VMC-DF à cœur ouvert. Normes & réglementation

VMC-DF à cœur ouvert. Normes & réglementation

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  • Commentaire uniquement dans l’article Questions-réponses. Mes réponses en gras.
  • Les articles avec mot de passe, faire une demande dans l’article Questions-réponses avec une bonne Adresse Email … sinon nada 🙂
A tout moment sur PC pour revenir au début de l’article … clic gauche sur RETOUR AU DÉBUT

Nb) si vous utilisez Internet Explorer je ne garantis pas une présentation parfaite 🙁

Sommaire : VMC-DF à cœur ouvert

  1. Présentation du blog
  2. B.A.-BA sur la VMC-DF
    • Les échangeurs thermiques
    • Les ventilateurs
    • Le caisson d’une VMC-DF
    • Le bypass
  3. Autres spécificités d’une VMC-DF
    • Commande à distance, capteurs qualité de l’air
    • Mode de fonctionnement Manuel, Auto ou Prog
    • Préchauffage, postchauffage, Etc.
  4. Quel volume maxi pour ma VMC-DF ?
  5. Certifications et performances
  6. Autres bons sites à consulter
  7. Une VMC-DF oui ou merde ?

Sommaire : Normes et réglementation

  1. Normes européennes : comparaison
  2. Directives Européennes de ventilation
  3. Normes Françaises de ventilation
    • Quelle quantité d’air renouveler en France ?
    • La réglementation Françaises et la double flux
    • Mes volumes personnels de renouvellement d’air
  4. Normes Belges de ventilation
  5. Présentation de la RT2012 et des labels
    1. RT2012 et DTU ventilation
    2. Label BBC
    3. Label Maison passive

VMC-DF à cœur ouvert

Présentation du blog

L’article « Quelle VMC-DF choisir ? » outre le tableau « Classement et comparatif des 15 meilleures VMC Double Flux », c’est environ 150 pages de détail sur les 15 doubles flux classées … des textes personnels et pas de copier-coller 🙂

Les codes couleurs

J’ai utilisé des codes couleurs pour plus de clarté :

  • Mise en relief (conseil, avertissement, attention).
  • Ce qu’il faut faire, le must.
  • Au cas par cas, un doute, selon vos désirs.
  • A proscrire, à éviter, à ne pas utiliser, à bannir.

Quelques remarques personnelles

Je n’ai pas la vérité, si vous pensez que j’ai eu tort dans un de mes conseils, c’est très bien vous aurez eu une contradiction qui renforcera votre choix. Je vous donne mes convictions, sans vouloir vous les faire adopter, chacun est libre de faire comme il veut … en respectant la réglementation 🙂

Ce retour d’expérience est sans concession !

VMC Double Flux : ne vous laissez pas attendrir ou influencer !

Nb) allez jeter un œil sur l’article : Nettoyer une VMC-DF, ça vous aidera dans vos décisions 🙂

Je ne me borne pas aux réglementations nationales de tel ou tel pays car même les réglementations sont trop souvent orientées à mon goût sur le contexte local qu’il s’agisse du business et/ou d’une écologie « douteuse » :mrgreen:

Je ne m’attarde pas sur les normes nationales (NF en France), c’est avant tout du business … la réglementation est obligatoire … personne n’a l’obligation de respecter les normes quoi qu’en disent les professionnels 🙂

C’est absolument fou ce que la réglementation ou les normes entrainent comme certitudes et idées reçues. La question à se poser, est-ce que les lobbyings et le business national dictent les normes … voire même la réglementation ?

Force de constater sur le Net et les forums, les « pro » et les lobbyistes interviennent beaucoup trop avec le seul souci de ne pas scier la branche sur laquelle ils sont assis et pour y parvenir les normes sont leur rempart sur les réelles compétences dont ils devraient se revendiquer 🙁

Bien évidemment les spécialistes en ventilation de chaque pays sont catégoriques « Nos normes de renouvellement d’air et de sécurité sont les meilleures en Europe » … ben voyons 🙂 :mrgreen: 🙁

Dur dur pour un novice de faire la part des choses, trois exemples au hasard :

  • En France la réglementation avantage beaucoup trop la ventilation simple flux Hygro.
  • Une VMC ne doit jamais être arrêtée, c’est la norme en France et en Belgique. Ah bon mais l’été si je vis fenêtres ouvertes, je ne peux pas arrêter ma VMC ? Je vous laisse seul juge 🙂
  • En France, il y a beaucoup d’installations double flux faites avec des gaines souples PVC ou alu (isolées ou pas). Ces gaines devraient depuis longtemps être complètement interdites 😡

Nb) il est évident que les professionnels vont respecter les normes nationales même si les choix ne sont pas tous justifiés … mais les matériels et l’installation ne sont souvent pas à la hauteur 😈

Je le redis autrement, ce blog est fait en toute impartialité :

  • avec de mon expérience de plus de 35 ans d’utilisation d’une ventilation double flux,
  • je tiens compte des réglementations sur le renouvellement d’air … sans me laisser balader,
  • les normes sont … le cadet de mes soucis 🙂
  • j’ai fait des grosses recherches en Europe sur les matériels et l’installation,
  • j’interviens sur des forums dans 6 pays en Europe,
  • j’ai choisi ma VMC-DF en 2011 sur plus de 60 examinées et j’ai fait l’installation de A à Z,
  • et enfin je ne suis pas un « perdreau de l’année » à mon âge 🙂

Il y a un juste milieu entre l’obturation des aérations pour éviter en hiver de faire rentrer l’air froid d’une simple flux et ceux qui sur-ventilent à cause des risques de CO2 ou de COV :mrgreen:

Textes et photos

Tous les textes de ce blog sont personnels sauf un texte récupéré sur l’hebdo Belge KNACK publié le 16 aout 2011 « Les risques d’une ventilation mécanique dans une maison étanche » et cinq autres petits textes référencés.

Ma photo célèbre 🙂

Les photos sont principalement personnelles, j’ai récupéré des photos commerciales pour illustrer et des photos privées avec l’autorisation de leurs auteurs (forums, blogs ou des photos qui m’ont été gentiment transmises).

Nb) ce blog n’étant pas commercial, je ne référence pas l’origine des photos sauf si on me le demande 🙂

Une photo personnelle est devenue célèbre puisqu’on la retrouve un peu partout sur le Net et y compris dans des documents officiels et commerciaux sur la ventilation. Jamais personne ne m’a rien demandé :mrgreen:

La vie du Blog

Ce blog a été créé fin 2011 après de 3 mois de recherche en Europe pour remplacer ma double flux de 1976 et 1 mois d’installation. Outre les mises à jour ponctuelles au jour le jour, les dernières mises à jour importantes :

  • Février 2017 prise en compte du blog sur Smartphones et Iphones.
  • Décembre 2016 création du TOP15 : Quelle VMC-DF choisir ?
  • Juin 2016 création de l’article Nettoyer une VMC-DF et son attirail.
  • 2014-2015 refonte totale du blog initial pour une présentation plus cohérente.

Je tiens à préciser que ce blog dérange le business depuis 2015 … une preuve, certains distributeurs viennent « me piquer » mes mots clés … comme ils payent Google and Co, ils arrivent forcément avant moi dans les recherches … pas grave les auto-installateurs ne sont pas cons ❤

Terminologie Européenne

KWL : Kontrollierte WohnraumLüftung ⇒ Ventilation domestique contrôlée (VMC) en Allemand.

WRG : WärmeRückGewinnung ⇒ échangeur de chaleur en Allemand.

MVHR : Mechanical Ventilation with Heat Recovery ⇒ VMC-DF en Anglais.

WTW : Warmte Terug Win ⇒ VMC-DF en Hollandais.

EWT : Erdwärmetauschers ⇒ échangeur de chaleur géothermique (puits canadien) en Allemand.

L-EWT : Luft-Erdwärmetauscher ⇒ Puits canadien air en Allemand.

S-EWT : Sole-Erdwärmetauscher ⇒ Puits canadien eau (saumure) en Allemand.

LWP : Luftwärmepumpe ⇒ Pompe à chaleur air (PAC) en Allemand.

RWT : Rotationwärmetauschers ⇒ échangeur de chaleur rotatif en Allemand.

HRV : Heat Recovery Ventilator ⇒ échangeur de chaleur statique (échangeur standard) en anglais.

ERV : Energy Recovery Ventilator ⇒ échangeur enthalpique (avec récupération d’humidité) en anglais.

Luftdurchlassgehäuse : Boîtier de diffusion d’air (plénum de bouche) en Allemand

Succès du blog ?

Auto-constructeurs sautez ce chapitre fait pour mon ego et les « pro » de tout poil qui viennent piler le blog 🙁

Je suis réaliste : je ne fais pas de pub particulière pour le blog avec des liens dans tous les sens dont les réseaux sociaux. Je compte surtout sur les recherches sur le Net et le bouche à oreille dont les forums.

Le compteur WordPress s’incrémente d’environ 150 consultations/jour. Ce compteur représente le nombre de consultations des articles du blog. J’ai exclu mon IP dans tous les cas 🙂

Google Analytics Clic pour agrandir

Le suivi Google Analytics est plus parlant sachant que les doublons IP sont gérés. Il y a environ 50 utilisateurs/jour.

Environ 1/4 des utilisateurs arrivent sur le blog au hasard d’une recherche sans être intéressés par la ventilation. Le reste se répartit 2/3 de particuliers et 1/3 de professionnels curieux :mrgreen:

Il y a environ 75% de nouveaux visiteurs, en considérant que la moitié des particuliers viennent pour une installation, ça fait environ 5 nouveaux auto-constructeurs potentiels par jour 🙂

Temps passé : ne parlons pas des choses qui fâchent, une passion est une très bonne thérapie … mais ce n’est pas WAF 😥

Salon ISH de Francfort : le salon leader mondial en salle-de-bain, sanitaire, chauffage, énergies renouvelables, climatisation et ventilation. J’y suis allé 3 jours en 2017 et rebelote en 2019 … uniquement dans les stands ventilation. Je n’avais pas imaginé un tel gigantisme … il faut le voir pour le croire !

Multilingue ? C’est un rêve … impossible à gérer sans qu’il soit à 100 % automatique !

La barre symbolique des 500 000 consultations WordPress a été franchie le 7 octobre 2019 🙂

Il y a dans ce blog 7 articles + les questions-réponses … avec 14 articles il y aurait 1 million de consultations fin 2019 … avec 100 articles … au putain plus de 7 millions 💡

Je remercie mon hébergeur Bricozone en Belgique. Si vous voulez jeter un œil au forum sur la construction, la rénovation et le bricolage c’est ICI

Je tiens à signaler au passage, le forum Belge Bricozone est certainement l’un des plus « neutre » en Europe de l’ouest … sachant que la brosse à reluire est tout le contraire de mon expression écrite souvent « cash et vulgaire ». Je vais sur beaucoup les forums en Europe … je vois des choses incroyables.

J’espère que ce blog résistera car je « tape dur » … certains n’aiment pas :mrgreen:

Nb) les marques et les distributeurs ne me font pas une vraie « guerre », la gratuité totale du blog est une arme … l’ignorance est une défense … pourvu que ça dure 🙂

Avertissements

Je m’adresse en priorité aux auto-installateurs

Ce blog est fait uniquement pour les maisons résidentielles neuves ou en rénovation

Je n’aborde pas en détail dans ce blog :

  • La RT2012 : Réglementation Thermique 2012 (France), je présente un résumé pour la ventilation.
  • Le PEB : Performance Énergétique des Bâtiments (Belgique), je présente un résumé pour la ventilation.
  • Les DTU 68.3 : Norme française sur la ventilation mécanique, je présente un résumé … c’est suffisant 🙂
  • La NF EN 15251 : Norme française sur la qualité de l’air intérieur, la thermique, l’éclairage et l’acoustique.

Limites

J’essaie toujours de faire au mieux dans le respect de la réglementation sur le renouvellement d’air dans les logements. Toutefois certains conseils et explications peuvent être en décalage avec la réglementation française d’un autre âge puisque de 1982-1983 ou de la réglementation Belge avec son volume nominal de 3,6 m³/h/m² au sol.

Je décline toute responsabilité sur vos choix … en matériels et à l’installation

Si vous voyez un conseil « discutable », je vous remercie de me faire un commentaire (1)

(1) cette supplique est vraie pour les auto-installateurs mais aussi pour le « pro » de tous les pays en Europe 💡

 

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B.A.-BA sur la VMC-DF

Animation par Nilan Tchéquie

La ventilation double flux c’est un système chargé de renouveler l’air dans une maison en aspirant l’air des pièces humides (cuisine, SdB, WC, buanderie) et en insufflant l’air neuf dans les pièces sèches (chambres, séjour, salon, bureau).

Nb) les quantités d’air extrait et insufflé sont généralement identiques.

La principale caractéristique d’une double flux c’est son échangeur de chaleur qui récupère les calories de l’air extrait pour réchauffer l’air neuf … en moyenne 85% de la chaleur est récupérée. Les 2 flux d’air se croisent dans l’échangeur de chaleur sans jamais se mélanger.

Une double flux ne produit pas de chaleur !

La double flux en maison individuelle ne recycle pas l’air !!

Les portes intérieures sont obligatoirement détalonnées de 1 à 2 cm pour le transfert de l’air entre les pièces.

Une VMC-DF propose généralement 3 volumes (ou vitesses) possibles: Boost, jour et nuit. Ces volumes sont réglables à l’installation. Un 4ème volume (absence) est proposée sur certaines doubles flux. Depuis 2015 quasiment toutes les doubles flux proposent un mode automatique via un ou des capteurs (HR et/ou CO2).

Le volume « nominal » d’air renouvelé est normalement la vitesse la plus utilisée c’est à dire « jour » … il y a des exceptions comme en Belgique où le volume « nominal » c’est la vitesse Boost !

Le schéma montre une vue éclatée des principaux composants d’une installation double flux en réseaux pieuvres.

VMC double flux : vue éclatée d’une installation complète en réseau pieuvre

Une double flux c’est un caisson plus ou moins bien isolé avec :

  • un échangeur de chaleur … le cœur de la belle !
  • 2 ventilateurs : extraction et insufflation avec leur électronique embarquée,
  • 4 piquages d’entrée-sortie d’air (Ø125, 160, 180 ou 200),
  • 1 ou 2 filtres sur l’air neuf pour retenir les poussières et particules,
  • 1 filtre sur l’air extrait pour éviter l’encrassement de l’échangeur,
  • une sortie condensats pour évacuer l’eau de condensation,
  • une sonde de température pour éviter le gel de l’échangeur,
  • une carte électronique pour gérer la double flux (vitesse/volume, etc.),
  • sans oublier la commande installée dans la cuisine pour le choix de la vitesse. Il y a la commande basique ou la commande digitale … cette dernière va bien au delà du seul choix de la vitesse.

Les 4 piquages d’air d’une VMC-DF :

  1. Entrée d’air neuf depuis l’extérieur.
  2. Air insufflé (pulsé) dans la maison (salon, séjour, chambres, bureau).
  3. Air extrait (aspiré) de la maison (cuisine, SdB, WC, buanderie).
  4. Sortie d’air vicié à l’extérieur.

Le transport de l’air se fait dans des gaines reliant la VMC-DF et les bouches d’air situées dans chaque pièce de la maison. Un réseau pieuvre dispose de 2 collecteurs (répartiteurs) d’où partent les gaines pour alimenter les pièces.

Il y a en général une bouche d’air par pièce. Une très grande pièce comme le séjour-salon peut avoir 2 et même 3 bouches d’air.

Au sud de la France (Nice, Carpentras, Bordeaux, …), la VMC-DF n’est peut-être pas toujours la meilleure solution pour renouveler l’air.

Les autres spécificités d’une double flux (préchauffeur, Bypass, capteurs CO2 et COV, domotique, etc.) ne sont pas indispensables. Elles peuvent être vues comme :

  • Des + : qualité de l’air, automatisation, domotique, etc.
  • Des – : pannes, paramétrage et commande compliqués.

Les échangeurs thermiques

Il existe principalement 3 types de récupérateur de chaleur pour les VMC-DF de nos maisons :

  • L’échangeur statique, les 2 flux d’air (air neuf et air extrait) se croisent dans l’échangeur sans se mélanger.
  • L’échangeur enthalpique, c’est idem le statique mais il récupère dans l’air neuf l’humidité de l’air extrait.
  • L’échangeur rotatif, les 2 flux d’air sont toujours là mais l’échangeur tourne … ce n’est pas étanche 🙂

Autant vous prévenir tout de suite, seul l’échangeur statique trouve grâce à mes yeux !

En statique, l’échangeur plastique prend l’avantage sur l’aluminium dans le résidentiel … normal l’échangeur plastique est moins cher à fabriquer pour un rendement meilleur.

Est-ce qu’un échangeur plastique c’est le TOP ? Je ne suis pas certain mais il est à la mode avec son rendement meilleur. Dans les autres secteurs (écoles, bureaux) l’échangeur aluminium s’impose mais l’échangeur plastique arrive à petits pas. Dans le tertiaire et les immeubles collectifs les CTA (Centrale de Traitement de l’Air) sont souvent avec un échangeur aluminium. Autant vous le dire les CTA ne sont ma spécialité … et je préfère comme ça 😡

Il faut le savoir : en été par grosse chaleur la journée, l’échangeur joue un rôle inverse en refroidissant l’air neuf très chaud par l’air extrait plus froid … mais ne vous attendez pas à un miracle 🙂

Échangeur à courants croisés

Échangeur courants croisés

Rendement 50 à 65%

L’échangeur courants croisés est en aluminium ou en plastique, c’est un empilement de plaques très fines espacées de 3mm environ pour laisser circuler l’air dans des canaux entre 2 plaques.

Échangeur courants croisés

La circulation d’air est perpendiculaire entre l’air neuf (canaux pairs) et l’air extrait (canaux impairs) sans jamais se mélanger.

Ce type d’échangeur peut arriver à 70% de performance sous réserve qu’il soit en plastique avec une surface d’échange importante.

En vulgarisant, un échangeur à flux croisés c’est un air insufflé à 10°C si l’air neuf = 0°C et l’air repris = 20°C.

Nb) un échangeur à courants croisés peut-être aussi enthalpique (voir ci-dessous).

En Amérique du nord (États-Unis et Canada) l’échangeur à courants croisés représente la très grande majorité des installations, il n’y a qu’en Europe où l’échangeur à contre-courants s’est imposé.

Échangeur à contre-courants

Échangeur contre-courants

Rendement 75 à 93%

Un échangeur à contre-courants est similaire sur le principe à l’échangeur à courants croisés mais ici la circulation d’air se fait en parallèle et à contre sens entre l’air neuf et l’air extrait.

Nb) vous pourrez lire et trouver des rendements bien supérieurs à 93% … ma référence est la certification PHI (le TOP en Europe), voir Chap. Certifications et performances.

Les échangeurs à contre-courants sont en plastique ou en aluminium. Ils sont utilisés en 2015 dans plus de 90% des doubles flux résidentielles en Europe. Toutes les doubles flux haut-rendement en sont équipées.

Précision : le rendement d’un échangeur alu sera de 75% quand un plastique sera de 87%.

Plus de 70 % de rendement ? Et oui grâce à l’échange en // plus l’air repris avance dans les canaux de l’échangeur, plus la température de l’air neuf dans l’autre sens augmente.

Vulgarisation de l’échange de chaleur dans un contre-courants

L’air repris (extraction) rentre à 21°C et circule de haut en bas dans l’échangeur, l’air neuf (insufflation) rentre à 0°C et circule en sens inverse dans l’échangeur. La température de l’air neuf en avançant va augmenter :

  • à 15 cm, l’air neuf sera à 11,5°C
  • à 25 cm, l’air neuf sera à 15°C
  • à 35 cm, l’air neuf sera à 18°C … soit un écart global de 18K sur l’air neuf à 0°C 🙂

L’air repris fera le chemin inverse et sortira de l’échangeur à environ 2°C. Il s’agit ici du principe, d’autres facteurs interviennent comme l’humidité de l’air extrait et la vitesse de l’air dans l’échangeur.

La condensation dans un échangeur !

Eh oui ça condense dur-dur dans un échangeur en hiver … je vous rassure tout de suite, ça condense côté air évacué et pas côté air neuf. Cette petite plaisanterie n’est pas sans conséquence puisque une double flux nécessite une évacuation des condensats reliée au réseau des EU 🙁

Pas de baratin mais du concret

La chaleur transportée par un flux d’air est de 0,33Wh/m³.K … ça veut dire en clair qu’il y a un apport de 0,33 Wh pour chaque m³ d’air et par degré d’écart entre l’air neuf extérieur et l’air repris dans la maison.

La quantité d’énergie récupérée par m³/h d’un air extrait à 20° est donc en vulgarisant :

  • 5,94 Wh/m³ si température externe = 0°C et température en sortie d’échangeur = 18°C (1)
  • 3,63 Wh/m³ si température externe = 7°C et température en sortie d’échangeur = 18°C.
  • 1,98 Wh/m³ si température externe = 12°C et température en sortie d’échangeur = 18°C.

