Puits canadien et annexes

Puits canadien et annexes

Vous trouverez ici tous les annexes … non moins intéressants que le reste. Surtout allez jeter un œil attentif aux chapitres Puits canadien et  Comparaison des systèmes de ventilation  … vous n’allez pas le regretter 🙂

Sommaire des annexes

  1. Les tendances depuis 2013
  2. Réglementation PEB (Belgique)
  3. Gaines PEHD : des VMC ou des TPC ?
  4. Isolation d’une maison
    • Coup de gueule sur les isolants
    • Déperdition dans une maison
    • Isolation des combles
    • Isolation par l’extérieur (ITE)
    • Isolation par l’intérieur (ITI)
    • Rénovation, améliorations possibles
  5. Le puits canadien
  6. Comparaison des systèmes de ventilation
    • Énergie perdue en hiver en ventilant
    • Surchauffe-rafraichissement en canicule
    • Rafraichissement nocturne via VMC
  7. Le tunnel à galets (le TAG)
  8. La domotique sur une VMC-DF
  9. Mon cas est spécifique !

Les tendances depuis 2013

Construction des VMC-DF

Vort PROMETEO PLUS HR400

Une Vortice toute en plastique

Deux grandes tendances ressortent :

  1. Le tout métallique dans les pays du nord (Danemark, Finlande, Suède, Lituanie).
  2. Le tout plastique (1) dans les pays plus au sud (Allemagne, Hollande, Angleterre).

(1) rassurez vous, il reste du métal comme les moteurs des ventilateurs et du Bypass, le préchauffage interne et souvent l’enveloppe du caisson 🙂

Les Germano-Bataves (Zehnder, Brink, Maico, Genvex) sont pour le tout plastique (échangeur et structure interne du caisson en PSE ou PPE),

Les Balto-Scandinaves (Vallox, Systemair, Komfovent, Salda) restent encore fidèles à l’échangeur aluminium, au caisson double peau galva avec une isolation en sandwich et une structure interne métallique pour supporter les accessoires.

Et puis il y a les constructions mixtes qu’on retrouve souvent :

  • Échangeur aluminium et structure interne du caisson en PSE ou PPE (Dantherm, Salda).
  • Échangeur plastique et structure interne métallique (Nilan, Thesslagreen, Pichler).
VMC-DF métallique

Une Vallox toute métallique

Les autres pays comme la France, la Belgique, la Pologne, la Tchéquie, l’Italie, l’Espagne ne font que suivre les pays leaders.

Nb) la Pologne, la Tchéquie et la Lituanie sont des constructeurs majeurs en VMC-DF … ne vous y trompez surtout pas ! De plus en plus de marques de l’ouest font leur marché dans ces pays 🙂

Le tout plastique a de meilleures performances d’ensemble mais attention à la qualité globale … c’est dans le tout plastique qu’on retrouve le pire ! Les VMC-DF « low-cost » sont toutes en plastique !

Il existe des VMC-DF plastiques « costauds » avec enveloppe métallique, structure dense en moule PPE (polypropylène expansé), échangeur plastique de qualité, bypass métallique et des ventilateurs dans des volutes métalliques … mais on arrive pour une 300 m³/h de qualité à 50 kg et plus 🙂

Nb) il existe des VMC-DF métalliques gros volumes > 450 m³/h fabriquées pour le tertiaire et vendues aussi en résidentiel, on retrouve ce cas en Belgique (Lemmens-Swegon, Clima).

Attention aux VMC-DF trop légères, en dessous de 1 kg par 10 m³/h j’ai des gros doutes sur la qualité globale … pour moi ce n’est pas bon signe.

Une VMC-DF plastique coûte moins chère à fabriquer et elle est plus simple à faire certifier … donc les low-cost certifiées sont en plastique bien sûr 🙂 🙁

Caissons avec structure interne en expansé

Il y a deux types de plastique expansé utilisés pour la structure :

  1. Le PSE (polystyrène expansé).
  2. Le PPE (polypropylène expansé).

Structure interne en 4 parties

Le PSE est plus léger que le PPE à volume identique.

La structure du caisson n’est jamais faite en un seul moule mais en 2, 3 ou 4 moules collés entres eux.

Il y a aussi des VMC-DF plutôt bas de gamme dont la structure en expansé n’est pas en véritables moules mais plutôt en plusieurs plaques moulées coincées entre elles dans le caisson, jusqu’à 10 plaques 🙁

Le PPE et le PSE ont l’avantage d’une isolation thermique mais aussi des gros inconvénients dont :

  • Les jonctions des moules par collage toujours délicat à faire … et par conséquence un risque de manque d’étanchéité.
  • La qualité de la matière entre du plus ou moins compact ou du plus ou moins épais et par conséquence une fragilité voire une « porosité » à la condensation.

Le PPE se déforme sans casser, il a la mémoire de forme

Le PSE est cassant, il n’a pas la mémoire de forme

Structure faite en plaques moulées coincées entre elles : à éviter

Pourquoi des constructeurs majeurs comme Brink, Dantherm, Helios-Benzing font-il encore des structures en PSE … je vous laisserai leur poser la question :mrgreen:

Nb) le sigle PSE devient tabou … beaucoup de constructeurs oublient de parler de la matière utilisée pour la structure de leurs caissons en matière expansée :mrgreen:

Brink a eu même remplacé dans sa documentation Française PSE par PPE 😈

Le constat est sans appel, il y a le très bon et le très mauvais et il n’est pas évident de le voir du premier coup d’œil ou de le percevoir au premier touché 🙁

L’isolation phonique est très discutable car ces matières expansées sont à cellules fermées. La seule chose certaine c’est qu’une volute métallique de ventilateur « coincée » dans le logement prévu dans le moule en expansé aura ses vibrations largement amorties donc moins de bruit … c’est moins vrai avec une structure PSE plus ferme que le PPE.

Nb) le PPE est mieux que le PSE, c’est indéniable … mais il existe des moules PPE « de merde » si l’épaisseur de la matière est trop fine voire pas assez dense.

Je vais vous expliquer l’histoire incroyable d’une VMC-DF ‘Flat’ en PPE sans enveloppe métallique ou plastique. Cette VMC-DF, légère sur la balance, avait un caisson avec une épaisseur de PPE trop fine … il y avait des fuites au raccord de l’évacuation des condensats mais surtout en hiver la condensation se formait sur la face externe du caisson. Une VMC-DF ‘Flat’ étant installée au plafond … je vous laisse imaginer la flaque d’eau au sol 🙁

Comment se fabrique un moule en expansé ?

Je ne vais pas vous faire une leçon de chose rassurez-vous ! Je veux juste expliquer en vulgarisant comment se fabriquent une structure moulée PPE ou PSE et parler prix de fabrication du seul caisson en expansé.

Matrice aluminium

La matrice aluminium servant à faire un moule d’expansé est faite en 2 parties, cette matrice sert à fabriquer par injection de plastique une structure en expansé moulé.

Les 4 matrices aluminiums d’un caisson VMC-DF fait en 2 moules coutent très chers, le prix est moindre si le caisson est en 4 ou 5 moules. La photo « Structure interne en 4 parties » montre un caisson fait en 4 moules d’expansés, donc 8 matrices aluminiums différentes.

Le prix des matrices aluminiums pour un caisson standard d’une VMC-DF de 300 à 500 m³/h va de 15000 à 30000 € … c’est une grosse fourchette pour un ordre de grandeur uniquement 🙂

Nb) le prix d’une matrice aluminium pour un moule PSE est moins cher que celle pour le PPE … normal, le PPE demande beaucoup plus de pression à sa fabrication donc la matrice aluminium est plus épaisse.

La photo « Matrice aluminium » montre un moule aluminium relativement simple, les petites marques régulières sur le moule sont les injecteurs de vapeur servant à faire expanser la matière plastique. On retrouve ces empreintes sur le produit fini 🙂

Le prix moyen d’un caisson à 50 grammes de matière première par litre d’expansé final (50 g/l) est d’environ 25€ pour le PPE et 8€ pour le PSE … et oui le prix est petit mais le PPE coûte 3 fois plus cher que le PSE … cette différence peut expliquer bien des choses sur 10000 caissons !

Les professionnels en moulage d’expansé sont catégoriques pour des caissons de VMC-DF : le PSE convient surtout s’il reste inerte donc sans sollicitation comme le démontage-remontage des filtres, ventilateurs, échangeur. S’il y a sollicitations le PPE est plus approprié.

Certes le PPE peut aussi être sollicité mais il est fragile car cassant et sans mémoire de forme … quelle que soit sa densité !

Les joints d’étanchéité de l’expansé

Caisson PSE avec joints mastics

La photo montre l’intérieur d’un combi PAC + VMC-DF d’une célèbre marque.

Le caisson fait en plusieurs moules PSE avait des fuites, le constructeur a rajouté du mastic pour limiter les fuites. Ce fabricant semble assez fier de montrer qu’il a pensé à tout … personnellement j’ai le plus grand doute sur le choix du PSE même si pour un combi PAC-VMC la légèreté est importante :mrgreen:

Nb) tous les caissons de VMC-DF en expansé moulé (PSE ou PPE) ont des joints mastiqués pour éviter les fuites internes … le mastic est généralement de la même couleur que l’expansé 🙂

L’absorption d’eau par la matière expansée est possible à long terme dans un bloc de PSE qui stagne dans l’eau. Ce problème n’arrive pas avec une VMC-DF où les condensats sont normalement évacués.

Anecdote sur le PSE

Le PSE pour la construction des routes ! Les blocs de polystyrène expansé sont une solution technique pertinente pour le remblai car il assure à la fois une résistance thermique et une résistance à la compression. Les professionnels des travaux publics l’utilise régulièrement pour la mise en place des remblais routiers et également sur sol compressible ou instable pour diminuer les surcharges d’ouvrages de génie civil.

Ces blocs PSE dense sont ici complètement inertes, hors UV et surtout hors d’eau car le plus gros risque sur les routes c’est que les blocs de PSE fracassent la chaussée en remontant à la surface s’ils devaient se retrouver dans une poche d’eau importante … et ce n’est pas une blague 🙂

Critiques sur la structure en expansé d’une VMC-DF

Les moules vierges d’une VMC-DF sont très loquaces si on sait examiner ! Encore faudrait-il avoir ces moules « à poils » pour comprendre !

Je vous montre ici l’exemple d’un caisson fait en 2 moules PPE, peut-importe la marque qui de toute façon n’est pas dans le TOP15 … et je ne savais pas tout ce que je vous présente ici :mrgreen:

Nb) il est impossible de deviner tout ça sans voir les photos claires des moules 😀

Les défauts, dont certains rédhibitoires pour moi, sont:

  1. Il est impossible de sortir les ventilateurs pour les nettoyer.
  2. Le changement d’un ventilateur impose d’ouvrir le caisson en 2 (séparer les 2 moules).
  3. L’air bypassé est-il filtré ? Sinon les gaines d’insufflation vont se salir.
  4. La sortie condensat est plus haute que la cavité des ventilateurs.
  5. Si le joint silicone en bas entre les 2 moules n’est pas hermétique il va y avoir des fuites d’eau.

Conclusion : je vous laisse seul juge, mais sachez que cette machine était certifiée NF VMC.

Les caissons avec structure interne métallique

Il y a dans les structures métalliques le très bon avec enveloppe galvanisée et thermolaquée pour les faces externes et internes du caisson. Bien évidemment le meilleur étant le caisson double peau galva thermolaqué avec une isolation en sandwich.

Mais il y a aussi dans le métallique le très mauvais :

  • une mauvaise galvanisation intérieure et par conséquence un risque certain de rouille à la longue,
  • un isolant trop fin et par conséquence un manque thermique et phonique,
  • un caisson simple peau où l’air est en contact avec l’isolant qui peut-être en fibres synthétiques,
  • une structure métallique aléatoire et par conséquence des vibrations.
  • des joints mal faits entre les éléments métalliques et par conséquence des fuites internes.

L’étanchéité d’un caisson VMC-DF

Je parle du sujet dans l’article : VMC-DF à cœur ouvert, j’y reviens pour vous rappeler que j’ai une confiance toute limitée sur les % de fuites des certifications … peu importe le certificateur :

    • Un caisson (métallique, PSE ou PPE) peut-être spécialement préparé (re-siliconé) pour la certification.
    • Une structure en PSE sera au top de sa « forme » pendant la courte période des tests.

Conclusion sur la construction des VMC-DF

Je pourrais faire le même constat entre le très bon et le très mauvais pour les ventilateurs, le Bypass, etc. … sans oublier les erreurs de conception comme par exemple la mauvaise étanchéité entre le cadre des filtres et le caisson.

Un roulement Pakistanais à 1 €, au lieu de 5 € en Europe, peut vous pourrir la vie 🙁

Les prix peuvent se justifier … mais ce n’est pas toujours le cas !


Gaines de distribution d’air

Gaine plate PEHD Courbure 90°

Gaine oblongue + raccord coudé

Gaines PEHD oblongues

Les gaines ovales font l’objet d’une grande tendance commerciale poussée par Zehnder et Brink et maintenant reprise par tous les fabricants. L’argument commercial prioritaire c’est la simplicité d’enfouissement de ces gaines ovales dans une dalle, une chape ou l’isolation.

Le gros reproche des gaines oblongues c’est le nettoyage 🙁

Cette forme de gaines oblongues n’est utilisée que dans la ventilation … les fabricants de VMC-DF font un matraquage commercial dingue sur ces gaines dont ils ont l’exclusivité d’utilisation … et du prix 🙁 🙁

Nb) les fabricants de gaines PEHD sont toujours les mêmes que les gaines soient rondes ou oblongues !

Tubes métalliques galva

Les tubes métalliques ont encore de beaux jours devant eux pour ceux qui ne veulent pas entendre parler de gaines en plastiques. Ils se sont imposés dans les pays Scandinaves qui utilisent des VMC-DF depuis longtemps et surtout bien avant que les gaines PEHD se démocratisent depuis les années 2008.

Rappel : outre leur nettoyage délicat, les tubes métalliques sont sujet à fuites à chaque raccord de tube de 2 ou 3 mètres et à chaque raccord coudé. Ce qui n’est absolument pas le cas des gaines plastiques d’un seul tenant entre collecteur et plénum.

Certains pays comme la Belgique et la Hollande sont adeptes des tubes métalliques essentiellement parce que les diamètres sont plus adaptés aux volumes réglementaires importants de renouvellement d’air. Est-ce la seule raison ? Une chose est certaine il n’y a aucune objectivité là dedans, en effet les gaines PEHD DN90 font très bien l’affaire !

Conclusion sur la distribution d’air

Quelle que soit la quantité d’air à renouveler les gaines PEHD rondes conviennent

Les gaines ovales enfouies dans le dur … c’est une pure folie à long terme !

Les tubes métalliques sont délicats à poser et à nettoyer

Les gaines souples PVC ou aluminium isolé sont encore utilisées en double flux … scandale !


Le débit constant

Le système débit constant fait fureur chez tous les constructeurs majeurs … mais est-il vraiment utile ?

Le principe est assez simple, les débits d’air insufflé et extrait sont assurés … quelle que soit l’augmentation de la perte de charge due à vos filtres sales … mais pas saturés 🙂

Il y a donc dans la VMC-DF deux systèmes de gestion de pression différentielle, un en insufflation et un autre en extraction. Chaque système régule en permanence son ventilateur pour assurer le bon volume d’air en augmentant la puissance électrique envoyé au ventilateur si la perte de charge augmente.

Sans le débit constant

Les ventilateurs tournent à la vitesse souhaitée pour vous donner le volume que vous aurez décidez à l’installation pour chaque vitesse. Mais si la perte de charge augmente avec vos filtres sales, selon le type de ventilateur le résultat n’est pas le même.

Ventilateur à réaction (pales vers l’arrière)

Un ventilateur à réaction ne sait pas tenir un volume constant, seule la vitesse de rotation est constante. La courbe perte de charge (Pa) a donc une pente de 45° pour arriver à 0 m³/h. Le résultat est simple, plus la perte de charge augmente (filtres sales, …) moins vous aurez de m³/h d’air !

Le système Débit constant est fait pour les ventilateurs à réaction.

Ventilateur à action (pales vers l’avant)

Un ventilateur à action sait assurer un volume constant en m³/h jusqu’à la puissance maxi qu’il est capable de supporter pour assurer le bon volume. En résumé le ventilateur à action amortit l’augmentation de perte de charge et donne la quantité d’air voulu … mais il ne faut pas rêver pour autant, au delà d’une certaine perte de charge à cause de vos filtres « dégueulasses » le ventilateur s’écroule.

Il faut relativiser si les filtres sont saturés, il n’y a aucune solution valable !

Rappel, un ventilateur à action sait aussi gérer automatiquement une pression constante mais très peu de double flux avec ventilateurs à action offre le choix de la pression constante et c’est très bien ainsi.

Conseil, si vous avez le choix à l’installation entre pression constante et volume constant, il faut toujours choisir volume constant … suivez bien ce conseil pour éviter les déboires dont l’équilibrage entre insufflation et extraction.

La consommation électrique

Un ventilateur à action consommerait un peu plus … avec les ventilateurs EC c’est une idée reçue plus qu’une réalité 🙂

Ça me fait toujours rire quand je lis sur les forums des discussions sur la consommation des ventilateurs 🙂

Toutes les certifications sont faites avec des filtres neufs donc une perte de charge minimum … mais au bout de 3 à 6 mois que se passe-t-il ?

  • Ventilateur à action : il assurera le volume d’air mais il consommera plus !
  • Ventilateur à réaction : consommation stable mais le volume sera moindre !
  • Ventilateur à réaction + débit constant : volume d’air assuré mais le ventilateur consommera plus !

Consommation électrique : rien ne se perd … tout se transforme … il ne faut pas rêver !

Le débit constant … explications

Le système débit constant se justifie essentiellement à cause de l’encrassement des filtres !

Petits rappels basiques pour mieux comprendre :

  • La pression de l’air diminue plus l’altitude est élevée : facteur important.
  • La pression de l’air augmente plus la température est haute : facteur faible en ventilation domestique.
  • La pression de l’air change selon la qualité de l’air (polluée, poussiéreuse, pure) : facteur très faible.

Est-ce que les doubles flux tiennent compte de tous ces facteurs ? Non mais certaines VMC-DF avec le système débit constant ont le paramètre Altitude d’installation comme sur les Zehnder ComfoAir Q.

Le paramètre « Altitude »

L’altitude est un facteur important puisque entre 0 et 2000 mètres la pression baisse en moyenne de 54 Pa tous les 500 mètres. Mais ce paramètre d’installation est-il pour autant important ?

