le 0,6 mais c’est un faux ami !


Dans une maison en rénovation il est difficile d’atteindre ces chiffres mais on peut s’approcher de ceux de la RT2012.

Conseil : le plus cher c’est la main d’œuvre … pas l’épaisseur des isolants !

Les risques d’humidité

C’est le big problème dans une maison, en tout cas bien avant les risques de CO2 et de COV.

Maison perspirante et qualité de l’air ?

C’est un débat qu’on retrouve souvent, il y a les adeptes du perspirant et les autres.

Le perspirant n’a aucun effet sur la qualité de l’air dans une maison étanche et correctement ventilée. Les matériaux perspirants ne permettent pas de garantir la qualité de l’air puisque seule la vapeur d’eau est concernée. De plus les murs perspirants permettent au mieux de laisser passer 5% de la vapeur contenue dans une maison !

Précision, pour qu’une maison soit perspirante il faut s’assurer que tous les matériaux le soient (peinture, tapisserie, mur, isolation et enduit extérieur).

La condensation

Je me borne ici à présenter deux schémas qui se passent presque de commentaire. J’attire l’attention sur la condensation car trop de «faux-experts» sur forums et même des «pros» parlent de la condensation sur des bases scientifiques sans tenir compte de paramètres binaires dans le bâtiment comme la température intérieure à la surface d’un mur mal ou pas isolé.

Température à la surface intérieure d’un mur Clic pour agrandir

Attention, la condensation peut se faire dans les matériaux sans jamais faire surface. Ce cas « vicieux » peut et va dégrader la performance de certains isolants 🙁

Il peut y avoir de la condensation même si vous chauffez trop pour essayer de l’éviter. Certes l’air chaud est capable de contenir plus d’eau, pour autant ça pourra condenser dès 80% HR sur la surface d’un mur trop froid … CQFD

Trop chauffer pour lutter contre la condensation … c’est un cache misère

Il vaut mieux isoler plus et ventiler normalement !

Une isolation ITE ou ITI ?

Il s’agit ici uniquement d’une présentation et en aucun cas de conseils valant expertise !

Il y a 2 modes d’isolation :

  1. l’isolation thermique par l’extérieur (ITE),
  2. l’isolation thermique par l’intérieur (ITI).

Il existe plusieurs solutions techniques en ITE comme en ITI. Vous trouverez tout ça sur internet.

Nb) dans le schéma de principe ITI et ITE, l’épaisseur de l’isolant est trop faible par rapport à l’épaisseur du mur :mrgreen:

Les ponts thermiques au niveau des dalles resteront toujours un problème en rénovation ITI.

L’ITE est meilleure que L’ITI dans l’absolu grâce à l’inertie interne. En rénovation ça se discute au cas par cas en fonction de la difficulté de réalisation, de l’électricité à refaire, du prix, etc.

Attention au vide d’air entre l’isolant et le mur, sans étanchéité suffisante du vide d’air la performance de l’isolant peut-être mise à mal … le cas échéant le R de l’isolant va se prendre une claque si le chaud l’été ou le froid l’hiver vient s’immiscer dans ce vide d’air !

Évitez en ITE des gros plots de colle pour la pose d’un isolant rigide type PSE … c’est plus un mal qu’un bien ! Sinon, il faut assurer l’étanchéité sur les bords de l’isolation (angles de mur, pourtour des dormants de fenêtres, etc.)

Les épaisseurs d’isolant pour être RT2012

Le tableau suivant indique les épaisseurs d’isolant à atteindre avec des matériaux couramment rencontrés pour cet usage afin d’obtenir les résistances thermiques RT2012.

Tableau isolation pour la RT2012Je donne ces épaisseurs simples à retenir pour vous faire une idée de la réglementation RT2012 et rien d’autre !

Le niveau de contrainte dépend du lieu géographique, du type de construction (compact ou autres), de la surface habitable, des surfaces vitrées, de l’attitude, etc.

Chamonix = contrainte importante, Montpellier = contrainte faible.

Viser l’épaisseur maximum dans chaque niveau de contrainte 🙂

La RT2020 (ou RE2020) pointe sont nez avec des minimas qui devraient d’être les maximas RT2012 🙂

Nb) avant de détailler l’ITE et L’ITI surtout en rénovation, je vais m’attarder sur la plus grande faiblesse des maisons qu’elles soient neuves ou en rénovation … l’isolation des combles perdues mais surtout habitables !!!


Isolation des combles

C’est le maillon faible de l’isolation d’une maison neuve ou en rénovation … surtout en été dans les combles habitables où l’inertie interne (dalle béton, etc.) est souvent faible.

Le déphasage thermique c’est la faculté d’un matériaux à retarder le moment où la chaleur entrera dans la maison l’été. Un bon déphasage est au moins de 10 heures, personnellement je préfère 12 heures 🙂

J’ai essayé de faire au mieux un tableau récapitulatif avec les principaux isolants et les matériaux qu’on retrouve dans les combles. L’objectif est d’avoir une bonne idée de la durée de déphasage pour des isolants communs avec une même épaisseur et des résistances thermiques R proches de 10.

Le déphasage de l’isolant est très important en combles (plancher ou rampants). Je vous conseille sérieusement la ouate de cellulose ou la laine de bois plutôt que les laines de verre ou de roche avec leur faible déphasage !

Le déphasage des isolants manque de reconnaissance en France … c’est bien dommage !

Un bon déphasage va de paire avec d’une bonne aération nocturne naturelle 🙂

Recommandation, en combles il faut un bon compromis entre la résistance thermique et la durée du déphasage mais il faut rester, selon les spécialistes, dans une épaisseur d’au moins 400 d’isolant avec un bon déphasage !

Plus l’isolant est lourd (laine de bois ou ouate cellulose), meilleur sera le déphasage 🙂

Ventilation toiture

Ventilation sous toiture : en combles habitables sous rampants, une lame d’air de 10 cm ventilée naturellement (chatières ou autre) doit être respectée entre toiture et isolant … ceux qui évoquent 2 cm ou pire la non ventilation sont en dehors des clous de la lutte contre la surchauffe … et bonjour les ponts thermiques en plein cagnard :mrgreen: 🙁

Nb) une barrière radiante (matériaux réfléchissant) sera un plus non négligeable … mais attention il y a risque de condensation, la pause doit être au TOP !

Le Velux, c’est la calamité de la surchauffe en été, autant dire qu’il faut du matériel de grande qualité avec possibilité de faire de l’ombrage externe en journée via un volet occultant (électrique ou pas).

Nb) Préférez des fenêtres en pignons ou des chiens assis de toiture, certes c’est plus cher 🙁

En rénovation, l’isolation des combles perdues peut s’améliorer facilement en rajoutant une bonne épaisseur d’isolant sur le plancher. L’isolant existant peut généralement rester en place mais posez-vous la question.

Le gain des m² habitables en combles est souvent l’ennemi d’un bon confort estival !

Le pare-vapeur à poser selon la nature de l’isolant, voir le DTU 45 ou le Document Technique d’Application de l’isolant.


Isolation par l’extérieur

ITE exemple en schéma

ITE : schéma de principe

Une bonne isolation en rénovation, sur la base d’une maison en parpaings de 20 cm, il faut l’équivalent de :

  • 20 cm de polystyrène expansé sur les murs jusqu’aux fondations.
  • 40 cm de ouate de cellulose en combles (plancher ou rampants),
  • 14 cm de polystyrène extrudé sous la dalle du RdC (sous-sol non chauffé ou du vide sanitaire).

Si le vide sanitaire est inaccessible pour une isolation par dessous, alors il faudra sacrifier entre 6 et 10 cm sur le sol existant pour une isolation à minima !

Conseil, en rénovation pour limiter le pont thermique de la dalle du vide sanitaire l’isolant des murs externes doit descendre jusqu’aux fondations ou au moins à 50 cm en dessous du niveau du sol pour un sous-sol enterré.

Autres points à voir pour l’isolation thermique

ITE passage fenêtre avant pose appuis

ITE passage fenêtre avant pose appuis

Si possible réduire la taille des nouvelles fenêtres pour pouvoir bien isoler les tableaux s’ils sont externes.