(1) à 200 m³/h avec un air externe de 0°C ça fait quand même environ 1200 Wh récupérés… pour une consommation d’environ 50 Wh (les ventilateurs + la commande) … soit ici un COP à plus de 20 🙂

Précision : ces chiffres sont en entrée et en sortie du caisson VMC … si les réseaux de gaines sont mal isolés en espace non chauffé, la quantité d’énergie récupérée va dégringoler 😡

Plus il fait froid meilleur est le rendement et plus on récupère d’énergie … CQFD

Attention : un échangeur à contre-courants craint le gel (air neuf <-3°C pour un plastique et <-10°C pour un alu), le raisonnement ci-dessus n’est plus vrai dès que l’antigel automatique réduit une arrivée d’air dans l’échangeur (air neuf ou air extrait) pour éviter le gel de l’échangeur … d’où l’utilité d’un préchauffeur électrique de l’air neuf pour les régions les plus froides.

Rappel : l’été par forte chaleur l’échangeur joue un rôle inverse en refroidissant l’air neuf … et heureusement !

Échangeur enthalpique à contre-courants

Rendement théorique jusqu’à 115%, réaliste 85%

L’échangeur d’enthalpie est en plastique, il a la particularité de récupérer l’humidité de l’air (extrait ou neuf) pour la transférer sous forme de vapeur d’eau dans l’air (neuf ou extrait).

En hiver, l’échangeur enthalpique est un humidificateur de l’air neuf

En été, l’échangeur enthalpique est un déshumidificateur de l’air neuf

Nb) le process fonctionne dans les 2 sens … dans les régions très humides en été c’est donc un déshumidificateur 🙂

Une évidense : dans les zones tempérées mais très humide en hiver comme en Normandie, l’échangeur enthalpique déshumififie l’air neuf en hiver !

Le transit est un processus physique grâce à une membrane polymère spéciale perméable aux molécules d’eau … et dit-on « Sans laisser passer les molécules plus grosses comme les odeurs et les contaminants« . Nous verrons plus loin que ce n’est pas aussi « pur » que ça 🙁

Je ne donne aucune garantie sur le joli schéma Photo Zehnder Enthalpy

Physiquement on parle de sorption polymoléculaire. En effet, les membranes polymères d’un échangeur enthalpique fonctionnent dans les 2 sens adsorption ou désorption, donc l’air le plus sec (l’air neuf ou l’air extrait) récupère de la vapeur d’eau.

Attention : il existe des échangeurs d’enthalpie dont les membranes internes sont en « papier fibreux », il s’agit de cellulose qui ressemble à du papier. Il n’est pas question dans ce chapitre de ce type d’échangeurs « douteux » dont la durée de vie est limitée 🙁

Les contaminants sont-ils bloqués ? Des études ont prouvées que certains « contaminants » passent en petite quantité notamment les formaldéhydes. Ce phénomène serait dû aux COV dissous dans l’eau de condensation.

Les odeurs sont-elles bloquées ? Il semble qu’il y ait de plus en plus de polémiques sur le sujet … perso je bascule côté « Odeurs pas totalement bloquées » avec tout ce que j’ai lu par exemple en Allemagne ICI (avec traduction Google) ou en Autriche ICI (avec traduction Google) … certes il s’agit surtout de défauts de fabrication des échangeurs enthalpiques Paul-dPoint sur les doubles flux Zehnder ComfoAir Q. Mais quand même on parle aussi d’odeurs de cuisine qui se retrouve dans les chambres !!!!

Nb) les discutions sur les contaminants et les odeurs traversant les membranes d’enthalpies sont de plus en plus nombreuses sur les forums en Allemagne, Autriche, Tchéquie, Pologne 😳

L’enthalpique craint moins le gel, l’échangeur enthalpique résisterait jusqu’à une température externe entre -6°C et -10°C. Je ne suis pas expert mais j’ai un doute si l’humidité dans l’air extrait est < à 30% HR.

Les condensats avec un enthalpique ? Normalement il n’y a pas de condensats. Sur certaines doubles flux avec échangeur enthalpique, il est dit dans la documentation qu’il n’est pas nécessaire de mettre une sortie condensats. Mais certains constructeurs conseillent une sortie condensats même avec l’échangeur enthalpique !

Jamais je ne jurerai qu’avec un enthalpique il n’y aura jamais de condensats !

L’échangeur d’enthalpie est surtout utilisé dans les régions continentales où l’hiver est très sec et/ou l’été très humide. En France comme en Belgique son utilité est très discutable … je dirais presque que c’est « farfelu » sauf certaines régions bin spécifiques.

Les inconditionnels de l’échangeur Enthalpique !

Ils sont nombreux en Europe continentale … Allemagne, Autriche, Polognes, etc. Il n’y a rien à rétorquer puisqu’ils sont convaicus « du Must » de l’échangeur enthalpique ! Je m’y suis froté … j’ai fait un « petit bide » mais il y a aussi des déceptions car les gens croient trop au miracle 🙂 !

Histoire de riches : certains utilisent un échangeur d’enthalpie l’hiver et un échangeur statique l’été … le grand luxe. Mais bonjour la corvée deux fois par an. Et si ces « tordus » ne synchronisent avec le changement des filtres … je vous laissent imaginer la corvée au fil du temps 🙁

En écrivant ces lignes, je pleure de rire … vous n’imaginez pas 😀

Rendement d’un échangeur d’enthalpie

L’échangeur d’enthalpie est moins efficace pour récupérer la chaleur sensible, mais il récupère de l’énergie supplémentaire en termes de chaleur latente dans l’humidité transférée … d’où une performance globale théorique pouvant atteindre 115% dans des conditions très favorables … qui n’arrivent jamais :mrgreen:

Un échangeur classique (plastique ou aluminium) a lui aussi un meilleur rendement si l’air extrait est très humide … il faut donc relativiser le rendement global de l’échangeur enthalpique et ne retenir que la récupération d’humidité … sinon vous allez être très déçu 🙁

La certification PHI des échangeurs enthalpiques : l’échangeur d’enthalpique bénéficie d’un rendement augmenté au maximum de 4,80 % correspondant à la chaleur latente d’une humidité récupérée au mieux à 60%.

Nb) le rendement PHI d’un échangeur classique ne tient pas compte de l’humidité !

La certification PHI est très juste pour l’enthalpie, le taux d’humidité récupérée au maximum de 60% est une bonne moyenne même si des échangeurs enthalpiques font mieux. Quelques comparaisons de rendements :

  • Paul Novus 300 : échangeur classique = 93%, échangeur enthalpique = 84% dont 4,80% pour l’enthalpie dont une récupération d’humidité à 73% .
  • Maico WS320 : échangeur classique = 92%, échangeur enthalpique = 87% dont 4,80% pour l’enthalpie dont une récupération d’humidité à 74%.
  • Zehnder Q350 : échangeur classique = 90%, échangeur enthalpique = 86% dont 4,80% pour l’enthalpie dont une récupération d’humidité à 73%.
  • Stiebel-Eltron LWZ-280 : échangeur classique = 84%, échangeur enthalpique = 79% dont 4,80% pour l’enthalpie dont une récupération d’humidité à 64%.

Nb) les 3 premiers caissons sont avec un échangeur enthalpique à membranes Paul dPoint, je n’ai aucune idée pour le dernier. L’humidité récupérée, c’est le % maximum qu’il est possible de récupérer … pas de confusion !

Il ne faut pas rêver en hiver, sans humidité suffisante dans l’air extrait, l’enthalpie fonctionne mal … il n’y a pas de génération spontanée ! Beaucoup de déçus par les limites de l’échangeur enthalpique rajoutent des plantes et des brumisateurs dans leur maison … il n’y a pas de secret 🙂

J’ai touché une membrane polymère d’enthalpie

Échangeurs Paul dPoint

J’ai vu et j’ai touché une membrane polymère « Paul dPoint Technologies » dont les échangeurs enthalpiques Paul, Maico, Zehnder et d’autres sont pourvus.

C’est un plastique très fin mais assez rigide pour la finesse, ça fait du bruit quand on froisse la feuille de polymère. Chaque feuille de polymère est collée sur des entretoises en plastique.

J’ai été bluffé, la grosse différence avec une membrane d’échangeur standard c’est surtout la finesse (l’épaisseur) de la membrane de l’échangeur enthalpique.

Oui un échangeur enthalpique à membranes « Paul dPoint » peut-être nettoyé délicatement à l’eau dans une baignoire.

Nb) un échangeur d’enthalpie est d’apparence externe identique à un échangeur classique sauf le nombre d’entretoises plus important pour l’enthalpique … normal les membranes sont bien plus fines et fragiles.

Je ne garantis rien qu’en à l’efficacité réelle de l’enthalpie dans le temps (*)

(*) avec un recul réel d’environ 10 ans, le polymère d’enthalpie « Paul dPoint Technologies » fonctionnerait toujours … d’après les commerciaux rencontrés, la durée de vie serait d’au moins 15 ans. Je n’ai aucune preuve sachant que je n’ai aucune idée des conséquences des nano-poussières sur la sorption polymoléculaire 🙂

Je n’ai pas de photo à vous monter de la plaque d’enthalpie que j’ai vue, touchée et sentie … on m’a rigoureusement interdit de la photographier alors qu’une photo ne peut rien révéler dans ce cas précis … quelle bande de cons 😡

Anecdote, quand j’ai eu en main la plaque d’échangeur d’enthalpie, je l’ai porté à la bouche en soufflant dessus le plus hermétiquement possible, histoire de voir mais je n’ai rien vu ! Quand j’ai fait ce geste les commerciaux ont fait une drôle de tête … heureusement je ne suis pas Chinois 🙂

Vous voulez voir l’enthalpie sur une vidéo c’est ICI. Je ne donne aucune garantie sur cette belle vidéo … en effet quand on fait bouillir de l’eau dans un récipient, heureusement que le couvercle n’est pas étanche sinon ça explose :mrgreen:

Ne le répéter pas mais cette vidéo montre uniquement que la membrane enthalpique n’est pas étanche 🙁

Conclusions sur l’échangeur enthalpique

Personnellement, j’ai beaucoup des doutes sur l’échangeur d’enthalpique :

  • le système ne laisse pas passer que l’humidité pure 😡
  • Quel est la durée du bon fonctionnement de l’enthalpie au fil des années ?
  • Par temps vraiment sec sur plus de 10 jours, le système est décevant normal, plus le temps passe en hiver sec, moins il y a d’humidité à l’intérieur de la maison … CQFD
  • L’apport d’humidité dans l’air neuf OK … mais n’y a-t-il pas risque de condensation même minime côté insufflation dans l’échangeur ?

Condensation côté air neuf dans l’échangeur ?

J’ai peur d’un peu de condensation côté insufflation dans l’échangeur … la poussière infime qui passe le filtre (même un F7) risque de scotcher sur le plastique à l’intérieur de l’échangeur … à partir de là tout peut arriver … comprenne qui pourra :mrgreen:

La crasse dans l’échangeur côté insufflation ? Voir l’article Nettoyer une VMC-DF, Chap. Échangeur plastique enthalpique !

Nb) je dénonce ce risque avec un échangeur enthalpique sans preuve réelle. Mes craintes ne semblent pas avoir été rencontrées chez les utilisateurs Allemands amoureux de l’échangeur enthalpique 🙂

Une grosse carabistouille : le polymère en question serait antibactérien (résistant aux moisissures et aux bactéries) … surtout ne pas croire à ce baratin 🙁

Jamais je n’installerai un échangeur enthalpique chez moi … même si j’habitais à Moscou 🙁

Échangeur rotatif

Rendement 60 à 80%

L’échangeur rotatif est composé de 2 tôles inox enroulées, l’une est lisse et l’autre ondulée constituant ainsi des canaux pour le passage de l’air. Ce montage forme une roue avec de nombreux petits canaux d’environ 3 mm.

La roue tourne lentement (de 5 à 20 tours/minute) via un petit moteur spécifique à ce système. Le schéma sera plus parlant qu’une grande explication !

Le système est simple, l’air neuf passe sur une moitié de la roue et l’air vicié passe sur l’autre moitié. Comme la roue tourne lentement pour l’échange de chaleur, la moitié en insufflation passe régulièrement en extraction et réciproquement.

L’échangeur rotatif serait par construction « enthalpique », la condensation côté extraction serait récupérée côté insufflation le demi tour suivant … oui mais la « merde aussi ».

Avertissement : la récupération d’humidité serait améliorée si l’échangeur est recouvert d’un produit comme le gel de silicate ou le chlorure de lithium … ça favoriserait le transfert d’humidité par sorption. Je suis très dubitatif et contre ce tour de passe-passe très douteux !

L’échangeur rotatif a des avantages : aucune crainte du gel et l’absence de Bypass « standard » grâce à l’arrêt du moteur pour faire tourner l’échangeur.

Les gros inconvénients de l’échangeur rotatif

  • Les fuites internes entre l’air insufflé et l’air extrait.
  • L’échangeur rotatif est sans étanchéité des polluants et des odeurs 🙁

L’échangeur rotatif est surtout utilisé dans les pays très très froid et le plus souvent pour les gros volumes mais on en trouve de plus en plus pour le résidentiel, surtout en Europe de l’est et en Scandinavie.

Il faut reconnaitre que dans les régions très très froide de l’Europe du nord et de l’est où l’hiver le gel est un véritable calvaire avec des -15°C pendant 2 mois, le système rotatif est une solution. Certains installateurs expérimentés ne jurent que par le rotatif … je ne partage absolument pas cet enthousiasme !

Nb) beaucoup de constructeurs enclenchent le préchauffeur électrique dès un air neuf de -10°C !!!

Je ne fais pas confiance à l’échangeur rotatif à cause du manque d’étanchéité

L’échangeur rotatif est interdit en application critique comme un hôpital 🙂

Certains évoquent l’effet d’auto-nettoyage des échangeurs rotatifs. La poussière déposée sur une moitié du rotor serait délogée au demi tour suivant puisque l’air y circule dans l’autre sens … il s’agit d’une supercherie commercialemais ça prouve le manque d’étanchéité 🙁

Échangeur à volets (inverseur de flux)

Je présente ce système à éviter absolument !

Clic pour agrandir

Il s’agit d’une VMC-DF avec un échangeur classique à contre-courants mais avec une mécanique compliquée à l’intérieur du caisson où des volets coulissants ferment une partie de l’échangeur et ouvrent une autre partie de l’échangeur en inversant le sens des flux.

Autrement dit une partie de l’échangeur est en insufflation T1 puis passe en extraction T2 🙁 👿

Cette mécanique de volets coulissants est une source de panne évidente 🙁

Flux extraction T1 T2

Cette technique douteuse est sans étanchéité puisque les mêmes canaux de l’échangeur servent en insufflation puis en extraction.

Les constructeurs vantent le système par :

  • une température externe pouvant descendre de -15°C à -19°C selon le fabricant,
  • une récupération de l’humidité en hiver sec … un peu comme l’échangeur rotatif,
  • un auto-nettoyage de l’échangeur grâce à l’inversion des flux … une vraie grosse intox 🙁

On retrouve ces VMC-DF surtout dans l’est de l’Europe, 2 constructeurs Jablotron Futura et Wafe 350 … certifiées PHI … comme quoi 🙁

Nb) PHI ne reconnait pas la récupération d’humidité pour ces 2 doubles flux 🙂

Une illustration animée sur un document Nilan en Tchéquie, c’est ICI avec traduction Google.

Autres caractéristiques des échangeurs

Nettoyer un échangeur : voir l’article Nettoyer une VMC-DF, Chap. Nettoyage de l’échangeur.

Échangeur standard en plastique

Échangeur plastique Recair

L’échangeur plastique est fait à base de Polymères Styrèniques type polystyrène (PS) comme le polystyrène CHOC ou d’autres plastiques comme le polyéthylène téréphtalate (PET) un plastique utilisé pour nos bouteilles … il y a d’autres plastiques !

La forme des canaux est différente suivant la marque. L’échangeur Paul a des canaux carrés, c’est le meilleur échangeur plastique du marché. L’échangeur Recair a des canaux triangulaires, sa performance est légèrement inférieure à celle d’un Paul.

Je ne saurais pas vous dire si la forme des canaux est la seule raison sur les performances sachant que les échangeurs Paul font l’objet d’un brevet.

Précision : Recair, Paul et dPoint ont été rachetés par Zehnder Group.

Il existe plusieurs sous-espèces de polystyrène CHOC, les échangeurs Recair sont en polystyrène CHOC Escrimo (le plastique de l’intérieur de nos réfrigérateurs).

Recair zoom

Paul zoom

Beaucoup de VMC-DF sont équipées d’échangeurs Recair ou Paul, il y a d’autres fabricants d’échangeurs plastiques : Klingenburg (en PET), Recutech (en PS), Holmak-Brink (en PET), F2A (en PET), Polybloc, etc.

Tous les fabricants de VMC-DF ne précisent pas le type de plastique utilisé pour l’échangeur.

Je ne suis pas capable de vous dire lequel de ces plastiques est le plus hygiénique ou le plus robuste dans le temps. Une chose est sûre le PET ne contient pas de phtalate contrairement à son nom ambigu !

Plaque d’un échangeur plastique

Les échangeurs plastiques sont montés par collage à chaud de plaques sur des entretoises dont celles du coffre. Cet assemblage serait moins étanche qu’un échangeur aluminium … ce n’est pas une vérité absolue 🙂

Existe-t-il des échangeurs plastiques avec thermosoudage des plaques sur les entretoises … je ne pense pas, mais ?

Échangeur plastique dans un coffre en aluminium

Il existe des échangeurs plastiques dont le coffre de l’échangeur est en aluminium, les échangeurs plastiques Klingenburg et Recutech sont montés de cette façon. Est-ce que ces échangeurs sont plus robustes que les 100% plastiques ? Je pense que oui mais je n’ai aucune preuve 🙂

Échangeurs aluminiums

Échangeur aluminium

Échangeur aluminium

L’échangeur aluminium est fait de plaques embouties et serties-collées entre elles puis serties-collées sur les entretoises du coffre. L’étanchéité est souvent faite par une colle à chaud spéciale. La résistance globale d’un échangeur aluminium est plus importante qu’un plastique.

Certains fabricants de VMC-DF fabriquent leurs échangeurs aluminiums comme Dantherm et Salda par exemple. Parmi les autres fabricants d’échangeurs aluminiums on peut citer Klingenburg, Recutech, Heatex, Holmak, dPoint.

Échangeur aluminium zoom

L’échangeur aluminium craint moins le gel que le plastique, l’aluminium tiendra le choc jusqu’à une température d’air externe de -10°C alors que le plastique ne supportera pas plus de -3°C.

Cette différence est due aux performances un peu plus faibles de l’aluminium mais aussi au fait que l’aluminium retient moins l’eau de condensation donc l’eau ressort plus vite et stagne moins dans l’échangeur.

Perte de charge : un échangeur aluminium a moins de perte de charge que son cousin en plastique … mais le plastique à un meilleur rendement 🙂

Différences entre échangeurs alu et plastique

  • Le plastique a un meilleur rendement que l’aluminium … jusqu’à 10 points.
  • L’aluminium craint moins le gel que le plastique.
  • Le plastique est plus fragile, il se nettoie avec de grandes précautions à l’eau tiède.
  • L’aluminium peut se nettoyer à bonne pression avec de l’eau chaude.
  • Le plastique scotche plus les poussières fines qui traversent les filtres.

La différence de rendement entre alu et plastique est surtout une histoire de physique sur l’échange thermique avec l’air, la forme des canaux dans l’échangeur et l’épaisseur des plaques. En effet l’aluminium est meilleur caloporteur que le plastique … et pourtant le plastique a un meilleur rendement 🙂

La durabilité entre le plastique et l’aluminium est-elle comparable ? J’ai contacté des experts (fabricants d’échangeurs et installateurs) … c’est la langue de bois et des non-dits 🙂

Attention : en juin 2016, j’ai mis un bémol sur les échangeurs plastiques, voir l’article : Nettoyer une VMC-DF, Chap. : Mes craintes pour les échangeurs en plastique.

Le gel d’un échangeur contre-courants

Gel dans un échangeur plastique

Lorsque l’air neuf est < -3°C du gel peut apparaître côté air extrait d’un échangeur plastique si la température de l’air vicié passe sous les 0°C après échange de chaleur … et si la sonde antigel est défectueuse :

  1. L’eau de condensation gèle côté sortie air vicié de l’échangeur. Si l’échangeur gèle à cœur il peut éclater (1)
  2. Les condensats peuvent même geler (très rare) l’évacuation se bouche et la glace se stocke dans la VMC-DF.

(1) Je n’ai jamais vu un échangeur éclaté, le plus souvent c’est une couche de glace qui se forme sur la face air vicié de l’échangeur et la circulation d’air se ralentit naturellement.

Sur le schéma on voit que l’échangeur plastique Recair gèle dès un air neuf < -3°C et un air extrait avec une HR de 20%.

Nb) dans les mêmes conditions, un échangeur aluminium craint le gel à partir de -10°C externe 🙂

Remarque : plus l’air extrait est humide, moins le risque de gel est grand … c’est normal puisque l’humidité apporte de la chaleur et y compris dans un échangeur classique.

Gel échangeur aluminium

Rassurez vous, les doubles flux ont une sonde antigel pour éviter que la glace se forme. Grâce à cette sonde l’insufflation est diminuée puis arrêtée si nécessaire.

Un préchauffeur de l’air neuf, c’est la seule solution pour assurer une ventilation continue en période de gel en ayant toujours un air neuf > 0°C.