  • NON si les pertes de charge à l’installation (insufflation et extraction) sont mesurées mécaniquement puis sauvegardées pour être comparées avec celles mesurées en régime de croisière.
  • OUI si les pertes de charge à l’installation sont calculées automatiquement. Le cas échéant, il faut prendre en compte l’altitude car le calcul automatique usine est à une altitude d’environ 200 mètres 🙂

Le système débit constant dans une VMC-DF

Débit constant Pluggit

Débit constant Pluggit

Un système débit constant c’est :

  • 4 prises de pression pour la mesure mécanique à l’installation, : 2 en insufflation (en amont et en aval de l’échangeur), idem en extraction,
  • 2 servos-manomètre, 1 en insufflation et 1 en extraction. Chaque servo-manomètre calcule le différentiel de pression entre ceux de l’installation et ceux au quotidien,
  • 4 tuyaux pour les liaisons entre les prises de pression et les servos-manomètre,
  • donner à chaque ventilateur la bonne puissance pour assurer le débit constant.

Si la perte de charge augmente en régime de croisière (filtres sales) le système modifiera la puissance donnée au ventilateur pour assurer le bon débit d’air … celui aux petits oignons décidé à l’installation 🙂

Le débit constant est de série (Zehnder Q, Brink Flair 325, …) ou en option (Pluggit, Dantherm, …). Le système est moins voyant quand les pressions d’installation sont automatiques ou s’il est installé de série. La photo montre le système en option sur une VMC-DF Pluggit-Dantherm.

Les toutes meilleures VMC-DF n’ont pas le débit constant et pour cause les ventilateurs à action assurent « automatiquement » un volume constant sans être aussi précis que le système débit constant ! On peut citer par exemples Paul Novus, Maico WS, Vallox MV, Nilan Comfort 300 LR.

Attention, dans une même marque, toutes les VMC-DF n’ont pas forcément les mêmes types de ventilateurs !

L’avantage du débit constant est d’assurer la quantité d’air « aux petits oignons ». L’inconvénient c’est l’usine à gaz dans le caisson, l’électronique supplémentaire embarquée … donc plus de risques de pannes :mrgreen:

Rappel : il ne faut pas confondre le débit constant avec la pression constante ou la pression différentielle, voir ci-dessous.

Le débit constant et le volume par pièce ?

Il ne faut surtout pas croire qu’avec le débit constant vous aurez une bonne répartition d’air entre vos pièces … absolument pas. Le bon volume d’air d’une pièce sera à faire si vous voulez du cousu mains 🙂

Précision : le débit constant assure les bons volumes en insufflation et en extraction à la sortie du caisson VMC-DF … rien d’autre :mrgreen:

Ce que je pense du débit constant

Le débit constant est techniquement « extraordinaire » … dommage ce n’est pas terrible sur l’efficacité réelle du renouvellement d’air dans une maison.

Pluggit ServoFlow (option)

Pluggit ServoFlow du débit constant

Ai-je tort ou raison ? Je vous laisse méditer sur l’ouverture d’une porte d’entrée ou d’une fenêtre dans une maison étanche :mrgreen:

C’est surtout les fabricants les grands bénéficiaires du débit constant avec des changements plus régulier des filtres « propriétaires » … car l’alerte est « automatique » avec la pression différentielle. En même temps quand on sait que beaucoup d’installations souffrent d’un manque d’entretien … est-ce que ça sera mieux avec le débit constant ? Aucune idée mais sur le papier c’est oui 🙂

Je fais le pari que d’ici quelques années le débit constant, censé diminuer la consommation en prévenant des filtres à changer, sera pris en compte pour la classe énergétique … de A+ on pourra passer à A++ :mrgreen:

L’usine à gaz « débit constant » n’est pas indispensable dans une VMC-DF

Le débit constant n’assure pas l’entretien des filtres :mrgreen:

Je conseille les ventilateurs à action … c’est bien plus simple pour un volume constant 🙂

Le débit constant à hélice

Le système débit constant à hélice a vu le jour en 2018 notamment sur les nouvelles Brink Flair et Orcon HRC EcoMax/MaxComfort. Il s’agit d’un système via un anémomètre à hélice positionnée en sortie de chaque ventilateur pour mesurer la vitesse est en déduire le volume réel … terminé les petits tuyaux spécifiques au système débit constant à servos-manomètre.

Ce système astucieux est basé sur la vitesse de rotations de l’hélice pour calculer le débit … mais j’ai un doute du bon fonctionnement sur le ventilateur d’extraction quand les pales de l’hélice auront scotché de la poussière !


Pression constante et pression différentielle

La pression constante

La pression constante est obligatoire pour les VMC avec bouches d’extraction Hygroréglables, c’est le cas des simples flux Hygro. Le ventilateur assure une pression constante dans le réseau et régule automatiquement sa puissance.

Attention : la pression constante en VMC-SF Hygro c’est une vitesse unique donc impossible faire un changement de volume (petite vitesse, grande vitesse) ! Seul l’augmentation manuelle de l’ouverture d’une bouche peut changer le volume comme dans une cuisine par exemple.

La pression constante sur une double flux ? Une VMC-DF a 2 ventilateurs ce qui pose un sérieux problème pour l’équilibrage des volumes entre extraction et insufflation. De plus, il y a souvent un seul capteur de pression sur un ventilateur, le système se charge de réguler les 2 ventilateurs en même temps.

Je déconseille complètement les bouches hygro et la pression constante en double flux !

La pression différentielle

Ce système permet de prévenir un défaut de tirage d’un poêle ou d’une cheminée. C’est une réglementation dans certains pays pour garantir le différentiel de pression généré par un foyer. Le capteur de pression (pressostat) est généralement dans la pièce où est installé le foyer. Le résultat est simple, la VMC-DF diminue automatiquement l’extraction et/ou augmente l’insufflation.

Nb) sur certaines VMC-DF comme les Dantherm il s’agit d’un simple système temporaire on/off pour augmenter l’insufflation et diminuer l’extraction, le cas échéant il n’y a pas de pressostat.

En France la réglementation impose qu’un foyer ouvert ou fermé et une ventilation mécanique ne doivent pas se perturber. Ce qui revient à dire qu’un foyer doit avoir sa propre prise d’air neuf. Ça ne veut pas dire que dans les autres pays il n’y a pas une entrée d’air spécifique au foyer … mais il y a cette réglementation de sécurité !

Attention avec poêle + simple flux, avec un poêle non étanche, une simple flux (entrée d’air par dépression) posera forcément des problèmes de tirage au poêle. De plus, foyer à l’arrêt si l’entrée et la sortie d’air du foyer ne sont pas fermés, les entrées d’air de la simple flux seront perturbées !!!

Nb) une double flux à l’équilibre en insufflation et extraction ne pose pas de problème si le foyer dispose de sa propre entrée d’air 🙂


Électronique à outrance

L’électronique à outrance (régulation intelligente de l’air, capteurs qualité de l’air, domotique, etc.) est la tête de gondole des arguments commerciaux des doubles flux depuis 2014 … sans oublier le débit constant et les gaines oblongues !

Je vulgarise les quelques explications que je vous donne, mais on retrouve deux catégories d’électronique.

La VMC-DF basique

Commande basique analogique

Ces VMC-DF sont souvent limitées dans les possibilités électroniques (pas de capteur externe, pas de WEB, pas de domotique, etc.) et souvent avec une évolution très limitée.

Commande basique les potentiomètres

Le paramétrage réduit d’installation est souvent limité aux potentiomètres mécaniques pour régler le volume souhaité pour chaque vitesse (V1, V2, V3).

Les potentiomètres sont soit déportés dans la commande basique, soit sur la carte mère dans le caisson.

Les VMC-DF basiques à potentiomètres mécaniques sont de moins en moins nombreuses.

Nb) une VMC-DF basique avec les potentiomètres sur la carte électronique, le cas échéant la commande basique est souvent numérique pour le choix binaire de la V1, V2 ou V3.

La différence de prix entre VMC-DF basique et full électronique va de 300 à 600 €ttc … sans les options nombreuses en full électronique !!!

Carte électronique avec potentiomètres et jumpers

Ce que l’on ne trouve plus

C’est bien fini la carte mère avec ses potentiomètres et ses jumpers d’installation.

Sur la photo en exemple, les 3 vitesses en insufflation et les 3 vitesses en extraction se règlent individuellement par des potentiomètres mais la double flux a des ventilateurs à action 🙂

Quand on a goûté à cette électromécanique simple, efficace et fiable … il est difficile d’imaginer un réglage depuis un ordinateur sans se demander un an après si le paramétrage n’a pas ‘foiré’ suite à un orage … si toutefois la carte mère a résisté à la foudre :mrgreen:

La VMC-DF full électronique

Commande digitale

Ces VMC-DF ont toutes les options électroniques possibles : commande digitale tactile, capteurs qualité de l’air ambiant, connexion WEB, domotique, etc.

Une commande digitale n’est pas une zappette de télévision !

On retrouve dans cette gamme de plus en plus de VMC-DF dont l’installation peut se faire depuis un ordinateur via une liaison USB ou une connexion WEB locale.

Les VMC-DF full électroniques disposent souvent d’un panneau de commande intégré au caisson. Ce panneau de commande permet avant tout de gérer les paramètres d’installation.

Sans ordinateur possible pour l’installation et sans panneau de commande sur le caisson, c’est obligatoirement une commande externe digitale qu’il faut pour l’installation.

Attention à ce que l’on vous livre de série avec une VMC-DF full électronique ! Regardez bien à l’achat selon vos désirs sinon vous risquez d’être déçu … surtout des prix :mrgreen:

Les full électronique plus

Commande basique numérique

Toute l’électronique principale est de série et quelque fois la commande basique est de série. On retrouve les branchements principaux : commande déportée, connexion d’un PC en local (LAN) et même à distance (WEB), entrées/sorties numériques et/ou analogiques pour les accessoires (commande Boost, capteur de présence, capteurs d’ambiance, préchauffage électrique intégré au caisson, etc.).

C’est le cas des Maico avec une carte mère complète, une commande basique de série, une connexion PC, un vrai Modbus utilisable et le WEB avec la possibilité d’une connexion Smartphone en local comme à distance.

Bien sûr les matériels spécifiques comme un postchauffage, un puits canadien, la domotique restent des options … il ne faut quand même pas rêver 🙂

Les full électroniques moins

Zehnder Q connexion des box

Rien ou presque n’est de série … tout est en option et y compris la commande basique. C’est le cas des Zehnder ComfoAir Q avec en option trois Box externes, la carte mère est équipée uniquement de prises de connexion pour ces Box externes.

Ce choix électronique veut dire par exemple que pour avoir un ordinateur ou un Smartphone connecté en local ou à distance il faut une ou des options payantes 🙁

Précision : selon vos besoins une full électronique moins sans option peut très bien vous convenir !

Attention à la RJ45 !

Sur certaines machines on trouve une entrée RJ45 … mais ne croyez surtout pas qu’une RJ45 est toujours là pour une connexion filaire de votre ordinateur … non ça peut-être une simple prise de contrôle sans logiciel disponible pour l’usager final 🙁

Questions à vous poser avec une VMC-DF basique

Vous voulez du simple avec une VMC-DF basique + commande basique, il y a des points à voir selon vos désirs :

  • Comment fait-on l’installation, panneau de commande sur le caisson ou ordinateur possible ?
  • Est-ce que le Bypass manuel on/off est possible ou le Bypass automatique est uniquement disponible ?
  • Comment est gérée la modulation d’un préchauffage de gaine en terme de sécurité avec la VMC-DF (arrêt VMC-DF, petit volume d’air, etc.) ?
  • Comment fait-on pour arrêter la VMC-DF si la commande basique ne le permet pas ? Oui je sais c’est interdit en France et en Belgique 🙂 🙁
  • Comment fait-on pour avoir une commande Boost dans une salle-de-bains ?

Ma réponse est très simple, sans panneau de commandes sur la VMC-DF et sans possibilité d’installation via un ordinateur … selon vos désirs (Bypass manuel, préchauffeur antigel, commande Boost en SdB, …) soit les solutions existent simplement et avec sécurité … soit il faut opter pour une full-électronique même si vous n’utilisez que 30% des possibilités.

Rappel : l’électronique d’une VMC-DF basique est limitée !

Conclusion sur l’électronique à outrance

Je vais simplement vous exposer mes choix en 2011 :

  • pas de commande digitale et pas de programmation,
  • pas de préchauffage et pas de postchauffage,
  • pas de capteur CO2, COV ou HR,
  • pas de débit constant,
  • pas de domotique,
  • pas de Bypass.

Je suis très satisfait avec une commande basique 4 vitesses + arrêt possible + led filtres sales ou erreur. Même la led filtres sales ne me sert à rien … j’ai une préfiltration « maison » d’une durée d’un an sans entretien 🙂

Nb) du simple oui mais une VMC-DF de qualité avec des ventilateurs à action et les volumes de chaque vitesse insufflation et extraction choisis à l’installation 🙂

Et en 2018, qu’est ce que je choisirais ?

Je prendrais une full électronique avec soit un panneau de commande, soit une installation par ordinateur … mais je resterai fidèle à une commande basique dans la cuisine et jamais de connexion à distance !

Oui à un Bypass s’il est robuste, à 100% d’ouverture et avec le mode manuel possible

Oui au mode ECO pour l’arrêt d’un ventilateur, mais avec choix du ventilateur

Oui à une sonde hygrométrique interne au caisson et le mode AUTO

Oui à un préchauffage interne antigel si zone froide

Non à tout le reste :mrgreen:

La programmation hebdomadaire ? Je suis pour à condition d’avoir un système ouvert et pas limité aux seules vitesses nuit et jour !

Ma commande basique idéale : le choix des vitesses dont l’arrêt et en on/off : l’ouverture du Bypass, le mode éco avec arrêt du ventilateur d’extraction et la programmation hebdo.

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Réglementation PEB (Belgique)

Il s’agit d’un résumé de la réglementation PEB (Performance Énergétique des Bâtiments) en ventilation.

Les volumes réglementaires Belges sont des minimas … qu’il faut interpréter comme des maximas sinon bonjour les dégâts :mrgreen:

Résumé de la réglementation Belge

La réglementation PEB impose un débit de conception minimum d’alimentation, de transfert ou d’évacuation d’air pour chaque type de pièce : cuisine, salon-séjour, chambres, salle-de-bains, WC, buanderie, etc.

Spécifications des volumes et de la vitesse de l’air

Le CSTC précise : Pour l’alimentation ou l’évacuation mécanique des systèmes B, C et D, le système de ventilation est conçu de sorte que les débits de conception minimum peuvent être atteints pour tous les locaux concernés en même temps et pour au moins une position de réglage du ventilateur (généralement la position maximum).

Cette précision est intéressante car les volumes réglementaires PEB peuvent être réservés à la vitesse Boost d’une VMC-DF (système D)… ce que confirme l’exemple concret des architectes Belge ci-dessous 🙂

Règle générale

Le débit minimum de renouvellement d’air est de 3,6 m³/h/m² au sol du volume chauffé, mais il y a des débits minimums à respecter et des débits limités … heureusement 🙂

Les ouvertures de transfert entre les locaux (passage de l’air d’une pièce à l’autre) doivent avoir une capacité d’ouvertures suffisantes pour une différence de pression de 2 Pa maximum.

Sont comptabilisées dans la surface :

  • les surfaces des escaliers,
  • les dimensions intérieures pour la ventilation,
  • les surfaces ayant une hauteur sous plafond ≥ 1,50 m.

Volumes en extraction

  • Débit nominal mini : cuisine ouverte 75 m³/h, cuisine fermée 50 m³/h;
  • Débit nominal mini : SdB ou buanderie 50 m³/h; WC 25 m³/h.
  • Débit limité : cuisine fermée, SdB ou buanderie 75 m³/h.

Question ou astuce : cuisine ouverte … combien de m² au sol pour la cuisine ? :mrgreen:

Volumes en insufflation

  • Débit nominal mini : séjour 75 m³/h, chambre ou bureau 25 m³/h
  • Débit nominal limité : séjour 150 m³/h,
  • Débit limité : chambre ou bureau 72 m³/h soit 36 m³/h/personne.

Précision : on peut avoir dans une chambre ou un bureau d’une personne un volume limité de 36 m³/h 🙂

Avertissement : la Wallonie a visiblement modifiée en 2016 la norme en vigueur NBN D50-001. Le débit limité à 36m³/h par personne a purement et simplement disparu 🙁 🙁

Vitesse de l’air

La vitesse de l’air doit être à 2 m/s dans les sections terminales précédents les bouches de pulsion.

Cette réglementation sur la vitesse est ambiguë :

  • Dans une chambre où on y est que la nuit !
  • Quelle longueur doit avoir la section terminale pour respecter les 2 m/s ?

Vitesse de 2 m/s comment faire en PEHD DN90 ?

Il s’agit de la vitesse dans le plénum et en sortie de bouche … pas celle dans la gaine de distribution !

Nb) le plénum peut-être considéré comme une section terminale … difficile de dire le contraire 🙂

Les 2 m/s sont respectés jusqu’à plus de 80 m³/h avec un plénum et une bouche en ∅125.

Donc la vitesse dans une gaine PEHD DN90 (75 mm interne) peut monter à 3,5 m/s soit 55 m³/h soit le volume réglementaire pour une chambre de 15 m² … avec une seule gaine DN90 ! Ah oui je suis vicieux 🙂

Exemple concret Belge

Texte repris d’un document Belge « Les performances de la ventilation » servant de guide pratique aux architectes. Je cite :

Les hypothèses choisies pour les maisons d’habitation sont les suivantes :

  • la superficie totale habitable des logements est de 100 m², pour un volume habitable de 250 m³ ;
  • selon la réglementation, les débits nominaux sont les suivants :

Pour la ventilation mécanique double flux avec ou sans récupération de chaleur, le débit d’air peut être diminué durant la nuit (8 heures) : il est de 106 m³/h. En journée, il est de 216 m³/h durant 4 heures et de 151 m³/h pendant les 12 heures restantes.

Vous remarquerez que le volume de la chambre 2 (ici pour un enfant) est à 36m³/h !

Nb) je suppose que les volumes jour et nuit donnés dans ce document sont basés sur le bon sens 🙂

Avertissement : l’exemple ci-dessus, pourtant fait pour et par les architectes Belges, est-il PEB ?

Le PEB dit : la VMC fonctionne en flux continu avec au moins les volumes réglementaires !

Voilà l’exemple type d’une réglementation où il y a confusion puisque le PEB ne précise rien sur les volumes jour et nuit sachant qu’une double flux a généralement 3 vitesses (nuit, jour et Boost) :mrgreen:

L’exemple des architectes Belges est donc très bon puisque les volumes réglementaires sont respectés à la vitesse Boost (la plus grande vitesse).

Comment équilibrer insufflation et extraction ?