Appui de fenêtre (bavette), s’ils débordent de plus de 8 cm du mur il serait intéressant de casser la partie qui dépasse du mur, c’est chiant mais autant couper les ponts thermiques complètement, de toute façon les bavettes devront être refaites sur l’isolation. Si les bavettes en place débordent de moins de 8 cm, il est alors possible de ne pas les casser si l’isolation est d’au moins 20 cm d’épaisseur.

ITE non fait au RdC = pont thermique

ITE non faite au RdC

Changer la porte d’entrée et les fenêtres extérieures en mettant de la super qualité en termes d’isolation thermique et si nécessaire phonique. Pensez au triple vitrage ! Pour les nouvelles fenêtres, une rénovation est possible en laissant les anciens dormants, plutôt que tout casser (1)

(1) l’avantage est que l’isolation des tableaux se fera plus facilement car vous récupérerez au moins l’épaisseur des anciens dormants pour l’isolation.

Toujours prévoir des tailles d’huisserie en fonction de l’isolation à faire !

ITE sur pignon en gardant les pierres = pont thermique

ITE avec pierres de taille

Le plus couteux c’est la main d’œuvre … pas l’épaisseur de l’isolant !

Il est à noter que si votre toiture est en déport de moins de 30 cm pour une isolation de 20 cm, alors c’est un réel problème qui vous coutera « un bras » !

Pierres de taille sur les murs externes … il faudra choisir !

Un mur en pierres non isolé a des ponts thermiques ÉNORMES !

Attention, selon l’architecture de votre maison, l’isolation externe peut poser de réels problèmes techniques donc des coûts supplémentaires 🙁

Attention à l’isolation des murs en pisé

Maison en pisé

Maison en pisé

J’attire l’attention pour les très anciennes maisons avec des murs épais en pisé ou pierres-pisé, ces murs absorbent un max d’humidité par capillarité avec le sol.

C’est encore pire si les murs ne respirent plus à cause d’une couche de ciment rajoutée par dessus.

Donc si votre maison est de plain-pied, attention de faire les bons choix entre ITE et ITI. Sachant que généralement on fait plutôt une ITI avec des murs épais en pisé, de plus faire tenir un isolant externe sur des murs pisés … bonjour !

ITE avec lame d'air

ITE avec lame d’air

ITE et murs pisés

Avec une habitation au 1er étage, faut-il isoler les murs du RdC ? Je ne le conseille pas car les risques sont grands d’une remontée d’humidité à l’intérieur, personnellement je ferais isoler les murs qu’à partir de 1,50 m du sol !

Certes pour palier l’inconvénient de l’humidité avec des murs en pisé, il y a la technique du vide sanitaire entre mur et isolant, mais ce n’est pas évidant à faire et ça coûte bien plus cher. Sachant que la lame d’air en ITE n’est pas forcément la bonne solution. Aller voir sur internet la meilleure solution pour votre cas.


Isolation par l’intérieur

ITI avec isolant collé

ITI : isolant collé

Pour une ancienne maison (1800 par exemple) avec des murs de 60 cm d’épaisseur ou plus, si vos pièces sont grandes n’hésiter pas, une isolation par l’intérieur est très valable avec par exemple, un ba13 + isolant de 4 cm à 10 cm selon l’épaisseur et la qualité des murs.

Rappel : un pare vapeur se pose entre l’isolant et le parement et pas entre le mur et l’isolant.

ITI sur rail schéma

ITI sur rail schéma

Dans les autres cas je ne suis pas pour une isolation par l’intérieur à cause :

  • de la place perdue,
  • des ponts thermiques qui resteront toujours au niveau des dalles,
  • de l’électricité à revoir complètement,
  • de la conductivité thermique qui n’est pas vraiment stoppée avec un isolant interne,
  • de la suppression d’inertie thermique des murs toujours agréable par canicule (1)

(1) avec une ITI, les murs n’auront pas d’inertie … surtout pour garder la fraicheur en été.

PEHD posé dans l'isolation

Gaines posées dans l’isolation

Si vous partez pour une ITI, essayez de mettre au moins 8 cm d’isolant type PSE ou autres. Si possible, ne pas hésiter à mettre 14 cm afin d’avoir une bonne isolation, en dessous de 14 cm ça sera bien mais pas une isolation digne de ce nom !

ITI un exemple

ITI un exemple

Bien évidement il faudra surtout isoler les combles et mettre un double vitrage.

Une idée : si le bois de vos fenêtres en chêne (ou autres bons bois) est sain et épais, alors il est possible de changer que le vitrage, il existe des sites de vente du seul double vitrage sur mesure … c’est du travail mais ça peut être LA BONNE SOLUTION pour un coût moindre.

Nb) si vous en profiter pour refaire l’électricité, faites passer les gaines électriques dans l’isolation.

Ne jamais rallonger les fils électriques existants avec un système de liaison type sucre ou autres

Quelques photos pour illustrer les ponts thermiques

Aération fenêtre ventilation simple flux

Tableau fenêtre mal isolé

Fenêtres Bois S-Vitrage & Fenêtres PVC D-Vitrage

Tableau fenêtre bien isolé

Ponts thermiques sur une maison en isolation ITI


Rénovation, améliorations possibles

Portes et fenêtres

L’étanchéité peut s’améliorer en changeant (ou en rajoutant) les joints et/ou en calfeutrant avec de la mousse polyuréthane par exemple. Il est également possible d’apporter des améliorations aux seuils des portes d’entrée (maison, accès cave ou garage).

Isolation des combles

Isolation combles manque de place

Isolation combles manque de place

L’isolation des combles peut s’améliorer facilement (voir photo) en rajoutant une bonne épaisseur d’isolant type ouate de cellulose, pour arriver à au moins 30 cm d’isolation.

Nb) certains spécialistes comme les thermiciens prétendent que le déphasage de l’isolant est une idée reçue … la balle est dans votre camp mais ne venez pas pleurer si vous assez trop chaud dans vos combles habitables :mrgreen:

Un bon déphasage en combles (plancher ou rampants) c’est au moins 40 cm d’isolant avec un bon déphasage !

Ce que j’ai fait chez moi

Une couche de laine de verre en + et isolation sortie air vicié.

J’ai mis une couche supplémentaire en 100 de laine de verre dans les combles … J’en ai profité pour isoler la gaine d’évacuation d’air pour éviter la condensation.

Nb) en 2011 je ne connaissais pas le déphasage de l’isolant 🙁

J’ai mis la LdV dans le mauvais sens (voir photo) mais j’ai une 2 autres couches dessous dans le bon sens … je ne supporte pas la LdV sans pare-vapeur sur le haut car bonjour la poussière qui s’incruste en 20 ans !

Nb) je ne crois pas au pare-vapeur sur les rouleaux de laine de verre, il y a trop de fuites pour réellement être un vrai pare-vapeur efficace !

Isoler les combles c’est un travail fastidieux quand la place manque !

Isolation en passant par le toit

Matériaux d’isolation

Eh bien oui, là j’ai pris une leçon … je ne pouvais pas faire autrement 😯

Une partie de mes combles sont sans accès possible sauf par le toit. Ce cas est douloureux en temps car il faut enlever les tuiles, enlever le pare-pluie, mettre l’isolant et remettre les tuiles.

Ouverture du toit, on voit la LV déjà en place

J’en profite pour dire que dans les combles, je suis contre le pare-pluie à condition d’avoir des tuiles à double emboitement.

Je suis originaire d’une région de haute montagne où le toit est le plus important dans une maison … donc on attache beaucoup d’importance pour que la charpente respire pleinement pour 200 ans au moins 🙂

Dans mon cas le pare-pluie plastique de 35 ans d’âge était dans un bien triste état (voir photos), donc pas de regret. Je ne l’ai pas remplacé car il faudrait le refaire complètement sur toute la toiture !

LDV posée par dessus l’existante

Nouvelle épaisseur LDV

Si je tenais le con qui a inventé le plastique pare-pluie qui dure moins de 100 ans, je lui ferai « bouffer » ce qui reste du mien 😈

Cas spécial où l’isolant affleure le toit

Isolant au ras du toit

Attention au pont thermique si l’isolant affleure le toit … surtout en été c’est terrible 🙁

C’est incroyable mais je me suis aperçu en plein cagnard que mon plafond du 1er étage était vraiment très chaud sur une partie très proche de la toiture … j’ai même cru un instant qu’il n’y avait pas d’isolation !