Le Bypass modulant comme antigel : le système est simple, dès que la température devient trop négative le Bypass modulant s’ouvre + ou – pour que l’air neuf ne passe pas complètement dans l’échangeur et évite ainsi que l’eau de condensation gèle. Cette technique de l’antigel via le Bypass modulant devient un classique depuis 2015.

Histoire de spécialiste : un Bypass modulant peut servir d’antigel que si le Bypass est sur l’air neuf … et pas sur l’air vicié … CQFD 🙂

Terminologies

HRV (Heat Recovery Ventilation) c’est un échangeur standard à plaques.

ERV (Energy Recovery Ventilation) c’est un échangeur enthalpique à plaques (récupération d’humidité).

Refroidissement adiabatique consiste à humidifier dans un caisson échangeur spécial l’air extrait (adiabatique indirect) ou l’air neuf (adiabatique direct) pour abaisser sa température et ainsi rafraichir l’air insufflé. Le système adiabatique est surtout utilisé avec les CTA (Centrale de Traitement de l’Air).

Échangeur à régénération : c’est l’autre nom de l’échangeur rotatif.

 

Les ventilateurs

Les ventilateurs sont avec l’échangeur et le caisson les fondamentaux d’une double flux. Les ventilateurs des VMC-DF en résidentiel sont depuis 2010 Brushless (sans balai et charbon) en basse consommation de type EC (moteur à commutation électronique).

Les ventilateurs EC ont des avantages : une faible consommation d’énergie, un contrôle de la vitesse, une facilité de pilotage, un haut rendement et une longue durée de vie. L’électronique est intégrée au ventilateur.

Un ventilateur EC de double flux se contrôle avec une tension 0-10VDC (0= arrêt, 10 = vitesse maximum).

Les ventilateurs de nos doubles flux résidentielles sont de type centrifuge, ils aspirent l’air parallèlement à l’axe de rotation et le rejettent perpendiculairement à cet axe. Il y a de deux catégories de centrifuge : le ventilateur à action et le ventilateur à réaction.

Avertissement : je présente ici les ventilateurs de moins de 1000 m³/h des doubles flux de nos maisons avec des filtres qui perturbent le fonctionnement … je ne traite pas les autres situations 😉

Le bruit, on peut faire 100 lignes sur le bruit … une évidence à connaitre : à volume égal si on compare 2 ventilateurs un grand et un petit, le ventilateur tournant le moins vite (c’est-à-dire le plus grand) sera plus silencieux.

Le rendement, là aussi une évidence à connaitre : le meilleur rendement énergétique d’un ventilateur centrifuge EC est à 65% de son volume maximum à 100 Pa 🙂

Ventilateur à action

Centrifuge à action

On dit aussi ventilateur « cage d’écureuil » à cause de sa forme. Ces ventilateurs ont un nombre important d’aubes (de pales) de faible hauteur et inclinées dans le sens de rotation (vers l’avant).

Ces ventilateurs ont obligatoirement une volute dans laquelle est installé le ventilateur. Le niveau sonore est avantageux et un débit d’air relativement stable pour des augmentations de pression.

Autrement dit, un ventilateur à action est capable d’assurer un volume constant en m³/h jusqu’à la puissance maxi qu’il est capable de supporter.

Ventilateur à réaction

Centrifuge à réaction

Ces ventilateurs ont un nombre réduit d’aubes mais plus grandes, moins larges et inclinées dans le sens inverse de rotation (vers l’arrière).

Seule la vitesse de rotation est assurée par un ventilateur à réaction. L’augmentation de la perte de charge due aux filtres encrassés fera diminuer la quantité d’air !

Nb) des fabricants de VMC-DF vantent souvent leurs ventilateurs à pales inclinées dans le sens inverse de rotation … c’est du grand n’importe quoi qui cache souvent la misère de leurs arguments pour noyer le poisson dans l’eau 🙂

Différences entre ventilateurs action et réaction

Une bonne illustration des graphe « Volume-pression » vaut mieux qu’un long discours 🙂

ventilateur-a-reaction-courbes-pa-volumesventilateur-a-action-courbes-pa-volumesNb) seule la pression statique (perte de charge du réseau) nous intéresse en ventilation résidentielle. La pression dynamique (surpression nécessaire pour générer la vitesse de l’air) est secondaire.

Conseil, quelque soit le type de ventilateur il faut toujours regarder le volume maxi à la pression 150 Pa … peut importe le joli graphique qu’on vous montre et le volume maxi qu’on vous donne.

Recommandation, il faut toujours choisir une double flux dont le volume maxi que vous souhaitez en vitesse Boost et au moins le débit maximum de la VMC-DF à 150 Pa … +15% de marge !

Ventilateur à action

Ventilateur à action

Dans le graphe Volume-pression du ventilateur à action ci-dessus la VMC-DF assurera un volume de 235 m³/h jusqu’à une pression maxi de 250 Pa 🙂

Le ventilateur à action a l’avantage de permettre électroniquement un volume constant ce qui est impossible avec un ventilateur à réaction.

En résumé, avec un ventilateur à action on précise le volume souhaité en m³/h et c’est bon.

Le volume constant est calculé électroniquement sur la base couple Newton-mètre et la vitesse de rotation. Le couple augmente proportionnellement au carré de la vitesse de rotation (rpm) … eh oui je suis savant :mrgreen:

Nb) le volume d’air est relativement stable … mais ce n’est pas précis au m³/h près !

Les meilleures VMC-DF, jusqu’en 2014, avaient des ventilateurs à action … je ne suis pas sûr que la nouvelle tendance des ventilateurs à réaction + le système « débit constant » soit un vraie révolution.

Il faut le savoir, un ventilateur à action permet électroniquement 2 modes de fonctionnement :

  • A pression constante … solution indispensable avec des bouches Hygro (1)
  • A volume constant … la seule bonne solution en double flux avec des ventilateurs à action.

(1) pression constante oui mais en DF quand les filtres s’encrassent … forcément la consommation augmente 🙁

Je déconseille complètement la pression constante en double flux … ça fonctionne très mal !

Précision : sur le Net vous trouverez toujours des explications du ventilateur à action à pression constante et jamais à volume constant … même les sites très sérieux font ce raccourci 🙁

Ventilateur à réaction

Le ventilateur à réaction a une courbe de pression à 45° jusqu’à 0 m³/h. Seule la vitesse est constante … donc plus la pression augmente (filtres encrassés) moins il y aura de volume d’air.

Le ventilateur à réaction aurait l’avantage de consommer moins … c’est à relativiser pour les VMC-DF !

Le ventilateur à réaction à l’inconvénient d’émissions de bruit à basse fréquence !

Nb) un ventilateur à réaction impose obligatoirement une gestion du débit constant pour assurer un volume constant.

Attention : les ventilateurs à réaction sans le débit constant impose de choisir à l’installation la bonne puissance de chaque ventilateur en fonction de la perte de charge globale de chaque réseau (insufflation et extraction) au volume souhaité ! J’explique tout ça en détail dans l’article Équilibrage des volumes.

Ventilateurs à réaction + système « Débit constant » de plus en plus plébiscités, deux raisons :

  1. Ça simplifie l’installation, les débits peuvent se donner en m³/h comme pour un ventilateur à action (1)
  2. Ça évite l’oubli du changement de filtres via une alerte automatique par différentiel de pressions 🙂

(1) la perte de charge est calculée plus ou moins automatiquement à l’installation suivant les VMC-DF.

La consommation des ventilateurs à réaction avec le système « débit constant » augmente !

Précision : les explications techniques sur le Net laissent penser que le ventilateur à réaction a un débit peu variable pour de fortes variations de pression … c’est très mal dit puisque plus la pression augmente plus le volume diminue !

Une sottise en double flux résidentielle : en général, il est conseillé d’utiliser des ventilateurs à aubes recourbées vers l’arrière. En effet le débit de ventilation sera plus stable face aux perturbations de pression que l’on rencontre inévitablement par l’encrassement des filtresc’est faux sans le débit constant 😡

Le débit constant

Le système « débit constant » est à la mode ! Cette technique implique une gestion de pressions différentielles entre celles à l’installation avec des filtres neufs et celles au quotidien avec des filtres plus ou moins encrassés !

Bonjour l’usine à gaz dans la VMC-DF car il y a généralement 4 minis circuits d’air via des petits tuyaux qui aboutissent à 2 servos-manomètre (insufflation et extraction), ces derniers mesurent la pression en continu.

L’électronique fait le reste pour calculer les pressions différentielles et donner la bonne tension aux ventilateurs pour avoir le débit constant ‘aux petits oignons’ … même si les filtres sont crasseux … mais pas saturés 🙂

Je suis contre le débit constant qui selon moi, apporte plus de complications et de risques de pannes que d’avantages :mrgreen:

J’explique en détail le débit constant dans l’article : Guide sur les accessoires.

Les ventilateurs EC et l’électronique

Rappel : un ventilateur EC de DF se contrôle avec une tension 0-10VDC (0= arrêt, 10 = vitesse maximum).

L’électronique de la double flux (choix de la vitesse, capteur d’ambiance, etc.) n’a plus qu’à transmettre à chaque ventilateur la bonne tension. Bien évidement une commande numérique ou un capteur analogique seront l’affaire de l’électronique de la DF.

Précision : le choix à l’installation du volume est en m³/h pour les ventilateurs à action et en % de la tension pour les ventilateurs à réaction sans débit constant.

Il y a sur une VMC-DF des paramètres d’installation propre aux ventilateurs :

  • Le volume maximum (le Boost) de votre installation ≤ au volume maxi de la VMC-DF à 150 Pa + 15%.
  • Le volume minimum pour votre installation ≥ au volume minimum possible des ventilateurs EC.
  • Le volume en vitesse 1 (nuit).
  • Le volume en vitesse 2 (volume nominal ou jour).
  • Le volume en vitesse absence … uniquement pour lutter contre l’humidité.
  • Le balourd entre insufflation et extraction pour une légère dépression ou surpression.

Certaines VMC-DF offre le choix du volume de chaque vitesse en extraction et en insufflation, c’est le top.

Certaines VMC-DF (celles avec des ventilateurs à réaction sans débit constant) n’offrent le choix du volume que pour une vitesse, les autres vitesses sont un % fixe de la vitesse réglable. Cette solution n’est pas terrible 🙁

Les ventilateurs avec anémomètre à hélice

Ventilateur EBM-PAPST à hélice anémomètre (vue éclatée)

C’est une nouvelle gamme de ventilateur à réaction mis sur le marché par EBM-PAPST depuis 2018, les fameux « RadiCal GreenTech EC » avec le débit constant géré de façon autonome par le ventilateur via une hélice anémomètre positionnée en sortie de la volute du ventilateur.

Autrement dit fini les servos-manomètre et les petits tuyaux spécifiques au débit constant, tout est intégré dans le ventilateur et sa volute. La vitesse est 100% contrôlable via une interface RS485 / MODBUS-RTU entre la DF et chaque ventilateur.

De plus ces ventilateurs peuvent avoir :

  • des capteurs intégrés pour la mesure de l’humidité et de la température,
  • en option 3 capteurs externes supplémentaires peuvent être connectés.

Ces ventilateurs GreenTech avec hélice anémomètre peuvent être programmés par le constructeur de VMC-DF selon les besoins de sa double flux. La carte mère de la double flux reste la clé de voute de l’électronique et ne comptez pas une seconde pouvoir intervenir directement sur l’électronique du ventilateur 🙁

Quelques doubles flux sont équipées de ventilateurs avec hélice anémomètre comme les Brink Flair et Orcon EcoMax/MaxComfort. Les Zehnder Q ont ces ventilateurs mais avec une gestion traditionnelle du débit constant.

Mes doutes sur les ventilateurs à hélice anémomètre ! A titre personnel j’ai des craintes sur ces nouveaux ventilateurs high-tech dont la fiabilité, l’encrassement prématuré de l’hélice et de la grille d’entrée d’air donc des complications de nettoyage. De plus, quel sera le prix de la deuxième monte en cas de changement de ventilateur ?

Conclusions sur les ventilateurs

Il faudra avoir conscience du type de ventilateurs équipant votre double flux … ce n’est pas le jour de la mise en route ou du premier nettoyage qu’il faudra regretter !

Attention, l’installation sera plus pénible avec des ventilateurs à réaction sans le débit constant car il faudra tenir compte des pertes de charges des réseaux pour déterminer le bon % de puissance à donner à chaque ventilateur.

Le dédit constant impose un système compliqué donc forcément plus fragile.

Un ventilateur est au TOP énergie-efficacité à une puissance d’environ 65% (6,5v de tension)

Toujours utiliser les commandes prévues avec la VMC-DF, attention au bricolage !

Ne jamais pousser un ventilateur à sa puissance maxi trop longtemps (2 heures maxi)

Ne jamais mettre une vitesse minimum < à la limite précisée dans la documentation

Ne pas faire joujou avec le variateur électronique 0-10v (domotique ou autres)

Nb) à quel volume maxi doit être la double flux que je vais choisir ? Voir ci-après Chap. : Quelle puissance pour ma VMC-DF ?

Panne d’un ventilateur

Ventilateur roulement

Un ventilateur peut tomber en panne et particulièrement le problème des roulements qui peuvent se gripper et moins bien tourner, faire du bruit et peut-être se bloquer … même ceux graissés à vie ne sont pas épargnés.

Un indice en dehors du bruit anormal ou d’une ventilation qui faiblit anormalement, c’est la répétition de l’avertissement des filtres sales sans raison.

Quand vous nettoyez l’intérieur de votre VMC-DF, profitez-en pour vérifier si les ventilateurs tournent normalement en les lançant à la main. Il arrive aussi que des ventilateurs « même de marques célèbres » soit mis sur le marché avec des roulements « No Name ».

Extracteur de roulement

Extracteur réversible

Pince à bec pour circlips

Les ventilateurs centrifuges des VMC-DF ont des spécificités électroniques propres à chaque modèle de VMC-DF. Ne vous étonnez donc pas de ne pas trouver dans le catalogue du fabricant de ventilateurs la référence précise des ventilateurs installés dans votre double flux.

Attention si vous prenez un ventilateur de la même marque similaire en taille, forme et puissance. Les réglages électroniques seront différents avec ceux pour votre VMC-DF … vérifiez et décidez !

Conseil, si vous avez une panne ventilateur et si vous êtes bricoleur, allez jeter un œil dans les forums et sur Youtube, on peut y trouver pour sa VMC-DF des explications complètes pour changer des roulements à moins de 10 €ttc les 2 alors que le ventilateur est vendu neuf entre 250 et 600 €ttc 🙁

Exemple le tuto complet pour le changement des roulements d’une Domeo 210 ou EQUATION Atacama, c’est ICI.

Rien ne dit qu’un roulement inox sera meilleur qu’un roulement acier !

Nb) avant de changer un ventilateur en cas de panne moteur, allez donc voir un spécialiste en réparation de moteurs électriques, la facture sera au quart du prix neuf.

 

Le caisson d’une VMC Double Flux

Il y a toutes sortes de caissons, ceux avec une coque plastique ou métal galva thermolaqué et ceux sans coque avec uniquement un moule en polystyrène expansé (PSE) ou polypropylène expansé (PPE) . Bref on trouve de tout et surtout des coûts de fabrication moindre sans se soucier de la durabilité ou de l’étanchéité.

Caisson métallique et moule PPE dans la masse

Enveloppe métallique et 2 moules PPE massifs

L’isolation du caisson, là aussi on trouve de tout, ça va de la simple mousse « basique » ou un isolant synthétique sur les bords du caisson, au caisson double paroi métallique avec une matière isolante prise en sandwich.

Sans oublier le plus courant depuis 2011 les caissons avec une coque métallique et une structure sous forme d’un moule en plastique expansé PSE ou PPE.

Un moule en expansé sert à la fois d’isolant et de structure pour loger ventilateurs, échangeur, bypass, préchauffeur, carte électroniques, etc.

Et puis il y a toutes les combines pour faire un caisson « Hongrois » et pas cher comme les caissons avec une enveloppe métallique mais un faux moule PPE puisque la structure du caisson est constituée de plaques PPE coincées entres elles … « on groit » que c’est bien sur les photos … mais non, c’est de la merde 🙁 :mrgreen:

Caisson métallique double paroi + isolation sandwich

Les 4 meilleurs types de caissons sont pour moi

Le TOP + :

  • Le caisson métallique doubles parois galva thermolaqué avec une isolation d’au moins 3 cm prise en sandwich et une structure métallique.
  • Le caisson simple paroi métallique galva thermolaqué et une structure en maxi 2 moules PPE dans la masse et collés entre eux pour assurer l’étanchéité.

Le TOP :

  • Le caisson simple paroi métallique galva thermolaqué avec une isolation interne en PPE de 3 cm et une structure métallique.
  • Le caisson simple paroi métallique galva thermolaqué et une structure généralement en 1 moule PSE.

Nb) le PSE a comme inconvénient d’être cassant et sans mémoire de forme, donc à manier avec précautions au nettoyage.

Une structure en PPE ou PSE aura plus d’isolation thermique qu’une métallique double paroi … c’est indéniable. Le métallique double paroi risque-t-il de faire plus de bruit ? Il y a des chances mais il ne faut pas se fier aux apparences, il faut regarder les décibels émis dans les certifications ou la fiche produit ErP.

Les moins bons caissons sont pour moi

Caisson PPE sans coque

Caisson PPE sans coque

  • Le caisson moulé en PPE (2 moules) sans enveloppe (coque) de protection (1)
  • Le caisson moulé en PSE (1 ou 2 moules) sans coque de protection (1)
  • Le caisson métallique ou plastique simple paroi avec une mousse quelconque comme isolant.
  • Le caisson avec une structure interne faites en faux moules (plaques PPE coincées entres elles).

(1) certains de ces caissons présentent l’inconvénient majeur de rendre délicat ou même impossible l’extraction d’un ventilateurs pour son nettoyage 🙁

Je ne fais pas de classement des moins bons caissons, je vous laisse seul juge 🙂

Les faux moules

La structure est faite en plusieurs plaques moulées en expansé et coincées entre elles dans le caisson. Ça peut faire illusion en photo où les plaques ne se voient pas forcément. Ces double flux posent questions :

Caisson en plaques PPE

  • Il faut souvent tout démonter ou presque pour sortir les ventilateurs 🙁
  • L’étanchéité parait fragile, sera-t-elle durable ? Non pas vraiment !
  • Les condensats sont-ils sujet à fuites hors du caisson ? Ça arrive !

Je citerais 2 marques dans ce cas, les Titon en PPE et les Brink Flair en PSE.

Je déconseille ces VMC-DF surtout celle en PSE où chaque nettoyage sera très délicat pour ne pas endommager la structure et lui garder son étanchéité … qui ne sera jamais merveilleuse sauf pendant les certifications :mrgreen:

Trappes d’accès aux filtres ?

Caisson plastique avec ouvertures filtresCertains caissons ont sur la façade avant des ouvertures avec couvercles pour le changement des filtres. Ce n’est pas un must car ces ouvertures sont sujettes à fuites.

Nb) il est préférable d’avoir une façade de caisson (métallique ou plastique) sans trappes d’accès aux filtres … même si apparemment c’est moins pratique pour changer les filtres !


Le Bypass

Le bypass a été inventé par J.E. Storkair en 2004. Le bypass permet d’insuffler l’air externe directement dans les pièces de vies sans que cet air soit réchauffé dans l’échangeur. Le Bypass sert donc au « rafraichissement » les nuits d’été. Aujourd’hui quasiment toutes les doubles flux en sont équipées.

Euroair Bypass en cours de fermeture

Ce système électromécanique d’ouverture ou de fermeture du bypass est commandé soit manuellement (ON/OFF), soit automatiquement via vos consignes de température pour son ouverture et sa fermeture.

Nb) le Bypass est de plus en plus qu’en automatique … ça ne me plait pas vraiment car souvent les consignes à rentrer pour l’automatisation du Bypass ne sont pas claires 🙁

On fait trop croire avec le Bypass au rafraichissement de nuit en période estivale de forte chaleur la journée … sur le papier c’est bon … dans la réalité ça limite la casse uniquement 🙂

Un bon Bypass doit dériver l’air de l’échangeur à 100%. Certains Bypass ne sont que partiels et certains autres ont des fuites … le cas échéant inutile de dire que c’est gênant pour la performance et même problématique avec un risque de condensation dans l’échangeur côté insufflation 🙁

Quel air est Bypassé ? Chaque marque a sa marotte, les uns bypass l’air neuf, les autres Bypass l’air extrait. Sachant que l’essentiel est assuré dès lors que Bypass ouvert, l’air neuf n’est pas réchauffé par l’air extrait.

Le Bypass modulant c’est quoi ?

Voilà est une invention « compliquée » qu’on retrouve de plus en plus. Le Bypass modulant s’ouvre ou se ferme proportionnellement aux besoins :

  • Comme antigel en diminuant l’air neuf qui traverse l’échangeur !
  • Comme régulateur de température de l’air insufflé … là on coupe les cheveux en 4 !
  • Comme régulateur d’humidité via les sondes HR … et on vous jure que vous aurez toujours la bonne humidité qu’il vous faut … là on coupe les cheveux en 8 et en plus c’est un peu bidon 🙁

Il existe même un Bypass modulant à 2 clapets sur l’échangeur (la Zehnder Q), un ½ clapet côté insufflation et un ½ clapet côté extraction ! J’ai bien peur que cette mécanique compliquée apporte plus de déboires que d’avantages 🙁

Le Bypass et le puits canadien

Le Bypass est obligatoire en été pour ne pas réchauffer l’air neuf plus frais venant du puits canadien. Les consignes de températures d’ouverture du Bypass pour un PC ne sont pas exactement les mêmes que celles du rafraichissement nocturne free-cooling !