La réglementation Belge a l’inconvénient majeur, outre des volumes excessifs, de rendre très difficile l’équilibrage entre insufflation et extraction !

Le CSTC précise pour la ventilation double flux

Dans la plupart des cas, le total des débits exigés pour l’alimentation en air neuf est plus élevé que le total des débits exigés pour l’évacuation de l’air vicié. Dans la réalité néanmoins, l’air n’étant pas accumulé à l’intérieur du bâtiment, le système tendra spontanément vers un équilibre dépendant de l’étanchéité à l’air du bâtiment ………

Il faut quand même oser écrire la phrase ci-dessus :mrgreen:

Dans le cas du système D avec récupération de chaleur, il est souhaitable de limiter autant que possible les pertes de chaleur dues à ces fuites supplémentaires au travers de l’enveloppe. Il est dès lors fortement recommandé de concevoir un système dont les débits de conception sont identiques pour l’alimentation et pour l’évacuation (débits équilibrés). Il existe différentes solutions pour atteindre cet équilibre :

  • l’utilisation du recyclage (mécanique) de l’air provenant de certains espaces (chambres, bureaux et/ou salles de jeux ou de hobby, p. ex.) vers le séjour (cf. § 2.4)
  • l’augmentation du débit d’extraction dans les espaces d’où l’air est évacué,
  • l’ajout d’extractions supplémentaires dans des espaces dépourvus d’exigences, tels que le hall, les couloirs, le dressing, le débarras, et prévoir des ouvertures de transfert supplémentaires vers ces espaces.

Le dernier point ne manque pas de piquant :mrgreen:

2.4. Recyclage de l’air avec le système D

Pour le système D uniquement, il est autorisé d’alimenter le séjour, totalement ou partiellement, avec de l’air recyclé provenant d’autres locaux d’une même habitation, notamment les chambres, bureaux et salle de jeux. Dans ce cas, l’air recyclé doit être amené mécaniquement vers le séjour. Un ventilateur supplémentaire est donc nécessaire. D’autres types de recyclage sont également autorisés, mais nécessitent une attention particulière.

Le PEB Systèmes résidentiel de Wallonie précise

Système D et recyclage :

Les débits minimums doivent être réalisés en air neuf uniquement – on ne peut faire de retraitement sur un débit minimum. Le recyclage de l’air ne peut se faire que dans les amenées d’air des locaux secs.

Les techniques de recyclage sont plus adaptées au non résidentiel. Pour le résidentiel, il vaut mieux privilégier l’équilibrage des débits de la VMC au recyclage.

Nb) que veut dire « On ne peut faire de retraitement sur un débit minimum » … je ne sais pas répondre mais voilà un sujet d’interprétation incroyable 🙁

L’équilibrage avec recyclage est plus délicat car il impose une petite usine à gaz avec un ventilateur spécifique qui aspire l’air du couloir pour l’insuffler dans le séjour. Les transferts sous les portes doivent être adaptés puisque l’air de séjour ne devrait pas revenir dans le couloir mais passer directement dans la cuisine et les autres pièces humides. L’avantage de cette solution, c’est de pouvoir choisir une VMC-DF moins imposante en volume d’air fourni !

L’équilibrage sans recyclage soit par rajout d’extraction(s) dans un couloir, un hall etc. soit par augmentation des volumes aux bouches d’extraction existantes … c’est simple à comprendre mais il faudra obligatoirement une VMC-DF avec un gros volume dès une maison de 100 m² 🙁

Je préfère sans recyclage puisque la vitesse Boost répond à la réglementation et qu’il reste les vitesses nuit et jour pour adapter vos volumes souhaités en régime de croisière.

Le recyclage pourra être la seule solution pour avoir dans une maison résidentielle une VMC-DF avec un volume maximum raisonnable sans avoir l’obligation de choisir une machine du tertiaire à cause d’un volume réglementaire « démesuré » :mrgreen:

Conclusions sur la réglementation Belge

Je me garde bien d’être trop critique sur la réglementation Belge sur la ventilation mais une question me taraude : Combien d’installations Belges respectent la réglementation une fois le PEB passé ?

Volumes réglementaires Belge = volumes nominaux = volumes maximums

La vitesse de 2 m/s en sortie de bouche au volume nominal est discutable !

Aucune règle claire sur les volumes nuit et jour alors qu’une VMC-DF a 3 vitesses

L’équilibrage insufflation-extraction sera généralement un réel problème !

La solution du recyclage est un mauvais tête-à-queue !

Gros volumes donc gaines métalliques ?

Les professionnels dont les installateurs, préconisent pour répondre à la réglementation Belges des gaines de gros diamètres donc du métallique ∅160 et 125 … en réseau linéaire !

Y aurait-il d’autres raisons pour préconiser cette solution ? J’ai bien peur que oui 😛

Les gaines PEHD DN90 sont-elles utilisables ?

Je suis certain qu’un réseau pieuvre en PEHD DN90 (∅75 interne) répond à la réglementation Belge :

  • Dans une grande pièce comme un séjour on installe 2 ou 3 bouches et pas une seule bouche comme en réseau linéaire :mrgreen:
  • Dans une cuisine on installe une seule bouche en ∅125 avec 2 gaines (plénum 2xDN90-125) 🙂

Rappel : une gaine PEHD DN90 (75 mm interne) supporte sans problème 55 m³/h à 3,5 m/s soit le volume Boost d’une chambre de 15 m² … la vitesse de 2 m/s sera dans le plénum et la bouche de ∅125 🙂

Des gaines PEHD > DN90 ?

Il est possible d’installer des réseaux pieuvres avec des gaines PEHD > DN90 à condition de :

  • Prendre des gaines TPC où les ∅ externes (internes) existent en 110 (94), 125 (107), 160 (137), 200 (172).
  • Fabriquer vos propres collecteurs … ce n’est pas sorcier 🙂

Les nuisances sonores

La nuisance sonore de résonance est surtout due au réseau métallique … c’est indéniable même si on vous dit le contraire 🙁

Un réseau métallique nécessite obligatoirement des silencieux et bien étanchéifier les raccords !

Attention au bruit et au nettoyage avec un réseau métallique … vous êtes prévenus 🙂

Un bruit de souffle d’air (sifflement) peut exister à la bouche à la vitesse Boost surtout si un réducteur de débit existe juste avant ou dans la bouche. Ce bruit de souffle, indépendant du type de gaine, se produira dès que la vitesse de l’air sera trop grande 🙁

Je ne suis pas contre un réseau métallique, chacun choisit ce qu’il veut … en sachant 🙂

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Gaines PEHD : des VMC ou des TPC ?

Le PEHD (polyéthylène haute densité) c’est la matière première pour la fabrication des gaines PEHD double peau utilisées pour la distribution d’air en VMC-DF et l’enfouissement sous terre des fils électriques (gaines TPC) dans le BTP. Le but de ce chapitre est donc de vous présentez les différences entre ces gaines similaires les VMC et les TPC.

Gaines PEHD TPC

Ce chapitre est très important puisqu’il s’agit du choix primordial des gaines de ventilation en réseaux pieuvres donc du prix !

Les gaines devront durer bien plus longtemps que la VMC-DF elle-même !

On dit double peau parce que ces gaines ont 2 parois « soudées » entre elles. La paroi externe avec des cannelures pour la résistance (compression, etc.) et la paroi interne pour son côté lisse … enfin presque :mrgreen:

Précision, je parle ici surtout des gaines rondes de format DN75 et DN90.

Le DN63 est à la mode en Allemagne comme gaines enfouies en dalle ou chape à la place des gaines oblongues difficilement nettoyable. Certes pour une bouche il faut doubler les gaines DN63 et les tripler ou les quadrupler en salle-de-bains et cuisine.

Les caractéristiques du PEHD

Il s’agit des caractéristiques du PEHD vierge donc PEHD non recyclé !

  • Sa couleur naturelle va du translucide au blanchâtre suivant l’épaisseur (semi cristallin, semi opaque, blanchâtre). Un intérieur bien blanc, c’est un PEHD de couleur blanche !
  • Le PEHD est «alimentaire» naturellement si la matière est vierge (non recyclée), il est autorisé au contact alimentaire.
  • Le PEHD est imputrescible mais il craint les UV comme tous les plastiques.
  • Sa durée de vie est d’environ 100 ans dans de bonne condition (< 50°C et hors UV).
  • Son coefficient de frottement est très faible, comparable au Téflon.
  • Le PEHD est un isolant électrique exceptionnel et une très bonne résistance aux produits chimiques.
  • Les gaines sont résistantes aux chocs et à la compression.
  • Aucun risque d’émission de COV … jusqu’à au moins 50°C selon mes convictions.
  • La classification au feu, il n’y aucune classification possible.

Autres caractéristiques

  • Le PEHD en couleur (rouge, bleu, jaune, vert, blanc, etc.) est teinté à la fabrication des granulés PEHD servant à la fabrication des gaines.
  • Le PEHD recyclé est généralement de couleur noir … complètement à éviter en ventilation !

L’odeur du plastic ?

Quand on met le nez dans une gaine PEHD ça sent très peu le plastic, voire pas du tout qu’il s’agisse des gaines VMC ou TPC … donc évitez les gaines qui sentent trop le plastic comme celles de couleur noire !

Les adeptes du tube galva ne devraient pas se réjouir … quand on met le nez dans un tube métallique ça pue grave la ferraille :mrgreen:

Conseil : les gaines PEHD sont en plastique, l’odeur du plastic peut-être présent à partir de 50°C alors que jusqu’à 20°C il n’y a pas vraiment d’odeur ! Ma conclusion est très simple :

Je déconseille le postchauffage air > 50°C via les gaines PEHD !

Avec un air > 50°C choisissez  les gaines métalliques 🙂

Les principaux fabricants de gaines PEHD

J’ai répertoriés surtout les fabricants connus et référencés en France !

Nb) cette liste n’est pas exhaustive, je ne garantis pas l’exactitude du tableau même si j’ai fait au mieux.

3 fabricants de VMC-DF sont dans le tableau (Brink, Burgerhout et Comair) mais pas certain que ces marques soient les réels fabricants de leurs gaines PEHD.

Les fabricants ou marques de VMC-DF s’approvisionnent en gaines PEHD chez l’un des fabricants du tableau. Par exemple les gaines Helios en 2011 étaient des Polieco Poliair blanches avec l’intérieur noir 🙁

Les gaines Zehnder : je n’ai pas mis dans le tableau les gaines Zehnder dont personne ne sait exactement où elles sont fabriquées et par qui ! Ce que je peux vous dire pour les avoir vues et touchées, l’ondulation de la peau interne est très prononcée (profonde) … normal pour avoir un cintrage important.

Marquage des gaines TPC

Le marquage des gaines TPC est obligatoire sur la gaine elle même, ce marquage est répété régulièrement sur toute la longueur. Certaines gaines VMC peuvent avoir ce marquage … pas de souci sauf si la peau intérieur est noire.

Précision : en 2011 je ne savais pas tout ça, j’ai acheté des gaines VMC Helios (fabricant Polieco Poliair) avec la peau intérieur noire et puante … je me suis bien fait en..ler 👿

Les gaines VMC

Gaine VMC bleue

Les gaines VMC sont utilisées dans le seul domaine de la ventilation. Contrairement aux gaines TPC, les couleurs externes sont libres en VMC.

Principales caractéristiques des gaines VMC

  • La peau interne est très ondulée pour un rayon de cintrage plus faible que les TPC. Le rayon de cintrage peut-être 2D (2 x diamètre) soit 15 cm pour les gaines DN75.
  • La peau interne peut-être avec un antibactérien et/ou un antistatique.
  • La peau interne peut être en PEBD (polyéthylène basse densité). Le PEBD a comme caractéristique principale la souplesse, donc moins rigide que le PEHD.

Le prix de 50 mètres de gaines VMC peut-être jusqu’à 4 fois celui des TPC !

Il existe des gaines VMC PEHD oblongues (ovales) pour réduire l’épaisseur et faciliter l’enfouissement dans les dalles ou chapes. Je ne m’étendrai pas sur les gaines oblongues puisque j’y suis hostile à cause du nettoyage difficile pour ne pas dire impossible.

Nb) nous verrons plus loin que les caractéristiques des gaines VMC ne sont pas forcément un gage de qualité absolue … même si les professionnels de la ventilation hurlent le contraire sur tous les toits !

Les gaines TPC

TPC Hegler Hekaplast

Les gaines TPC utilisées dans le BTP servent essentiellement de gaines protectrices de câbles électriques, optiques et autres tuyaux d’eau ou de gaz. Ces gaines sont généralement utilisées enterrées.

On trouve tous les formats dans les gaines TPC, du DN40 à DN200 (200mm). La peau interne est souvent translucide … évitez toutes les autres couleur en TPC !

Toutes les gaines TPC ont quasiment les mêmes propriétés mécaniques, on peut simplifier en disant, seule la couleur externe change :

  • Rouge pour les réseaux électriques, les fameuses gaines TPC.
  • Jaune pour les réseaux GAZ.
  • Bleue pour les réseaux EAU.
  • Verte pour les réseaux TELECOM.
  • Blanche pour les réseaux fibre OPTIQUE.

Les TPC rouge et GAZ jaune sont généralement certifiées NF en France.

Nb) je ne m’exprime pas sur la qualité de fabrication, il faut voir ça sur place chez le distributeur avant d’acheter … mais toujours avec la peau interne de couleur translucide !

Principales caractéristiques des gaines TPC

  • La peau interne est moins ondulée que celle des VMC, la couleur est translucide ou noir pour le PEHD recyclé.
  • Le rayon de cintrage, plus important que celui des VMC, il est compris dans entre 27 et 45 cm en DN75.

Les gaines TPC avec peau interne noir ne sont pas utilisables en ventilation !

Niveau prix c’est la guerre en Europe pour les gaines TPC, les quantités utilisées sont énormes par rapport aux gaines VMC … mais ça n’explique pas toute la différence de prix !


Différences entre gaines TPC et VMC

Je vous préviens tout de suite, je vais être cash dans ce chapitre !

Le diamètre externe

Le diamètre externe est identique entre TPC et VMC … du DN75 c’est 75 mm et du DN90 c’est 90 mm 🙂

Certains fabricants de gaines VMC font du zèle comme les Uniflexplus avec 76 mm et 91 mm ou pire Hybalans avec son 92,3 mm. Rassurez vous les accessoires de ces fabricants vont très bien sur des gaines standards VMC ou TPC.

Les 76 et 91 mm peuvent être considérées comme standards … le 1 mm de différence est dérisoire.

Une tolérance jusqu’à 2 mm sera compensée par le joint torique d’étanchéité indispensable dans toute liaison d’une gaine PEHD dans le piquage d’un collecteur ou d’un plénum.

Le diamètre interne

Là c’est le « bordel », d’un côté le BTP minimise le diamètre interne en donnant le diamètre minimum de la norme NF et de l’autre les VMC exagèrent comme ce n’est pas permis pour faire croire qu’ils sont les meilleurs avec un gros diamètre interne !

Jeter un œil sur les données techniques des gaines TPC PEHD HEKAPLAST HEGLER … vous verrez vite que c’est l’embrouille car sur la certification NF c’est le ∅ minimum imposé par la norme et dans sa documentation Hegler tient à préciser qu’il est meilleur que les tolérances de la NF 🙁

Ne vous laissez pas impressionner par le diamètre interne et dites vous bien qu’ils sont tous potentiellement faux, surtout pour les gaines VMC. Il peut y avoir jusqu’à 3 mm de différence … ça ne change quasiment rien au volume/perte de charge.

Diamètre interne : les BTP minimisent, les VMC maximisent

Retenez ces diamètres internes : DN75 = 61 mm, DN90 = 75 mm

Les marques et distributeurs de gaines VMC nous prendraient-ils pour des c… ?

Caractéristiques techniques

Les gaines PEHD ne présentent pas de problème de résistance à la compression pour l’enfouissement sous terre, dans une dalle ou une chape et même marcher dessus par accident :

  • Gaines TPC : résistance compression ≥ 450 N (Newtons), écrasement < 5% à 450 N.
  • Gaines VMC : résistance compression entre ≥ 600 N et > 700 N, résistance à l’écrasement (rigidité annulaire) ≥ entre 7 et 8 kN/m2 soit environ 700 et 800 Kg/m2.

Pourquoi la résistance à la compression est-elle plus importante pour les gaines VMC ? La raison que l’on m’a donnée me laisse dubitatif … il s’agirait de prévenir les écrasements par les ouvriers sur les chantiers pendant le stockage et l’installation … quelle jolie pirouette 🙂

Rappel : certaines marques de gaines VMC ont la peau intérieure en PEBD (polyéthylène basse densité). Je ne connais pas avec précisions les avantages et les inconvénients sauf à dire que le PEBD est sur le papier plus souple !

L’antistatique des gaines VMC

L’antistatique ne concerne que la peau interne de la gaine. Il semblerait que l’antistatique soit un critère majeur entre les gaines TPC et VMC ! Autrement dit une gaine PEHD doit être reconnue « antistatique » pour prétendre être VMC.

Un autre critère majeur, c’est l’utilisation de produit « vierge » c’est-à-dire alimentaire et non recyclé. Pour moi c’est clair, tous les PEHD translucides sont « vierges » sans avoir recours à un label.

Gaine Helios de la SdB, après 3 ans

Il y a 2 types d’antistatique :

  • Le chimique par additif rajouté à la fabrication de la matière. Malheureusement cet antistatique a une durée de vie maximum de 4 ans … et je suis large ! C’est exactement ce que j’ai constaté après 4,5 ans sur mes gaines Helios vendues comme antistatiques 🙁
  • Le mécanique en mesurant le surfaçage du produit fini pour garantir un produit lisse. On parle d’une finition antistatique si la résistivité superficielle est ≤ 10¹² Ω … et oui je suis savant 🙂

Nb) certains fabricants font certifier leurs gaines en antistatique mécanique pour justifier des gaines VMC avec une jolie étiquette : Tuyau VMC double flux en PEHD.

Je ne connais pas la résistivité superficielle du PEHD translucide de l’intérieur des gaines TPC … mais je suis prêt à mettre « quiqui » sur le billot si elle est significativement différente de ≤ 10¹² Ω :mrgreen:

Malheureusement les poussières arrivent à scotcher plus ou moins vite sur la paroi … même dans une gaine réputée antistatique 😯

C’est un véritable tour de passe-passe cet antistatique car l’humidité de l’air et/ou un air un peu gras en extraction scotcheront forcément la poussière contre la paroi même si naturellement le coefficient de frottement du PEHD est très faible puisqu’il est comparable au Téflon !

L’antistatique chimique

Ces gaines coûtent plus chères à la fabrication (c’est vérifié) … mais pas autant que la différence des prix actuels entre gaines VMC avec ou sans antistatique (1)

(1) souvent les gaines antistatique par additif chimique peuvent être en plus antibactériennes … mais ça ne justifie pas quand même la différence de prix !