J’ai rajouté, faute de place, des plaques en 3 cm de polystyrène extrudé et j’ai posé par dessus une couche d’un isolant réfléchissant.

Couche de PSE extrudé

Ai-je choisi la bonne solution ? Je ne sais pas répondre, si vous pouvez me dire quelle aurait été « la bonne solution » je suis preneur (laisser un commentaire).

Il est évidant que dans ce cas on ne peut pas dire que la charpente respire … mais impossible de faire autrement !

Double face pont thermique

Là aussi, si je tenais le con qui a été radin au point de ne pas rajouter 2 rangées de moellons, je lui ferai « bouffer » de la laine de verre de 35 ans d’âges … humm 🙂

Au bout du compte, j’ai amélioré mais je n’ai pas complètement coupé le pont thermique et je n’ai pas réfléchi jusqu’au bout … eh oui cette fois c’est moi le con 😀

En effet si vous regardez bien la photo à la hauteur de mon genou, c’est la fin du 1er étage contre le toit, j’aurais dû faire redescendre la laine de verre et le double face sur au moins 1 mètre pour bien recouvrir le sommet de l’isolation du mur.

Ce que j’aurais dû faire en combles !

Quand on décide d’améliorer l’isolation ou d’isoler les combles, on ne le fait pas à moitié comme je l’ai fait … 3 ans après quand j’écris cette partie du blog avec des conseils … je me trouve un peu bourricot sur ce coup là, j’aurais dû :

  1. Dé-tuiler au lieu d’aller ramper comme un con dans les combles pour rajouter de l’isolant.
  2. Murs du R1 en combles : poser 200 de ouate de cellulose … quitte à virer la LdV existante.
  3. Plancher des combles perdues : poser mes gaines VMC-DF et rajouter partout 200 de ouate de cellulose (1)

(1) sur des solives il faut prévoir des rehausses + OBS si vous voulez garder un accès central en combles.

Soyez généreux (épaisseur et qualité isolant) quand vous isolez vos combles perdues ou habitables

Autres améliorations possibles

Étanchéité gaines d’électriques ou d’eau

La lutte contre les fuites est bien plus importante qu’il n’y parait … par exemple les fuites entre dalles et gaines électriques, télécoms et eau et même les fuites dans les gaines elles-mêmes 🙂

En sous-sol, bouchez délicatement et sans épaisseur le départ des gaines traversant la dalle, le but étant uniquement d’éviter les courants d’air inutiles autour et dans ces gaines. Surtout pas de mastic-colle et ne pas faire déborder le silicone sur les fils électriques dénudés. Faites ce travail électricité coupée 🙂

A l’intérieur de votre maison en hiver avec température externe <0°C, ouvrez chaque prise et passez la main devant, vous risquez d’avoir la surprise d’un air froid voir glacial qui rentre 🙁

le cas échéant, bouchez les espaces vides dans la boite électrique entre mur et gaines. Si l’air froid vient du trou de la gaine, faire comme expliqué ci-dessus avec une petite épaisseur de silicone en faisant un peu déborder pour pouvoir retirer le bouchon silicone pour une rénovation.

Lame d’air entre parpaings et doublage briques

Si vous avez une maison en parpaings (ou autres) + un vide d’air d’environ 4 cm + un doublage briques plâtrières, alors 2 solutions s’offre à vous pour le vide d’air :

  • En ITI, injecter un isolant dans le vide d’air … en plus de l’isolant contre les briques !
  • En ITE, remplir le vide d’air avec du ciment maigre pour augmenter l’inertie interne.

Rappel : un vide d’air est vraiment thermique que si l’air est sans mouvement même infime !

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Le Puits Canadien

Il y a plus de 100 sites sur le Net pour expliquer le puits canadien, je n’ai pas été complètement satisfait par ce que j’ai lu, soit c’est trop scientifique soit c’est trop enjolivé. Je n’ai rien à vendre, donc je vous présente « ma tambouille » en essayant d’être le plus neutre possible.

Les cas où le puits canadien est idéal pour ne pas dire indispensable :

  • Dans les régions aux hivers très rigoureux (-15°C pendant 3 mois) comme à Edmonton au Canada.
  • Dans les régions aux étés caniculaires (+40°C pendant 3 mois) comme à Biskra en Algérie.
  • En Europe quand le puits canadien eau est couplé à une PAC thermodynamique (cas non traité ici).

La France et la Belgique se trouvent entre les extrêmes climatiques … que vaut le puits canadien chez nous ? Les plus rusés auront déjà compris que ça ne peut qu’être moyen avec nos températures « tempérées ».

Nb) le puits Provençal c’est l’autre nom du puits canadien.

Quelques fondamentaux en géothermie

Il faut que votre terrain se prête à la construction d’un puits canadien donc en premier lieu faire une étude de votre sous-sol pour vous assurer de l’utilité et de la faisabilité.

La température du sol est stable à environ 15 m de profondeur.

A 2 m de profondeur en France l’amplitude est d’environ 9k entre 6°C en hiver et 18°C en été … mais il y a une grande incertitude, en effet ça dépend fortement de la région, de la nature du sol et de son humidité !

Capacité thermique volumique Wh/m³.k : c’est la chaleur nécessaire pour élever de 1° (1K) la température d’un m³ de sol. Plus la capacité est élevée, plus le sol emmagasine de la chaleur.

Une forte capacité thermique volumique indique un sol ayant la capacité de transmettre une importante quantité d’énergie (chaleur ou froid). Il permettra de conserver une bonne qualité d’échange au fil de la saison.

Conductivité thermique W/m.k : c’est le flux de chaleur qui traverse un m³ de sol avec une différence de température de 1° (1K) entre les 2 faces. Une forte conductivité thermique est indispensable pour que les calories du sol soient échangées avec la gaine du puits canadien.

Un sol à faible conductivité thermique se sature rapidement en comparaison avec un sol à une forte conductivité thermique. Le puits canadien enterré dans un sol à forte conductivité thermique peut fonctionner en continu.

Nb) la tourbe a une forte capacité thermique si elle est saturée en eau … ce qui est rare !

L’emplacement du puits canadien : en France et en Belgique privilégiez toujours le rafraichissement estival donc un emplacement au nord de la maison ou sur un terrain bien ombragé mais toujours avec une pelouse en surface.

Type de sol : l’efficacité sera très différente suivant la nature et l’humidité du terrain, on peut avoir de grandes différences ! Les conductivités et capacités thermiques … plus les chiffre sont grands meilleur c’est 🙂

Une très bonne lecture : thèse réalisée en 2017 par Mr. Yousef BELLOUFI pour son doctorat en génie mécanique « Etude théorique et expérimentale de l’exploitation de la géothermie dans le réchauffement ou le refroidissement d’un fluide caloporteur utilisé pour le confort thermique de l’habitat ».

Je vous conseille de lire au moins les chapitres 2 et 5. Le document PDF est ICI.

Le puits canadien utilisé seul !

Un puits canadien utilisé seul (sans VMC-DF) a 2 modes de fonctionnement possibles :

Insufflation centralisée dans le couloir comme pour une VMC-SF par insufflation. L’air ressort par surpression dans toutes les pièces sèches et humides via des sorties d’air … cette solution n’est pas conseillée !

Insufflation répartie dans les pièces sèches via un collecteur comme pour une double flux. L’air ressort par surpression dans les pièces humides via des sorties d’air … le meilleur des 2 modes 🙂

Conseil : un puits canadien seul doit avoir un ventilateur d’une puissance pour assurer 2 vol/h pour le rafraichissement soit dans une maison de 120 m² un ventilateur pouvant insufflé 600 m³/h. Les gaines de répartition en réseau pieuvre devront être au minimum en ∅ interne de 100 mm !


Puits Canadien air et DF

Puits canadien air et VMC-DF. Clic pour agrandir

Le principe du PC air : enfouir 50 mètres de gaine PEHD de ∅200 mm (172 interne) entre 1,50 et 3 mètres sous terre. Ce conduit servira d’échangeur géothermique air/sol où l’air sera réchauffé en hiver et rafraichi en été avant d’être :

  • soit insufflé directement dans les pièces de vie la maison,
  • soit en entrée d’une double flux.