PS) le Bypass est expliqué plus en détail dans l’article Conseils d’installation.

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Autres spécificités d’une VMC-DF

Je ne fais qu’un survol des spécificités que l’on peut trouver dans et autour d’une VMC-DF. Même si vous ne maitrisez pas encore le système double flux, je donne quelques explications que vous ne trouverez pas clairement sur internet ou dans les documentations.

Les commandes à distance

La commande ON/OFF

Boost cuisine

C’est une commande marche/arrêt, peut importe ce qu’il y a comme actionneur (inter, bouton poussoir, capteur de présence, etc.).

Nb) en 220v et seulement dans ce cas l’interrupteur de lumière peut-être utilisé.

Commande avec arrêt automatique, c’est souvent le cas d’une commande Boost. Il peut vous être demandé de choisir à l’installation la vitesse du ON et éventuellement une temporisation avant le retour à la vitesse nominale.

Précision, une entrée ON/OFF dans le caisson VMC-DF peut souvent avoir plusieurs commandes montées en // … le cas échéant les choix d’installation seront vrais pour tous les actionneurs montés en //.

Attention aux limites de puissance totale possible des montage en //… à voir dans chaque documentation.

Commande à 3 ou 4 positions

Commande Dimplex

C’est la commande basique par excellence pour driver une double flux via le choix manuel de la vitesse (V0, V1, V2, V3) absence, nuit, jour, Boost.

En photo une commande 3 vitesses avec led si mode AUTO et led erreur ou filtres sales.

Nb) la V0 (absence) n’est pas obligatoirement proposée. Cette vitesse peut (pas toujours) être forcée à l’installation à OFF. Le cas échéant en V0 c’est l’arrêt de la double flux.

La V2 c’est la vitesse nominale (jour) qui sera le mode AUTO si la VMC-DF a au moins un capteur (HR ou CO2).

Voir ci-dessous le chapitre Mode de fonctionnement.

Commande variateur de vitesse

C’est une commande analogique proportionnelle en tension 0-10v. Vous tournez dans un sens ça augmente la vitesse des ventilateurs et réciproquement dans l’autre sens.

Attention, je déconseille le variateur de vitesse … sauf si vous prenez celui prévu pour la double flux et surtout pas un autre sinon vous risquez de détériorer les ventilateurs 🙁

Commande digitale (option)

Commande digitale tactile

C’est une commande numérique à distance le plus souvent en filaire. Les commandes digitales actuelles sont souvent tactile avec un écran type smartphone. Il existe des commandes digitales d’ancienne génération en noir et blanc avec un écran riquiqui et non tactile !

La commande digitale à distance est utilisée :

  • A l’installation pour le choix du volume de chaque vitesse, les consignes du Bypass, etc.
  • Au quotidien pour le choix manuel de la vitesse dont le Boost ou le choix du mode de fonctionnement AUTO, PROG ou MANUEL, etc.

Ah ma belle commande digitale … une option très chère pour les tactiles couleurs. Elle fait tout, on voit tout, bref indispensable dans le design global et pour faire joujou … je me moque là :mrgreen:

Certes une commande digitale permet aussi de gérer :

  • la programmation hebdomadaire,
  • les consignes de température du Bypass automatique,
  • les consignes de température de l’air insufflé (via postchauffage en hiver),
  • la programmation les capteurs qualité de l’air (HR, CO2, COV),
  • la visualisation du rendement … mais très rarement juste 🙁

Conseil : beaucoup de VMC-DF offrent pour l’installation soit un panneau de commande sur le caisson, soit l’utilisation d’un ordinateur (LAN ou TCP/IP) … dans ces conditions une commande 4 positions est suffisante 🙂

Éviter des coûts inutiles : choisissez une commande digitale uniquement si vous ne pouvez pas faire autrement 🙂

On ne fait pas joujou avec une commande digitale :mrgreen:

Le numérique c’est quoi ?

C’est de l’informatique avec des O et des 1. Le numérique va du très simple (ON/OFF) au très compliqué. En résumé tout ce qui peut fonctionner sans être analogique est aujourd’hui en numérique 🙂

Le numérique est de plus en plus utilisé … normal, c’est la seule solution pour les nombreuses possibilités électroniques (réglage des vitesses, consignes d’ouverture du Bypass, température d’ambiance, programmation, etc). Il y a donc entre la double flux et la commande externe numérique un langage précis : le Modbus !

Bien évidement les ventilateurs EC étant de plus en plus intelligents le Modbus est le langage obligatoire entre la carte mère et l’électronique de chaque ventilateur.

Le Modbus (RS232, RS422 mais surtout le RS485) c’est le langage normalisé qu’on retrouve sur les doubles flux. Mais ça peut être un Modbus « merdique » hors standard … et là très difficile pour faire de la domotique ‘maison’.

Nb) la fameuse Paul Novus sortie en 2010 a un Modbus hors standard. Les spécialistes s’arrachent les cheveux pour essayer de comprendre (reverse engineering) … à ma connaissance ils sont tous OFF :mrgreen:

Le panneau de commande sur le caisson d’une double flux est généralement numérique 🙂

Un ordinateur en connexion USB ou LAN ou WEB est dans son jus avec le numérique. En connexion USB et LAN il faudra rentrer dans votre ordinateur l’APP qui va bien, c’est à dire le programme constructeur avec les possibilités offertes pour le paramètrage d’installation de la double flux.

Nb) les doubles flux ne proposent pas toutes une commande digitale ou l’utilisation possible d’un ordinateur.

Le Smartphone est lui aussi dans son jus avec le numérique, là aussi il faudra rentrer dans votre Smartphone l’APP qui va bien pour pouvoir driver la double flux depuis votre Smartphone.


Le mode de fonctionnement

Il est possible de choisir entre 3 modes de fonctionnement sur une VMC-DF :

Mode MANUEL

Cde basique 4 pos. + Led

C’est le mode de base … mon préféré ! Vous décidez via une commande basique du choix de la vitesse 0, 1, 2 ou 3 (absence, nuit, jour ou repas-fêtes) ou l’arrêt.

Toutes les double flux ont au moins le mode MANUEL ! L’arrêt est possible uniquement si la VMC-DF que vous choisissez le permet 🙂

La photo Cde basique 4 pos. + Led montre une commande à 4 positions. La Led rouge est un indicateur des filtres sales ou d’une panne.

Précision : le mode AUTO sur une commande basique c’est la vitesse 2 … à condition que la double flux dispose d’au moins d’un capteur qualité de l’air.

Mode AUTO

Le mode AUTO (automatique) est possible uniquement si la VMC-DF dispose d’au moins 1 capteur qualité de l’air (HR, ou CO2). S’il n’y a qu’un capteur interne au caisson VMC, c’est généralement celui de l’humidité (HR).

Le mode AUTO gère automatiquement et électroniquement la bonne tension à donner aux ventilateurs via le ou les capteurs qualité de l’air. En résumé chaque capteur décide du niveau de ventilation en fonction de vos consignes (vitesse/humidité et/ou vitesse/ppm).

ComfoSwitch C67

La ComfoSwitch C67 en photo, montre une commande basique avec choix du mode AUTO ou MANUEL avec le choix de la vitesse.

Précision : si plusieurs capteurs, c’est le besoin le plus important en volume qui prime 🙂

L’arrêt n’est pas possible en mode AUTO … il faut basculer en mode MANUEL !

Nb) un détecteur de présence (PIR) n’agit pas sur le mode AUTO, mais uniquement sur le passage automatique en vitesse Boost.

Rappel : sur une commande basique à positions fixes, la vitesse 2 (jour) fait fonction de mode AUTO.

Mode PROG ou TEMPS ou AUTO-TEMPS

Il s’agit d’une régulation par horloge où tout est fonction de votre programmation horaire hebdomadaire (volumes en absence, en présence, jour et nuit, etc.). Généralement en mode PROG la sonde d’humidité interne reste prioritaire.

L’arrêt est possible que si la programmation le permet … ce qui n’arrive jamais sauf si vous avez programmé la vitesse absence à 0 m³/h mais toutes les doubles flux n’offrent pas cette possibilité 🙂

Mon regret avec la programmation, on ne peut pas choisir toutes les possibilités offertes par la VMC-DF, en effet certaines fonctions restent manuelles et ne sont pas programmables … comme le mode ECO par exemples.

Nb) sur certaines VMC-DF la programmation hebdo est très simpliste voire un peu folklorique 🙁


Les sondes intégrées dans le caisson

La sonde température antigel

Les double flux ont au moins cette sonde antigel pour éviter par grand froid que l’échangeur gèle, le cas échéant cette sonde sert à diminuer ou arrêter le ventilateur d’insufflation (air neuf).

La sonde antigel mesure « normalement » la température de l’air vicié en sortie d’échangeur … car c’est à cet endroit qu’une VMC-DF risque de geler 🙂

Nb) les VMC-DF avec la seule sonde de température antigel deviennent des antiquités, en effet aujourd’hui la plupart des machines disposent d’au moins 3 sondes de température.

Les autres sondes de température

Sonde température air neuf

Il y a souvent 4 sondes de température intégrées dans le caisson dont la sonde antigel, elles mesurent les températures air neuf, air insufflé, air extrait et air rejeté.

Elles servent à commander certaines fonctions comme l’ouverture ou la fermeture du Bypass. Ou encore d’insuffler un air à une température de consigne … mais sans préchauffage ou postchauffage il n’y aura pas de miracle 🙂

Nb) le Bypass auto impose à lui seul au moins 2 sondes de température 🙂

Un puits canadien est généralement drivé via les sondes de température de la double flux pour décider de son ouverture ou de sa fermeture pour l’air provenant du PC.

Le rendement de l’échangeur, bien évidemment toutes ces sondes de température permettent de donner en direct sur la commande digitale ou le Smartphone le rendement thermique de récupération de chaleur. Dommage ce rendement est souvent faux car il ne tient pas compte de votre réseau de gaines … catastrophique pour la performance réelle si les gaines sont mal isolées en espace non chauffé !

Sondes humidité intégrée au caisson

La sonde HR (humidité relative) sert à augmenter automatiquement la vitesse des ventilateurs afin d’évacuer l’humidité des pièces humides. Cette sonde est souvent de série 🙂

Si l’air externe est + humide que l’air interne ? L’augmentation de la vitesse se fera quand même sur beaucoup de doubles flux … si vous êtes dans une région très humide ça peut-être gênant 🙁

Certaines double flux ont jusqu’à 4 sondes d’humidité pour réguler la quantité d’air insufflé en fonction de l’humidité ambiante souhaitée. Il ne faut pas rêver pour autant … à l’impossible nul n’est tenu !!!

Nb) la sonde CO2 ou COV intégrée au caisson ? C’est rare et c’est une grosse sottise … en effet il est préférable d’installer un capteur d’ambiance CO2 ou COV directement dans chaque pièce à surveiller.

Différence entre sonde HR et bouche Hygro

La bouche Hygro mesure l’HR mécaniquement via une tresse en nylon qui agit sur l’ouverture ou la fermeture de la bouche suivant le taux d’humidité. Le réglage d’usine est souvent impossible à corriger 🙁

Nb) une double flux avec des bouches Hygro doit être à pression constante, donc régulée sur des pressions et pas sur des volumes … malheureusement il y 2 ventilateurs sur une VMC-DF donc problème d’équilibrage 🙁

Je suis résolument contre les doubles flux avec bouches hygro … ça fonctionne très mal !

La sonde HR est électronique, elle peut-être paramétrable pour choisir l’humidité que l’on souhaite. Elle agit directement sur la vitesse des ventilateurs suivant le taux d’humidité 🙂

Nb) la sonde HR interne au caisson d’une double flux donne entière satisfaction en général.


Les capteurs d’ambiance (options)

Capteurs qualité de l’air

Les capteurs d’ambiance sont disposés dans les pièces à surveiller. Deux électroniques sont possibles :

  1. L’analogique 0-10v donne « directement » la tension à appliquer aux ventilateurs. Je vulgarise : si le taux de CO2 est à 600 ppm le capteur envoie une tension de 4V … si le CO2 monte à 1200 ppm 8V seront envoyés. Les volumes/PPM sont paramétrables à l’installation 🙂
  2. Le ON/OFF, la vitesse Boost est activée dès que la limite supérieure de CO2 est atteinte, la vitesse nominale revient dès que la limite inférieure est atteinte.
Détecteur CO2 Maico

Capteur CO2

Le capteur HR rarement utilisé en capteur d’ambiance, ils sont réservés aux pièces humides (SdB, buanderie, cuisine). Je préfère la solution de la sonde HR interne à la DF.

Les capteurs CO2 et COV sont presque toujours d’ambiance et réservés aux pièces sèches, les chambres surtout.

Attention, les capteurs d’ambiance peuvent être filaires ou radio (RF). la liaison radio OK mais souvent une alimentation 220v est requise pour les capteurs CO2 et COV !

Nb) les capteurs d’ambiance CO2 sont à la mode … surtout pour le business car ils sont très chers et pourtant les certifications sont souvent introuvables 🙁

Un capteur qualité de l’air CO2 ou COV mal placé ne sert à pas grand chose

Un capteur qualité de l’air devrait être ré-étalonné régulièrement (1)

(1) Zehnder prétend ses capteurs CO2 comme auto-étalonnable … si Zehnder le dit :mrgreen:

En résidentiel je n’accorde que peu de crédit aux capteurs qualité de l’air CO2 et COV

On ne confond pas CO2 (dioxyde de carbone) et CO (monoxyde de carbone) !

Nb) j’ai bien peur dans un futur proche que toutes les VMC-DF, même les meilleures, n’aient que le mode automatique via au moins deux capteurs un CO2 et un HR pour réguler la quantité d’air. En résumé, seul le Boost sera disponible manuellement sur la commande … grrrrr 👿

Capteur de présence

Il s’agit d’un détecteur de présence (PIR) afin de déclencher la vitesse Boost quand vous rentrez dans une douche ou un WC par exemple. Bien évidemment un détecteur de présence salle-de-bains doit être positionné pour la douche ou le bain et pas au dessus du miroir quand Madame se maquille … quoi que :mrgreen:

Le capteur de présence peut, selon la VMC-DF, avoir une temporisation programmable, la vitesse Boost restera un moment après que vous ayez quitté les lieux … le must 🙂

Le capteur de présence avec temporisation est bien 🙂


Préchauffeur, rafraichisseur

Préchauffeur électrique (option)

Préchauffeur de gaine

La fonction première du préchauffeur c’est d’être un antigel, sa puissance va de 0,5 à 1,8 kW. Si le préchauffeur est modulé, il n’y a aucun problème il ne consommera que ce qu’il faut et pas plus.

Le préchauffage électrique est soit interne dans le caisson DF, soit externe sur la gaine d’arrivée d’air neuf. C’est toujours la VMC-DF qui gère un préchauffage intégré au caisson.

Nb) on trouve de plus en plus de doubles flux avec le préchauffeur intégré au caisson.

Le préchauffage intégré au caisson est toujours modulé de type PTC (Positive Temperature Coefficient) où l’électronique autorégule la résistance en fonction du volume et de la température souhaitée pour l’antigel principalement. La température est souvent paramétrable à l’installation.

Conseil : inutile de mettre une température > 2°C pour l’air neuf avec un préchauffeur modulé !

Attention, un préchauffeur de gaine doit souvent avoir sa propre sécurité … le coût global peut vite être important 🙁

Précision : un préchauffage de gaine peut aussi être PTC et géré par la VMC-DF.

Nb) un préchauffeur ou postchauffage est obligatoire en Maison Passive (PHPP) car en hiver l’air insufflé doit être ≥ à 16°C dans tous les cas 🙂

Le Puits Canadien (option)

Il s’agit d’un système géothermique relié à une VMC-DF, le puits canadien sert surtout d’antigel en hiver et pour éviter la surchauffe en été. Le puits canadien est expliqué en détail dans l’article Puits canadien et annexes.

PC air : ce système repose sur la gestion d’un registre air 2 voies qui laisse passer dans la VMC-DF soit l’air neuf provenant du PC, soit l’air neuf externe.

PC eau : le principe est le même que le PC air mais l’air est remplacé par un circuit d’eau glycolée enterré. Donc il y a en plus un échangeur air/eau et une pompe pour faire circuler l’eau des tuyaux géothermiques du PC.

Rappel, un puits canadien impose le Bypass dans la double flux afin que l’été l’air froid du PC ne soit pas réchauffé dans l’échangeur de la double flux.


Chauffage via l’air insufflé

Un chauffage via double flux est valable qu’en maison Passive !

Si vous êtes intéressés par cette solution, je vous conseille de bien lire le Chap. « Se chauffer depuis une VMC-DF ? » dans l’article « Conseils d’installation« .

Le postchauffeur électrique (option)

C’est le même principe que le préchauffeur électrique, sauf qu’ici c’est sur l’air insufflé. Le postchauffage électrique est généralement externe et monté sur la gaine d’insufflation en sortie de VMC-DF.

La puissance d’un postchauffeur électrique peut-être très différente :

  • Environ 1 kW pour éviter qu’un air trop froid soit insufflé quand l’antigel est via Bypass modulé.
  • Jusqu’à 3 kW pour servir de chauffage dans une Maison Passive.

Conseil : préférez toujours un postchauffeur PTC modulant et une gestion sécurisée depuis la VMC-DF.

Attention : le postchauffeur électrique de gaine doit scrupuleusement respecter des règles de sécurité ! Si cette sécurité n’est pas gérée par la VMC-DF, l’installation peut vite être très onéreuse 🙁

Le postchauffeur à eau chaude (option)

Postchauffeur eau de gaine

Il s’agit tout simplement d’une sorte de radiateur (échangeur air/eau) dans lequel circule de l’eau chaude provenant d’une chaudière ou d’un autre système.

Le postchauffeur eau chaude (on dit aussi batterie eau chaude) est souvent externe au caisson donc de gaine.

On trouve des double flux pouvant disposer en interne d’un postchauffeur eau comme la Comfort 300LR Nilan.

Les Bouches chauffantes (option)

Bouche chauffante

Bouche chauffante plafond

Vous ne rêvez pas, il existe des bouches électriques chauffantes pour les pièces de vie (chambres, séjour, bureau).

Bouche chauffante murale

Les bouches chauffantes ont une puissance de 400W maximum. Le système est contraignant avec une alimentation en 220V et un thermostat alimenté en 12 ou 24V. La bouche chauffante est sécurisée pour un soufflage à 50°C en sortie de bouche.

J’ai le plus grand doute sur les bouches chauffantes avec pulsion d’air chaud en hauteur … c’est antinomique car l’air chaud restera naturellement au plafond !

Pour les spécialistes, les bouches chauffantes c’est un chauffage air et en aucun cas un chauffage par rayonnement … même si on peut le croire !

En matière d’efficacité, il faut prévoir à la bouche au moins 50 m³/h pour que le système chauffe à pleine puissance. A 20 m³/h ça fonctionne … mais ça ne chauffe quasiment plus, environ 100W ce qui sera insuffisant par température nocturne très basse.

Au volume d’air maximum ça peut être bruyant la nuit dans une chambre !

Les prix moyens : bouche chauffante= 450 €ttc, thermostat = 120 €ttc :mrgreen: :mrgreen:

Conseil : préférez en maison passive de simples radiateurs électriques bain d’huile de 500W … c’est moins FUN mais bien moins cher et plus sûr :mrgreen:


Spécificités particulières

Les VMC-DF « full électronique » offre des options « bizarres » pour les non-initiés :

L’égalisation des températures

Si les gaines sont mal isolées, la température de l’air insufflé de la sonde disposée dans le caisson peut être très différente de la réalité !

L’égalisation permet de rectifier la température donnée par une sonde interne, une sorte d’étalonnage pour dire à la VMC-DF que sa sonde interne de température n’est pas bonne et que la réalité est inférieur de 2° … d’où une égalisation de -2°C à faire … si la double flux offre cette possibilité 🙂

Nb) ce n’est pas la sonde qui est fausse mais les gaines mal isolées modifient la température de l’air insufflé aux bouches 🙂

Il est rare que ce principe existe pour toutes les sondes de températures, le plus souvent l’égalisation est possible que sur la température de l’air insufflé et de l’air extrait.

Le mode « été » ou ECO

Le mode ECO est une fonction manuelle permettant (sauf en hiver) de mettre à l’arrêt 1 des 2 ventilateurs. Bien évidemment pour éviter une forte dépression ou l’inverse, les constructeurs « très malins » précisent dans la documentation d’ouvrir au moins une fenêtre 😉

Ils ont inventé la Simple Flux à partir d’une Double Flux :mrgreen:

Je vais faire simple … pour réduire la facture d’électricité tout en ventilant, on arrête un ventilateur !

Nb) la réglementation Française impose de ne pas arrêter une VMC, avec le mode « ECO » c’est OK … mais seulement si le ventilo d’insufflation est arrêté … ce qui est une connerie de première catégorie 😡

Remarque : le mode ECO peut faire fonction de « Bypass » pour répondre aux Directives Européennes, j’explique ce tour de passe-passe un peu plus loin.