Comment être certain que les gaines qu’on achète sont bien antistatiques par substance rajoutée puisqu’il n’y a pas de certification officielle … enfin je n’en connais pas. D’ailleurs certaines grandes marques ne revendiquent pas leurs gaines comme antistatiques … c’est plus sûr 8)

Personne n’a jamais prouvé scientifiquement le vrai plus des gaines PEHD antistatiques … pourquoi payer plus cher 😉

Où sont les certifications antistatiques par substance rajoutée au PEHD vierge ?

Le PEHD antistatique chimique reste-il « alimentaire » ? 😈

L’antistatique est un leurre commercial selon moi

L’antibactérien des gaines VMC

Certains marchands vantent un traitement antibactérien généralement aux ions d’argents (1) pour la peau intérieure PEHD de leurs gaines VMC. Par exemple Aldes pour ses gaines Optiflex (fabricant Fränkische) précise : Conduit véritablement antibactérien grâce à un traitement aux ions argent qui limitent le développement des bactéries.

Gaine PEHD VMC

Le terme « limitent » est très ambigu, rien n’est dit nul part pour préciser quelles bactéries et la durée de l’antibactérien … sachant que cette durée ne peut-être que très courte.

(1) il existerait un antibactérien par mouillage de la peau interne avec un produit spécial, est-ce la même chose pour le traitement aux ions d’argents ?

Comment ose-t-on nous faire croire que l’antibactérien empêchera les bactéries de s’installer tranquillement avec le temps. De plus la poussière s’accumule inévitablement malgré l’antistatique !

La photo montre l’intérieur de 3 gaines VMC en PEHD double peau, on trouve :

  1. Gaine verte claire avec peau intérieure PEHD translucide donc vierge 🙂
  2. Gaine verte foncée avec peau intérieure traitée antibactérien aux ions d’argent (1).
  3. Gaine bleue avec peau intérieure de couleur blanche.

(1) la couleur grise n’est pas liée aux ions d’argent … c’est juste pour faire illusion 🙁

La couleur interne noire ?

C’est très simple, il faut considérer que la couleur noire c’est du PEHD recyclé, donc surtout pas de couleur noire pour la peau interne que les gaines soit VMC ou TPC.

Le seule noir acceptable c’est la peau externe des gaines PEHD traitées anti-UV avec du noir de carbone rajouté à la matière première.

Jamais de couleur noire pour la peau interne des gaines de ventilation !

Les gaines lisses à l’intérieur

Gaines TPC et VMC : la peau intérieure

Tous les fabricants et distributeurs disent de leurs gaines PEHD double peau « Elles sont annelées à l’extérieur et lisses à l’intérieur » ! Les plus honnêtes dans le BTP évoquent la paroi interne faiblement ondulée.

Pourquoi trouve-t-on une peau interne ondulée ? La réponse est simple, sans ondulation il serait impossible de cintrer une gaine PEHD double peau !

Les fabricants et distributeurs de gaines VMC veulent nous faire croire avec le terme de « lisse » que l’intérieur est parfait pour le nettoyage. D’ailleurs il est précisé « Gaines facilement nettoyables »

Que dit le dictionnaire du mot « lisse » : dont la surface est unie, polie, sans aspérités.

Ce que j’en dis : les fesses de bébé sont lisses mais au milieu il y a une raie pas toujours propre :mrgreen:

Le Clinside Zehnder : Les gaines Comfotube n’ont pas de certificat antistatique mais un label SKZ sur l’intérieur lisse des gaines … et pourtant les ondulations sont profondes !

Le fameux ‘Clinside’ dans les documents commerciaux … le texte de cette labellisation est très sommaire. Personnellement je pense que c’est typiquement un label ‘bidonné’ … un peu comme le certificat fait par Hegler sur l’antistatique mécanique de ses gaines pour justifier le label « VMC ».

Nb) Zehnder n’a jamais été fabricant de gaines PEHD … mais où sont-elles fabriquées ? :mrgreen:

Conclusions sur le « lisse »

Ce qui compte pour le nettoyage, c’est surtout la profondeur des ondulations de la peau interne. Plus la peau interne est ondulée plus la gaine sera cintrable mais plus il sera difficile de bien nettoyer l’intérieur des ondulations !

Gaine lisse et facilement nettoyable … nous prendrait-on pour des dindons ?

Attention aux photos retouchées pour faire croire à l’intérieur ultra lisse des gaines VMC.

Le cintrage des gaines

La grande différence entre les gaines TPC et VMC c’est le rayon de cintrage qui est toujours plus grand pour les gaine TPC puisqu’il est jusqu’à 3 fois supérieur à celui des gaines VMC !

Je pense que c’est là que la peau intérieure en PEBD de certaines gaines VMC doit apporter un plus au rayon de cintrage … mais j’aimerais connaitre les inconvénients comme le risque de désolidarisation des 2 peaux … je ne sais pas encore répondre 🙁

Rayons de cintrage :

  • VMC = 2D (diamètre) soit 15 cm en DN75, on trouve même du 13 cm !
  • TPC = 35 cm en moyenne pour du DN75 soit 4D en moyenne.

Attention : des gaines VMC fabriquées « façon TPC » auront forcément un rayon de cintrage TPC ! c’est le cas de certains fabricants comme par exemple Hegler avec ces gaines VMC Hekatherm fabriquées avec les moules de gaines TPC … donc le rayon de cintrage est TPC !

Les gaines TPC seraient-elles moins bien que les gaines VMC pour faire des boucles serrées à 90° ? C’est vrai mais c’est aussi une grosse connerie de faire des boucles serrées à 90° avec les gaines VMC.

Un peu de bon sens : à diamètre égal plus une gaine PEHD double peau est « cintrable » plus la peau interne devra avoir des ondulations profondes 🙂

Mais alors comment fait-on si on a un besoin impératif d’une boucle serrée à 90° ? C’est simple on utilise un raccord à 90° (1). Sinon il y a risque de fendillement dans le temps !

(1) que ce raccord 90° soit un spécial VMC ou un coude en PVC d’EU.

Est-ce à dire que les gaines TPC ont des ondulations moins profondes que les gaines VMC ? La réponse est oui, les gaines TPC ont une peau intérieure moins ondulé (plus plat) que les gaines VMC.

Gaine VMC intérieur noir 😡

C’est bien beau tout ça mais alors que faut-il privilégier : le cintrage donc plus de souplesse ou une peau intérieure moins ondulée ? Je vous laisse choisir en votre âme et conscience !

Personnellement je pense que si on ne tient pas compte de l’antistatique et de l’antibactérien, le mieux c’est des gaines avec un intérieur peu ondulé car le nettoyage sera facilité.

Nb) un cintrage d’un rayon de 35 cm pour un 90° en DN75 n’a quasiment aucune perte de charge … et dans le temps la gaine ne fendillera pas au cintrage !

Surtout on ne cintre pas une gaine PEHD au-delà de ses possibilités … le risque existe que les 2 peaux se dissocient ou même que la peau interne éclate !

Conclusions sur les gaines PEHD

Je ne crois pas un instant à l’antistatique et à l’antibactérien !

Emboitement gaine dans raccord

Il ne faut pas trop cintrer une gaine VMC ou TPC, en DN75 un rayon de 20 cm pour les VMC ou 35 cm pour les TPC est un minimum !

Si on a une boucle serrée à faire, il faut utiliser un raccord 90°

Privilégier les gaines TPC est un choix à assumer à l’installation

Eh oui au-delà du prix moindre des gaines TPC, il s’avère que pour la ventilation les gaines TPC sont pour moi valables sous réserves :

  • d’une peau interne translucide et rien d’autre,
  • d’une date de fabrication récente et une exposition au soleil de moins de 3 mois,
  • d’un nettoyage avant la mise en service,
  • du respect d’un rayon cintrage minimum de 35 cm.

Certains fabricants de gaines font des gaines VMC spécifiques pour une marque (couleur, souplesse, antistatique, antibactérien) … mais ça personne ne doit officiellement le savoir !

Non à l’antibactérien et à l’antistatique … trop de doutes persistes

Oui aux gaines TPC de qualité vérifiée sur place chez le distributeur

Si gaines VMC, alors choisir les moins chères à 150 €ttc les 50m en DN75

Nb) les gaines une fois posées doivent impérativement avoir des bouchons au 2 extrémités avant branchements définitifs.

Protéger les gaines PEHD des UV, les gaines doivent le plus possible être dans le noir absolu et au strict minimum à l’abri des UV … sinon le PEHD soumis aux UV commence à se décomposer au bout de 3 ans.

Y aurait-il un fabricant de gaines PEHD qui me donne raison ?

VMC Hegler HEKATHERM

TPC Hegler HEKAPLAST

Eh oui, le fabricant renommé Hegler fait des gaines VMC (sans antistatique et sans antibactérien) et avec quasiment le « même moule » de fabrication que pour les gaines TPC. Donc la peau interne des gaines VMC est peu ondulée … mais le rayon de cintrage est TPC !

Il s’agit des gaines VMC Hegler Hekatherm bleues et des gaines TPC Hegler Hekaplast rouges, les deux avec un intérieur translucide.

Nb) le prix des gaines Hegler VMC Hekatherm et TPC Hekaplast ont une différence de prix significative. Certes il y a une différence de résistance à la compression ≥ 450 N en TPC et ≥ 600 N en VMC. De plus les Hekatherm ont un certificat antistatique mécanique mais elles sont vendues sans antistatique chimique 🙂

Gaine PEHD d’un seul tenant

Si vous faites le choix des gaines PEHD en réseau pieuvre, alors privilégier chaque longueur d’un seul tenant entre le collecteur et le plénum de bouche :

  • Éviter les raccords 90° si vous pouvez vous en passer.
  • Les raccords droits sont à proscrire … je dis ça pour les radins !

Raccord 90° idéal

Bien évidemment si vous avez besoin de faire une boucle serrée à 90°, alors aucune hésitation pour utiliser un raccord à 90°. Je conseille le raccord coudé Hybalans (voir photo) parce qu’il a un rebord pour compenser l’épaisseur de la gaine, Zehnder propose aussi son coude avec rebord.

Une traversée de dalle ou de mur pour relier la gaine à son plénum+bouche demande généralement un coude à 90° … c’est normal. Pour ce coude terminal vous pouvez utiliser du PVC EU sans rebord … il n’y a aucune conséquence à cet endroit 🙂

Gaines PEHD = pas de problème de bruit

En France le DN90 peut-être choisi pour les gaines de plus de 12 mètres avec ≥ 30 m³/h (1)

Conseil : je suis devenu un inconditionnel du mixte DN75 et DN90 avec l’utilisation de collecteurs adaptés à cet usage.

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Isolation d’une maison

Je vous laisserai aller voir sur internet toutes les formules sur :

  • La conductivité thermique λ en W/m.K, plus le λ est petit mieux c’est,
  • La résistance thermique R en m².K/W, plus le R est grand mieux c’est,
  • La chaleur spécifique C en J/Kg.K
  • La masse volumique P en kg/m³
  • La durée de déphasage.
  • Le transfert d’humidité (maison perspirante ou pas).
  • Etc.

L’isolation n’est pas mon domaine de compétence, toutefois je vous apporte quelques conseils sur ce que je considère comme important à savoir avant de faire des choix. D’autant plus que dans le domaine de l’isolation, c’est la guerre, les non-dits, les idées reçues et un lobbying à outrance !


Coup de gueule sur les isolants

Je suis un peu écœuré par ce que l’on trouve sur le net, qu’il s’agisse de sites commerciaux, de sites de conseils mais aussi de certains forums. C’est la foire d’empoigne entre les fabricants, entre les spécialistes du bâtiment comme les thermiciens et les BET … mais aussi entre les prétendus spécialistes sur les forums.

Laines minérales, le très gros fabricant de laine de verre en Europe minimise le déphasage puisque les laines minérales sont mauvaises dans ce domaine. Beaucoup de spécialistes parlent d’inutilité du déphasage de l’isolant alors qu’en combles c’est un facteur majeur ! Est-ce du lobbying à grande échelle ? Je vous laisse seul juge :mrgreen:

Polystyrène expansé, il est visiblement le mal aimé en France, dans les comparatifs d’isolants il est souvent soit aux abonnés absents, soit pointé du doigt. Par exemple, le polystyrène expansé présenterait « Une instabilité dans le temps » … alors que j’ai personnellement vérifié le contraire avec un état impeccable après 50 ans de service comme isolant dans un frigo fruitier.

Ouate de cellulose et laine de bois, ces isolants sont certes à privilégier en combles. Mais là aussi les fabricants de ces produits font des tableaux comparatifs où la LdV est dans sa plus mauvaise configuration pour le déphasage … c’est de bonne guerre face au géant de l’isolation en Europe 🙂

Tableaux comparatifs d’isolants, ils sont souvent réalisés avec un parti pris « pour » ou « contre » certains isolants. Le business et les lobbyings sont présents à tous les étages, bref on fait dire aux chiffres un peu ce que l’on veut et la balance penche toujours d’un côté … mais pas le même selon le business de chacun 🙂

Certains conseillers donnent des chiffres en expliquant où ils les ont récupérés … manque de chance il y a des erreurs de relevé dans leur tableau comparatif … c’est ballot quand même 🙁

Certification Asermi, malheureusement dans cette certification seule la conductivité thermique est certifiée, aucun autre chiffre n’est donné comme la chaleur spécifique, la masse volumique ou la durée du déphasage.

Document Technique d’Application (DTA), il s’agit avant tout d’un document technique de pose et du domaine d’utilisation du produit comme par exemple une utilisation dans les combles.

Ne vous laissez pas endormir par la seule conductivité thermique λ

Soyez vigilants sur le choix d’isolants par domaine d’utilisation (les combles particulièrement)


Les déperditions dans une maison

Déperditions maison passive et maison non isolée. Clic pour agrandir

Vous connaissez tous le schéma des déperditions de chaleur dans une maison non isolée … je me demande pendant combien d’années encore on va nous casser les « bonbons » avec ces approximations car il s’agit bien de ça !

Restons positifs puisque j’ai rajouté les déperditions d’une maison très bien isolée et étanche … tirons parti de ce schéma pour :

  • Donner des priorités aux opérations d’isolation dans une maison à rénover,
  • Examiner les déperditions d’une maison très bien isolée et étanche.

Attention, il s’agit d’une répartition en %, sachant que les déperditions traduites en besoin en énergie n’ont rien à voir entre :

  • une passoire (maison non isolée) à 450 kWh/m²/an,
  • une RT2012 à 50 kWh/m²/an,
  • une Maison Passive à 15 kWh/m²/an 🙂

Les priorités d’isolation d’une maison à rénover

Il suffit de regarder le schéma pour s’en convaincre !

  1. Les combles, c’est le plus important … que les combles soient habitées ou perdues !
  2. Les fenêtres DV et/ou TV et la porte d’entrée.
  3. Les murs et le plancher bas.

Nb) les ponts thermiques se traitent au mieux dans chaque opération d’isolation.

Attention : le changement des ouvrants doit tenir compte de la future isolation des murs !

Déperditions d’une Maison Passive

Les 75% de déperdition pour le renouvellement d’air sont pour une maison neuve construite façon Passive c’est à dire très étanche et très bien isolée en ITE avec une hotte à recyclage, des triples vitrages, des combles perdues et une VMC double flux !

Une maison RT2012 aura un % de déperdition dû au renouvellement d’air bien moins important, il sera fonction du niveau d’isolation et d’étanchéité que vous aurez choisi … tout en étant RT2012 🙂


L’étanchéité entre maison RT2012 et Maison Passive !

Maison RT2012 : c’est le ratio du débit de fuites (exprimé en m³ d’air par heure) rapporté à la surface de parois froides hors plancher bas du bâtiment (exprimé en m²), Q4 surf = 0,6 m³/(h.m²) … test fait sous une différence de pression de 4 Pa.

Maison Passive : en une heure les fuites sont au maximum 0,6 fois le volume d’air de la surface habitable, n50 ≤ 0,6/h volume de la surface habitable … test fait sous une différence de pression de 50 Pa. Comparativement, la RT2012 n’impose que 3 à 4 volumes par heure !

Étanchéité en Passive et RT2012, dans les 2 cas on retrouve le 0,6 mais c’est un faux ami !


Dans une maison en rénovation il est difficile d’atteindre ces chiffres mais on peut essayer de s’approcher de ceux de la RT2012.

Conseil : le plus cher c’est la main d’œuvre … pas l’épaisseur des isolants !

Les risques d’humidité

C’est le big problème dans une maison, en tout cas bien avant les risques de CO2 et de COV.

Maison perspirante et qualité de l’air ?

C’est un débat qu’on retrouve souvent, il y a les adeptes de la perspirance et les autres.

La perspirance n’a aucun effet sur la qualité de l’air dans une maison étanche et correctement ventilée. Les matériaux perspirants ne permettent pas de garantir la qualité de l’air puisque seule la vapeur d’eau est concernée. De plus les murs perspirants permettent au mieux de laisser passer 4% de la vapeur contenue dans une maison !

Précision, pour qu’une maison soit perspirante il faut s’assurer que tous les matériaux le soient (peinture, tapisserie, mur, isolation et enduit extérieur).

La condensation

Je me borne ici à présenter deux schémas qui se passent presque de commentaire. J’attire l’attention sur la condensation car trop de «faux-experts» sur le Net et même des «pros» parlent de la condensation sur des bases scientifiques sans tenir compte de paramètres binaires dans le bâtiment comme la température intérieure à la surface d’un mur mal ou pas isolé.

Température à la surface intérieure d’un mur Clic pour agrandir

Attention, la condensation peut se faire dans les matériaux sans jamais faire surface. Ce cas « vicieux » peut et va dégrader la performance de certains isolants 🙁

Il peut y avoir de la condensation même si vous chauffez trop pour essayer de l’éviter. Certes l’air chaud est capable de contenir plus d’eau, pour autant ça pourra condenser dès 80% HR sur la surface d’un mur trop froid … CQFD

Trop chauffer pour lutter contre la condensation … c’est un cache misère

Il vaut mieux isoler plus et ventiler !

Une isolation ITE ou ITI ?

Il s’agit ici uniquement d’une présentation et en aucun cas de conseils valant expertise !

Il y a 2 modes d’isolation :

  1. l’isolation thermique par l’extérieur (ITE),
  2. l’isolation thermique par l’intérieur (ITI).

Il existe plusieurs solutions techniques en ITE comme en ITI. Vous trouverez tout ça sur internet.

Nb) dans le schéma de principe ITI et ITE, l’épaisseur de l’isolant en ITE est trop faible :mrgreen:

Les ponts thermiques au niveau des dalles resteront toujours un problème en rénovation ITI.