Je prends l’exemple d’un réseau échangeur en PEHD double peau ∅200 mm parce que depuis 2010 il s’impose de plus en plus pour ses qualités dont l’étanchéité de ce type de réseau enterré et un coût raisonnable … quoi que !

Le fonctionnement est simple, l’air aspiré par la borne de prise d’air extérieur circule dans la gaine enterrée et à l’autre bout on récupère l’air pour l’insuffler dans les pièces de vie.

Nb) il faut un échange d’environ 20 secondes pour la meilleure efficacité … la vitesse de l’air doit être comprise entre 1 et 2 m/s.

Un puits canadien branché sur une VMC-DF ne nécessite pas de ventilateur propre, la double flux s’en chargera.

Le PC doit avoir des conduits d’air enterrés avec une pente de 2%. Au point bas sera installé une évacuation des condensats (eau de condensation) inévitable dans un PC surtout l’été.

Un registre 3 voies permettra à la double flux le choix entre l’air du Puits canadien ou l’air extérieur. Le registre peut être commandé par la VMC-DF si cette dernière offre la possibilité … ce qui est pour moi indispensable avec des consignes de température pour l’ouverture ou le fermeture du registre puits canadien.

Attention à la perte de charge avec une VMC-DF

Il est impératif avec une double flux de limiter la perte de charge donc d’avoir non pas une seule gaine de 50 mètres mais 2 gaines de 25 mètres montées en // (boucle de Tichelman). Les 2 gaines devant être séparées d’un mètre.

Par exemple avec 2 gaines (∅174 mm interne) de 25 m montées en // à un volume total de 200 m³/h, la perte de charge sera d’environ 20 Pa … contre environ 60 Pa avec une seule gaine de 50 mètres. Il n’y a pas photo avec une double flux, la boucle Tichelman est obligatoire 🙂

Précision : la vitesse de l’air sur 25 mètres doit être diminuée pour une bonne performance mais le volume dans chaque gaine sera de 50% du volume total … donc la performance sera équivalente à une seule gaine de 50m.

Nb) il faut compter pour le seul puits canadien air une perte de charge totale de 50 Pa pour un volume de 300 m³/h avec un puits canadien complet de 2×25 m en ∅174 interne + l’arrivée et la sortie d’air + un filtre chaussette G2 sur la borne de prise d’air. Suis-je trop fort avec 50 Pa ? Pas certain avec la filtration de l’air !

Filtre d’entrée d’air du PC : certains mettent du G3, d’autres du G2 et d’autres encore du G1 !

Les points à traiter avec une particulière précaution

  1. L’étanchéité du système afin que l’eau externe ne puisse pas rentrer et noyer le puits canadien.
  2. L’évacuation des condensats que l’évacuation soit naturelle ou par pompe de relevage.

PC air évacuation condensats

L’évacuation des condensats peut se faire au sous-sol de la maison si l’arrivée dans la maison est le point bas de l’installation. Cette solution est la plus simple, toutefois prévoyez bien un T de liaison pour la maintenance, voir schéma « Puits canadien air et VMC-DF ».

Dans les autres cas il faut prévoir un regard de visite au dessus du point bas et un système de pompage des condensats. Cette solution est plus compliquée et les risques ne sont pas à négliger !

Nb) la condensation se produit essentiellement en été … la quantité d’eau peut-être importante !

A vérifier : il est dit qu’avec des tubes en grès enfouis à au moins 3 mètres, il n’y aurait pas de condensation puisque le grès absorbe la condensation qui se formerait ?? Oui peut-être mais vérifiez !

Gaine PEHD TPC pour un puits canadien ?

Est-il possible d’utiliser des gaines PEHD double peau DN200 TPC à la place des gaines PEHD spéciales puits canadien ? La réponse est oui si vous achetez des gaines TPC de qualité avec la peau intérieure de couleur translucide comme les Hegler par exemple.

La gaine PEHD TPC double peau est alimentaire si la peau intérieure est de couleur translucide 🙂

Rappel, des gaines TPC s’achètent toujours en allant chez le distributeur vérifier sur place leur qualité !

Un site respectable précise «L’utilisation de gaines TPC est déconseillée car ces produits ne respectent pas les critères sanitaires et d’étanchéité indispensables pour une installation pérenne».

L’article en question « est fait par Helios … forcément ça change la donne du raisonnement dès que le business s’en mêle !

Autres points importants du PC air

Les galères du puits canadien air peuvent aboutir à son abandon :

  • La noyade du PC : l’eau (condensation + fuites) remplit le PC.
  • La pestilence dans les tuyaux donc de l’air insufflé est pollué (1).

(1) Les risques peuvent être limités sous réserve que de l’air circule en permanence et suffisamment dans le PC … plus facile à dire qu’à faire avec une double flux !

Mon avis sur le PC air

Je ne suis pas adepte d’insuffler dans la maison de l’air provenant directement d’un PC air pour des raisons d’hygiène … mais j’avoue que je suis maniaque sur le sujet 🙁

Nb) un réseau d’insufflation VMC-DF mal fait (condensation durable dans les gaines) peut aussi présenter des risques d’un air pollué !

Beaucoup revendiquent le non-risque du puits canadien air grâce à l’étanchéité du réseau et aux filtres sur l’entrée d’air du PC et celui dans la VMC-DF … personnellement j’ai un doute surtout si le puits canadien ne tourne pas h24 ce qui est souvent le cas avec une double flux.

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Puits Canadien eau et DF

Il s’agit d’un puits canadien où l’air est remplacé par un circuit d’eau glycolée en boucle. Il y a plusieurs écoles qui s’affrontent entre le PC air ou PC eau … je vous laisse seul juge.

Au moins le PC à eau ne peut pas se noyer ou se polluer 🙂

PC à eau schéma de principe

Puits Canadien eau et VMC-DF

Le puits canadien à eau glycolée doit avoir un circuit d’au moins 100 mètres de capteurs géothermiques en DN32 enterrés à au moins 1,50 mètre de profondeur et avec cette longueur inutile de penser rafraichir l’été toute la maison.

Le PC eau doit obligatoirement disposer d’une pompe pour faire circuler l’eau et d’un échangeur air/eau.

Le coût du PC eau est plus important notamment pour sa création puisque la surface du terrain est bien plus grande que pour un PC air, mais il offre toutes les garanties sur l’absence de problème de pestilence ou de germes.

Nb) avec une VMC-DF il faut tenir compte de la perte de charge de l’échangeur air-eau !

Pour vraiment rafraichir une maison l’été avec un PC eau il faudrait tripler la capacité en mettant 3 boucles Tickelman c’est à dire environ 300 mètres de capteurs géothermiques … mais pas en insufflant l’air avec une VMC-DF trop peu puissante, il faut au moins 900 m³/h … pour une maison de 120 m² 🙂

Précision : comme pour un PC air, la nature du terrain a également son importance pour la performance !

Différences entre PC air et PC eau

  • le PC air aurait un meilleur rendement car pas d’échangeur air/eau … c’est logique 🙂
  • le PC eau est beaucoup plus hygiénique … normal circuit d’eau fermé et échangeur air-eau,
  • le PC air est plus simple et moins couteux à installer.
  • un PC air consomme moins car pas de pompe de circulation.

Conclusion puits canadien et DF

Je ne reviens pas sur ce que j’ai écrit dans l’article Conseils d’installation, j’apporte ici quelques compléments.

Quand utiliser l’air du puits canadien l’été ? Je vais vous dire ce qui me semble logique :

  • Air du PC si temp-intérieure > temp-confort (disons 24°C l’été) et temp-externe > temp-confort.
  • Air externe : dans les autres cas.

On pourrait presque dire qu’en été un puits canadien couplé à une VMC-DF fonctionnera surtout le jour … et les nuits de canicule où la temp-externe nocturne > temp-confort 🙂

Certains ne partagent pas cette logique et récupèrent l’air du PC h24. Ma crainte est que la performance du PC déclinera avec une utilisation continue … surtout dans les terrains à conductivité thermique moyenne.