Le mode ECO n’est pas bête même si la fonction n’est que manuelle

Ma prochaine VMC-DF aura ce système c’est certain … en période de canicule la nuit ouvrir une fenêtre et arrêter le ventilateur d’extraction pour assurer un air plus frais dans les chambres me semble bien. En tout cas je préfère de loin le mode ECO à un Bypass douteux :mrgreen:

Sur beaucoup de VMC-DF seul le ventilateur d’insufflation peut-être arrêté … c’est stupide !

Le mode ECO seul ne peut pas réellement rafraichir en période de canicule !

Astuce pour le rafraichissement nocturne : si par chance vous avez la possibilité d’ouvrir 1 fenêtre au RdC (exemple au nord) et 1 fenêtre à l’étage (exemple au sud), laissez toutes les portes intérieures ouvertes, un effet venturi va se créer … ce qui sera très bien pour rafraichir les nuits d’été … en + du mode ECO avec arrêt du ventilo d’extraction.

Ventilation par zone (option)

Ce dispositif est génial … mais est-il vraiment utile ? Je vous laisserai en juger par vous même 🙂

Les pièces sèches sont divisées en 2 zones, d’un côté les pièces de jour (salon, séjour, bureau), de l’autre les chambres. Le volume d’insufflation est réparti en % (paramètre d’installation) entre ces 2 zones suivant vos désirs.

Comme généralement une des 2 zones est inoccupée (jour ou nuit) … on limite le volume nominal total … donc la consommation des ventilateurs … voire même le choix d’une plus petite DF … CQFD

Nb) en ventilation centralisée c’est ce qui se fait de mieux pour éviter de sur-ventiler une zone de vie inoccupée 🙂

Bien évidemment la programmation hebdo permet de faire des choix horaires entre zone 1 et zone 2. Bien évidement vous pouvez mixer la ventilation par zone avec des capteurs qualité de l’air.

Que se passe-t-il quand les enfants dorment pendant que les parents font la fête au salon ? Si les zones sont équipées d’un capteur CO2 … c’est la zone la plus « mauvaise » qui l’emporte et qui aura le % de zone le plus élevé.

Précision : là on fait dans le grand luxe, le 2 zones est une option encore rare ! Dans tous les cas il ne faut pas rêver, il y aura un registre pour gérer le fameux % … donc en réseau pieuvre il y aura 2 collecteurs d’insufflation !

Nb) certaines rares VMC-DF gère le 2 zones via 2 sorties distinctes d’insufflation sur la DF.

Sonde de dépression pour un poêle (option)

L’extraction de la double flux diminue ou se met à l’arrêt dès que cette sonde détecte une dépression due au tirage du foyer (poêle ou cheminée). C’est une norme dans les pays nordiques, c’est pour ça qu’on retrouve sur bon nombre de double flux ce système en option.

Précision, si la sonde est externe, elle est à positionner dans la pièce où est installé le poêle ou la cheminée.

Norme française : la ventilation mécanique ne doit pas perturber un foyer (poêle, etc.) !

Anecdote : les normes Allemandes ne plaisantent pas avec la sécurité du duo VMC + foyer. Les ramoneurs Allemands imposent un capteur indépendant de dépression type « USA Brunner » qui prévient et arrête la VMC dès qu’une dépression est là … on ne sait jamais le ventilateur d’insufflation peut tomber en panne :mrgreen:

Mon avis : une DF insuffle et extrait les mêmes quantités d’air … je ne vois pas le rapport entre une DF et un poêle … sachant qu’un foyer doit avoir sa propre entrée d’air neuf. Par contre avec une SF par dépression … ATTENTION.

Les contacts libres

Je vous en parle pour la forme, une double flux peut offrir sur la carte électronique des contacts input et/ou output disponibles pour des options annexes, il y a 2 types de contacts :

L’analogique en 0-10v … comme celui utilisé par un capteur d’ambiance analogique CO2 ou COV.

Attention je déconseille de « bricoler » avec un contact Input 0-10v si vous ne maitrisez pas le sujet … vous risquez de détériorer les ventilateurs !!! La remarque est vraie même pour les domotiqueurs émérites 🙂

Le digital (contact libre de potentiel), ces contacts disponibles sont de 2 natures :

  1. Une fonction clairement définie comme un contact Boost par exemple … et rien d’autre !
  2. Une fonction à choisir parmi celles proposées par le fabricant, par exemples débrancher l’extraction, débrancher l’insufflation, fonction foyer ouvert, etc.

Nb) en Output un contact libre permet uniquement de connaitre l’état du contact. C’est utile en domotique pour prendre des décisions.

La domotique (option)

La course en avant de l’électronique embarquée dans une VMC-DF offre de plus en plus de possibilités d’automatisations et corrélativement de plus en plus de complexifications ! Bref ceux qui aiment faire joujou avec les automatismes, l’électronique et la domotique sont bien servis depuis 2013 🙂

La domotique est à la mode sur les nouvelles VMC-DF milieu et haut de gamme. Il existe plusieurs protocoles dont le plus répandu est KNX.

Cette option est souvent très chère, son utilité sur une VMC-DF se discute vraiment. Les aficionados de la domotique de plus en plus nombreux ne peuvent pas se passer du truc … les constructeurs en profitent.

La domotique sur une VMC-DF est plus un gadget qu’une réelle utilité

Précision : l’utilisation d’un Smartphone pour commander une VMC-DF ne veut pas dire domotique !

Nb) j’explique les B.A.-BA la domotique en Annexes.


Conclusions sur les spécificités d’une VMC-DF

Je vais mettre les pieds dans le plat ! De toutes les spécificités présentées, la seule indispensable en dehors de la commande du choix de la vitesse, c’est la sonde antigel.

Certes il existe des automatismes plutôt bien, comme une sonde d’humidité dans la DF, la programmation hebdomadaire, un détecteur de présence dans un WC et un préchauffage antigel dans les régions froides.

Le mode ECO est une spécificité que je trouve intéressante … si le choix du ventilateur à arrêter existe 🙂

Tout le reste n’est pas indispensable et même souvent superflu … mais sur le papier ça en jette un max. Les constructeurs font leur beurre pour ne pas dire « des c….. en or » avec les options vendues sans vergogne à des prix prohibitifs :mrgreen:

Mêmes les Directives Européennes ErP poussent au business avec la modulation de la quantité d’air via les capteurs qualité de l’air (CO2, COV, etc.) pour soit disant réduire la consommation d’électricité … j’ai un doute :mrgreen:

Qualité, simplicité, efficacité, durabilité … je le répète plusieurs fois dans ce blog !

La « qualité de l’air » est au goût du jour … les constructeurs en profites !

Le Smartphone et la domotique … les constructeurs se gavent 😈

Nb) les installateurs rigoureux s’arrachent les cheveux pour choisir le bon emplacement d’un capteur d’ambiance CO2 ou COV mais aussi pour faire leurs réglages … croyez moi, ce n’est pas évident pour que ça fonctionne bien !

Détecteur indépendant de fumées : obligatoire

Capteur d’humidité dans le caisson DF : oui

Commande Boost en SdB : oui

Détecteur de présence WC ou SdB : oui

Préchauffage : si région très froide en hiver

Commande digitale à distance : uniquement si indispensable

Capteurs CO2 ou COV, postchauffage, domotique : NON … des gadgets aux coûts exorbitants 🙁

Coup de gueule sur l’installation

La soi-disant complexité des VMC-DF et de leur installation fait qu’on trouve régulièrement dans les documents « Installation à faire par un professionnel »… trop c’est trop 🙁

Certes il faut respecter la réglementation, pour autant il ne s’agit que du renouvellement d’air dans la maison ! Et la réponse au problème global n’est certainement pas l’électricien ou le plombier du coin qui maitrise son métier … mais pas forcément la double flux et son installation dans les règles de l’art !

Certes les artisans peuvent faire des formations auprès des constructeurs de VMC-DF, c’est d’ailleurs un vrai business. Résultat, ça sera full matériel et préconisations du constructeur … le prix global sera en conséquence 😡

Gaine oblongue

Une grande mode c’est les gaines oblongues (plates) proposées par les seuls professionnels de la ventilation … l’utilisation de ces gaines est très discutable et les prix sont exorbitants 😡

Les normes ont souvent « bon dos » pour masquer la médiocrité générale 😈

Il faut savoir que l’installation globale par un « pro » dont le matériel, c’est une facture x 2 ou 3 par rapport à une auto-installation en choisissant des matériels au TOP.

Même les auto-constructeurs optent trop souvent pour des installations complexes en pensant bien faire. Le maniaque de l’économie d’énergie, de la qualité de l’air ou du bruit, trouvera toujours des arguments 🙁

Mon slogan encore et encore « Qualité, simplicité, efficacité, durabilité » … non aux usines à gaz !

Business is manipulation … c’est surtout ça le vrai truc 😯

NON aux gaines souples PVC ou alu !!!

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Quel volume maxi pour ma VMC-DF ?

La puissance maximum d’une VMC-DF est donnée en volume (m³/h) à une pression donnée (Pa). Généralement le volume maximum annoncé par le fabricant est à une pression de 100 Pa … mais ce n’est pas aussi clair comme vous le constaterez !

Diagramme « Débits/pressions »

Le Diagramme débit/pression est le fil conducteur de ce chapitre. Dans cet exemple avec des ventilateurs à réaction, le fabricant nous dit : Ma VMC-DF est utilisable de 0 à 420 m³/hje dis non c’est minimum 70 m³/h et maximum 350 m³/h à 100 Pa 😯

il faut le savoir, sur le diagramme débit/pressions la consommation est souvent pour un seul ventilateur … petite malice 🙁

Le choix d’une VMC-DF se fait en fonction du volume maxi (Boost) dont vous avez besoin mais il faut faire attention à la perte de charge globale de votre installation (filtres encrassés, longueur et courbes des gaines, préchauffage, etc.).

Imaginons que votre besoin soit 260 m³/h en vitesse Boost avec une perte de charge globale de votre installation de 110 Pa filtres neufs et propres.

On peut voir, sur le diagramme que cette VMC-DF délivre max environ 340 m³/h à 110 Pa … tout va bien 🙂

1ème règle : le volume maximum d’une VMC-DF c’est à 150 Pa de pression qu’il faut regarder !

On voit qu’à 150 Pa cette VMC-DF ne délivre plus que 300 m³/h … ça descend vite !

2ème règle : prendre une marge de 15% pour le volume maxi qu’il vous faut soit 260 + 15% = 300 m³/h.

3ème règle : un ventilateur EC ne s’utilise jamais à trop faible ou à trop forte puissance.

Cette 3ème règle veut dire qu’un ventilateur EC dont la puissances s’étagent de 0 à 10V ne doit pas être utilisé en-dessous de 1,6V en puissance mini et au-dessus de 9V en puissance maxi !

En volume nominal (jour) une VMC-DF doit être à maximum 65% de sa puissance maxi !

Le respect de ces 3 règles est primordial :

  • une VMC-DF doit en avoir sous la pédale pour répondre aux filtres encrassés voire très encrassés,
  • une VMC-DF a une consommation optimum à environ 65% de sa puissance maxi soit 6,5V sur les 10V.

Vous serez tranquille en respectant ces règles … si votre perte de charge globale est < 130 Pa

La longévité des ventilateurs et la consommation dépendront beaucoup de ces 3 règles

Conclusion : on voit clairement sur le diagramme du fil conducteur que cette VMC-DF convient tout juste puisque pour votre besoin de 260 m³/h à 110 Pa filtres neufs et propres … il faudra pousser la tension à presque 9V. Mais en prévision des filtres encrassés la perte de charge globale montera facilement à 150 Pa ! Eh oui c’est décevant car le fabricant veut faire croire que sa machine est valable jusqu’à 420 m³/h !!!

Il faut toujours voir le diagramme débit/pression à 150 Pa

Ne jamais croire au volume maxi donné par le fabricant sans tenir compte de la pression !

Nb) le diagramme du fil conducteur est un cas extrême de ce que l’on peut trouver … je me demande encore comment ce fabricant peut proposer sa VMC-DF avec un volume maxi de 420 m³/h … à 25 Pa :mrgreen:

Il faut le savoir : les 2 ventilateurs n’ont pas toujours les mêmes capacités à puissance égale, l’un souffle et l’autre aspire (insufflation et extraction) … avec des ventilateurs à réaction cette différence est à prendre en compte !

Conseil : privilégiez toujours les gaines les plus courtes à l’extraction quelque soit le type de ventilateur 🙂

Vous devrez aussi penser à faire le bon choix pour le diamètre des gaines de distribution d’air :

  • Petit diamètre et gaines longues : la double flux risque de trop forcer (perte de charge élevée).
  • Trop gros diamètre : la vitesse de l’air peut-être insuffisante pour une bonne diffusion.

Voir l’article Guide sur les accessoires, les Chap. : Perte de charge globale et Équilibrage des volumes.

L’exception qui confirme la règle !

On retrouve chez certains fabricants de VMC-DF une particularité qu’il faut connaitre. La marque propose 2 VMC-DF différentes en volumes (une 320 m³/h et une 470 m³/h) mais avec les mêmes ventilateurs !

Ce tour de passe-passe est réalisé via l’électronique des ventilateurs, le volume de 320 m³/h est limité via une tension bridée à environ 6,8V … les 10V étant réservés à la 470 m³/h !

Nb) il est évident que la double flux à 320 m³/h peut-être poussée à son volume maximum h24 sans aucun problème puisque sa puissance maxi ne sera qu’à 68%. Malheureusement le fabricant ne le dit pas … encore faut-il le savoir 🙂

Explications sur la consommation électrique

Regardez ce schéma des consommations, c’est du très sérieux puisqu’il est issu d’une certification Allemande DIBt … ça ne plaisante pas 🙂

Il s’agit de la consommation électrique d’une Maico WS320 équipée de ventilateurs EC à action.

Si vous comprenez ça vous avez tout compris 🙂

Cette VMC-DF est une 320 m³/h, le schéma montre les consommations des 2 ventilateurs à environ 65% du volume maximum soit dans cet exemple à environ 210 m³/h.

Nb) le volume n’est jamais exactement le même selon la pression (Pa), rien de plus normal car un ventilateur à action ne peut en aucun cas être précis au m³/h près à toutes les pressions 🙂

On remarque sur le tableau que plus la pression augmente (Pa), plus la consommation augmente … normal puisqu’il s’agit de ventilateurs à action qui savent assurer un volume constant.

Prenons 3 cas au volume jour de 210 m³/h (c’est un cas d’école pour illustrer) :

  1. filtres neufs et propres, perte de charge globale de 100 Pa,
  2. filtres encrassés la perte de charge passe à 199 Pa,
  3. filtres très encrassés la perte de charge passe 302 Pa … ah oui ça pousse 🙂

Le constat est simple :

  1. Filtres neufs la consommation est de 0,24 W/(m³/h) soit 214 x 0,24 = 51,36 Wh.
  2. Filtres encrassés la consommation est de 0,37 W/(m³/h) soit 226 x 0,37 = 83,62 Wh.
  3. Filtres très encrassés la consommation est de 0,52 W/(m³/h) soit 225 x 0,52 = 117 Wh.

Eh oui la différence entre 1 et 3 est de 575 kWh/an !

Remarque : la double flux du fil conducteur est donnée à 420 m³/h mais avec un volume maximum de 260 m³/h à 185 Pa, celle du schéma des explications sur la consommations a un volume-pression maxi de 320 m³/h jusqu’à 500 Pa (j’ai vérifié) … vous voyez la différence :mrgreen:

Précision : + le volume est faible … + la perte de charge sera faible !

Ventilateur à action ou à réaction … récapitulatif

Le réglage d’un volume d’une double flux se fait de façons différentes en fonction du type de ventilateurs.

Ventilateur à réaction

  • Sans débit constant, c’est un % de la puissance en fonction des pertes de charge de votre installation … avec une marge pour les filtres encrassés !
  • Avec système débit constant, vous réglez le volume en m³/h filtres propres … le débit constant se charge de l’augmentation de tension suivant la perte de charge (surtout à cause des filtres encrassés).

Ventilateur à action

  • A volume constant c’est le choix du volume en m³/h … c’est simple est efficace en double flux.
  • A pression constante … je déconseille cette solution sur une double flux avec ses 2 ventilateurs !

Réglage ventilateur à réaction

Question : depuis le fil conducteur, vous voulez une vitesse jour de 200 m³/h en insufflation, la perte de charge globale de votre réseau d’insufflation est de 50 Pa à 200 m³/h … à quelle puissance allez-vous régler le ventilateur ?

Réponse : les 200 m³/h à 50 Pa c’est c’est une puissance de 65% (tension de 6,5V). Il faut faire le même calcul en extraction puisque les pertes de charge globales des 2 réseaux sont différentes 🙂

On n’est pas à 10 Pa ou à 10 m³/h près … mais il ne faut pas exagérer !

Conseil : en prévision des filtres encrassés vous devez légèrement augmenter la puissance à l’installation soit dans notre exemple une tension d’environ 6,7V et vous aurez 220 m³/h filtres propres … mais avec cette petite marge il ne faudra pas que les filtres soient trop encrassés sinon inexorablement le volume va diminuer 🙁

Précision, ces explications c’est pour un volume global souhaité … le réglage du bon volume à chaque bouche, c’est encore autre chose les enfants :mrgreen:

Attention, la vérification de l’équilibrage entre les volumes insufflation et extraction est obligatoire avec des ventilateurs à réaction … faites la vérification au moins au volume nominal (jour).

Nb) la perte de charge et l’équilibrage des volumes sont expliqués en détail dans l’article Guide sur les accessoires.

Comment ai-je fait … sans être LA référence ?

  • Ventilateurs à action « volume constant », j’ai réglé à l’installation mes volumes en m³/h pour chaque vitesse (nuit, jour et Boost) en insufflation et en extraction.
  • Insufflation : aucun réglage du volume aux bouches … je ne suis pas à 3 m³/h près à chaque bouche (1)
  • Extraction : répartition des volumes entre les bouches d’extraction (un WC n’a rien à voir avec une cuisine).

J’explique ça dans l’article Guide sur les accessoires 🙂

Astuce : j’ai vérifié au volume nominal (vitesse jour) de ne pas avoir une dépression ou une surpression via la fumée d’une clope à la serrure de la porte de descente au sous-sol … l’astuce marche super, je suis au TOP (2)

(1) toutes mes bouches d’insufflation sont identiques avec la même ouverture, c’est simple … mais j’aurais pu m’emmerder avec un réglage des volumes « aux petits oignons » 🙂

(2) toute mon installation est faite sans anémomètre, sans régulateur de débit en insufflation … seul le volume total d’extraction est réparti selon les pièces via des bouches réglables … je vous conseille de mettre cette phrase dans un coin de votre tête :mrgreen:

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Certifications et performances

Je traite ce sujet dès maintenant pour vous laisser les pieds sur terre et vous éviter de rêver aux performances des annonces commerciales ou faire de mauvaises interprétations qu’il s’agisse de la performance thermique de l’échangeur, de la consommation électrique ou du bruit.

On peut affirmer que partout en Europe depuis 2012, les constructions de maisons neuves ont les bons arguments pour l’installation d’une double flux. En rénovation du bâti ancien c’est toujours au cas par cas !

Une Double Flux avec son échangeur est surtout utile en période froide quand la température extérieure est comprise entre -15°C et +16°C. Sinon l’échangeur d’une double flux n’est pas très utile sauf en période de canicule où la journée l’échangeur limite la casse de la surchauffe 🙂

Certes une double flux permet la filtration de l’air entrant dans la maison … d’autres systèmes de ventilation le permettent aussi.

Une double flux est surtout là en saison froide pour récupérer la chaleur de l’air extrait

Une certification est toujours faite avec une double flux installée en espace chauffé !

Une certification est toujours faite avec des filtres neufs !

Les certifications ne tiennent pas compte des réseaux de gaines ni du Bypass 🙁

Déperditions dues au renouvellement d’air

Le renouvellement d’air représente une déperdition de chaleur entre 15 à 20% dans une maison traditionnelle non isolée. Mais dans une Maison Passive le renouvellement d’air représente jusqu’à 75% des déperditions totales (*)

Les autres déperditions étant des pertes par les ouvrants, murs, plancher bas, toiture-combles, les fuites par manque d’étanchéité de la maison, etc.

(*) en effet dans une Passive, les déperditions naturelles sont très faibles donc le % des déperditions dû au seul renouvellement d’air est d’autant plus important … CQFD 🙂

Une double flux à 90% de rendement c’est uniquement sur l’air renouvelé !

J’ai bien conscience que je remets en cause des idées reçues, mais je préfère vous « bousculer » un peu pour que vous preniez toutes vos responsabilités dans vos choix.

Le retour sur investissement ?

La question du retour sur investissement d’une double flux me fait pleurer de rire. Savez vous que sans chauffage dans une maison mal isolée on peut vivre … il suffit de bien se couvrir :mrgreen:

Le confort, c’est la chose certaine avec une double flux … c’est la qualité de vie dans la maison … ce n’est pas quantifiable ni mesurable mais c’est absolument indiscutable 🙂

Il n’y a pas de retour sur investissement avec une VMC-DF, tout au plus dans une Maison Passive ou BBC en région froide on peut amortir selon le mode de calcul du chauffage (1). Dans tous les autres cas le retour sur investissement est illusoire … et ceux qui prétendent le contraire sont incompétents ou manipulateurs 🙁

(1) il s’agit souvent d’un « faux ami » car plus l’énergie est couteuse et plus le renouvellement d’air est important … plus le retour sur investissement d’une double flux sera plausible !