L’ITE est meilleure que L’ITI dans l’absolu grâce à l’inertie interne. En rénovation ça se discute au cas par cas en fonction de la difficulté de réalisation, de l’électricité à refaire, du prix, etc.

Attention au vide d’air entre l’isolant et le mur, sans étanchéité suffisante du vide d’air la performance de l’isolant peut-être mise à mal … le cas échéant le R de l’isolant va se prendre une claque si le chaud l’été ou le froid l’hiver vient s’immiscer dans ce vide d’air !

Évitez en ITE des gros plots de colle pour la pose d’un isolant rigide type PSE … c’est plus un mal qu’un bien ! Sinon, il faut assurer l’étanchéité sur les bords de l’isolation (angles de mur, pourtour des dormants de fenêtres, etc.)

Les épaisseurs d’isolant pour être RT2012

Le tableau suivant indique les épaisseurs d’isolant à atteindre avec des matériaux couramment rencontrés pour cet usage afin d’obtenir les résistances thermiques RT2012.

Tableau isolation pour la RT2012Je donne ces épaisseurs simples à retenir pour vous faire une idée de la réglementation RT2012 et rien d’autre !

Le niveau de contrainte dépend du lieu géographique, du type de construction (compact ou autres), de la surface habitable, des surfaces vitrées, de l’attitude, etc.

Chamonix = contrainte importante, Montpellier = contrainte faible.

Viser l’épaisseur maximum dans chaque niveau de contrainte 🙂

La RT2020 (ou RE2020) pointe sont nez avec des minimas qui devraient d’être les maximas RT2012 🙂

Nb) avant de détailler l’ITE et L’ITI surtout en rénovation, je vais m’attarder sur la plus grande faiblesse des maisons qu’elles soient neuves ou en rénovation … l’isolation des combles !!!


Isolation des combles

C’est le maillon faible de l’isolation d’une maison neuve ou en rénovation … surtout en été dans les combles habitables où l’inertie interne (dalle béton, etc.) est souvent inexistante ou très faible.

Le déphasage thermique c’est la faculté d’un matériaux à retarder le moment où la chaleur entrera dans la maison l’été. Un bon déphasage est au moins de 10 heures, personnellement je préfère 12 heures 🙂

J’ai essayé de faire au mieux un tableau récapitulatif avec les principaux isolants et les matériaux qu’on retrouve dans les combles. L’objectif est d’avoir une bonne idée de la durée de déphasage pour des isolants communs avec une même épaisseur et des résistances thermiques R proches de 10.

Le déphasage de l’isolant est très important en combles (plancher ou rampants). Je vous conseille sérieusement la ouate de cellulose ou la laine de bois plutôt que les laines de verre ou de roche avec leur faible déphasage !

Le déphasage des isolants manque de reconnaissance en France … c’est bien dommage !

Un bon déphasage va de paire avec d’une bonne aération nocturne naturelle 🙂

Recommandation, en combles il faut un bon compromis entre la résistance thermique et la durée du déphasage mais il faut rester, selon les spécialistes, dans une épaisseur d’au moins 400 d’isolant avec un bon déphasage !

Plus l’isolant est lourd (laine de bois ou ouate cellulose), meilleur sera le déphasage 🙂

Ventilation toiture

Ventilation sous toiture : en combles habitables sous rampants, une lame d’air de 10 cm ventilée naturellement (chatières ou autre) doit être respectée entre toiture et isolant … ceux qui évoquent 2 cm ou pire la non ventilation sont en dehors des clous de la lutte contre la surchauffe … et bonjour les ponts thermiques en plein cagnard :mrgreen: 🙁

Nb) une barrière radiante sera un plus non négligeable 🙂

Les Velux, c’est la calamité de la surchauffe en été, autant dire qu’il faut du matériel de grande qualité avec possibilité de faire de l’ombrage en journée via un volet roulant électrique.

Nb) Préférez des fenêtres en pignons ou des chiens assis de toiture, certes c’est plus cher 🙁

En rénovation, l’isolation des combles perdues peut s’améliorer facilement en rajoutant une bonne épaisseur d’isolant sur le plancher. L’isolant existant peut généralement rester en place mais posez-vous la question.

Le gain des m² habitables en combles est souvent l’ennemi d’un bon confort estival !

Le pare-vapeur à poser selon la nature de l’isolant, voir le DTU 45 ou le Document Technique d’Application de l’isolant.


Isolation par l’extérieur

ITE exemple en schéma

ITE : schéma de principe

Une bonne isolation en rénovation, sur la base d’une maison en parpaings de 20 cm, il faut l’équivalent de :

  • 20 cm de polystyrène expansé sur les murs jusqu’aux fondations.
  • 40 cm de ouate de cellulose en combles (plancher ou rampants),
  • 14 cm de polystyrène extrudé sous la dalle du RdC (sous-sol non chauffé ou du vide sanitaire).

Si le vide sanitaire est inaccessible pour une isolation par dessous, alors il faudra sacrifier entre 6 et 10 cm sur le sol existant pour une isolation à minima !

Conseil, en rénovation pour limiter le pont thermique de la dalle du vide sanitaire l’isolant des murs externes doit descendre jusqu’aux fondations ou au moins à 50 cm en dessous du niveau du sol pour un sous-sol enterré.

Autres points à voir pour l’isolation thermique

ITE passage fenêtre avant pose appuis

ITE passage fenêtre avant pose appuis

Si possible réduire la taille des nouvelles fenêtres pour pouvoir bien isoler les tableaux s’ils sont externes.

Appui de fenêtre (bavette), s’ils débordent de plus de 8 cm du mur il serait intéressant de casser la partie qui dépasse du mur, c’est chiant mais autant couper les ponts thermiques complètement, de toute façon les bavettes devront être refaites sur l’isolation. Si les bavettes en place débordent de moins de 8 cm, il est alors possible de ne pas les casser si l’isolation est d’au moins 20 cm d’épaisseur.

ITE non fait au RdC = pont thermique

ITE non faite au RdC

Changer la porte d’entrée et les fenêtres extérieures en mettant de la super qualité en termes d’isolation thermique et si nécessaire phonique. Pensez au triple vitrage ! Pour les nouvelles fenêtres, une rénovation est possible en laissant les anciens dormants, plutôt que tout casser (1)

(1) l’avantage est que l’isolation des tableaux se fera plus facilement car vous récupérerez au moins l’épaisseur des anciens dormants pour l’isolation.

Toujours prévoir des tailles d’huisserie en fonction de l’isolation à faire !

ITE sur pignon en gardant les pierres = pont thermique

ITE avec pierres de taille

Le plus couteux c’est la main d’œuvre … pas l’épaisseur de l’isolant !

Il est à noter que si votre toiture est en déport de moins de 30 cm pour une isolation de 20 cm, alors c’est un réel problème qui vous coutera « un bras » !

Pierres de taille sur les murs externes … il faudra choisir !

Un mur en pierres non isolé a des ponts thermiques ÉNORMES !

Attention, selon l’architecture de votre maison, l’isolation externe peut poser de réels problèmes techniques donc des coûts supplémentaires 🙁

Attention à l’isolation des murs en pisé

Maison en pisé

Maison en pisé

J’attire l’attention pour les très anciennes maisons avec des murs épais en pisé ou pierres-pisé, ces murs absorbent un max d’humidité par capillarité avec le sol.

C’est encore pire si les murs ne respirent plus à cause d’une couche de ciment rajoutée par dessus.

Donc si votre maison est de plain-pied, attention de faire les bons choix entre ITE et ITI. Sachant que généralement on fait plutôt une ITI avec des murs épais en pisé, de plus faire tenir un isolant externe sur des murs pisés … bonjour !

ITE avec lame d'air

ITE avec lame d’air

ITE et murs pisés

Avec une habitation au 1er étage, faut-il isoler les murs du RdC ? Je ne le conseille pas car les risques sont grands d’une remontée d’humidité à l’intérieur, personnellement je ferais isoler les murs qu’à partir de 1,50 m du sol !

Certes pour palier l’inconvénient de l’humidité avec des murs en pisé, il y a la technique du vide sanitaire entre mur et isolant, mais ce n’est pas évidant à faire et ça coûte bien plus cher. Sachant que la lame d’air en ITE n’est pas forcément la bonne solution. Aller voir sur internet la meilleure solution pour votre cas.


Isolation par l’intérieur

ITI avec isolant collé

ITI : isolant collé

Pour une ancienne maison (1800 par exemple) avec des murs de 60 cm d’épaisseur ou plus, si vos pièces sont grandes n’hésiter pas, une isolation par l’intérieur est très valable avec par exemple, un ba13 + isolant de 4 cm à 10 cm selon l’épaisseur et la qualité des murs.

Rappel : un pare vapeur se pose entre l’isolant et le parement et pas entre le mur et l’isolant.

ITI sur rail schéma

ITI sur rail schéma

Dans les autres cas je ne suis pas pour une isolation par l’intérieur à cause :

  • de la place perdue,
  • des ponts thermiques qui resteront toujours au niveau des dalles,
  • de l’électricité à revoir complètement,
  • de la conductivité thermique qui n’est pas vraiment stoppée avec un isolant interne,
  • de la suppression d’inertie thermique des murs toujours agréable par canicule (1)

(1) avec une ITI, les murs n’auront pas d’inertie … surtout pour garder la fraicheur en été.

PEHD posé dans l'isolation

Gaines posées dans l’isolation

Si vous partez pour une ITI, essayez de mettre au moins 8 cm d’isolant type PSE ou autres. Si possible, ne pas hésiter à mettre 14 cm afin d’avoir une bonne isolation, en dessous de 14 cm ça sera bien mais pas une isolation digne de ce nom !

ITI un exemple

ITI un exemple

Bien évidement il faudra surtout isoler les combles et mettre un double vitrage.

Une idée : si le bois de vos fenêtres en chêne (ou autres bons bois) est sain et épais, alors il est possible de changer que le vitrage, il existe des sites de vente du seul double vitrage sur mesure … c’est du travail mais ça peut être LA BONNE SOLUTION pour un coût moindre.

Nb) si vous en profiter pour refaire l’électricité, faites passer les gaines électriques dans l’isolation.

Ne jamais rallonger les fils électriques existants avec un système de liaison type sucre ou autres

Quelques photos pour illustrer les ponts thermiques

Aération fenêtre ventilation simple flux

Tableau fenêtre mal isolé

Fenêtres Bois S-Vitrage & Fenêtres PVC D-Vitrage

Tableau fenêtre bien isolé

Ponts thermiques sur une maison en isolation ITI


Rénovation, améliorations possibles

Portes et fenêtres

L’étanchéité peut s’améliorer en changeant (ou en rajoutant) les joints et/ou en calfeutrant avec de la mousse polyuréthane par exemple. Il est également possible d’apporter des améliorations aux seuils des portes d’entrée (maison, accès cave ou garage).

Isolation des combles

Isolation combles manque de place

Isolation combles manque de place

L’isolation des combles peut s’améliorer facilement (voir photo) en rajoutant une bonne épaisseur d’isolant type ouate de cellulose, pour arriver à au moins 30 cm d’isolation.

Nb) certains spécialistes comme les thermiciens prétendent que le déphasage de l’isolant est une idée reçue … la balle est dans votre camp mais ne venez pas pleurer si vous assez trop chaud dans vos combles habitables :mrgreen:

Un bon déphasage en combles (plancher ou rampants) c’est au moins 40 cm d’isolant avec un bon déphasage !

Ce que j’ai fait chez moi

Une couche de laine de verre en + et isolation sortie air vicié.

J’ai mis une couche supplémentaire en 100 de laine de verre dans les combles … J’en ai profité pour isoler la gaine d’évacuation d’air pour éviter la condensation.

Nb) en 2011 je ne connaissais pas le déphasage de l’isolant 🙁

J’ai mis la LdV dans le mauvais sens (voir photo) mais j’ai une 2 autres couches dessous dans le bon sens … je ne supporte pas la LdV sans pare-vapeur sur le haut car bonjour la poussière qui s’incruste en 20 ans !

Nb) je ne crois pas au pare-vapeur sur les rouleaux de laine de verre, il y a trop de fuites pour réellement être un vrai pare-vapeur efficace !

Isoler les combles c’est un travail fastidieux quand la place manque !

Isolation en passant par le toit

Matériaux d’isolation

Eh bien oui, là j’ai pris une leçon … je ne pouvais pas faire autrement 😯

Une partie de mes combles sont sans accès possible sauf par le toit. Ce cas est douloureux en temps car il faut enlever les tuiles, enlever le pare-pluie, mettre l’isolant et remettre les tuiles.

Ouverture du toit, on voit la LV déjà en place

J’en profite pour dire que dans les combles, je suis contre le pare-pluie à condition d’avoir des tuiles à double emboitement.

Je suis originaire d’une région de haute montagne où le toit est le plus important dans une maison … donc on attache beaucoup d’importance pour que la charpente respire pleinement pour 200 ans au moins 🙂

Dans mon cas le pare-pluie plastique de 35 ans d’âge était dans un bien triste état (voir photos), donc pas de regret. Je ne l’ai pas remplacé car il faudrait le refaire complètement sur toute la toiture !

LDV posée par dessus l’existante

Nouvelle épaisseur LDV

Si je tenais le con qui a inventé le plastique pare-pluie qui dure moins de 100 ans, je lui ferai « bouffer » ce qui reste du mien 😈

Cas spécial où l’isolant affleure le toit

Isolant au ras du toit

Attention au pont thermique si l’isolant affleure le toit … surtout en été c’est terrible 🙁

C’est incroyable mais je me suis aperçu en plein cagnard que mon plafond du 1er étage était vraiment très chaud sur une partie très proche de la toiture … j’ai même cru un instant qu’il n’y avait pas d’isolation !

J’ai rajouté, faute de place, des plaques en 3 cm de polystyrène extrudé et j’ai posé par dessus une couche d’un isolant réfléchissant.

Couche de PSE extrudé

Ai-je choisi la bonne solution ? Je ne sais pas répondre, si vous pouvez me dire quelle aurait été « la bonne solution » je suis preneur (laisser un commentaire).

Il est évidant que dans ce cas on ne peut pas dire que la charpente respire … mais impossible de faire autrement !

Double face pont thermique

Là aussi, si je tenais le con qui a été radin au point de ne pas rajouter 2 rangées de moellons, je lui ferai « bouffer » de la laine de verre de 35 ans d’âges … hummmm 🙂

Au bout du compte, j’ai amélioré mais je n’ai pas complètement coupé le pont thermique et je n’ai pas réfléchi jusqu’au bout … eh oui cette fois c’est moi le con 😀

En effet si vous regardez bien la photo à la hauteur de mon genou, c’est la fin du 1er étage contre le toit, j’aurais dû faire redescendre la laine de verre et le double face sur au moins 1 mètre pour bien recouvrir le sommet de l’isolation du mur.

Ce que j’aurais dû faire en combles !

Quand on décide d’améliorer l’isolation ou d’isoler les combles, on ne le fait pas à moitié comme je l’ai fait … 3 ans après quand j’écris cette partie du blog avec des conseils … je me trouve un peu bourricot sur ce coup là, j’aurais dû :

  1. Dé-tuiler au lieu d’aller ramper comme un con dans les combles pour rajouter de l’isolant.
  2. Murs du R1 en combles : poser 200 de ouate de cellulose … quitte à virer la LdV existante.
  3. Plancher des combles perdues : poser mes gaines VMC-DF et rajouter partout 200 de ouate de cellulose (1)

(1) sur des solives il faut prévoir des rehausses + OBS si vous voulez garder un accès central en combles.

Soyez généreux (épaisseur et qualité isolant) quand vous isolez vos combles perdues ou habitables

Autres améliorations possibles

Étanchéité gaines d’électriques ou d’eau

La lutte contre les fuites est bien plus importante qu’il n’y parait … par exemple les fuites entre dalles et gaines électriques, télécoms et eau et même les fuites dans les gaines elles-mêmes 🙂

En sous-sol, bouchez délicatement et sans épaisseur le départ des gaines traversant la dalle, le but étant uniquement d’éviter les courants d’air inutiles autour et dans ces gaines. Surtout pas de mastic-colle et ne pas faire déborder le silicone sur les fils électriques dénudés. Faites ce travail électricité coupée 🙂

A l’intérieur de votre maison en hiver avec température externe <0°C, ouvrez chaque prise et passez la main devant, vous risquez d’avoir la surprise d’un air froid voir glacial qui rentre 🙁

le cas échéant, bouchez les espaces vides dans la boite électrique entre mur et gaines. Si l’air froid vient du trou de la gaine, faire comme expliqué ci-dessus avec une petite épaisseur de silicone en faisant un peu déborder pour pouvoir retirer le bouchon silicone pour une rénovation.

Lame d’air entre parpaings et doublage briques

Si vous avez une maison en parpaings (ou autres) + un vide d’air d’environ 4 cm + un doublage briques plâtrières, alors 2 solutions s’offre à vous pour le vide d’air :

  • En ITI, injecter un isolant dans le vide d’air … en plus de l’isolant contre les briques !
  • En ITE, remplir le vide d’air avec du ciment maigre pour augmenter l’inertie interne.

Rappel : un vide d’air est vraiment thermique que si l’air est sans mouvement même infime !

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Le Puits Canadien

Il y a plus de 100 sites sur le Net pour expliquer le puits canadien, je n’ai pas été complètement satisfait par ce que j’ai lu, soit c’est trop scientifique soit c’est trop enjolivé. Je n’ai rien à vendre, donc je vous présente « ma tambouille » en essayant d’être le plus neutre possible.

Les cas où le puits canadien est idéal pour ne pas dire indispensable :

  • Dans les régions aux hivers très rigoureux (-15°C pendant 3 mois) comme à Edmonton au Canada.
  • Dans les régions aux étés caniculaires (+40°C pendant 3 mois) comme à Biskra en Algérie.

La France et la Belgique se trouvent entre ces extrêmes climatiques … que vaut le puits canadien chez nous ? Les plus rusés auront déjà compris que ça ne peut être que moyen avec nos températures « tempérées ».

Nb) le puits Provençal c’est l’autre nom du puits canadien.

Quelques fondamentaux en géothermie

Il faut que votre terrain se prête à la construction d’un puits canadien donc en premier lieu faire une étude de votre sous-sol pour vous assurer de l’utilité et de la faisabilité.

La température du sol est stable à environ 10 m de profondeur.

A 2 m de profondeur en France l’amplitude est d’environ 9k entre 6°C en hiver et 15°C en été …

une grande incertitude, en effet ça dépend fortement de la région, de la nature du sol et de son humidité !

Capacité thermique volumique Wh/m³.k : chaleur nécessaire pour élever de 1° (1K) la température d’un m³ de sol. Plus la capacité est élevée, plus le sol emmagasine de la chaleur.