Canicule, c’est mieux un rafraichissement nocturne par courant d’air via au moins 2 ouvertures !

Ne vous prenez pas la tête en intersaison !

Une démonstration in situ en été

Je reprends des chiffres donnés par un forumeur « pointilleux » de la précision après ses interrogations sur la différence de température entre l’air neuf du puits canadien et l’air insufflé dans sa maison, je cite :

Les capteurs de température ont été vérifiés … jamais plus de 0,1K d’écart côte à côte …

Air extérieur 34°C, air intérieur 26°C, puits canadien à 2 m de profondeur …

  1. Entrée d’air dans la VMC depuis le PC : 22°C
  2. Passage juste après le bypass de la VMC-DF : 23°C
  3. Passage juste après le moteur/turbine : 24°C
  4. Sortie de bouche dans une chambre : 26°C

Après analyse de ma VMC-DF (Duolix MAX) et de l’échangeur j’ai trouvé le système de bypass un peu léger.

Mes commentaires :

  • L’air neuf PC arrive 22°C … ce n’est pas terrible mais en canicule c’est souvent comme ça !
  • Le Bypass augmente la température de 1k … normal le Bypass de la Duolix MAX n’est pas à 100% 🙂
  • La température augmente de 1K à cause de la chaleur du ventilateur … normal même si ça fait râler 🙁
  • Le réseau de gaine augmente la température de 2K … plusieurs raisons possibles mais la plus probable c’est que le réseau en espace chauffé n’est pas isolé par au moins les 5 cm que je préconise pour le rafraichissement. Il va de soit qu’en espace non chauffé le réseau de gaine doit être super isolé !

Même en rafraichissement, un puits canadien peut-être NUL au bout du compte !

Nb) dans le chapitre suivant Comparaison des systèmes de ventilation, j’ai retenu un réchauffement total (ventilateur, Bypass, gaines) de 2k et pas de 4k comme dans cet exemple in situ.

Puits canadien et VMC-DF bas rendement

Certains spécialistes évoquent le couplage « rentable » d’un PC avec une VMC-DF basique à flux croisés (65%) mais avec un gros débit pour un meilleur rafraichissement en été !

Je vois bien le raisonnement et le principe économique en été … par contre en hiver il ne faudra pas s’attendre à des miracles même avec le puits canadien !

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Comparaison des systèmes de ventilation

« Comparaisons n’est pas raison » … je partage ce vieux proverbe largement bafoué dans des documents techniques ou commerciaux et même dans des discussions forums quand il s’agit de comparer deux systèmes. Le résultat est souvent le lynchage sournois de l’un pour mettre en valeur l’autre sans lui cirer les pompes 😈

Cette pratique est néfaste chez les néophytes rêvant les yeux grands ouverts devant les chiffres :mrgreen:

Le but de ce chapitre c’est de comparer dans un même contexte plusieurs systèmes de renouvellement d’air : simple flux, double flux, puits canadien seul et puits canadien couplé à une DF haut rendement.

Avertissement 1 : j’ai simplifié pour plus de clarté, je n’ai pas tenu compte de l’évolution des températures en journée et la nuit … mon unique but est une comparaison « binaire » sans complaisance. Il est évident que les prétendus « spécialistes » vont démonter ma comparaison … à vous de ne pas vous faire manipuler 🙂

Avertissement 2 : je ne tiens pas compte des pirouettes Th-BCE RT 2012 pour les températures hivernales :

  • Température de consigne = 19°C
  • Température de consigne si inoccupation > 24h et < 48h = 16°C 😳
  • Température de consigne si inoccupation > 48h = 8°C :mrgreen:

Je donne l’énergie perdue ou gagnée pour chaque situationc’est plus juste et surtout plus neutre !!!! Eh oui en renouvellement d’air, on perd un peu … beaucoup … on gagne rarement !

Le contexte de base

Le contexte reflète des situations réelles qu’on retrouve souvent in situ :

  • Maison de 120 m² d’espace chauffé (volume 300 m³) avec un renouvellement d’air :
    • double flux : jour = 150 m³/h soit 0,5 vol/h, nuit = 75 m³/h soit 0,25 vol/h,
    • simple flux hygroréglable = 75 m³/h (1)
    • simple flux autoréglable en petite vitesse = 150 m³/h,
    • en canicule, le volume de ventilation est adapté à chaque système comparé (voir ci-dessous).
  • Températures en hiver : externe 0°C (air neuf), interne 21°C (air repris).
  • Températures externe en canicule (2) :
    • le jour sur une durée de 13h : externe 35°C, interne 23°C … je suis optimiste avec 23°C !
    • la nuit sur une durée de 7h : externe 20°C, interne 26°C … normal ça a chauffé toute la journée !
  • Température de l’air en sortie du puits canadien : 9°C en hiver et 18°C en été … je suis optimiste 🙂
  • Double flux avec échangeur plastique Recair (rendement de 86% PHI à 200 m³/h). Soit une température d’air insufflé en hiver à 18,06°C pour un air repris à 21°C et air neuf à 0°C … j’ai arrondi à 18° 🙂
  • Consommation ventilateur EC de 300 m³/h à 50 Pa : par ventilateur de 75 à 150 m³/h = 0,14 W(m³/h), moyenne tirée de certifications PHI. Cette consommation moyenne est la même pour tous les ventilateurs de cette comparaison … le but n’est pas de comparer des ventilateurs !

Chaleur volumique de l’air 0,334 Wh/m³•K : soit un apport de 0,334 Wh par m³ d’air à 20°C et par degré d’écart entre l’air repris dans la maison et l’air neuf (externe ou en sortie puits canadien).

Précision : je suppose les installations faites dans les règles de l’art … mais en période de canicule je tiens compte de la surchauffe due au ventilateur et au réseau de gaines soit 2k 🙂

(1) la RT2012 et la réglementation 1983 sur la modulation des volumes donnent un volume variable à la SF Hygro soit en moyenne moitié moins qu’une ventilation à volume constant (SF autoréglable et DF) … donc dans cette comparaison c’est 75 m³/h pour l’hygro au lieu des 150 m³/h pour les 2 autres :mrgreen:

(2) ces durées sont approximatives, c’est pour donner un ordre d’idée … de toute façon les résultats sont en Wh !

Avertissement : le contexte de base est discutable notamment sur les températures de l’air en sortie du puits canadien. Il est évident qu’avec un puits canadien les températures peuvent varier selon la profondeur, le type de terrain et son humidité !


Énergie perdue en hiver en ventilant

Système : énergie perdue en Wh = (par le renouvellement d’air) + (par la conso ventilateur(s)) :

  • Simple flux autoréglable : 1073,1 Wh = ((21 – 0) * 0,334Wh * 150) + (0,14Wh * 150)
  • Simple flux hygroréglable : 536,5 Wh = ((21 – 0) * 0,334Wh * 75) + (0,14Wh * 75)
  • Puits canadien seul : 622,2 Wh = ((21 – 9) * 0,334Wh * 150) + (0,14Wh * 150)
  • Double flux : 192,3 Wh = ((21 – 18) * 0,334Wh * 150) + (0,28Wh * 150)
  • PC + DF = idem VMC-DF seule (*) … sauf quand le PC sert d’antigel.

(*) Le CSCT Belge annonce dans un document du 10-2012 un gain de performance de 7% de l’air insufflé en hiver si un PC est couplé à une VMC-DF … c’est faux avec une DF haut rendement mais vrai avec une 65% !

Précision : le contexte est défavorable aux simples flux car la température moyenne l’hiver est d’environ 7°C en France.

Il faut le savoir, un préchauffage électrique antigel intégré à une double flux c’est une option à environ 200 €ttc.

Les simples flux sont mauvaises en hiver … forcément

Le volume modulé d’une simple flux hygro est discutable … perso j’ai des doutes !

Le puits canadien couplé à une double flux HR ne sert que d’antigel en hiver … rien de plus (*)

La double flux fait la différence avec son échangeur … que va dire la future RT2020 ?

(*) soit une moyenne annuelle de 2 jours avec un échangeur aluminium et de 6 jours avec un échangeur plastique.