Attention aux calculs biaisés pour justifier le retour sur investissement d’une double flux

Certes, plus la région est froide, meilleur est le potentiel retour sur investissement. A Nice il est impossible d’amortir … tout juste le changement des filtres :mrgreen:

Un retour sur investissement « bidon »

Plus vous renouvelez de m³/h d’air, meilleur sera le retour sur investissement … incroyable mais vrai ! En effet si une double flux récupère 85% de la chaleur de l’air renouvelé, plus il y a d’air renouvelé meilleur sera le gain :mrgreen:

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en Belgique où le volume de renouvellement d’air est très important, les calculs donnent la rentabilité d’une double flux en 10 ou 15 ans … sans commentaire 😡

Conclusions sur le retour d’investissement

Je reprends une phrase culte de Pascal Cretton de Sebasol en Suisse :

C’est un effet pervers bien connu en matière de calcul économique : il faut surestimer la ressource sur laquelle un système d’économie ou de production s’applique, que ce soit par incitation au gaspillage ou mauvaise estimation, pour mieux justifier son amortissement.

Double flux : le confort et la qualité de vie oui ... le retour sur investissement non !

Comment fait-on pour mesurer le retour sur investissement du confort ?

Performances commerciales

Les marques de VMC-DF présentent souvent leurs machines avec des performances thermiques incroyables 90% 95% 98% de récupération de chaleur sur des machines « moyen de gamme » !

Nb) pour plus de réalisme il faut enlever 15% aux performances commerciales sans certification.

Il en est de même pour le bruit dB(A) … à en croire les fabricants « aucune différence audible entre marche et arrêt » … j’exagère juste un petit peu :mrgreen:

Les performances commerciales sont très exagérées … donc nulles

Seules les certifications sont à considérer … quoi que il faut savoir les interpréter 🙂


Les Principaux certificateurs de VMC-DF

Il existe une norme Européenne EN308 pour les unités de ventilation mais chaque pays en Europe rajoute « sa couche » pour imposer subtilement « sa certification nationale  » :

  • NF VMC : EUROVENT-CERTITA (France).
  • NBN EN308 : Bureau de Normalisation (Belgique).
  • DIBt : Deutsches Institut für BauTechnik (Allemagne) … etc.

J’arrête là sachant que chaque pays d’Europe a son certificateur « national ».

La meilleure certification Européenne est souvent insuffisante dans un pays donné 👿

Les certifications nationales sont-elles aussi une sorte de protectionnisme ?

Il existe aussi des certifications spécifiques comme :

  • PHI (PassivHaus Institut en Allemagne) la référence en Europe sans aucune contestation.
  • ErP (Directives Européennes) … sauf pour les volumes de renouvellement d’air qui restent nationaux 🙁
  • CE (Conformité Européenne), le seul marquage CE sans certification n’est pas bon signe !

La réglementation nationale sur la quantité d’air à renouveler … l’astuce du chacun chez soi

Chaque certificateur en Europe a son protocole particulier ce qui entraine des spécificités dont plusieurs modes de calcul du rendement thermique … avec des différences pouvant aller jusqu’à 12% pour une même VMC-DF 😮

Les certificateurs peuvent accréditer un laboratoire tierce pour faire des certifications :

  • Le CETIAT et le CSTB sont habilités NF VMC.
  • Le CETIAT est habilité PHI en France pour certifier qques VMC-DF françaises … pas beaucoup :mrgreen:
  • les fameux TZWL ou TÜV sont habilités PHI et DIBt en Allemagne.

Un centre accrédité peut faire en France des essais indépendants pour une marque de VMC-DF … mais en aucun cas ces essais ont valeur de certification NF VMC ! Ces essais sérieux faits par un organisme accrédité sont uniquement reconnus si le constructeur diffuse le rapport d’essais complet.

Rappel : un rendement commercial doit être minoré d’au moins 15% … puisque incontrôlable … CQFD

Quelques précisions sur la NF VMC

Limite : je ne tiens pas compte des doubles flux à pression constante + bouches hygroréglables à la française. Ces DF Hygro ont certes un protocole particulier très favorable dans la RT2012 … mais je déconseille complètement les bouches Hygro en double flux 🙁

il s’agit de la marque NF Ventilation Double Flux (NF205) avec :

  • norme EN 13141-7 pour le caisson VMC-DF dont le rendement de l’échangeur.
  • norme EN 308 pour les conditions de température et d’humidité (voir le § suivant).
  • Bouches autoréglables certifiées Eurovent-Certita.
  • Sans oublier la réglementation Française sur les quantités d’air à renouveler !

Attention : une certification PHI ou DIBt n’est pas faite avec le protocole NF VMC … la performance retenue dans la RT2012 sera donc que de 50 % si la marque ne peut pas justifier d’une certification NF VMC !

NF VMC et PHI : brève comparaison

Il s’agit ici de comparer uniquement une partie des protocoles entre les deux certifications NF VMC et PHI :

  • Rendement thermique : NF VMC sur l’air neuf … PHI sur l’air extrait :
    • NF VMC (Air Insufflé – Air Neuf) / (Air Extrait – Air Neuf).
    • PHI (Air Extrait – Air Rejeté) + apport ventilateurs+électronique / (Air Extrait – Air Neuf).
  • Volume du rendement thermique : NF VMC 120 m³/h (1) … PHI 70% du volume maxi à 100 Pa.
  • Rendement thermique minimum : NF VMC ≥ 85% … PHI ≥ 75% … mais protocole différent !
  • Consommation des 2 ventilateurs : NF VMC en W-Th-C (Wh) (2) … PHI en Wh/m³ (Pel,spec) (3)
  • Fuites internes-externes : NF VMC ≤ 10% … PHI ≤ 3%. Dans les 2 cas à environ 70% du débit max (4)
  • Filtre insufflation : NF VMC = F5 … PHI = F7.
  • Filtre extraction : G4 dans les 2 cas.
  • Température minimum de l’air neuf : NF VMC 5°C … PHI -10°C.
  • Température de l’air extrait NF VMC = 25°C … PHI 21°C.
  • Humidité relative air extrait NF VMC < 30 % … PHI 28% maxi. C’est comparable.
  • Dispositions dans les 2 cas (filtres neufs, préchauffage interne s’il existe, Bypass fermé).

(1) correspond au débit nominal d’extraction d’un F4 avec 1 CU, 1 SdB, 1 WC, 1 salle d’eau) soit 120 m³/h.

(2) NF VMC W-Th-C consommation moyenne 22h à vitesse nominale et 2 h à vitesse Boost … c’est en Wh 🙂

(3) PHI (specific electric Power) au débit de 70% du débit max à 100 Pa + la consommation de la commande.

(4) les taux de fuites sont donc comparables même si la pression des fuites externes (dépression et surpression) est à 250 Pa pour NF VMC contre 100 Pa pour PHI. Les fuites internes sont à la même pression de 100 Pa.

Précision, PHI demande une température d’air insufflé ≥ 16,5°C … et ce jusqu’à une température extérieure de -10°C. Le préchauffage ou le postchauffage est donc souvent obligatoire en PHI pour respecter cette règle.

Conclusions entre les certifications PHI et NF VMC

La différence de rendement thermique de l’échangeur entre les 2 protocoles est en moyenne de 12% de plus pour la NF VMC … il faut donc en moyenne retirer 12% à la performance NF pour une idée de la performance PHI !

Le nombre de doubles flux certifiées en 2019 : 217 PHI contre 31 NF VMC :mrgreen:

Nb) les protocoles de certification sont globalement « imbuvables » pour le commun des mortels 🙁

Conseil : ne regardez pas que la performance thermique de l’échangeur dans une certification. Il y a d’autres éléments très importants comme les % de fuites internes et externes, la consommation électrique et le bruit.

Où trouver les certifications

  • PHI : il s’agit de résumés assez complet et bien faits, c’est ICI (1)
  • NF VMC : c’est ICI (2)
  • DIBt : impossible de les avoir sauf si la marque les diffuse (3)
  • NBN EN308 : sur la liste des produits PEB autorisés (voir feuille 4-4) c’est ICI
  • ErP : chaque constructeur doit fournir la fiche produit 1253/2014 de chaque modèle (4).

(1) passer en langue anglaise, tri sur Manufacturer, choisir une VMC (Component) et sortir la certification.

(2) depuis 2019 (site commun Eurovent-Certita), il faut vraiment avoir envie de voir. Faire dans l’ordre :

  1. Produit : Ventilation mécanique contrôlée,
  2. Type de produit : Groupe de ventilation double flux autoréglable pour habitat individuel,
  3. Fabricant : choisir dans la liste déroulante,
  4. Voir dans le résultat le modèle que vous recherchez, vous pouvez faire une édition du résumé.

(3) le rapport DIBt est complet mais très peu de marques osent le diffuser … quant-on le trouve c’est bon signe :).

(4) malheureusement pour certaines marques on ne sait pas exactement d’où viennent certains chiffres.

Les performances et les fuites entre 5 doubles flux

Ce tableau a été fait en 2012 et complété en 2016 pour l’ErP.

  • NF VMC : volume de la perf. à 120 m³/h correspondant à un F4 avec 1 CU, 1 SdB, 1 WC, 1 salle d’eau.
  • PHI : volume de la perf. à 70% du volume maximum de la VMC-DF à 100 Pa.
  • Titon HRV3 Q plus : le PHI est non officiel. Les % de fuites très bas sont impossibles sur une Titon !
  • Domeo 210 FL : les perf.thermiques sont cohérentes entre les certifications … c’est dû au faible volume maxi de cette machine.

Nb) en 2018 Titon a fait certifier PHI la HRV3 PH ECOaura … VMC-DF différente de la HRV3 Q plus.

Mes commentaires

Perf. : PHI exclut les facteurs extrinsèques pour augmenter artificiellement la performance :

  • La chaleur induite des ventilateurs.
  • La chaleur externe pouvant réchauffer le caisson.

L’isolation du caisson double flux est ignorée puisqu’une VMC-DF doit être en espace chauffé ! Mais en espace chauffé, moins le caisson est isolé … plus la performance sera artificiellement augmentée … CQFD

Les fuites entre caisson DF et cadres des filtres sont ignorées … c’est pourtant un sacré point faible !

Les accessoires externes (capteurs d’ambiance, Puits Canadien, etc) sont ignorés puisqu’ils ont une certification distincte. L’ErP tient compte des capteurs d’ambiance pour la classe énergétique … mais c’est très discutable !

Les réseaux de distribution d’air ne sont jamais pris en compte puisque la longueur des gaines se résume à peau de chagrin dans les certifications. Pour être clair, les gaines de distribution d’air sont ignorées.

Ce tableau de 5 comparaisons me laisse sans voix tant il y a des différences

Le Bypass, les gaines et le capteur HR interne sont aux abonnés absents des certifications 🙁

Il ne faut pas s’attendre à obtenir ces rendements dans votre maison

La certification la plus « juste » c’est la PHI mais ce n’est pas une certification Française !

Faut-il faire confiance aux certifications ?

Je vous laisse lire la suite pour vous faire votre propre opinion. Personnellement je suis dubitatif … certes je ne connais pas tous les détails précis des protocoles de chaque certificateur … mais j’en connais assez pour être interrogatif !

Nb) les « experts » en double flux ne me feront pas changer d’avis. D’ailleurs quand je creuse un peu avec l’un d’eux, c’est souvent l’embrouille … ils en connaissent souvent moins que moi 🙂

Les certificateurs avec un panel significatif de VMC-DF certifiées pour une comparaison pertinente :

  1. PHI est de loin la référence en Europe (performance, consommation, fuites, bruit) 🙂
  2. PEB, la liste des VMC-DF autorisées en Belgique est fiable pour la performance et la consommation.
  3. La fiche produit 1253/2014, dommage la fiabilité de la performance et des fuites est discutable 🙁

Nb) la NF VMC a trop peu de doubles flux certifiées, de plus la performance n’est qu’à 120 m³/h.

Pour les VMC-DF étudiées pour le TOP15 sans certifications PHI, je récupère les chiffres sur :

  • la liste PEB des VMC-DF autorisées en Belgique, pour la performance et la consommation,
  • la fiche produit ErP des directives Européennes, pour tout ce que je ne trouve pas ailleurs,
  • et s’il le faut je vais creuser dans les certifications françaises, finlandaises, anglaises, etc.

Nb) les certifications hollandaises sont un peu folkloriques 🙂

Modulation des rendements thermiques entre certificateurs

Je donne toujours dans le TOP15 les chiffres que je trouve sans appliquer de modulation. Toutefois il est bon d’avoir une lecture modulée pour essayer de comparer sur une base proche … même si ce n’est que théorique. Personnellement j’applique les modulations suivantes :

  • NF VMC -12% pour avoir le rendement similaire PHI pour les machines ≥ à 250 m³/h à 100 Pa (1)
  • ErP -3 points pour avoir le rendement similaire PHI (1)
  • PEB Belge (norme NBN EN308), je prends le rendement au débit 2 qui correspond presque au PHI.

(1) c’est une moyenne, je module plus finement à partir de 85% PHI :mrgreen:

Tromperie possible sur le rendement thermique

Performance et humidité de l'air extrait

Performance / HR de l’air extrait

Plus l’air extrait est humide … meilleur sera le rendement thermique. Eh oui la condensation engendre de la chaleur, voir la démonstration sur le schéma.

Un essai de performance avec un fort taux d’humidité de l’air extrait (HR 80%) et le rendement sera très bon … il sera encore meilleur avec une température externe tout juste négative.

Le fabricant margoulin va récupérer ce super rendement pour le mettre en avant dans ses documents commerciaux et sur son site commercial internet en le labellisant rapport d’essais x ou y.

Cette « truanderie » a déjà été pratiquée en Atlantique nord … mais ça colle aux bottes des protagonistes : le constructeur comme le laboratoire accrédité … attention j’ai des preuves 😯 😀

Certains fabricants « malin-honnête » présentent deux rendements thermiques, un avec un air extrait sec et un autre avec un air extrait humide ≥ 55% ! Quel rendement retiendra le lecteur novice ? 🙁

Mon calcul basique du rendement thermique

J’utilise la formule basique utilisable par tout un chacun pour connaitre le rendement réel de sa double flux :

% performance = T.air soufflé – T.air extérieur / T.air intérieur – T.air extérieur * 100

On peut aussi utiliser la formule simplifiée sur l’air extrait :

% performance = T.air extrait – T.air rejeté / T.air extrait – T.air neuf * 100

J’applique les règles strictes suivantes pour les mesures de performance de l’échangeur :

  • T.air extérieur ≤ 0°C, donc mesures en hiver.
  • T. air intérieur à 1,80 mètre du sol au milieu du salon-séjour.
  • T. air soufflé à la bouche de la plus grande gaine installée en zone non chauffée, sinon en zone chauffée.
  • Moyenne de 2 mesures, une prise à 11 h et l’autre à 23 h.

Nb) on fait les mesures dans une habitation portes et fenêtres fermées, sans perturbation les 24 heures précédentes (pas de fiesta, pas de feu de cheminée) mais une maison avec ses occupants habituels.

Un bon dossier réalisé par Frédéric Loyau (Fiabitat) sur le rendement, la pertinence économique des VMC-DF et des réponses sur quelques idées reçues. Ce dossier PDF est ICI

Nb) je ne suis pas d’accord à 100% avec tout le contenu de ce dossier !


Les certifications sont-elles fiables ?

Les certifications des doubles flux sont aussi fiables que peuvent l’être celles des voitures 🙂 :mrgreen: 👿

Je n’ai pas de certitude sur les magouilles mais j’ai de gros doutes quand je compare une même VMC-DF entre plusieurs certificateurs. Vous allez être ravi de ma petite enquête mais très déçus du constat 😈

Mes doutes portent essentiellement sur les VMC-DF misent sur le banc d’essais. S’agit-il de machines spécialement préparées pour les tests donc potentiellement différentes des double flux mises sur le marché ?

Toutes les certifications sont douteuses même celles de la célèbre PHI 🙁

J’incrimine surtout les constructeurs et les marques … mais les certificateurs ne sont pas innocents 🙁

Nb) la logique voudrait que la VMC-DF passée au banc de tests soit choisie au hasard chez un distributeur à environ 500 km du lieu de fabrication … juste histoire d’être le plus honnête possible 🙂

Les VMC-DF sont-elles préparées pour les certifications ?

Les preuves flagrantes ne se trouvent pas dans la performance thermique de l’échangeur ou les consommations électriques quoi que, mais sur les % de fuites internes et externes !

Comment est-ce possible que pour la même VMC-DF il y ait de telles différences sur les % de fuites entre deux certificateurs ? Les protocoles de certifications sur les fuites ne peuvent pas justifier de telles différences !

La réponse est très claire, les tests de certification sont faits sur des machines « préparées » (1) pour les tests donc « peut-être » différentes des machines commercialisées.

(1) la préparation peut-être subtile ! Sur les chaines de montage il suffit de mettre des vieux de la vieille maitrisant comment rendre bien étanches une série de machines dont 1 ou 2 seront forcément choisies pour la certification 🙁

Le silicone serait-il le roi du maquillage pour le grand gala des certifications ?

Preuves par l’image sur 3 VMC-DF certifiées PHI et NF VMC

J’ai fait un montage photo pour mettre tout ça sur une seule page par certificat. J’ai choisi 3 VMC-DF populaires dont une made in France. Oui c’est un travail dingue mais prouver c’est indispensable !

Les 3 certifications PHI (Faire clic gauche sur photo pour agrandir)

PHI Cube 300 Aldes

PHI Dee Fly Cube 300 Aldes

PHI ComfoAir350 - WHR930

PHI ComfoAir350 – WHR930

PHI ComfoAir550 - WHR960

PHI ComfoAir550 – WHR960

Nb) les certificats PHI sont sur fond bleu depuis 2016, sur fond mauve avant.

 

Les 3 certifications NF VMC (Faire clic gauche sur photo pour agrandir)

NF ComfoAir 350 Zehnder

NF VMC ComfoAir 350

NF Cube 300 Aldes

NF VMC Cube 300 Aldes

NF ComfoAir 550 Zehnder

NF VMC ComfoAir 550

Remarques entre PHI et NF VMC pour une même VMC-DF

  • Performances thermiques différentes : normal protocoles différents.
  • Consommations électriques : protocoles différents mais les comparaisons sont possibles.
  • Bruits dB(A) différents … ce n’est pas normal de telles différences 🙁
  • % de fuites très différents, là il y a un vrai problème, une vraie suspicion.

Comparer toujours les performances entre les doubles flux chez un même certificateur

Consommations électriques

Vous ne pourrez jamais reproduire le banc de tests ! En effet la consommation peut-être tributaire pour un même volume d’air (200 m³/h) des pertes de charges dues aux longueurs de gaines ou aux filtres encrassés !

Pour ceux qui viennent chercher des explications dans les forums sur les grandes différences de consommation constatées, ils peuvent bien rouspéter, il y aura toujours plein d’explications pour justifier tout ça car les certifications sont faites dans des conditions optimums !

La consommation de référence : pour moi c’est la PHI en Wh/m³ … il suffit de faire consommation PHI x votre volume pour avoir une bonne idée de la consommation à chaque vitesse … mais filtres propres et perte de charge max à 100 Pa.

La consommation « ErP » le SPI : exprimé en Wh/m³ … malheureusement les chiffres sont douteux !

Le bruit en décibels dB(A) très discutable

Les bruits ne dépendent pas intrinsèquement que des ventilateurs de la double flux mais aussi de l’installation, des gaines utilisées (PEHD ou métalliques), du volume d’air à chaque bouche. Bref c’est quand vous aurez installé votre VMC-DF que vous saurez si ça fait du bruit ou pas … ça sera soit 🙂 soit 🙁

Néanmoins les décibels dB(A) sur les certifications donnent une bonne idée pour peu qu’on fasse une comparaison entre les doubles flux chez un même certificateur.

Conseil : prévoyez toujours la place de pouvoir rajouter des silencieux si vous n’en avez pas prévu … ce qui est normal en réseau pieuvre alors que pour un réseau linéaire métallique les silencieux sont obligatoires !

Attention « aux bruits » des plaquettes commerciales, ne vous fiez surtout pas à ces chiffres … déjà que les chiffres des certifications sont discutables :mrgreen:

Les % de fuites la preuve de « tricherie »

Personne ou presque ne regarde les fuites internes et externes, pourtant c’est certainement le meilleur critère de la qualité de construction d’une VMC-DF … hors les complexités mécaniques ou électroniques !

Les fuites ne vont pas toutes dans le même sens entre PHI et NF VMC sur les 3 VMC-DF comparées :

  • PHI donne plus de fuites pour les Zehnder et moins pour l’Aldes.
  • NF VMC, c’est strictement l’inverse avec des différences vraiment énormes avec PHI.

C’est un scandale, les « préparations » pour les certifications sont évidentes … qui dis le contraire ?

Sinon comment expliquer pour des VMC-DF identiques de telles différences 😡

J’explique avec des photos l’étanchéité d’une VMC-DF dans l’article Nettoyer une VMC-DF.