Une forte capacité thermique volumique indique un sol ayant la capacité de transmettre une importante quantité d’énergie (chaleur ou froid). Il permettra de conserver une bonne qualité d’échange au fil de la saison.

Conductivité thermique W/m.k : flux de chaleur qui traverse un m³ de sol avec une différence de température de 1° (1K) entre les 2 faces. Une forte conductivité thermique est indispensable pour que les calories du sol soient échangées avec la gaine du puits canadien.

Le sol à une faible conductivité thermique se sature rapidement en comparaison avec le sol à une forte conductivité thermique. Le puits canadien enterré dans un sol à forte conductivité thermique peut fonctionner en continu.

Nb) la tourbe a une  forte capacité thermique si elle est saturée en eau … ce qui est rare !

L’emplacement du puits canadien : en France et en Belgique privilégiez toujours le rafraichissement estival donc un emplacement au nord de la maison ou sur un terrain bien ombragé mais toujours avec une pelouse en surface.

Type de sol : l’efficacité sera très différente suivant la nature et l’humidité du terrain, on peut avoir de grandes différences ! Les conductivités et capacités thermiques … plus les chiffre sont grands meilleur c’est 🙂

Une très bonne lecture : thèse réalisée en 2017 par Mr. Yousef BELLOUFI pour son doctorat en génie mécanique « Etude théorique et expérimentale de l’exploitation de la géothermie dans le réchauffement ou le refroidissement d’un fluide caloporteur utilisé pour le confort thermique de l’habitat ».

Je vous conseille de lire au moins les chapitres 2 et 5. Le document PDF est ICI.

Le puits canadien utilisé seul !

Un puits canadien utilisé seul (sans VMC-DF) a 2 modes de fonctionnement possibles :

Insufflation centralisée dans le couloir comme pour une VMC-SF par insufflation. L’air ressort par surpression dans toutes les pièces sèches et humides via des sorties d’air … cette solution n’est pas conseillée !

Insufflation répartie dans les pièces sèches via un collecteur comme pour une double flux. L’air ressort par surpression dans les pièces humides via des sorties d’air … le meilleur des 2 modes 🙂

Conseil : un puits canadien seul doit avoir un ventilateur d’une puissance pour assurer 2 vol/h pour le rafraichissement soit dans une maison de 120 m²  un ventilateur pouvant insufflé 600 m³/h. Les gaines de répartition en réseau pieuvre devront être au minimum en ∅ interne de 100 mm !


Puits Canadien air

Puits canadien air et VMC-DF. Clic pour agrandir

Le principe du PC air : enfouir 50 mètres de gaine PEHD de ∅200 mm (172 interne) entre 1,50 et 3 mètres sous terre. Ce conduit (collecteur enterré) servira d’échangeur géothermique air/sol où l’air sera réchauffé en hiver et rafraichi en été avant d’être :

  • soit insufflé directement dans les pièces de vie la maison,
  • soit en entrée d’une double flux.

Je prends l’exemple d’un réseau échangeur en PEHD double peau ∅200 mm parce que depuis 2010 il s’impose de plus en plus pour ses qualités dont l’étanchéité de ce type de réseau enterré et un coût raisonnable … quoi que !

Le fonctionnement est simple, l’air aspiré par la borne de prise d’air extérieur circule dans la gaine enterrée et à l’autre bout on récupère l’air pour l’insuffler dans les pièces de vie.

Nb) il faut un échange d’environ 20 secondes pour la meilleure efficacité … la vitesse de l’air doit être comprise entre 1 et 2 m/s.

Un puits canadien branché sur une VMC-DF ne nécessite pas de ventilateur propre, la double flux s’en chargera.

Le PC doit avoir des conduits d’air enterrés avec une pente de 2%. Au point bas sera installé une évacuation des condensats (eau de condensation) inévitable dans un PC surtout l’été.

Un registre 3 voies permettra à la double flux le choix entre l’air du Puits canadien ou l’air extérieur. Le registre peut être commandé par la VMC-DF si cette dernière offre la possibilité … ce qui est pour moi indispensable avec des consignes de température pour l’ouverture ou le fermeture du registre puits canadien.

Attention à la perte de charge avec une VMC-DF

Il est impératif avec une double flux de limiter la perte de charge donc d’avoir non pas une seule gaine de 50 mètres mais 2 gaines de 25 mètres montées en // (boucle de Tichelman). Les 2 gaines devant être séparées d’un mètre.

Par exemple avec 2 gaines (∅174 mm interne) de 25 m montées en // à un volume total de 200 m³/h, la perte de charge sera d’environ 20 Pa … contre environ 60 Pa avec une seule gaine de 50 mètres. Il n’y a pas photo avec une double flux, la boucle Tichelman est obligatoire 🙂

Précision : la vitesse de l’air sur 25 mètres doit être diminuée pour une bonne performance mais le volume dans chaque gaine sera de 50% du volume total … donc la performance sera équivalente à une seule gaine de 50m.

Nb) il faut compter pour le seul puits canadien air une perte de charge totale de 50 Pa pour un volume de 300 m³/h avec un puits canadien complet de 2×25 m en ∅174 interne + l’arrivée et la sortie d’air + un filtre chaussette G2 sur la borne de prise d’air. Suis-je trop fort avec 50 Pa ? Pas certain avec la filtration de l’air !

Filtre d’entrée d’air du PC : certains mettent du G3, d’autres du G2 et d’autres encore du G1 !

Les points à traiter avec une particulière précaution

  1. L’étanchéité du système afin que l’eau externe ne puisse pas rentrer et noyer le puits canadien.
  2. L’évacuation des condensats que l’évacuation soit naturelle ou par pompe de relevage.

PC air évacuation condensats

L’évacuation des condensats peut se faire au sous-sol de la maison si l’arrivée dans la maison est le point bas de l’installation. Cette solution est la plus simple, toutefois prévoyez bien un T de liaison pour la maintenance, voir schéma « Puits canadien air et VMC-DF ».

Dans les autres cas il faut prévoir un regard de visite au dessus du point bas et un système de pompage des condensats. Cette solution est plus compliquée et les risques ne sont pas à négliger !

Nb) la condensation se produit essentiellement en été … la quantité d’eau peut-être importante !

A vérifier : il est dit qu’avec des tubes en grès enfouis à au moins 3 mètres, il n’y aurait pas de condensation puisque le grès absorbe la condensation qui se formerait ?? Oui peut-être mais vérifiez !

Gaine PEHD TPC pour un puits canadien ?

Est-il possible d’utiliser des gaines PEHD double peau DN200 TPC à la place des gaines PEHD spéciales puits canadien ? La réponse est oui si vous achetez des gaines TPC de qualité avec la peau intérieure de couleur translucide comme les Hegler par exemple.

La gaine PEHD TPC double peau est alimentaire si la peau intérieure est de couleur translucide 🙂

Rappel, des gaines TPC s’achètent toujours en allant chez le distributeur vérifier sur place leur qualité !

Un site respectable précise «L’utilisation de gaines TPC est déconseillée car ces produits ne respectent pas les critères sanitaires et d’étanchéité indispensables pour une installation pérenne».

L’article en question « est fait par Helios … forcément ça change la donne du raisonnement dès que le business s’en mêle !

Autres points importants du PC air

Les galères du puits canadien air peuvent aboutir à son abandon :

  • La noyade du PC : l’eau (condensation + fuites) remplit le PC.
  • La pestilence dans les tuyaux donc de l’air insufflé est pollué (1).

(1) Les risques peuvent être limités sous réserve que de l’air circule en permanence et suffisamment dans le PC … plus facile à dire qu’à faire avec une double flux !

Mon avis sur le PC air

Je ne suis pas adepte d’insuffler dans la maison de l’air provenant directement d’un PC air pour des raisons d’hygiène … mais j’avoue que je suis maniaque sur le sujet 🙁

Nb) un réseau d’insufflation VMC-DF mal fait (condensation durable dans les gaines) peut aussi présenter des risques d’un air pollué !

Beaucoup revendiquent le non-risque du puits canadien air grâce à l’étanchéité du réseau et aux filtres sur l’entrée d’air du PC et celui dans la VMC-DF … personnellement j’ai un doute surtout si le puits canadien ne tourne pas h24 ce qui est souvent le cas avec une double flux.

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Puits Canadien eau

Il s’agit d’un puits canadien où l’air est remplacé par un circuit d’eau glycolée en boucle. Il y a plusieurs écoles qui s’affrontent entre le PC air ou PC eau … je vous laisse seul juge.

Au moins le PC à eau ne peut pas se noyer ou se polluer 🙂

PC à eau schéma de principe

Puits Canadien eau et VMC-DF

Le puits canadien à eau glycolée doit avoir un circuit d’au moins 100 mètres de capteurs géothermiques en DN32 enterrés à au moins 1,50 mètre de profondeur et avec cette longueur inutile de penser rafraichir l’été toute la maison.

Le PC eau doit obligatoirement disposer d’une pompe pour faire circuler l’eau et d’un échangeur air/eau.

Le coût du PC eau est plus important notamment pour sa création puisque la surface du terrain est bien plus grande que pour un PC air, mais il offre toutes les garanties sur l’absence de problème de pestilence ou de germes.

Nb) avec une VMC-DF il faut tenir compte de la perte de charge de l’échangeur air-eau !

Pour vraiment rafraichir une maison l’été avec un PC eau il faudrait tripler la capacité en mettant 3 boucles Tickelman c’est à dire environ 300 mètres de capteurs géothermiques … mais pas en insufflant l’air avec une VMC-DF trop peu puissante, il faut un ventilateur de 900 m³/h au moins … pour une maison de 120 m² 🙂

Précision : comme pour un PC air, la nature du terrain a également son importance pour la performance !

Différences entre PC air et PC eau

  • le PC air aurait un meilleur rendement car pas d’échangeur air/eau … c’est logique 🙂
  • le PC eau est beaucoup plus hygiénique,
  • le PC air est plus simple et nettement moins couteux à installer.
  • un PC air consomme moins car pas de pompe de circulation.

Puits Canadien et double flux

Je ne reviens pas sur ce que j’ai écrit dans l’article Conseils d’installation, j’apporte ici quelques compléments.

Quand utiliser l’air du puits canadien l’été ? Je vais vous dire ce qui me semble logique :

  • Air du PC si temp-intérieure > temp-confort (disons 24°C l’été) et temp-externe > temp-confort.
  • Air externe : dans les autres cas.

On pourrait presque dire qu’en été un puits canadien couplé à une VMC-DF fonctionnera surtout le jour … et les nuits de canicule où la temp-externe nocturne > temp-confort 🙂

Certains ne partagent pas cette logique et récupèrent l’air du PC h24. Ma crainte est que la performance du PC déclinera avec une utilisation continue … surtout dans les terrains à conductivité thermique moyenne.

Canicule, c’est mieux un rafraichissement nocturne par courant d’air via au moins 2 ouvertures !

Ne vous prenez pas la tête en intersaison !

Une démonstration in situ en été

Je reprends des chiffres donnés par un forumeur « pointilleux » de la précision après ses interrogations sur la différence de température entre l’air neuf du puits canadien et l’air insufflé dans sa maison, je cite :

Les capteurs de température ont été vérifiés … jamais plus de 0,1K d’écart côte à côte …

Air extérieur 34°C, air intérieur 26°C, puits canadien à 2 m de profondeur …

  1. Entrée d’air dans la VMC depuis le PC : 22°C
  2. Passage juste après le bypass de la VMC-DF : 23°C
  3. Passage juste après le moteur/turbine : 24°C
  4. Sortie de bouche dans une chambre : 26°C

Après analyse de ma VMC-DF (Duolix MAX) et de l’échangeur j’ai trouvé le système de bypass un peu léger.

Mes commentaires :

  • L’air neuf PC arrive 22°C … ce n’est pas terrible mais en canicule c’est souvent comme ça !
  • Le Bypass augmente la température de 1k … normal le Bypass de la Duolix MAX n’est pas à 100% 🙂
  • La température augmente de 1K à cause de la chaleur du ventilateur … normal même si ça fait râler 🙁
  • Le réseau de gaine augmente la température de 2K … plusieurs raisons possibles mais la plus probable c’est que le réseau en espace chauffé n’est pas isolé par au moins les 5 cm que je préconise pour le rafraichissement. Il va de soit qu’en espace non chauffé le réseau de gaine doit être super isolé !

Même en rafraichissement, un puits canadien peut-être NUL au bout du compte !

Nb) dans le chapitre suivant Comparaison des systèmes de ventilation (simple flux, double flux, puits canadien) j’ai retenu un réchauffement de 2k et pas de 4k comme dans cet exemple !

Puits canadien et VMC-DF bas rendement

Certains spécialistes évoquent le couplage « rentable » d’un PC avec une VMC-DF basique à flux croisés (65%) mais avec un gros débit pour un meilleur rafraichissement en été !

Je vois bien le raisonnement et le principe économique en été … par contre en hiver il ne faudra pas s’attendre à des miracles même avec le puits canadien !

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Comparaison des systèmes de ventilation

« Comparaisons n’est pas raison » … je partage ce vieux proverbe largement bafoué dans des documents techniques ou commerciaux et même dans des discussions forums quand il s’agit de comparer deux systèmes. Le résultat est souvent le lynchage sournois de l’un pour mettre en valeur l’autre sans lui cirer les pompes 😈

Cette pratique est néfaste chez les néophytes rêvant les yeux grands ouverts devant les chiffres :mrgreen:

Le but de ce chapitre c’est de comparer dans un même contexte plusieurs systèmes de renouvellement d’air : simple flux, double flux, puits canadien seul et puits canadien couplé à une DF haut rendement.

Avertissement 1 : j’ai simplifié pour plus de clarté, je n’ai pas tenu compte de l’évolution des températures en journée et la nuit … mon unique but est une comparaison « binaire » sans complaisance. Il est évident que les prétendus « spécialistes » vont démonter ma comparaison … à vous de ne pas vous laissez manipuler 🙂

Avertissement 2 : je ne tiens pas compte des pirouettes Th-BCE RT 2012 pour les températures hivernales :

  • Température de consigne = 19°C
  • Température de consigne si inoccupation > 24h et < 48h = 16°C  😳
  • Température de consigne si inoccupation > 48h = 8°C  :mrgreen:

Je donne l’énergie perdue ou gagnée pour chaque situationc’est plus juste et surtout plus neutre !!!! Eh oui en renouvellement d’air, on perd un peu … beaucoup … on gagne rarement !

Le contexte de base

Le contexte reflète des situations réelles qu’on retrouve souvent in situ :

  • Maison de 120 m² d’espace chauffé (volume 300 m³) avec un renouvellement d’air :
    • double flux : jour = 150 m³/h soit 0,5 vol/h, nuit = 75 m³/h soit 0,25 vol/h.
    • simple flux : hygro = 75 m³/h (*), autoréglable petite vitesse = 150 m³/h.
    • en canicule : le volume de ventilation est adapté à chaque système comparé (voir ci-dessous).
  • Températures en hiver : externe 0°C (air neuf), interne 21°C (air repris).
  • Températures en canicule :
    • le jour sur une durée de 12h : externe 35°C, interne 23°C … je suis optimiste avec 23°C !
    • la nuit sur une durée de 6h : externe 20°C, interne 26°C … normal ça a chauffé toute la journée !
  • Température de l’air en sortie du puits canadien air : 9°C en hiver et 18°C en été … je suis optimiste 🙂
  • Une double flux haut rendement avec échangeur plastique Recair (rendement de 86% PHI à 200 m³/h). Soit une température d’air insufflé en hiver à 18,06°C pour un air repris à 21°C … j’ai arrondi à 18° 🙂
  • Consommation ventilateur EC de 300 m³/h à 150 Pa : par ventilateur de 75 à 150 m³/h = 0,14 W(m³/h), moyenne tirée de certifications PHI. Cette consommation moyenne est la même pour tous les ventilateurs de cette comparaison … le but n’est pas de comparer des ventilateurs !

Chaleur volumique de l’air 0,334 Wh/m³•K : soit un apport de 0,334 Wh par m³ d’air et par degré d’écart entre l’air repris dans la maison et l’air neuf (externe ou en sortie puits canadien ou en sortie échangeur DF).

Précision : je suppose les installations faites dans les règles de l’art … mais en période de canicule je tiens compte de la surchauffe due au ventilateur et au réseau de gaines 🙂

(*) la RT2012 + la réglementation 1983 sur la modulation des volumes via les bouches hygro donnent un volume variable à la SF Hygro soit en moyenne 2 fois moins qu’une ventilation à volume constant (SF autoréglable et double flux) … dans le contexte de cette comparaison c’est 75 m³/h pour l’hygro au lieu des 150 m³/h :mrgreen:

Avertissement : le contexte de base est discutable notamment sur la température en sortie du puits canadien, je n’ai pas voulu choisir une température trop favorable.  Il est évident qu’avec un puits canadien à 3 mètres de profondeur les résultats seraient meilleurs en rafraichissement !


Énergie perdue en hiver en ventilant

Système = énergie perdue en Wh   (renouvellement d’air) + (conso ventilateur).

  • Simple flux autoréglable = 1073,1 Wh (21 – 0 * 0,334 * 150) + (0,14 * 150 m³/h)
  • Simple flux hygroréglable = 536,5 Wh (21 – 0 * 0,334 * 75) + (0,14 * 75 m³/h)
  • Puits canadien seul = 622,2 Wh (21 – 9) * 0,334 * 150) + (0,14 * 150 m³/h)
  • Double flux = 192,3 Wh (21 – 18) * 0,334 * 150) + (0,28 * 150 m³/h)
  • PC + VMC-DF = idem VMC-DF seule (*) … sauf quand le PC sert d’antigel

(*) Le CSCT Belge annonce dans un document du 10-2012 un gain de performance de 7% de l’air insufflé en hiver si un PC est couplé à une VMC-DF … c’est faux avec une DF haut rendement mais vrai avec une 65% ! 

Précision : le contexte est défavorable aux simples flux car la température moyenne l’hiver est d’environ 7°C  en France, pour la double flux ça ne change rien … pour le puits canadien seul il y a des questions à se poser !

Il faut le savoir, un préchauffage électrique antigel intégré à une double flux c’est une option à environ 200 €ttc.

Les simples flux sont mauvaises en hiver … forcément

Le volume d’une simple flux hygro est discutable … perso j’ai des doutes !

L’utilité en hiver d’un puits canadien seul est sérieusement à relativiser en France !

Le puits canadien couplé à une double flux ne sert que d’antigel en hiver … rien de plus !

La double flux fait la différence avec son échangeur … que va dire la future RT2020 ?


Surchauffe-rafraichissement en canicule

Je traite ici le réchauffement intempestif dû à la ventilation VMC ou le rafraichissement dû au puits canadien.