Surchauffe-rafraichissement en canicule

Je traite ici le réchauffement en journée dû à la ventilation VMC et le rafraichissement en journée dû au puits canadien et la nuit dû à la ventilation VMC.

Nb) je ne parle pas des autres causes de surchauffe (isolation à minima, manque d’étanchéité ou d’ombrage, etc.).

Je n’avantage personne, je tiens compte d’un volume de renouvellement d’air adapté à chaque système :

  • Simple flux autoréglable = 150 m³/h soit la petite vitesse comme en hiver.
  • Simple flux hygroréglable = 75 m³/h, le volume moyen est « immuable » :mrgreen:
  • Double flux en journée = 75 m³/h (vitesse nuit). Je ne tiens pas compte de la vitesse absence !
  • Double flux la nuit = 150 m³/h (vitesse jour) et un autre calcul à 300 m³/h (vitesse Boost) 🙂
  • Puits canadien + DF = 300 m³/h soit le volume Boost de la DF du contexte !
  • Puits canadien seul = 500 m³/h, normal avec son propre ventilateur … pour rafraichir il faut du volume 🙂

Nb) le bypass de la double flux est considéré au TOP donc à 100% d’ouverture … je suis très optimiste !

Surchauffe en journée via VMC

Ici il s’agit d’une surchauffe exprimé en Wh entre 9h et 22h :

  • Simple flux autoréglable : 601,2 Wh = (35-23) * 0,334Wh * 150
  • Simple flux hygroréglable : 300,6 Wh = (35-23) * 0,334Wh * 75
  • Double flux : 92,2 Wh = (|23 – 35| * 0,014 + 2) * 0,334Wh * 75

Avec pour la double flux :

  • Une différence de température en valeur absolue |23-35|
  • 14% = 100% – 86% de perf, soit le % de réduction de la surchauffe due à l’échangeur.
  • + 2 = surchauffe de 2k due au ventilateur et réseau de gaines !

L’échangeur d’une double flux amortit bien la surchauffe … mais ça surchauffe un peu !

Conseil du chef : en période de canicule, une VMC-DF doit tourner au ralenti en journée (volume nuit) puisque la surchauffe due au renouvellement d’air sera proportionnelle au volume insufflé !

Rafraichissement en journée via puits canadien

Ici il s’agit d’un gain de fraicheur exprimé en Wh entre 9h et 22h :

  • Puits canadien + DF bypass ouvert 300,6 Wh = (23 – 18 – 2) * 0,334Wh * 300
  • Puits canadien seul (sans DF) 501 Wh=  (23 – 18 – 2) * 0,334Wh * 500

Nb) – 2 = surchauffe intempestive de 2k due au ventilateur et réseau de gaines !

Puits canadien en été : c’est mieux que rien mais il n’y a pas de quoi sauter au plafond !

Maison RT2012 à minima dont les MOB, le puits canadien est insuffisant contre la surchauffe 🙁

Nb) je ne tiens pas compte de la consommation ventilateur(s) en rafraichissement puits canadien, j’estime la consommation des 2 ventilateurs de la DF à 85Wh pour 300 m³/h et la même consommation pour le ventilateur du PC seul mais à 500 m³/h !

Rafraichissement nocturne via VMC

Ici aussi il s’agit d’un gain de fraicheur exprimé en Wh entre 0h et 7h … ne pas espérer plus :

  • Simple flux autoréglable  300,6 Wh = (26-20) * 0,334 * 150 m³/h
  • Simple flux hygroréglable  150,3 Wh = (26-20) * 0,334 * 75 m³/h
  • Double flux bypass ouvert et V.jour 200,4 Wh = (26-20) – 2 * 0,334 * 150 m³/h
  • Double flux bypass ouvert et V.Boost 400,8 Wh = (26-20) – 2 * 0,334 * 300 m³/h … attention au bruit 😡

Nb) – 2 = surchauffe intempestive de 2k due au ventilateur et réseau de gaines ! Ça peuvent paraitre « bizarre » la nuit … je suis ici pessimiste, j’aurais pu mettre 1k :). L’air neuf à 20°C la nuit, il y a mieux, mais il ne faut pas rêver !

Le rafraichissement nocturne via VMC est ridicule :mrgreen:

Vous avez la démonstration que le rafraichissement nocturne par VMC-DF n’est pas efficace … dans ces conditions mettre le Bypass de la double flux sur un piédestal … c’est très exagérer :mrgreen:

Nb) je ne traite pas le puits canadien en rafraichissement nocturne … au volume de 500 m³/h le rafraichissement est plus important qu’avec une DF+PC mais bien moins qu’une ventilation naturelle avec les portes intérieures ouvertes et au moins 2 fenêtres ouvertes en créant un courant d’air.

Faut-il utiliser le puits canadien h24 ? Je ne crois pas, donc je privilégie le PC en journée


Conclusion de cette comparaison

Mon impartialité : j’ai essayé … certains ne vont pas aimer … pas grave 🙂

Relativisons tous ces chiffres : les problèmes de chauffage en hiver et de rafraichissement en été ont tendance à s’équilibrer en Europe de l’ouest. Les hivers en France sont de plus en plus chauds avec une moyenne de 7°C 💡

Je confirme, en France le puits canadien couplé à une double flux HR n’est pas valable :

  • En hiver le puits canadien sert uniquement d’antigel … soit une moyenne annuelle de 6 jours avec un échangeur plastique et 2 jours avec un échangeur aluminium.
  • En été pour rafraichir « un peu » car le volume sera limité à celui de la double flux … et sous réserve que le Bypass de la double flux soit bien à 100% d’ouverture et que le puits canadien ait une performance au TOP !

Le rafraichissement nocturne par ventilation naturelle fenêtres ouvertes reste le must

Un bon puits canadien + DF dans une maison passive peut se justifier l’été … mais tout juste 🙂

Le bypass d’une double flux (hors PC) est à relativiser quand on voit son apport réel

Attention la nuit au bruit que peut faire une double flux au volume Boost

Les climatisations sont tendances depuis 2010 … le réchauffement climatique ne donne pas tort aux utilisateurs de ces systèmes … même si ça me fait râler 😡

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Les pannes sur les doubles flux

Je fais ce chapitre pour m’amuser … vous imaginez bien que je ne suis pas devin 🙂

La plupart des pannes sont détectées par l’électronique, cette dernière prévient d’une panne par Led erreur et/ou en retournant un code erreur. Dans les 2 cas l’erreur n’est pas toujours évidente à comprendre.

Panne de ventilateur

Ventilateur roulement

La panne ventilateur est la plus fréquente … n’importe qui la remarque assez facilement à cause du bruit surtout.

Un ventilateur tombe en panne particulièrement à cause des roulements qui peuvent se gripper et moins bien tourner, faire du bruit et même se bloquer … ceux graissés à vie ne sont pas épargnés.

Un indice en dehors du bruit anormal ou d’une ventilation qui faiblit anormalement, c’est la répétition de l’avertissement des filtres sales sans raison.

Quand vous nettoyez l’intérieur de votre VMC-DF, profitez-en pour vérifier si les ventilateurs tournent normalement en les lançant à la main. Il arrive aussi que des ventilateurs « même de marques célèbres » soit mis sur le marché avec des roulements « No Name » de qualité douteuse.

Arrache roulement

Pince pour circlips

Les ventilateurs centrifuges des VMC-DF ont des spécificités électroniques propres à chaque modèle de VMC-DF. Ne vous étonnez donc pas de ne pas trouver dans le catalogue du fabricant la référence précise des ventilateurs installés dans votre double flux.

Attention si vous prenez un ventilateur de la même marque similaire en taille, forme et puissance. Les réglages électroniques seront différents avec ceux pour votre VMC-DF … vérifiez et décidez !

Conseil, vous avez une panne ventilateur et vous êtes bricoleur, allez jeter un œil dans les forums et sur Youtube, on peut y trouver pour sa VMC-DF des explications complètes pour changer des roulements à moins de 10 €ttc les 2 alors que le ventilateur est vendu neuf entre 250 et 500 €ttc 🙁

Exemple: le tuto pour le changement des roulements d’une Domeo 210 ou EQUATION Atacama, c’est ICI.