Un cas scandaleux sur des fuites hors certification

Échangeur Zehnder 350 3 ans sans entretien

Échangeur Zehnder 350 3 ans sans entretien

Cette photo montre l’échangeur d’une VMC-DF Zehnder ComfoAir 350 non entretenue pendant 3 ans. Même si les filtres n’ont pas été changés pendant 3 ans, il est absolument anormal qu’on retrouve un échangeur dans cet état.

La faute incombe au manque d’étanchéité entre le cadre des filtres et le caisson de la VMC-DF … donc en terme clair des défauts de fabrication de la double flux !

Pourquoi les certifications ne voient pas ça ? Parce que les certifications sont faites sur une machine neuve avec des filtres neufs et propres. De plus ce type de fuite n’est absolument pas prise en compte dans les certifications 🙁

Je pense et ça n’engage que moi, les VMC-DF Zehnder ComfoAir 350 et 550 (et leurs clones) n’auraient jamais dues être certifiées PHI avant 2014 tant les fuites sur les machines commercialisées se sont révélées catastrophiques !

La meilleure preuve c’est que Zehnder a revu complètement en 2014 les filtres et les couvercles de filtre en rajoutant des joints (voir détail dans l’article : Mes choix en 2011, Chap. Storkair WHR 930 (4ème), c’est l’autre nom de la Zehnder ComfoAir 350.

Les certifications ne regardent pas l’étanchéité entre le caisson et le cadre des filtres :mrgreen:

Nb) il en est de même pour la Dee Fly Cube 300 Aldes, elle n’aurait jamais due être certifié PHI au regard des 9% de fuites internes de la certification NF VMC.

Rappel : les tests étant fait en espace chauffé, si l’air ambiant rentre dans la VMC-DF, ça augmente les performances … c’est aussi bête que ça 🙁


Juste pour rigoler :mrgreen:

Je connais une VMC-DF pas chère avec un rendement thermique de 100% garanti 😯

La VMC-DF installée en espace chauffé profite de la situation … elle a 100% de fuites externes :mrgreen:


Certifications suspicieuses avec la VMC-DF DOMEO 210

Il y a un vrai chambardement en ce début 2016 avec une modeste VMC-DF de 210 m³/h à moins de 1100 €ttc mais certifiée NF VMC et PHI. Il s’agit de la DOMEO 210 de Soler-Palau (Unelvent en France). Cette VMC-DF est également vendu en clone chez Pluggit (Avent C 200) et chez Leroy-Merlin (EQUATION Atacama).

C’est la première fois, à ma connaissance, qu’une VMC-DF vendue en GSB est certifiée PHI. Je constate que fin 2017, la maison mère Soler-Palau ne parle toujours pas de la certification PHI de leur machine, ni en Espagne, ni en Allemagne ni ailleurs … bizarre bizarre ! Seul Pluggit en parle dans sa documentation générale mais c’est en dernière page 🙂

Les 2 certifications NF VMC sont sur les modèles RD (radio) et FL (filaire). La certification PHI est sur le modèle FL-3V … je suppose que c’est pour « filaire en 3 vitesses ». Le modèle radio a en plus une commande radio mais l’intérieur reste le même en dehors du récepteur radio.

Les certifications de la DOMEO 210

Faire clic gauche sur photo pour agrandir

NF-VMC DOMEO 210 RD

NF VMC DOMEO 210 RD

PHI DOMEO 210 FL-3V

PHI DOMEO 210 FL-3V

NF-VMC DOMEO 210 FL

NF VMC DOMEO 210 FL

Le grand bouleversement ? Les rendements thermiques sont quasi identiques à 1 petit point près. Mais c’est normal puisque cette machine a un faible volume maxi : PHI = 135 m³/h, NF VMC = 120 m³/h … c’est proche 🧐

Pour le reste on voit que :

  • Les fuites chez PHI sont tout justes à 3% … comme par hasard le maximum accepté chez PHI !
  • Pourquoi ces grosses différences sur les fuites entre NF VMC et PHI ?
  • Pourquoi autant de différences de fuites chez NF VMC entre 2 machines identiques ?

La DOMEO 210 reste une bas de gamme … même avec la certification PHI !

Certificat d’une VMC-DF haut de gamme

PHI Maico WR310 WS320

PHI de la Maico WS320

Cette certification PHI montre une VMC-DF haut de gamme de 2016. Comparer les rendements, consommations, fuites et bruits avec les PHI ci-dessus … vous allez mieux comprendre 🙂

Je ne connaissais pas dans le détail tous ces éléments en 2011 quand j’ai changé ma VMC-DF. Heureusement à l’époque j’ai tout misé sur la qualité intrinsèque des éléments de base d’une VMC-DF et un bon réseau de gaines et rien sur les spécificités comme l’électronique à outrance, le Bypass, le préchauffeur, etc.

J’ai eu la chance de choisir une bonne VMC-DF qui me donne entière satisfaction sur les basiques dont bruit, fuites et consommation … sans oublier des filtres G4 non-propriétaires.

Le scandale des filtres propriétaires est largement détaillé un peu partout dans le blog.

Nb) ma double flux n’est pas celle présentée ici 🙂

Précisions sur des rendements « bizarres »

Le rendement thermique donné sur la commande digitale via les sondes de température internes au caisson VMC-DF est très souvent faux car le vrai rendement dépend beaucoup d’éléments externes.

Ne vous fiez pas aux performances fournies sur votre commande digitale

Des gaines mal isolées en combles

Les gaines mal isolées en zone non chauffée provoquent une grande différence entre la température de l’air extrait de la maison et l’air arrivant dans la VMC-DF. Les rendements peuvent très nettement chuter en hiver voire être nuls. Et en été en journée, l’air insufflé est très chaud malgré l’échangeur puisqu’il peut faire jusqu’à 50°C dans les combles … avec des gaines mal isolées ça ne pardonne pas 🙁

L’antigel mécanique

Une VMC-DF insuffle moins pour éviter le gel de l’échangeur dès que la température de l’air vicié en sortie de l’échangeur est < +2°C, la performance chute très rapidement jusqu’à être nulle si l’insufflation est arrêtée.

L’insufflation les nuits d’été Bypass ouvert

La température de l’air insufflé peut-être supérieure à la température externe (jusqu’à 4K de différence) ! Et oui les moteurs chauffent l’air d’une part et d’autre part souvent le Bypass n’est pas à 100% d’ouverture !

Sans parler du manque d’isolation des gaines en espace chauffé … et oui ça joue en free cooling !

Conclusions sur les certifications

Je suis le seul à ma connaissance à dénoncer cash les problèmes des certifications des doubles flux. Aucun site « commercial » ne peut réellement se le permettre :mrgreen:

Certifications : il faut trop souvent lire entre les lignes 🙂

Si un expert, un fabricant, un distributeur officiel ou un centre certificateur veut en discuter … je suis disponible, merci de laisser un commentaire pour prendre contact. Personne n’a osé jusqu’à fin 2019 :mrgreen:

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Autres bons sites à consulter

Ce n’est pas le côté business qui m’incite à vous proposer ces liens mais plutôt les côtés sérieux et professionnels … je ne vends rien, je ne touche rien 🙂

Tout sur la RT2012, les labels, les certifications

Vous voulez plus de précisions sur la RT2012, les labels BBC, la certification PassivHaus, le puits canadien et bien d’autres choses. Ce site professionnel Fiatibat est intègre … ce qui est plutôt rare, vous le trouverez ICI

Nb) tout est évoqué mais je regrette de devoir lire entre les lignes lorsqu’il y a « anguille sous roche » !

Auto-construction d’une maison

Voilà un site professionnel Suisse avec des interlocuteurs très pointus et cash, certes ils ont leurs préférences mais ils jouent cartes sur table … un vrai régal. Vous trouverez tout un tas de conseils précieux sur le site Suisse Sebasol ICI

Ce site m’a réconforté … ça fait de bien de voir que la logique élémentaire arrive à l’emporter sur des croyances ou des idées reçues mille fois répétées sur le Net et dans les forums.

Je suis un anti-idées reçues, je remercie Pascal Cretton de Sebasol pour sa contre-expertise sur le système Julia de récupération de chaleur des eaux grises de douches en maison individuelle (1).

(1) des systèmes similaires existent en France le Power-Pipe ou le Obox. La RT2012 évoque en système complémentaire le récupérateur de chaleur des eaux grises … sachant qu’en maison individuelle les critiques sont similaires à celles du système Julia en Suisse.

Auto-installation linéaire métallique en Belgique

Il s’agit de l’auto-installation d’une double flux en réseau linéaire réalisée par Phico (Belgique). Ça vous permettra de voir en détail une installation en linéaire et de comparer avec un réseau pieuvre. Son blog est ICI

Je tiens à préciser : je n’ai pas eu l’approche compliquée de mon compère Phico. L’architecture de ma maison et mon choix du réseau pieuvre m’ont simplifié l’installation 🙂

Auto-installation linéaire métallique en Autriche

Il s’agit d’une installation Autrichienne entièrement en tubes Spiro (du galva) de ∅100, 125 et 160 + caissons de distribution et silencieux de téléphonie. L’installation dans une maison plain-pied est principalement faite dans le faux plafond du couloir en L pour distribuer les pièces adjacentes. Les bouches sont donc toutes murales.

Cette présentation est dans un sujet forum avec beaucoup de photos et des commentaires-questions d’intervenants. Vous trouverez ça avec traduction Google ICI.

Nb) c’est peut-être beau sur les photos, quoi que ! Quand je vois ça je me dis que la pieuvre PEHD est quand même bien plus simple. De plus j’ai toujours une question avec le linéaire galva … est-ce vraiment nettoyable ?

Une auto-installation inspirée de ce blog

De plus en plus d’auto-installations double flux se font en référence à ce blog … j’en suis fier et je le dis ❤

Cette belle auto-installation de Cédric est en réseau pieuvre avec gaines PEHD TPC rouge, un caisson de préfiltration de l’air neuf, des collecteurs faits « maison » dont celui d’extraction avec filtre intégré, des bouches d’insufflation placées au-dessus des portes quand c’était plus simple, etc.

Il est à noter que cette installation c’est faite lors de la rénovation d’une maison préalablement équipée d’une simple flux. Je vous conseille vraiment de jeter un œil à ce blog, c’est ICI

Nb) j’ai récupéré 4 ou 5 photos pour illustrer ce blog.

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Une VMC-DF oui ou merde ?

Résumé de mon choix en 2011

J’ai décidé en 2011 de remplacer ma vieille double flux de 1976, je me suis alors mis aux goûts du jour :

  • Examen plus ou moins poussé de 60 VMC-DF de 250 m³/h à 350 m³/h provenant de 44 marques.
  • Sur les forums, dont un très bon site franco-belge bricozone.be. J’ai lu plus de 1000 posts sur 30 sujets différents, j’ai participé à beaucoup de discussions en 2011. Je tiens à remercier les forumeurs avec qui j’ai partagé et échangé. J’interviens toujours sur des forums pour donner des conseils et de plus en plus pour rouspéter sur des idées reçues ou des norme nationales discutables.

Je n’étais pas enthousiaste pour une double flux

Mon expérience de 35 ans comme novice en double flux ne n’avait pas emballé … mais :

  • après avoir bien échangé sur les forums,
  • après avoir examiné beaucoup de notices d’installation de doubles flux,
  • après discussions sérieuses avec un vrai installateur de VMC-DF,
  • après avoir regardé des certifications dont les fameuses PHI et DIBt,
  • après avoir fait chauffer Google pour beaucoup de traductions (Allemand, Danois, Hollandais, Anglais, etc.).

Je me suis décidé tout en restant méfiant, maniaque et critique au sujet des doubles flux

J’ai décidé bon nombre de choses que je voulais et surtout que je ne voulais plus voir pour ma nouvelle installation. Si j’ai les idées bien arrêtées aujourd’hui, certaines ont évoluées, c’est ça l’intérêt des recherches poussées.

Je ne suis pas certain d’avoir toujours pris les meilleures décisions (1)

Je suis convaincu d’avoir évité les pires 🙂

(1) deux exemples d’ignorance à l’époque :

  • j’ai gardé mes anciennes bouches d’insufflation à soufflage 45° … grosse erreur alors que j’aurai pu facilement changer l’emplacement de mes bouches et prendre des bouches à effet Coanda 😥
  • J’ai utilisé que des gaines DN75 … forcément je n’avais jamais entendu parlé des gaines DN90 😥

Coup de gueule sur les forums

Beaucoup de forums ne me semblent pas neutres et indépendants dans le secteur du bâtiment. Quand le forum se prétend « scientifique » c’est plutôt gênant pour les conseils apportés aux débutants.

Ces forums seraient-ils sous l’emprise plus ou moins poussée, plus ou moins visible du business ? Difficile de le prouver mais force de constater que contrecarrer « cash » le quarteron de participants assidus (partenaire, professionnels et certains deuxièmes couteaux « influenceurs ») et vous aurez le sifflet coupé 👿

Un exemple au hasard en dehors des doubles flux. La nature des isolants (laine minérale ou laine végétale) et le déphasage de l’isolant sont des sujets particulièrement sensibles en France … je me demande bien pourquoi 🧐 😛

Nb) sans un recul d’au moins 3 ans sur les forums, il est difficile de comprendre ce coup de gueule 🙂

 

Comment faire le choix d’une VMC Double Flux ?

Le choix d’une double flux n’est pas anodin, si son utilisation reste simple on ne peut pas en dire autant de son installation et du prix global matériels + installation. Les autres critères à prendre en compte :

  • la région géographique … avez-vous besoin d’une double flux ? (1)
  • le type de maison (neuve ou rénovation, traditionnelle ou MOB, RT2012 ou Passive),
  • l’emplacement de la DF dans la maison (bruit, isolation) et la place nécessaire (installation et entretien),
  • l’utilisation que vous voulez en faire (selon les normes ou selon vos désirs),
  • les possibilités techniques recherchées : simplicité, programmation, domotique, etc.
  • les autres systèmes en parallèle comme des détecteurs CO² et COV, un puits canadien, etc.

(1) En région tempérée (Nice, Bézier, Perpignan) une simple flux autoréglable 2 vitesses peut-être suffisante. Au nord de Carpentras, la double flux commence à se justifier.

Une rénovation n’a souvent rien à voir avec une maison neuve. Une maison ancienne même bien isolée est différente d’une maison récente au moins RT2012.

La réglementation RT2012 (ou PEB en Belgique) et les labels c’est une chose, reste à voir la chose qui fâche … le surcoût pour atteindre la « maison passive » ou un « label » par rapport à une réglementation « à minima » 🧐

Quand je parle de surcoût ce n’est pas dans l’isolation de la maison (murs, portes, fenêtres, combles) mais dans les matériels annexes à mettre en place pour atteindre le confort et les minimas : ventilation, PAC, Poêle étanche, chaudière à condensation, photovoltaïque, puits canadien, etc.

Une maison Passive à Nice … j’arrive à imaginer, mais à Chamonix je demande à étudier à la loupe l’usine à gaz sur 30 ans … 13°C l’hiver en moyenne c’est beaucoup plus simple que -13°C !!!

Même remarque entre Cherbourg et Strasbourg où l’amplitude des températures été-hiver est faible d’un côté et énorme de l’autre.

Les exemples de maisons RT2012 ne sont pas tous concluants … très loin de là :mrgreen:

Beaucoup de femmes et d’enfants surchauffent l’été parce que Monsieur a décidé RT2012 à minima !

Beaucoup craquent pour une climatisation faute d’avoir une maison bien conçue !

De plus, l’étanchéité des maisons actuelles peut poser problèmes si une bonne ventilation mécanique n’est pas assurée dans les règles de l’art 🙂

La surchauffe l’été, c’est la vraie faiblesse des maisons étanches et isolées ITI (par l’intérieur) … encore pire en période de canicule. L’architecture et la construction des maisons RT2012 n’est souvent pas à la hauteur pour lutter contre la surchauffe … pourtant tout semble prévu dont la TIC (Température Intérieure Conventionnelle) de la RT2012. Force de constater qu’il y a des sérieux manques et des problèmes de surchauffe .

Le pire c’est que des « sommités » s’occupent du sujet sans le moindre souci de l’efficacité :

  • Des cuisine, salon-séjour au 1er étage et des chambres aux RdC … ça ne fonctionnera jamais bien 😀
  • Des grandes baies vitrée au sud-ouest ou au sud-est avec des volets roulants sombres … une catastrophe 👿
  • Des combles habitables avec velux et une isolation en laine minérale … surchauffe assurée 😯

Bref il n’y a pas 2 cas réellement similaires, pour autant le bon sens et la simplicité restent de rigueur … comme depuis 10 000 ans dans les cavernes où il ne gelait jamais mais jamais plus de 12°C !

Une architecture et une isolation bien choisies OUI 🙂 ... des usines à gaz en accessoires NON

La question financière n’est pas la moindre !

Quel choix faire :

  • une VMC-DF de moindre qualité avec toutes les fonctions possibles ou l’inverse ?
  • une auto-installation ou passer par un professionnel ?
  • une autre solution moins couteuse comme une ventilation simple flux ?

Ne jamais perdre de vue les frais d’entretien comme le simple changement des filtres

Le seul coût des filtres est souvent scandaleux sur 30 ans !

Les coûts sont très variables selon la démarche entre auto-installation et passer par un professionnel :

  • Le matériel complet va de 5000 à 10000 € avec une double flux de qualité.
  • L’installation de 500 à 2500 €.
  • L’entretien sur 30 ans : les filtres de 250 à 3000 € (1). On passe à 8000 € avec un contrat d’entretien annuel.
  • Le nettoyage des gaines par un professionnel peut-être estimé à environ 500 €.

(1) entre les filtres « non propriétaires » et les filtres « propriétaires » des constructeurs.

Avant de vous engager dans le choix d’une double flux, il faut :

  • s’assurer de la faisabilité de l’installation (espace suffisant, etc.),
  • vérifier sa nécessité et son utilité réelle dans votre maison,
  • estimer le coût des matériels (VMC, gaines, bouches, etc.) dont les systèmes D pour réduire les coûts,
  • estimer les travaux d’installation (en auto-installation ou par un professionnel),
  • estimer le coût annuel d’entretien sans oublier dans 20 ans le nettoyage des gaines,
  • comparer en fonction de vos possibilités et de vos préférences.

Une Rolls est belle même si elle marche mal, une double flux c’est l’inverse !

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Normes & réglementation

Cette partie est assez fastidieuse, si vous êtes venu chercher la technique pure passez à l’article suivant … mais je vous conseille sérieusement de jeter un œil à cette partie avant de vous décider 🙂

Normes européennes : comparaison

Il existe une Directive Européenne sur les unités de ventilation dont les doubles flux résidentielles. Malheureusement ces Directives Européennes sont subordonnées aux réglementations nationales sur le renouvellement d’air et surtout les volumes d’air à renouveler.

Je présente une brève comparaison des quantités d’air à renouveler dans un logement de 90 m² entre 15 états membres de l’UE. Ce résumé est issu des résultats du projet HealthVent traduit par le comité international de l’AICVF.

Nb) la Belgique n’étant pas dans l’étude, je l’ai intégrée aux Pays-Bas où les volumes sont comparables.

Constat en Europe

Le renouvellement d’air d’un logement de 90 m² va de 0,25 vol/h à de 0,98 vol/h … soit un rapport de 1 à 4 :mrgreen:

Le volume minimum en cuisine va de 5,6 l/s à 41,7 l/s soit un rapport de 1 à 7. Cette différence est à relativiser car elle est un peu farfelue, particulièrement pour la France où le volume retenu est celui de la simple flux Hygro 😡

Le summum du volume de renouvellement d’air est détenu par la Belgique et la Hollande avec des volumes 2 fois plus important que la moyenne Européenne !

Nb) chaque pays à ces propres règles quelques fois difficilement comparables.

Les pays ont adopté des approches différentes pour définir les règles liées à la ventilation. Environ un tiers des pays ont des exigences de ventilation des logements qui conduisent à un taux de renouvellement d’air < 0,5 vol/h … ce qui est en contradiction avec les recommandations sur la santé préconisant un taux de renouvellement > 0,5 vol/h.

Des exigences minimales (volume, etc.) contre la teneur en polluants dans les bâtiments résidentiels et publics devraient être introduites dans les règlementations de tous les pays de l’Union européenne.

Conclusion

Les valeurs trouvées dans les normes et les règlementations nationales ne sont pas harmonisées. Les différences au niveau des pays entre la règlementation et les normes européennes ainsi que les différences entre les pays posent des problèmes aux ingénieurs et aux industriels.

Outre que la pratique actuelle est en contradiction avec les efforts d’unification et de normalisation du marché commun, il est clair qu’une directive européenne est nécessaire afin de servir de base aux règlementations des États membres. La directive Européenne devrait fixer des débits de ventilation, des caractéristiques techniques ainsi que d’autres paramètres liés à l’efficacité de la ventilation.

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Directives Européennes de ventilation

Vous allez être étonnés, je détaille en priorité les Directives Européennes sur la ventilation car je pense que cette réglementation peut s’imposer petit à petit … même si aujourd’hui ce n’est pas vrai !

Les Directives Européennes réglementent depuis le 1er janvier 2016 les unités de ventilation dont les double flux en résidentiel … il est donc maintenant possible de comparer les VMC-DF de tous les pays de la communauté.