Nb) je ne parle pas des autres causes de surchauffe (isolation à minima, manque d’étanchéité ou d’ombrage, etc.).

Je n’avantage personne, je tiens compte d’un volume de renouvellement d’air adapté à chaque système :

  • Simple flux autoréglable = 150 m³/h soit la petite vitesse comme en hiver !
  • Simple flux hygroréglable = 75 m³/h, le volume est « immuable » … normal hygroréglable oblige 🙁
  • Double flux = 75 m³/h, vitesse nuit. Je ne tiens pas compte de la vitesse absence … je précise 🙂
  • Puits canadien + double flux = 300 m³/h, le volume max de la VMC-DF du contexte !
  • Puits canadien seul = 500 m³/h, normal avec son propre ventilateur … pour rafraichir il faut du volume 🙂

Nb) le bypass de la double flux est considéré au TOP donc à 100% d’ouverture … je suis très optimiste !

En période estivale caniculaire l’augmentation de chaleur due au ventilateur et au réseau de gaines est estimé à 2K … la température est donc modulée de 2K pour le PC et la VMC-DF. Ces 2° sont des constats moyens faits in situ !

Surchauffe en journée via VMC

  • Simple flux autoréglable = 601,2 Wh ((35-23) * 0,334 * 150 m³/h)
  • Simple flux hygroréglable = 300,6 Wh ((35-23) * 0,334 * 75 m³/h)
  • Double flux = 130,8 Wh (23-(23*86%)+2K) * 0,334 * 75 m³/h)

Nb) +2K = surchauffe intempestive due au ventilateur et réseau de gaines !

L’échangeur d’une double flux amortit la surchauffe … mais ça surchauffe !

Remarque : en période de canicule, une VMC-DF doit tourner au ralenti en journée puisque la surchauffe due au renouvellement d’air sera proportionnelle au volume insufflé !

Rafraichissement en journée via puits canadien

  • Puits canadien + DF bypass ouvert = -300,6 Wh ((23-18-2K) * 0,334 * 300 m³/h)
  • Puits canadien seul (sans VMC-DF) = -501 Wh ((23-18-2K) * 0,334 * 500 m³/h)

Nb) -2K = surchauffe intempestive due au ventilateur et réseau de gaines !

C’est mieux que rien mais il n’y a pas de quoi sauter au plafond !

Dans une maison passive « la non surchauffe » en journée peut justifier un  puits canadien

Nb) je ne tiens pas compte de la consommation ventilateur(s) en rafraichissement mais elle est importante compte tenu des volumes, j’estime la consommation des 2 ventilateurs de la VMC-DF à 0,30 W(m³/h) à 300 m³/h soit 90 Wh et celle du ventilateur spécifique du PC seul à 0,20 W(m³/h) à 500 m³/h soit 100 Wh.


Rafraichissement nocturne via VMC

  • Simple flux autoréglable = -300,6 Wh ((26-20) * 0,334 * 150 m³/h)
  • Simple flux hygroréglable = -150,3 Wh ((26-20) * 0,334 * 75 m³/h)
  • Double flux bypass ouvert et V.jour = -200,4 Wh ((26-20-2K) * 0,334 * 150 m³/h)
  • Double flux bypass ouvert et V.Boost = -400,8 Wh ((26-20-2K) * 0,334 * 300 m³/h)

Nb) les 2K de surchauffe en DF (surchauffe dus au ventilateur et au réseau de gaines) peuvent paraitre « bizarre » la nuit … mais c’est vrai. Certes je suis pessimiste, j’aurais pu mettre que 1K pour le ventilateur 🙂

Précision : je ne tiens pas compte d’un bypass que ne serait pas à 100% … sinon ça rafraichira moins !

Certains thermiciens « d’envergure » prétendent que rien ne se perd puisqu’on est à l’intérieur de la maison. Je dis NON car la nuit à poil sur mon lit je veux sentir toute la fraicheur, si peu 🙂 … sans attendre des heures que la température dans le faux-plafond revienne à la normale et ne réchauffe plus l’air dans les gaines … au petit matin c’est trop tard. Oui là je chipote un max :mrgreen:

Et avec une double flux sans Bypass, ça donne quoi ? Au volume nuit 🙂

  • Double flux sans bypass = -41,1 Wh (26-(26*86%)-2k) * 0,334 * 75 m³/h)

Sans bypass les nuits estivales une double flux ne surchauffe pas … mais elle ne rafraichit pas !

Le rafraichissement nocturne via VMC SF ou DF est ridicule :mrgreen:

Vous avez la démonstration que le rafraichissement nocturne par VMC n’est pas efficace … dans ces conditions mettre le Bypass de la double flux sur un piédestal … c’est très exagérer :mrgreen:

Nb) je ne traite pas le puits canadien en rafraichissement nocturne … au volume de 300 ou 500 m³/h le rafraichissement est plus important qu’avec une VMC-DF mais bien moins qu’une ventilation naturelle avec les portes intérieures ouvertes et au moins 2 fenêtres ouvertes en créant un courant d’air. De plus faut-il utiliser un Puits canadien h24 ?


Conclusion de cette comparaison

Mon impartialité : j’ai essayé … certains ne vont pas aimer … pas grave 🙂

Je ne parle pas ici des VMC thermodynamiques … voir l’article Conseils d’installation, Chap. VMC thermodynamiques et combis.

Je confirme, en France le puits canadien couplé à une double flux HR n’est pas valable :

  • En hiver le puits canadien sert uniquement d’antigel … soit une moyenne annuelle de 6 jours pour un échangeur plastique et 2 jours pour un échangeur aluminium.
  • En été pour rafraichir « un peu » car le volume sera limité à celui de la double flux … et sous réserve que le Bypass de la double flux soit bien à 100% d’ouverture et que le puits canadien ait une performance au TOP !

Nb) certains affirme qu’en prenant une double flux HR plus grosse donc en doublant ça capacité et en mettant des gaines d’un ∅ interne de 100mm au moins … on peut parler d’un vrai rafraichissement via le puits canadien … je dis NON, le volume sera encore insuffisant et l’air du puits canadien pas assez froid 🙁

Le rafraichissement nocturne par ventilation naturelle fenêtres ouvertes reste le must

Un bon puits canadien dans une maison passive peut se justifier … eh oui 🙂

Le bypass dans une double flux est à relativiser quand on voit son apport réel

Attention la nuit au bruit que peut faire une double flux poussée au volume maximum

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Le tunnel à galets (TAG)

Faire clic pour agrandir

On peut lire sur Wikipédia : Le tunnel à galets permet de chauffer l’air entrant dans les habitations au moment des saisons plus froides (automne-hiver) et de le refroidir au moment des saisons plus chaudes (printemps-été). Ce système permet d’avoir un décalage de trois à quatre mois entre le moment où de la chaleur est accumulée et le moment où celle-ci est restituée.

A la lecture de cette présentation on peut croire à l’idéal … malheureusement ce n’est pas aussi idyllique 🙁

Nb) le schéma présenté illustre le principe, en aucun cas il peut servir de base pour la fabrication d’un TAG !

Le principe est comparable au puits canadien air sauf que le TAG est construit sous la maison à 2,50m de profondeur. Le TAG est rempli de galets ultra propres qui serviront au stockage de la chaleur l’été afin de la restituer en hiver … et réciproquement en été.

Il est possible de construire plusieurs tunnels à galets en // séparés d’au moins 2 mètres et montés en boucle de Tichelman, un peu comme pour un puits canadien air.

Le TAG a son propre ventilateur assez puissant (au moins 450 m³/h à 200 Pa) pour faire circuler l’air neuf dans les galets. En été l’air neuf chauffera les galets et en même temps l’air en traversant les galets ressortira froid pour rafraichir la maison. En hiver c’est exactement le contraire 🙂

Le système d’aération dans la maison est souvent indépendant (ce que le schéma ne montre pas). C’est en réalité une ventilation simple flux par insufflation répartie … donc avec un collecteur pour répartir l’air neuf dans les pièces de vie … comme le collecteur d’insufflation d’une double flux. L’air vicié ressortira en surpression par des bouches installées dans les pièces humides.

Le TAG se construit sous la maison car un des principes c’est la récupération ‘naturelle’ par remontée lente de la chaleur ou du froid depuis le tunnel à galets jusqu’au RdC de la maison sachant que la chaleur se diffuse dans la terre à environ 1 mètre/mois. La maison est donc sans vide sanitaire.

Remarque : il semble que l’isolation de la dalle du RdC n’est pas à négliger pour ne pas avoir une remonter de chaleur en plein été … bref ce n’est pas aussi basique, la conception est pointue !

Nb) en été pour charger le TAG en chaleur, il faut un ventilateur d’au moins 600 m³/h pour 4 TAG en //.

VMC-DF et TAG ? Ce couple ne se fait pas par principe … l’échangeur de la double flux ne servirait à rien puisque c’est le rôle du TAG été comme hiver. Vous allez me dire on marie bien le puits canadien et la double flux … ben oui mais ce n’est peut-être pas la meilleure façon de tirer parti d’un PC en France, je vous laisse méditer 🙂

Mes conclusions sur le TAG

Les risques avec un TAG sont comparables à ceux du puits canadien air. Mais si un problème d’hygiène ou de noyade se pose avec le TAG, c’est l’abandon quasi assuré car le TAG et ses galets sont sous la maison 🙁

Perso, comme vous le savez maintenant, je suis partisan de la simplicité dans l’efficacité. Ce système ne m’a vraiment pas convaincu car c’est une vraie usine à gaz à la conception mais aussi pour la gestion au quotidien. Certes la gestion peut-être simplifiée en automatisant … mais ça complique un peu plus l’installation.

L’efficacité du TAG est très insuffisante sur toute une année !

Attention le TAG demande une minutie extrême dans sa fabrication

Le TAG est peut-être une solution dans des régions tempérées l’hiver et chaude l’été comme le sud de la France et nettement moins bien à Chamonix ou en Belgique par exemples.

Nb) à choisir je préfère au TAG un puits canadien air plus simple de conception et de gestion.

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La domotique sur une VMC-DF

Mon but est d’essayer de présenter la domotique en général et celle de la VMC-DF en particulier. Je n’ai nullement la prétention d’expliquer la domotique, juste une approche « vulgarisée » pour les nuls 🙂

Nb) les aficionados et spécialistes de la domotique ne lisez pas vous allez vous faire mal aux yeux :mrgreen:

La domotique VMC-DF a le vent en poupe depuis 2013. Aujourd’hui toutes les nouvelles VMC-DF de milieu et haut de gamme offrent l’option « domotique ». C’est devenu un sacré argument commercial … même si au final c’est souvent de la poudre aux yeux plus qu’une réelle utilité 🙁

L’utilisation d’un Smartphone est-ce de la domotique ?

Smartphone avec domotique

Les VMC-DF permettent aujourd’hui hors option domotique d’utiliser un Smartphone via le WEB et une APP mobile proposée par la marque de VMC-DF. Ce n’est pas de la vraie domotique au sens pur !

Nb) quand je dis Smartphone j’englobe Iphone Apple (IOS) et Android … mais une APP IOS ne fonctionnera que sur matériels Apple, une APP Android fonctionnera sur téléphone Android et généralement sur tablette 🙂

Pour la suite je parle d’APP mobile quelque soit le système Android ou IOS.

L’APP mobile c’est tout simplement un logiciel qui se charge sur votre téléphone pour permettre de voir et commander votre VMC-DF reliée à votre box internet par liaison filaire ou WIFI.

Attention : quand vous utilisez l’APP mobile, il y a toutes les chances que le constructeur puisse aussi voir vos paramètres d’installation … et aussi savoir si vous changez régulièrement les filtres :mrgreen:

Cette gestion sur Smartphone via une APP mobile sera soit gratuite soit à un coût d’environ 150 € si l’option est payante. Sans BOX internet chez vous, ça sera mission impossible puisque votre Smartphone ne pourra pas atteindre votre VMC-DF. Quoi qu’avec le progrès je ne suis plus certain depuis 2017 qu’une liaison direct in-situ entre Smartphone et le serveur VMC-DF soit impossible 🙁

La domotique en 2017 c’est quoi ?

C’est pouvoir faire des interactions entre les domaines domotiques de votre maison comme le chauffage, les volets, la VMC-DF, l’éclairage, la gestion de panneaux photovoltaïques pour une autoconsommation, etc.

La domotique digne de ce nom c’est par exemple : on rentre à midi à la maison inoccupée, on ouvre le portail et automatiquement les volets se lèvent ou les volets se baissent côté soleil en été et la VMC-DF passe en vitesse jour. La domotique est « sans limite », elle peut aller jusqu’au vrai gadget comme lancer sa cafetière dès que la lumière de la chambre est sur ON en semaine entre 6h et 7h :mrgreen:

J’ai plus de 40 ans d’expérience en informatique, je me permets humblement de dire ce que je pense de la domotique sur une VMC-DF même si je ne suis pas spécialiste de la domotique.

Pour simplifier l’approche domotique je vais aborder divers cas d’automatisation pour aboutir sur ce que j’appelle « la vraie domotique ».

Ampoule domotique à led 70€

Il y a pour moi 5 types d’automatisation

Le 1er type

Ça consiste à automatiser deux fonctions entre elles, comme par exemple allumer la lumière de la salle-de-bains et automatiquement la vitesse Boost de la ventilation démarre. C’est facile, simple, efficace et pas très onéreux si la VMC-DF prévoit cette possibilité dans ces connecteurs 🙂

On peut parler ici de « domotique du pauvre ». Prix abordable moins de 50€.

Nb) si la VMC-DF ne prévoie pas cette possibilité, l’automatisation reste possible mais il faudra sérieusement s’y connaitre pour arriver à faire ce montage électrique !

Le 2ème type

C’est par exemple automatiser l’ouverture de sa porte de garage déjà motorisée bien sûr ! Il suffit d’acheter une petite télécommande et un micro-module domotique à rajouter à votre inter existant. C’est efficace pour un prix modique d’environ 100€ … mais ce n’est pas encore de la vraie domotique 🙂

Le 3ème type

C’est le début de la domotique mais intrinsèque à un domaine (chauffage ou VMC-DF) donc sans interaction entre domaines. Avec l’option « domotique » l’APP domotique du constructeur ressemble fortement à L’APP mobile mais la présentation et les possibilités peuvent être différentes.

Une fois l’option « carte domotique » installée sur votre VMC-DF c’est du plug-and-play … mais ici nous restons cantonnés au seul domaine de la VMC-DF, pas question avec l’APP domotique de votre VMC-DF d’aller driver la chaudière 🙂

Inutile de vous dire qu’une APP domotique sur un seul domaine ne sert à pas grand chose par rapport à l’APP mobile souvent gratuite mais pas toujours.

Mais l’option « domotique » peut vous affranchir de beaucoup d’options du constructeur et choisir vos propres accessoires domotiques (capteur d’ambiance, etc.) … quoi que ça reste quand même à vérifier 🙂

Le 4ème type

Là ça devient sérieux, on entre de plein pied dans la vraie domotique puisqu’on pourra faire des interactions entre les domaines domotisés dans votre maison (VMC-DF, interrupteurs de lumière, prises électriques, chauffage, etc.).

Le plus simple sera d’avoir tous les domaines dans le même protocole domotique par exemple KNX, voir explications ci-dessous). Je vulgarise beaucoup : il ne restera plus qu’à implémenter les interactions entre les domaines.

Prise-plug domotique 60€

Les prix peuvent aller de 500€ à 3000€ suivant le protocole, les domaines domotisés et les accessoires domotiques nécessaires comme le contrôleur domotique, les interrupteurs de lumière, les actionneurs de volets, les prises électriques, l’option « domotique » de chaque appareil (VMC-DF, chaudière, PAC, etc.).

Le problème c’est comment faire pour les interactions entre domaines ?

Il existe des logiciels facilitant la création d’un APP domotique ‘centralisé’ avec des possibilités d’interaction entre domaines. C’est simple pour un féru de domotique mais si vous êtes débutant, inutile de vous dire qu’il faudra vous accrocher 🙂

Si vos domaines sont dans des protocoles domotiques différents (KNX, X10, Z-wave, etc.), il existe des contrôleurs centralisés capables d’émettre et de réceptionner plusieurs protocoles. Il existe aussi des Dongles, sorte de clé USB capable de transformer un protocole X en un protocole Y.

Nb) attendez vous quand même à devoir bidouiller un peu dont de la programmation « simple » à partir de Widgets (1) que le contrôleur centralisé offrira 🙁

(1) un widget c’est un petit programme tout fait, il vous reste à le paramétrer comme vous souhaitez.

L’option « domotique » de la VMC-DF (carte domotique pluggée sur la carte mère ou box domotique séparée) sera obligatoire pour rester dans une approche simple « plug-and-play ». Idem pour les autres appareils !

Mais ce n’est pas fini car il vous faudra, pour les domaines que vous voulez domotiser, faire toutes les installations matériels et filaires nécessaires (capteurs d’ambiance qualité de l’air, prises domotiques, interrupteurs domotiques, modules actionneurs, contrôleur domotique, etc.) … et là croyez moi ce n’est pas simple même si dans certains cas il suffit de plugger une prise domotique sur une prise standard … et surtout ce n’est pas donné 🙁

Le 5ème type !

C’est le pré carré des « bidouilleurs de génie » … c’est le « haut vol de la domotique à papa » … c’est du cousu main avec beaucoup de programmation pas simple et surtout beaucoup de temps 🙂

Ici pas de carte domotique et pas de plug-and-play, mais utilisation du langage MODBUS (gratuit ou en option) sur les VMC-DF ou autres.

Nb) les bidouilleurs de génie sont en voie d’extinction … normal tout va très vite, de plus en plus le marché offre des solutions toutes faites et quasiment en plug-and-play 🙂

Je signale au passage que ce 5ème type est le passage obligé dès lors que le domaine à domotiser (votre VMC-DF par exemple) n’a pas l’option « domotique » ! Sur les VMC-DF d’avant 2013, c’était le cas.

Les vrais spécialistes ou ‘les bidouilleurs de génie’

Raspberry Pi2 40€

Tout ce méli-mélo de protocoles, de limites et de coûts font que les vrais passionnés de la domotique fabriquent (ou fabriquaient !) leur domotique « maison » à partir d’une carte mère type Raspberry PI2 ou PI3 qui deviendra une « box domotique » après beaucoup d’installation de matériels, de branchements et de développements informatiques via des outils opensource comme Feedom et/ou des développements en langage perl ou autres.

En cherchant bien sur les forums, vous trouverez des applications toutes faites généreusement mises à disposition par ces vrais spécialistes toujours serviables et généreux. Bien évidement souvent pour ne pas dire toujours chaque application domotique développée est valable pour une marque et un modèle de VMC-DF.