Nb) avant de changer un ventilateur en cas de panne, allez donc voir un spécialiste en réparation de moteurs électriques, la facture sera au quart du prix neuf.

Panne du Bypass

La panne du Bypass est assez fréquente, les plus perspirasses découvrent cette panne en hiver quand l’air insufflé est « gelé » parce que le Bypass est bloqué en pleine ouverture.

Inutile de vous dire que si le Bypass est bloqué en fermeture, 80% des pannes passent inaperçues :mrgreen:

Nb) quand le Bypass se bloque sans aller jusqu’à la pleine ouverture ou fermeture, la panne peut passer complètement inaperçue. Je vous conseille lors des entretiens de vérifier si le Bypass fonctionne correctement.

Une panne du Bypass peut se réparer selon la DF mais uniquement si le blocage est d’origine mécanique ou si la panne est due à un capteur de température. Si le moteur du Bypass est KO, il va de soit qu’il doit être remplacé.

Panne d’un capteur de température

Cette panne est assez fréquente puisqu’il y a en général 4 capteurs de température dans une DF. En général, c’est l’électronique qui prévient de la panne d’un capteur température, sinon pas évident de la remarquer sauf si la conséquence est évidente comme le Bypass ouvert en plein hiver.

Il va de soit que seul le changement du capteur règle le problème.

Panne d’un capteur qualité de l’air

Là aussi si l’électronique ne détecte pas la panne d’un capteur HR, CO2 ou COV … difficile de la remarquer.

Il peut s’agir d’un capteur interne ou externe, une panne d’un capteur externe n’est pas toujours signalée par la DF !

Panne du débit constant

La panne du système « débit constant » est vicieuse, elle se traduit par une accélération anormale d’un ventilateur … même avec des filtres propres et des ventilateurs nettoyés.

La réparation est simple dans 90% des cas, il suffit de nettoyer le système débit constant, c’est à dire l’intérieur des 4 tuyaux de prise de pression dont les prises d’air des 2 servo-manomètres.

C’est le cas sur les Zehnder Q au bout de 2 ou 3 ans environ (voir photo).

Ventilateurs à hélice anémométrique

Les nouvelles DF Brink Flair et Orcon HRC sont équipées de ces nouveaux ventilateurs Ebm Papst.

Je pense par anticipation, qu’une panne du débit constant sera possible sur le ventilateur d’extraction suite à l’encrassement de l’hélice anémométrique … j’espère sincèrement me tromper 🙂

Panne de la carte mère

C’est une histoire de spécialistes en électronique, mais il y a des réparations possibles comme par exemple le changement des condensateurs à moins de 1,50€ pièce contre 250€ minimum pour le changement de la carte mère.

Je donne un seul exemple, la Vaillant « RecoVair 275 » où en Allemagne un « pointilleux » a découvert le pot aux roses. Les condensateurs d’origine tombaient en rade au bout de 5 ans environ alors qu’ils auraient dus durer au moins 20 ans.

La panne était-elle programmée ? Personne n’ose répondre mais la question mérite d’être posée 🙂

Conclusion sur les pannes

Outre la qualité des composants (ventilateurs, sondes, Bypass, etc.), plus la double flux est compliquée … plus les pannes seront présentes … CQFD

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Fabricants, marques et clones !

Cette approche en Europe du monde des fabricants réels et des marques est vrai dans tous les domaines (VMC, PAC, frigo, four, etc.). Le made in national (France, Belgique, Allemagne, etc.) OK mais il faut rester les pieds sur terre et ne pas croire au père Noël ou avoir des idées reçues … certes tous les consommateurs sont tenus dans l’ignorance 😡

Précision, je ne prétends pas être exhaustif et sans erreur de ma part … avec 10 ans d’expérience dans le milieu de la double flux, je suis éclairé certes mais je reste un « novice » faute de pouvoir pénétrer l’impénétrable 😡

Fabricants sans clone

Le fabricant vend ses machines sous son nom et aucune autre marque n’existe dans le pays du fabricant et dans les autres pays Européens.

Ces cas sont rares, j’en citerais trois significatifs en DF de qualité : Maico, Pichler et Drexel & Weiss.

Nb) ça ne veut pas dire que ces fabricants ne vendent pas sous leur marque des machines qu’ils ne fabriquent pas !

En France on peut citer Atlantic et Aldes mais uniquement pour certaines DF de leur catalogue :mrgreen:

Précision, un fabricant sans clone n’est pas obligatoirement un gage de super qualité 💡

Ma plus grosse crainte, que certains fleurons se fassent racheter par des grosses boites … ce n’est pas un problème en soit, sauf si l’usine fait tout autre chose que des doubles flux !!! On peut par exemple se poser la question pour Paul depuis son rachat par Zehnder … plus aucune double flux Paul n’a vu le jour depuis plus de 10 ans !

Fabricants avec marques nationales historiques

Ce cas n’est pas commun, il s’apparente aux clones mais c’est souvent l’histoire qui a dictée la situation. C’est par exemple le cas de Zehnder en Europe avec les marques Aeris en Pologne et Wernig en Autriche.

Dans cette situation un consommateur Français ou Belge ne peut pas acheter les clones … peu importe de toute façon les prix sont similaires !

Fabricants adeptes des clones

Le fabricant vend sous sa marque et vend ses machines à d’autres marques (filiales ou pas). Je citerais 2 cas illustres avec les fabricants Brink et Dantherm.

Bien sûr il y a souvent des règles commerciales comme l’exclusivité à une seule marque nationale. Mais dans certains pays on peut trouver la marque du fabricant et la marque nationale.

Il n’y a pas de secret, ces double flux ont forcement un prix de fabrication faible pour que les marques puissent faire leur marge … donc ne pas s’attendre à trouver des Rolls 🙂

Fabricants et les filiales du groupe

Ce cas arrive de plus en plus avec le rachats de « petits fabricants » par des grosses boites. C’est par exemple le cas avec le groupe TOP AIR AG où parmi les filiales on retrouve Vallox et Helios. Vallox fabrique des clones pour Helios, mais le cas est vicieux car la gamme Helios « Vallox » n’est pas vendue sous la marque Vallox. De plus Helios avait aussi sa propre filiale Benzing pour les doubles flux Helios en structure PSE, Benzing n’existe plus depuis fin 2018.

La marque du fabricant peut même disparaitre pour la marque plus illustre du groupe. C’est le cas par exemple de J.E. Storkair racheté par Zehnder.

A l’inverse certaines marques de fabricants illustres perdurent alors qu’on ne sait plus si les machines actuelles sont toujours montées dans l’usine du fabricant historique. C’est le cas par exemple des DF Paul depuis le rachat de Paul par Zehnder et la sortie de la nouvelle gamme Zehnder Comfoair Q fabriquée chez Storkair en Hollande.

Fabricants « cachés »

Ce cas est vicieux, le fabricant ne vend jamais sous son nom. Le but de ses fabricants est de trouver une marque par pays en leur assurant l’exclusivité. Pour dégoter les fabricants « cachés » … accroche toi Jeannot 🧐

Je citerais deux cas :

  1. Fabricant Flop System (Pologne), gamme : RekuEKO … marque France-Air gamme Cocoon 3 (ancienne).
  2. Fabricant Utek (Italie), gamme Reversus … marque France-Air gamme Cocoon (actuelle) et marque Aldes la Dee Fly Cube 550.

Nb) il y a beaucoup d’autres fabricants « cachés » … au hasard en Chine 😯

Conclusion sur les fabricants et les marques

Je vous laisse en tirer les conclusions que vous voulez mais sachez que je ne suis vraiment pas exhaustif.

De grandes marques n’ont jamais fabriqué de DF ou alors il y a longtemps, par exemples Zehnder, Helios, Wolf, Wiessmann, Kermi, Wernig, Airflow, Nibe, France-Air, etc. … certes les rachats et les filiales rebattent les cartes 🙂

J’ai essayé dans les listes des VMC-DF étudiées de recenser les clones et fabricants réels … il va de soit que cette liste doit avoir des erreurs et des manques 🙁

Je voulais me défouler un peu … le made in national me fait 😥

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Comparaison douteuse entre VMC-DF

Je ne peux pas m’empêcher de vous présenter une comparaison « bidonnée » par un site Hongrois … entre 4 DF.