NB) la domotique « maison » est surtout possible si vous avez sur la VMC-DF un protocole de communication utilisable comme un Modbus RTU.

Attention : il est possible de faire joujou avec le 0-10v des ventilateurs mais là gaffe à ce vous vous faites, je vous déconseille sérieusement cette pratique en dessous de 2,5v et au dessus de 9,5v.

Inutile de dire qu’avec le « bidouillage » c’est moins cher … mais pour aboutir il faut être passionné et féru de domotique tout en étant un spécialiste de l’électronique et de la programmation informatique 🙂

Aujourd’hui les vrais « pointus » de la domotique sont ces « bidouilleurs de génie » qui retroussent les manches au sens propre comme intellectuel tout en ayant le souci du WAF (Wife Acceptance Factor) … un point crucial pour justifier le temps passé, les dépenses … et faire les bons choix acceptés par Madame 🙂

C’est ces « bidouilleurs de génie » que beaucoup viennent solliciter sur les forums pour pouvoir avancer dans leur quette de domotique … surtout quand la VMC-DF n’a pas l’option « domotique ».

Un exemple d’échanges sur forum entre spécialistes pour domotiser la gamme Zehnder Comfoair (pas la nouvelle gamme Comfoair Q) via le Modbus et le port RS232 fourni sur la carte mère, c’est ICI.

Rappel : avec les nouvelles offres en plug-and-play, les spécialistes de génie se font de plus en plus rare 🙁


La domotique est-elle utile pour une VMC-DF ?

Je n’aborde pas la question du prix mais attendez vous à devoir sérieusement faire chauffer la mastercard !

Personnellement je ne crois pas que la domotique soit valable dans le domaine VMC-DF … même si les adeptes du genre trouveront toujours de bonnes raisons comme être dans son temps, le côté pratique ou l’économie d’énergie.

Certes il y a les cas d’automatisations agréables comme par exemple je vais sous la douche et automatiquement la VMC-DF se met en vitesse Boost … mais pour ça pas la peine d’avoir la domotique, toutes les bonnes VMC-DF savent le faire hors domotique !

Prenons un autre exemple, je mets en marche la hotte de cuisine et la VMC-DF se met automatiquement en vitesse Boost … là aussi certaines VMC-DF savent le faire sans domotique. Sinon il vous faudra obligatoirement passer par la domotique.

Bref pour 1 ou 2 cas favorables en VMC-DF faut-il créer une usine à gaz domotique ou juste résoudre ces automatismes via les connecteurs prévus sur le caisson de la VMC-DF ?

La domotique reste indispensable dans des cas majeurs comme l’aide aux handicaps

Si vos autres systèmes (chauffage, …) sont domotiques alors oui c’est une suite logique

L’exception qui confirme la règle

Prenons l’exemple d’une Maison Passive chauffée via la VMC-DF, c’est possible avec par exemple un postchauffage VMC-DF via batterie eau branchée sur votre chaudière.

Comment régler à distance 4 heures avant de rentrer à la maison, le thermostat d’ambiance, tout en augmentant le volume d’insufflation de la VMC-DF pour assurer un chauffage efficient ? La domotique sait régler cette équation pas aussi complexe que ça … je vous laisse réfléchir pour savoir si le jeu en vaut la chandelle :mrgreen:

Micromodule interrupteur 50€

La domotique est-elle aussi simple ?

Je ne parle pas d’une consultation des températures ou d’un changement de vitesse depuis son Smartphone 🙂

En 2016-2017 je peux affirmer que la vraie domotique ce n’est pas aussi simple … même si vous y mettez le prix pour avoir le plus possible du plug-and-play dont celle de votre VMC-DF avec l’option « domotique » qui vous coûtera environ 400€ pour un protocole KNX.

Nb) attention, bien regarder pour chaque VMC-DF ce qui sera possibles de faire avec l’option « domotique » … sinon vous risquez d’être déçu 😈

Avec ça, vous ne faites rien de particulier sans un autre domaine en interaction avec votre VMC-DF comme par exemple la hotte de cuisine ou l’interrupteur de lumière de votre salle-de-bains … je reste simple.

Certes on peut vouloir faire de la domotique « light » parce que l’APP mobile est trop limitée. Par exemple impossible de voir les températures de toutes les sondes sur l’APP mobile alors que la domotique VMC-DF le permet … mais attention :

ne croyez surtout pas que l’option « domotique » sur une VMC-DF vous permette de tout faire … non, les constructeurs décident des fonctionnalités ouvertes à la domotique dont celles en consultation uniquement et celles en consultation-modification !

Nb) sur beaucoup de VMC-DF les possibilités domotiques sont moins importantes que celles offertes sur le panneau de commande ou la commande digitale à distance 🙁 🙁 🙁

Sans domotique vous pouvez gérer des poussoirs Boost, des capteurs, etc.

La vraie domotique d’une VMC-DF n’apportera pas grand chose d’efficace


Quelques explications sur la domotique

Je parle ici de domotique et pas des branchements électriques sur des connecteurs du caisson de la VMC-DF pour prendre en compte des accessoires comme un Boost de salle-de-bains ou des capteurs d’ambiance sur la qualité de l’air (CO2 ou COV).

En domotique tous les appareils interfacés entre eux (actionneur lumière, hotte de cuisine, prises électriques, VMC-DF, chauffage, etc.) doivent passer par le même « nœud domotique » … d’une façon ou d’une autre !

Box domotique Fibaro-HC2 600€

La domotique impose un contrôleur, une sorte de petit ordinateur spécialisé qu’on appelle « box domotique ».

On trouve de plus en plus le contrôleur domotique intégré dans le matériel, c’est la fameuse option « domotique ».

Malheureusement en domotique plusieurs protocoles de communication existent comme par exemples KNX, Z-wave, X10 et d’autres. Si votre éclairage est en KNX, seul un contrôleur acceptant le protocole KNX fonctionnera.

Rassurez vous, de plus en plus de BOX domotiques sont multi protocoles, ce qui n’est pas le cas de l’option « domotique » intégrée au matériel comme une chaudière 🙁

Voir sur internet les très nombreux matériels domotiques proposés sur le marché … vous n’allez pas être déçu 😯

Nb) KNX est un super protocole mais il n’est pas donné … c’est pour ça que le matériel domotique en protocole KNX coûte plus cher 🙁 🙁

Les box domotiques

Il y a beaucoup de fabricants de box domotiques (Fibaro, Zodianet, …), plusieurs protocoles sont possibles sur une même box … à voir pour chaque marque !

Une BOX domotique est généralement « spécialisée », par exemple sur les luminaires et les volets mais pas sur le chauffage et la climatisation, le cas échéant pour gérer tout ça, il faudrait au moins 2 box domotiques !

Rappel : chaque box domotique dispose de son APP mobile pour voir et driver depuis son Smartphone. Si vous avez 2 box pour gérer 2 domaines, vous aurez 2 APP mobiles différentes sur votre Smartphone.

Les prix d’une box domotique vont de 200 à 2000 €ttc sans le matériel domotique comme les interrupteurs les prises et autres. Certaines box domotiques sont ouvertes aux développements informatiques.

Le must est donc d’avoir pour toute la domotique de sa maison (éclairages, chauffage, VMC-DF, volets, arrosage, frigo, cafetière, etc.) une ou plusieurs box domotiques mais une seule APP mobile pour tout gérer depuis son Smartphone … ce qui n’arrive jamais sans mettre les mains dans le « cambouis » ou rajouter un superviseur domotique (voir ci-dessous) :mrgreen:

La domotique sur une VMC-DF

Carte domotique VMC-DF

La plupart des VMC-DF actuelles embarquent leur propre domotique plug-and-play soit par ajout d’une carte domotique pluggée sur la carte mère, soit via une box domotique externe mais propre à la VMC-DF. Dans tous les cas c’est une option 🙁

Box domotique VMC-DF

Nb) carte domotique ou box domotique c’est pareil dans l’utilisation.

La domotique d’une VMC-DF a sa propre APP mobile utilisable sur son Smartphone. Mais une APP limitée au domaine de la ventilation et à ce que le constructeur aura bien voulu prendre en compte dans sa domotique … ne rêvez pas trop !

Les limites de la domotique VMC-DF par plug-and-play sont là, un seul exemple, une hotte de cuisine mise sur ON entraine automatiquement la vitesse Boost sur la VMC-DF. Ce cas d’interaction externe doit être prévu dans la domotique de la VMC-DF sinon ça ne sera pas possible en plug-and-play. De plus, il faudra une hotte « domotisée » au minimum via une prise électrique domotique.

Le Modbus RTU

Vous lirez souvent dans les documents VMC-DF : Modbus RTU RS485, Modbus RTU RS232, etc. Il ne s’agit pas de domotique à proprement parler mais d’un protocole de communication normalisé entre la VMC-DF et sa commande digitale ou entre la VMC-DF et l’APP mobile ou pour la gestion d’un bâtiment.

Le Modbus RTU est souvent utilisé pour la gestion globale d’un bâtiment avec plusieurs appartements. Il y aura une VMC-DF « maîtres » avec sa commande, les autres VMC-DF seront « esclaves ». Chaque VMC-DF « esclave » à sa propre commande pour faire au moins le choix de la vitesse Boost … tout le monde ne prépare pas les repas aux mêmes heures 🙂

Nb) on peut aussi faire une gestion du bâtiment pour les VMC-DF en passant par la domotique !

Rappel : le protocole de communication Modbus RTU normalisé est utilisé pour développer une domotique « maison » via programmation … voir ci-dessus ‘Les bidouilleurs de génie’.

Le superviseur domotique

Contrôleur Domotique

J’aborde vite fait ce système fait pour la domotique globale de votre maison. Il s’agit d’un super contrôleur « homeLYnk » de Schneider ou « LogicMachine » par exemples.

Un superviseur de ce type est quasiment capable de gérer toute la domotique de votre maison dans des protocoles domotiques différents et aussi les Modbus RTU RS485 et RS232 … les plus répandus en VMC-DF.

Il ne faut pas rêver, ce n’est pas aussi simple que ça car il faudra paramétrer le superviseur pour lui dire ce que vous voulez faire 🙁

L’APP mobile du superviseur sera à implémenter soit à partir de widgets prédéfinis et paramétrables, soit à partir d’un langage informatique comme par exemple le LUA si vous vous voulez du « cousu main ».

Une connexion WEB et une APP mobile « superviseur » sont disponibles avec le superviseur domotique qui devient le serveur de toute votre domotique. Sera-t-il le seul serveur domotique utilisé ? C’est préférable, sinon la gestion domotique depuis votre Smartphone se fera depuis plusieurs APP 🙁

Je ne rentre pas plus dans le détail car ça se complique vite … je n’ai plus l’age :mrgreen:

Pour mieux comprendre, aller jeter un œil ici

Choix à faire avec un superviseur domotique :

  • L’option domotique n’est pas obligatoire sur la VMC-DF si vous avez de série un Modbus RTU valable !
  • L’APP mobile VMC-DF n’est pas obligatoire si tout passe par le superviseur !
  • L’option domotique VMC-DF est obligatoire si la VMC-DF est dépourvue d’un Modbus RTU valable !
  • Les capteurs d’ambiance seront au choix ceux du commerce ou ceux du fabricant de la VMC-DF (1)

(1) si accessoires du commerce, c’est en général vous qui les gérerez pour donner les bonnes consignes à la VMC-DF !

Le superviseur est valable si vous envisagez ou avez déjà une domotique généralisée

Attention c’est simple si on maitrise la domotique et un minimum de programmation

Le superviseur spécialisé photovoltaïque

Aucun doute, les superviseurs domotiques spécialisés c’est l’avenir depuis 2018. Terminé le « bidouillage », on se dirige vers du simple de mise en œuvre donc du plug-and-play pour gérer plusieurs appareils de la maison depuis un seul superviseur avec son APP mobile.

Ne rêver pas trop là aussi, il s’agit avant tout d’un domaine particulier comme les panneaux photovoltaïques et leur gestion en autoconsommation … donc potentiellement presque tous les appareils de la maison (LL, LV, SL, PAC, ECS, chauffage) sont concernés mais pas les volets dans le cas présent 🙂

Prenons l’exemple du superviseur SMA Sunny HomeManager, il fonctionne en serveur wifi et le protocole EEBUS. Il y a un site SMA en Français.

Exemple de gestion du photovoltaïque en autoconsommation

2 solutions avec possibilité de mixage :

  • Prise domotique compatible SMA à mettre sur chaque appareil (LV, LL, …). Dans ce cas il faut choisir pour chaque appareil le programme, mettre la machine sur ON et la prise en veille contrôleur.
  • Appareil intelligent (SMART) avec la norme de communication EEBUS qui permet une gestion complète depuis l’APP SMA HomeManager. Cette solution est mieux avec des appareils plus pointus en gestion comme une PAC ou un cumulus ECS.

Nb) un appareil SMART (appareil intelligent) a son serveur WEB et son APP mobile pour gérer l’appareil depuis son Smartphone. Il peut-être Wifi ou simplement filaire Ethernet.

Il est évident que le prix d’un appareil SMART (LV, PAC, etc.) sera un peu plus élevé que le même appareil sans SMART. Je ne suis pas allé voir la différence de prix moyen.

Superviseur photovoltaïque SMA Sunny HomeManager prix placement compris environ : 700€
Prise domotique compatible SMA EEBUS environ : 35€

SMA permet de gérer l’ensemble du photovoltaïque dont l’onduleur SMA Sunny Boy et le gestionnaire de batteries Sunny Boy Storage.

Il existe d’autres marques de contrôleur PV en autoconsommation.

Bref c’est une offre complète en plug-and-play … pas besoin d’être un « bidouilleur de génie » pour ce type d’installation. Attention toutefois à bien vérifier la compatibilité entre un appareil SMART et le superviseur photovoltaïque.


Mes conclusions sur la domotique

L’engouement sur la qualité de l’air et la domotique est bien perçu par les fabricants de matériels. Avec la mode du Smartphone et des connexions tous azimuts les professionnels n’allaient pas se priver de l’aubaine.

Il est vrai que la domotique dont celle de la VMC-DF a de plus en plus d’adeptes 🙂

Personnellement je reste dubitatif … je n’arrive pas à voir ni à comprendre l’intérêt réel d’une VMC-DF domotisée. Et je ne parle pas des coûts, des difficultés, des risques de panne ou des usines à gaz :mrgreen:

Il y a tout sur une VMC-DF pour bien faire sans domotique

La domotique est sans limite … la passion n’est pas souvent raison

Je déconseille la domotique sur une VMC-DF

Conseil avec la domotique : vous allez devoir faire un choix entre du filaire ou du Wireless (sans fil). Je vous conseille en maison neuve de préférer le filaire qui offre plus de pérennité à long terme, vous serez moins dépendants des évolutions et du changement de matériels domotique.

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Mon cas est spécifique !

Je vais être arrogant et moqueur … autant prévenir 🙂

Le m² habitable coute une fortune dans ma région

L’objectif est simple, il n’est pas question de perde 1 m² habitable pour la ventilation vu le prix du m² dans mon coin !

Tu es dans une région recherchée par les bobos riches … qu’es-tu venu faire sur ce blog ? Non je déconne 🙂

La cas échéant, je conseille une simple flux avec des bouches bien visibles dans les pièces humides … idem pour les entrées d’air sur les fenêtres :mrgreen:

Une SF Hygro sera préférable pour le qualitatif de bobo, non seulement il y aura les bouches bien visibles dans les pièces humides, mais en plus Hygro … en France l’argument est imparable :mrgreen:

Les entrées d’air hygro ne sont pas obligatoires … de toute façon aucune différence avec les autoréglables :mrgreen:

Ainsi gentleman tu ne perdras pas un cm² si tu installes la bouzine dans les combles. Le prix de l’installation sera imbattable avec des gaines en PVC souples. Mais souviens-toi garçon, si c’est un con comme toi qui vient visiter … il est capable de mettre son mouchoir de soie devant une bouche pour voir si ça marche  :mrgreen:

Quartier de luxe … habitation de luxe !

Le prix est généralement lié à la propriété globale : le lieu, les superficies du terrain et de la maison. Les m² habitables pures sont comment dire … un peu secondaire, surtout en combles habitables !

Ce cas c’est très simple, il faut une ventilation digne de ce nom … c’est à dire une double flux de qualité et installée dans les règles de l’art.

Si je dis chaudière gaz (chauffage + ECS), vous allez me répondre Frisquet … pour les LL et LV, vous allez me répondre Miele ! Et bien en ventilation Double flux la réponse sera en 2019-2020 Maico WS, Vallox MV ou Zehnder Q.

Je sais, vous êtes très riche et occupé, vous ne passerez pas voir ce blog pour le plaisir d’un souffle d’air … mais votre architecte ou artisan préféré passera lire le blog … s’il vous installe une simple flux, dommage pour vous :mrgreen:

Maison difficile à rénover en ventilation !

Je ne fais pas de description des cas particuliers tant ils sont nombreux et variés !

Pour une revente probable

Optez pour la simplicité selon votre maison … plusieurs solutions possibles :

  • Ventilation naturelle, pas terrible mais au moins l’ouverture des fenêtres c’est gratuit !
  • Ventilation simple flux Hygro ou Autoréglable et entrées d’air sur fenêtres des pièces sèches,
  • Ventilation répartie, uniquement en pièces humides et entrées d’air sur fenêtres des pièces sèches,
  • Ventilation simple flux par insufflation centralisée avec sorties d’air aux fenêtres de toutes les pièces.

Nb) selon la hotte en cuisine (externe ou recyclage) il faudra adapter … intelligemment !

Optez pour une solution maintenable, on ne sait jamais si vous décidez de ne plus vendre 🙂

Pour une maison de famille

Tout dépendra de la difficulté d’installation … sachant qu’à l’impossible nul n’est tenu !

Si vous optez pour une double flux, il faut tout faire pour une installation au TOP avec le souci majeur de la durabilité et d’un entretien simple sans se faire chier 🙂

Votre orientation doit être : l’efficacité, la simplicité d’entretien et de rénovation même dans 50 ans !

Si je résume, je dirais qu’il faut :

  • Un entretien facile (accessibilité et nettoyage de l’ensemble du matos),
  • Ne pas être trop lié à une marque pour les filtres par exemple, donc des caissons filtres « maisons »,
  • Pouvoir changer le caisson VMC-DF sans problème quelque soit la future marque,
  • Pouvoir remplacer une simple bouche ou pire une partie du réseau de gaines sans trop devoir casser.

Je ne fais pas l’inventaire de ce qu’il faut faire, le bon sens suffit ! L’essentiel c’est de bien faire pour avoir le repos éternel sans avoir à se retourner parce qu’un héritier dira : Quel est le con qui a fait cette installation ? :mrgreen:

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