Précision : ce site Hongrois veut mettre la DF qu’il vend sur un piédestal … c’est justement la double flux que je mets en fin de classement de mon TOP15 … je n’allais pas passer à côté de cette aubaine 🧐

Nb) l’Ubiflux Vigor 325 est un clone de la Brink Flair 325 !

Nb) le site Hongrois ne fait pas de comparaisons sur les fuites … normal la Brink Flair 325 est très mauvaise !

Ce que je dis de ce site Hongrois … « on groit » que c’est vrai … mais non c’est bidonné 😡

Les Zehnder ComfoAir 350 et Helios EC 370W sont de 2011 environ … elles ne sont plus d’actualité avec leurs ventilateurs EC de première génération, leur échangeur plastique aux perf. moyennes et leurs fuites internes et/ou externes.

Nb) la Comfoair 350 avait un problème plus grave avec des fuites entre la structure du caisson et celui des filtres 😡

Un COP maquillé !

Le COP des doubles flux est fait par les Hollandais, personne ne connait le protocole précis du calcul sachant qu’une DF tourne H24 toute l’année … donc avec un COP négatif une partie de l’année :mrgreen:

Selon mes sources, ce fameux COP DF serait calculé très favorablement en mode automatique via les sondes HR et CO2 et une température externe de -1,5°C pour un air repris de 20°C. Il est évident qu’en augmentant la température externe ou en la diminuant à -5°C (préchauffage) le COP va diminuer jusqu’à s’effondrer au printemps 🧐

Le COP des doubles flux est complètement « bidonné » donc inutile

Ma comparaison avec le ratio d’efficacité

Pour une comparaison plus fine, j’ai repris le fameux « Efficiency ratio » de la certification PHI, auquel j’ai rajouté des éléments important comme les fuites, la consommation, etc.

Le ratio d’efficacité fournit des informations sur la performance énergétique globale de l’unité de ventilation. Il spécifie la réduction de la perte de chaleur due au renouvellement d’air via une unité de ventilation avec récupération de chaleur plutôt que sans. Plus le ratio est élevé meilleur c’est 🙂

Le rapport d’efficacité PHI est fait en période de chauffage, tout est pris en compte dont la consommation des ventilateurs, de la commande et de l’antigel de la VMC-DF. La base des données climatiques est une zone climatique fraîche, tempérée (emplacement représentatif: Francfort-sur-le-Main avec Gt = 79 kKh/a, tH = 5136 h).

J’ai rajouté des doubles flux significatives pour comparer :

  • Une ancienne de 2011 mais de loin la meilleure de son époque : Paul Novus 300.
  • Trois de qualité et d’actualité : Maico WS320, Pichler LG 350V et Vallox MV 110.
  • Une avec un échangeur alu : Dantherm HCV 500 (ex HCV5).

Ratio d’efficacité : comparaison détaillée, clic pour agrandir

La pirouette Dantherm : la HCV 500 est à 335 m³/h à 150Pa … la puissance a été artificiellement diminuée pour la certif PHI afin de diminuer la consommation … résultat le volume maxi PHI est à 220 m³/h au lieu des 260 m³/h. La consommation n’est qu’a 0,27 Wh/m³ et la perf à 81%, pour un échangeur alu c’est bien … mais un peu artificiel 🙁

Des fuites révélatrices : 2 des 3 DF en structure PSE ont des problèmes de fuites … la Brink Flair 325 (Ubiflux Vigor) avec sa structure multi-moules PSE arrive bonne dernière et c’est très logique 🧐

Conclusion

On voit immédiatement qu’un échangeur ALU et/ou une conso importante plombent l’Efficiency ratio. Hormis la Paul Novus, toutes les doubles flux d’avant 2015 ont du plomb dans l’aile.

Attention aux chiffres … un bon Efficiency ratio n’est absolument pas une preuve de qualité

Les grosses fuites sont et restent un sacré indice d’une qualité douteuse !

Mon joli tableau, ni aucun autre, ne donnera tous les éléments pertinents sur la qualité globale dont la durabilité, la simplicité de maintenance ou la complexité de fabrication (électronique et mécanique) … donc des risques de panne possibles 😡

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Mon cas est spécifique !

Je vais être arrogant et moqueur … autant prévenir 🙂

Le m² habitable coute une fortune dans ma région

Mon objectif : il n’est pas question de perde 1 m² habitable pour la ventilation vu le prix du m² dans mon coin !

Tu es dans une région recherchée par les bobos riches … qu’es-tu venu faire sur ce blog ? Non je déconne 🙂

La cas échéant, je conseille une simple flux avec des bouches bien visibles dans les pièces humides … idem pour les entrées d’air sur les fenêtres :mrgreen:

Une SF Hygro sera préférable pour le qualitatif de bobo, non seulement il y aura les bouches bien visibles dans les pièces humides, mais en plus Hygro … en France l’argument est imparable :mrgreen:

Les entrées d’air hygro ne sont pas obligatoires … de toute façon aucune différence avec les autoréglables :mrgreen:

Ainsi gentleman tu ne perdras pas un cm² en installant la bouzine dans les combles … et le prix de l’installation sera imbattable avec des gaines en PVC souples. Mais souviens-toi garçon, à la vente le visiteur « pointilleux » est capable de mettre son mouchoir de soie devant l’entrée d’air dans une chambre … pour voir si elle est ventilée :mrgreen:

Quartier de luxe … habitation de luxe !

Le prix est généralement lié à la propriété globale : le lieu, les superficies du terrain et de la maison. Les m² habitables pures sont comment dire … un peu secondaire, surtout en combles habitables !

Ce cas c’est très simple, il faut une ventilation digne de ce nom … c’est à dire une double flux de qualité et installée dans les règles de l’art.

Si je dis chaudière gaz (chauffage + ECS), vous allez me répondre Frisquet … pour les LL et LV, vous allez me répondre Miele ! Et bien en ventilation Double flux la réponse sera en 2019-2020 Maico WS, Vallox MV ou Zehnder Q ou ?

Je sais, vous êtes très riche et occupé, vous ne passerez pas voir ce blog pour le plaisir d’un souffle d’air … mais votre architecte ou artisan préféré passera lire le blog … s’il vous installe une simple flux, dommage pour vous :mrgreen:

Maison difficile à rénover en ventilation !

Je ne fais pas de description des cas particuliers tant ils sont nombreux et variés !

Pour une revente probable

Optez pour la simplicité selon votre maison … plusieurs solutions possibles :

  • Ventilation naturelle, pas terrible mais au moins l’ouverture des fenêtres c’est gratuit !
  • Ventilation simple flux Hygro ou Autoréglable et entrées d’air sur fenêtres des pièces sèches,
  • Ventilation répartie, uniquement en pièces humides et entrées d’air sur fenêtres des pièces sèches,
  • Ventilation simple flux par insufflation centralisée avec sorties d’air aux fenêtres de toutes les pièces.

Nb) selon la hotte en cuisine (externe ou recyclage) il faudra adapter … intelligemment !

Optez pour une solution maintenable, on ne sait jamais si vous décidez de ne plus vendre 🙂

Pour une maison de famille

Tout dépendra de la difficulté d’installation … sachant qu’à l’impossible nul n’est tenu !

Si vous optez pour une double flux, il faut tout faire pour une installation au TOP avec le souci majeur de la durabilité et d’un entretien simple sans se faire chier 🙂

Votre orientation doit être : l’efficacité, la simplicité d’entretien et de rénovation même dans 50 ans !

Si je résume, je dirais qu’il faut :

  • Un entretien facile (accessibilité et nettoyage de l’ensemble du matos),
  • Ne pas être trop lié à une marque pour les filtres par exemple, donc des caissons filtres « maisons »,
  • Pouvoir changer le caisson VMC-DF sans problème quelque soit la future marque,
  • Pouvoir remplacer une simple bouche ou pire une partie du réseau de gaines sans trop devoir casser.

Je ne fais pas l’inventaire de ce qu’il faut faire, le bon sens suffit ! L’essentiel c’est de bien faire pour avoir le repos éternel sans avoir à se retourner parce qu’un héritier dira : Quel est le con qui a fait cette installation ? :mrgreen:

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