Les Directives Européennes ErP (Energy Related Product) pour les unité de ventilation c’est :

  • Le règlement 1253/2014 avec la fiche produit (Écoconception).
  • Le règlement 1254/2014 avec l’étiquetage énergétique , les fameux A+ A B C etc.

Nb) les données de la fiche produit sont aujourd’hui fournies par les marques dans le respect du protocole de mesure de l’ErP. S’agit-il de données issues de centres accrédités ? Non pas toujours !

Si vous avez le courage, la réglementation Européenne est ICI

Mise à disposition de la fiche produit

Les Directives Européennes ERP précisent :

Pour chaque modèle d’unité de ventilation résidentielle, une fiche produit électronique, telle que décrite à l’annexe IV, est mise à la disposition des distributeurs et sur des sites internet en libre accès.

La fiche produit appropriée mise à disposition par les fournisseurs conformément à l’article 3, paragraphe 1, point b), doit être affichée sur le mécanisme d’affichage à proximité du prix du produit.

Je suis sur le cul car en France particulièrement toutes les marques et tous les distributeurs ne respectent pas toujours en 2017 cette réglementation 😈

Avant d’acheter exigez de voir la fiche produit ErP

Que manque-t-il à l’ErP pour s’imposer ?

Il manque le principal à savoir :

  • La réglementation sur les quantités d’air à renouveler … chasse gardée de chaque pays !
  • Imposer des centres de tests indépendants et accrédités par l’ErP !

Chaque pays garde sa réglementation sur la quantité d’air à renouveler. C’est grâce à cette astuce que chaque pays peut faire sa « tambouille » :mrgreen:

Si une Directive Européenne sur la quantité d’air à renouveler existait il en serait quasiment fini :

  • Des certifications nationales comme la NF VMC.
  • Des conceptions « hasardeuses » de VMC-DF fabriquées pour automatiser une réglementation nationale.
  • De l’obligation d’une certification nationale sur le matériel pour ne pas être pénalisé (RT2012).
  • De certains matériaux douteux comme les gaines souples PVC pour la distribution d’air.
  • De certaines pirouettes douteuses prouvant qu’une VMC-SF Hygro et mieux qu’une VMC-DF.
  • Etc …..

Nb) ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas de certifications autres que l’ErP, mais que les meilleures certifications Européennes soient acceptées dans tous les pays de l’EU 🙂

Attention aux VMC-DF du tertiaire

L’ErP fait le distinguo entre les unités de ventilation exclusivement résidentielles (UVR) et les non-résidentielles (UVNR) :

  • UVR : si volume maxi < 250 m³/h ou < 1000 m³/h si application résidentielle uniquement.
  • UVNR : si volume maxi > 1000 m³/h ou > 250 m³/h si application tertiaire possible.

La réglementation ErP présente des différentes entre UVR et UVNR :mrgreen:

Le problème se pose souvent à partir de 450 m³/h où les VMC-DF résidentielles deviennent rares.

Les VMC-DF non-résidentielles ne sont pas moins bonnes mais attention aux surprises

Des surprises comme des machines pour le tertiaire où l’échangeur et les ventilateurs ne sont pas réellement démontables facilement pour le nettoyage !

Nb) pour la suite du chapitre sur l’ErP, je ne parle que des VMC-DF résidentielles.

L’ErP impose aux VMC-DF depuis janvier 2018

  • Une dérivation thermique voir texte officiel ci-dessous.
  • Une motorisation avec au moins 3 vitesses ou équipée d’un variateur de vitesse.
  • Un niveau sonore maximal (LWA) de 45 dB (A) au volume de référence (70% du volume maxi).
  • Un signal d’avertissement visuel pour le changement de filtres.
  • la SEC, calculée pour le climat moyen, ne sera pas supérieure à – 20 kWh/(m².an) (1)

(1) cette limite reste minable, voir explication de la classe énergétique ci-dessous.

Nb) rien n’est dit directement sur le rendement thermique dans le calcul de la SEC … mais en-dessous de 80% de rendement thermique sur le volume de référence, une VMC-DF ne pourra pas prétendre à mieux qu’une classe énergétique B.

VMC-DF résidentielle : classe énergétique > B … c’est minable 🙁 👿

L’arrêt d’une VMC-DF est autorisée en Europe, mais interdit en France ou en Belgique

Quelle réglementation doit-on respecter ? Personnellement je suis avant tout Européen 🙂

Des spécialistes Français prédisaient pour l’ErP 2018 « La fin de l’autoréglable en résidentiel » … leur rêve du 100% Hygroréglable est tombé à l’eau … heureusement :mrgreen:

D’autres spécialistes prédisent pour le RE2020 « La fin des systèmes où un air froid sera insufflé » … j’ai hâte de voir ça pour la Simple Flux … ça serait une vraie révolution en France :mrgreen:

Texte officiel ErP de la dérivation thermique (Bypass)

Toutes les VMC-DF seront munies d’un dispositif de dérivation thermique.

Dispositif de dérivation thermique = toute solution qui contourne l’échangeur de chaleur ou contrôle automati­quement ou manuellement sa récupération de chaleur, sans nécessiter obligatoirement une dérivation physique du flux d’air (par exemple dérivation été, contrôle de la vitesse de l’échangeur rotatif, contrôle du débit d’air).

C’est un GAG que certains ont bien compris : sans bypass intégré dans le caisson de la VMC-DF la solution simple pour respecter l’ErP c’est d’arrêter le ventilateur d’insufflation et le tour est joué. Une VMC-DF sans bypass mais avec le mode ECO (arrêt possible d’un ventilateur) répond donc au « Bypass » ErP 🙂

L’étiquette énergétique 1254/2014

Étiquette énergétique 1254/2014

Étiquette énergétique avec : A sans capteur, A+ avec capteurs

L’étiquette énergétique n’est pas importante ni intéressante puisque pauvre en informations … mais surtout la classe énergétique est complètement ‘bidonnée’ selon moi.

De plus, toutes les VMC-DF, même les mauvaises, sont dans un mouchoir de poche entre les classes énergétique B et A+.

La photo montre une même VMC-DF avec 2 classes énergétiques :

  1. sans capteur : classe = A
  2. avec 2 capteurs qualité de l’air : classe = A+

Quelle connerie puisqu’on ne trouve aucune indication sur l’étiquette précisant le pourquoi du comment de la classe énergétique !

Une VMC-DF peut avoir jusqu’à 4 étiquettes énergétiques : commande basique, programmation, 1 capteur interne, 2 capteurs externes !!!!

Dans ces conditions je vous laisse imaginer quelle étiquette va être mise en avant dans la présentation sur le Net ou dans les documents commerciaux :mrgreen:

L’étiquette énergétique est un « leurre » dans le monde de la VMC-DF

La fiche produit 1253/2014

Fiche produit (clic pour agrandir)

Fiche produit. Clic pour agrandir

La fiche produit des unités de ventilation est par contre une super initiative.

En effet les fabricants ou marques doivent mettre à disposition des distributeurs et des consommateurs une fiche produit normalisée avec des renseignements très intéressants (% de rendement thermique, % de fuites internes et externes, débit maximal, puissance électrique au débit max, puissance absorbée en Wh/m³, etc.).

Certaines marques cachent la fiche produit … introuvable ! Inutile de vous expliquer ce que ça veut dire 😈

Nb) toutes les VMC-DF du TOP15 ont une fiche produit. Les rares VMC-DF étudiées sans fiche produit « trouvable » sont toutes recalées à cause d’une piètre qualité de fabrication ou des défauts rédhibitoires :mrgreen:

La fiche produit normalisée est une très bonne chose … je dis bravo 😛

Dommage, il y a 2 données avec des formules incompréhensibles pour le commun des mortels :

SEC (consommation d’énergie spécifique) en kWh/m².an. :

Voir plus loin le détail des paramètres de la SEC

EAC (économie annuelle de chauffage) en kWh énergie primaire/an … je ne mets pas la formule tant c’est « fumeux » et discutable 🙂

Pourquoi la classe énergétique est-elle « bidonnée » ?

La SEC en condition climatique moyenne détermine la classe énergétique :

  • A+ : si SEC < – 42 kWh/m².an
  • A : si – 42 ≤ SEC < – 34
  • B : si – 34 ≤ SEC < – 26

L’ErP fait la part trop belle aux économies d’énergie comme celle des asservissements automatiques de la VMC-DF en fonction je cite : d’une régulation modulée ou d’une régulation par horloge 🙂

La régulation modulée donne un sacré bonus au calcul de la classe énergétique !

Régulation Modulée (RM)

La régulation modulée c’est asservir automatiquement le volume de la VMC-DF, avec par exemples :

  • Un capteur d’humidité dans la VMC-DF (RM centrale).
  • Un ou deux capteurs externes d’ambiance (RM locale).

L’ErP dit : Dispositif ou ensemble de dispositifs, intégré ou fourni séparément, qui mesure un para­mètre de régulation et utilise le résultat pour régler automatiquement le débit de l’unité de ventilation et/ou les débits des conduits.

Les paramètres de régulations

L’ErP dit : Le niveau d’humidité relative (HR), de dioxyde de carbone (CO2), de composés organiques volatils (COV) ou d’autres gaz, la détection de présence, de mouvement ou d’occupation par la chaleur corporelle infrarouge ou la réflexion d’ondes ultrasons, les signaux électriques provenant du déclenchement manuel de l’éclairage ou d’équipements.

Pourquoi tant de haine du mode MANUEL via une commande à 3 vitesses ?

Régulation par horloge

C’est tout simplement une VMC-DF avec la possibilité de faire une programmation hebdomadaire.

L’ErP dit : Interface homme-machine comprenant une horloge (régulée en fonction de la période du jour) destinée à réguler la vitesse du ventilateur/le débit de l’unité de ventilation, comprenant au moins sept réglages quotidiens manuels du débit ajustable pour au moins deux périodes de réduction de puissance, c’est-à-dire les périodes au cours desquelles un débit réduit ou nul s’applique :mrgreen:

Nb) vous n’avez peut-être pas remarqué mais l’ErP prévoit un débit nul donc l’arrêt de la VMC est possible 🙂

Explications du « bidonnage »

Une partie de la formule de la SEC est CTRLx :

CTRL type de régulation de la ventilation :

  • CTRL = 1,00 : Régulation manuelle (V1, V2, V3).
  • CTRL = 0,95 : Régulation par horloge (programmation hebdo).
  • CTRL = 0,85 : Régulation modulée centrale (1 capteur interne).
  • CTRL = 0,65 : Régulation modulée locale (2 capteurs d’ambiance externes).

L’Exposant x est fonction des possibilités sur le ventilateur :

  • x = 1,0 : Ventilateurs avec marche/arrêt & vitesse unique.
  • x = 1,2 : Ventilateurs avec 2 vitesses.
  • x = 1,5 : Ventilateurs avec au moins 3 vitesses … en plus de l’arrêt 🙂
  • x = 2,0 : Ventilateurs avec vitesse variable (1)

(1) L’ErP dit : tout convertisseur électronique de puissance, intégré au moteur et au ventilateur, ou fonc­tionnant avec eux comme un seul système ou comme un élément fourni séparément, qui adapte de manière continue la puissance électrique fournie au moteur de façon à contrôler le débit.

Nb) ne pas confondre une commande variateur de vitesse et vitesse variable ! La vitesse variable c’est la mise en œuvre automatique de la modulation des ventilateurs EC (0-10v) via par exemple un ou des capteurs qualité de l’air.

Vulgarisation de la classe énergétique d’une même VMC-DF

  • Avec une commande manuelle à 2 vitesses, sans programmation, sans capteur : classe C
  • Avec une programmation hebdo et 3 vitesses, sans capteur : classe B
  • Avec le mode AUTO via un capteur interne HR (vitesse variable) : classe A
  • Avec le mode AUTO via 2 capteurs d’ambiance CO2 et/ou COV (vitesse variable) : classe A+

Conclusions sur la classe énergétique

Plus il y a d’asservissements modulés, meilleure est la classe énergétique. Peut importe si on utilise que le mode manuel, si les capteurs ne fonctionnent pas ou si on n’utilise pas la programmation :mrgreen:

Beaucoup de VMC-DF ont aujourd’hui une sonde interne HR … pour améliorer la classe énergétique 🙂

Mais les asservissements modulés externes (capteurs d’ambiances) sont tous en option 😡

Je confirme, pour moi la classe énergétique d’une VMC-DF est « bidonnée » 😈

Petite comparaison au passage, la réglementation française de renouvellement d’air de 1983 et la RT2012 utilisent une stratégie comparable d’asservissements modulés … pour les simples flux Hygro avec des bouches Hygro et un ventilateur mono vitesse à pression constante !


Des précisons sur la fiche produit

Le texte ErP est en italique.

SEC (consommation d’énergie spécifique) en kWh/(m².an) : coefficient destiné à exprimer la consommation d’énergie pour la ventilation par m² de surface au sol, chauffée d’un logement. Donc en double flux résultat négatif puisque récupération de chaleur … mais avec des paramètres de calculs très discutables selon moi !

Type de motorisation : plusieurs vitesses ou variateur de vitesse.

Débit maximal (m³/h) : l’unité est installée dans sa configuration complète (par exemple avec des filtres propres) et à une pression de 100 Pa. Ok normal … j’aurais préféré à 150 Pa.

Dans sa configuration complète … mais où sont tous les réseaux de gaines dans cette histoire ? Quasiment oubliés sauf des longueurs riquiquis en sortie des piquages de la VMC-DF 🙁

Avec des filtres propres … très bien mais quand ils sont sales ? Bref regardez surtout dans le diagramme débit/pression : le débit maxi fourni à la pression de 150 Pa et pas en dessous 🙂

Puissance électrique absorbée (en W) : de la motorisation du ventilateur, y compris tout équipement de contrôle du moteur, au débit maximal. C’est donc la consommation maximum de la VMC.

LWA (niveau de puissance acoustique) en dB(A) : Le bruit rayonné par le caisson … oui et alors ?

Le bruit en dB (A) est foireux comme dans toutes les certifications y compris la PHI … en effet il n’est pas tenu compte des gaines métalliques ou plastiques PEHD et encore moins du bruit de souffe aux bouches !

Je compare toujours le bruit entre les VMC-DF dans une même certification comme la PHI.

3 dB(A) de plus revient à doubler le niveau sonore … il parait que c’est comme ça l’acoustique 🙂

Débit de référence (m³/s) : le débit le plus proche d’un point de référence situé à 70 % au moins du débit maximal et à 50 Pa. C’est clair sachant que le rendement thermique se fait lui aussi au débit de 70% du débit maximal !

SPI en W/(m³/h) puissance absorbée spécifique : rapport entre la puissance absorbée effective (en W) et le débit de référence (en m³/h). C’est clair sachant que la puissance absorbée est exprimée au débit de référence en intégrant les 2 ventilateurs, les équipements de contrôle (commande, capteurs d’ambiance, capteurs de présence).

Nb) le SPI = Specific electric power dans la certification PHI.

Facteur de régulation et type de régulation : voilà les trucs qui expliquent comment et pourquoi la classe énergétique est A+, A ou B (voir explications ci-dessus Pourquoi la classe énergétique est-elle « bidonnée » ?). Il s’agit de la régulation maximum entre : manuelle, programmation, capteur interne, 2 capteurs externes.

Nb) je compare les SEC entre VMC-DF qu’avec un facteur de régulation ≥ 0,95 (sans capteur) … les autres je les ignore complètement car « bidonnés ».

Taux de fuites internes et externes (en %) : au débit de référence, fuites internes à une pression de 100 Pa, fuites externes à une pression de 250 Pa en dépression et en surpression. C’est clair, voir détail sur les fuites dans l’article : Nettoyer une VMC-DF, Chap. L’étanchéité d’une VMC-DF.

Je soupçonne les fabricants de donner des % de fuites sur la fiche produit plus importants que ceux des certifications … Pourquoi ? C’est une énigme mais pas impossible de la peur du gendarme … ce qui pourrait peut-être « justifier » des VMC-DF préparées pour les certifications (voir Chap. Certifications et performances).

CEA en kWh électricité/an (Consommation d’Electricité Annuelle) : c’est pour 100 m² au sol en climats froid, moyen et chaud. Je regarde jamais cet indicateur « douteux » … le SPI me suffit largement :mrgreen:

EAC en kWh énergie primaire/an (économie annuelle de chauffage) : c’est pour 100 m² au sol en climats froid, moyen et chaud. Les paramètres et le mode de calcul sont discutables … cet indicateur me laisse très dubitatif :mrgreen:

Rendement thermique d’un échangeur (en %)

L’Erp dit : Rapport entre le gain de température de l’air insufflé et la perte de température de l’air extrait, tous deux par rapport à la température extérieure, mesuré avec l’échangeur en condi­tions sèches et dans des conditions atmosphériques standards, avec un débit massique équilibré, au débit de réfé­rence, pour une différence de température de 13 K (13°C) entre l’intérieur et l’extérieur, sans correction de l’apport de chaleur des moteurs des ventilateurs.

Je trouve la différence de température entre l’extérieur et l’intérieur très insuffisante avec 13 K.

Nb) le rendement est sur une VMC-DF en espace chauffé.

Équivalence PHI : sans certification PHI, je minore de 5 points le rendement ErP pour une équivalence PHI.

Paramètres de calcul de la SEC

Clic gauche pour agrandir

Température moyenne (ΔΤh) : correspond à l’écart moyen entre la température intérieure (19°C) et la température extérieure au cours d’une saison de chauffage, après soustraction de 3°C pour correction des gains solaires et internes.

Températures externes :

  • Climat froid = 7,5°C : 19 – (14,5 – 3).
  • Climat moyen = 13,5°C : 19 – (9,5 – 3) climat retenu pour la classe énergétique et le rendement échangeur.
  • Climat chaud = 17°C : 19 – (5 – 3).

Le diagramme de débit/pression

L’ErP réglemente le diagramme débit/pression des VMC-DF : il doit être sur l’insufflation, où le nombre de courbes est donné par le nombre d’options distinctes de vitesse du ventilateur (une, deux ou trois). Chaque courbe doit avoir 8 points d’essai équidistants. Si variateur de vitesse 3 courbes minimale, maximale et intermédiaire. Une des courbes doit représenter le débit de référence à 70% du débit max et à 50 Pa.

OK encore faut-il que le diagramme débit/pression présenté par les marques respectent cette directive … ce n’est pas toujours le cas !

Conclusions sur les directives ErP

Les Directives Européennes encadrent les marques sur des éléments permettant des comparaisons simples et utiles … mais la qualité globale d’une VMC-DF n’est absolument pas prise en compte … tout comme dans les autres certifications (voir plus loin).

L’avantage de la fiche produit est de pouvoir comparer … même en langues étrangères

Une même VMC-DF peut avoir jusqu’à 4 classes énergétiques !

Ne jamais regarder la classe énergétique avec une régulation < 0,95


Ce n’est pas la classe énergétique qui me fera choisir ma double flux, mais sa qualité globale dont ses faibles fuites, son échangeur (qualité et perf), ses ventilateurs à action et la conso, la structure interne et externe du caisson.


Suis-je bête de ne pas croire aux capteurs d’ambiance CO2 et COV ?

Suis-je bête de croire qu’aux mode manuel et mode auto via sonde interne HR ?

A vous de choisir pour votre installation !

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Normes Françaises de ventilation

J’aborde uniquement les normes quantitatives de renouvellement d’air en résidentiel. La réglementation française repose sur les arrêtés du 24 mars 1982 et du 28 octobre 1983 relatifs à l’aération des logements … ce n’est pas d’hier 🙂

La réglementation Française de renouvellement d’air des logements est assez basique, elle concerne uniquement les quantités d’air à extraire des pièces de services (cuisine, SdB, WC, buanderie) :

  • soit par ventilation naturelle (je ne développe pas cette partie),
  • soit par ventilation mécanique simple flux. L’air neuf rentre par dépression dans les pièces principales (séjour, salon, chambres) par des ouvertures d’air prévues à cet effet … souvent via des entrées d’air sur les fenêtres.

La double flux ? La réglementation française ne précise rien de spécial pour la ventilation double flux, donc il faut considérer que la quantité réglementaire totale d’air extrait sera la même en air insufflé dans les pièces principales.

Quelques rappels de bons sens

Une personne au repos respire entre 6 et 9 litres d’air par minute, soit au plus 540 litres par heure, soit 5,4 m³ pour une nuit de 10h. Une chambre de 12 m² a un volume de 30 m³, 2 personnes respirent moins de 11 m³/nuit.

L’air inspiré contient 21% d’oxygène, l’air expiré en contient encore 16%. La teneur en gaz carbonique (CO2) est de 0,035% à l’inspiration, il passe à 1,4% à l’expiration.

Une maison n’est pas une salle de classe de 35 m² avec 20 élèves !

L’humidité excessive est le souci majeur à éviter dans une maison

CQFD : pas d’affolement sur le renouvellement d’air dans une maison

Le CO2 : le dioxyde de carbone est naturellement à 420 ppm dans l’air. Le CO2 peut-être mortel à partir de 5 % dans l’air soit 50 000 ppm ! Le CO2 monte à 4000 ppm dans un auditorium, la limite maximum sur un lieu de travail est de 5000 ppm, dans une chambre on parle d’un maximum de 1200 ppm.

Le vrai tueur dans une maison c’est le C0 (monoxyde de carbone) … c’est fou les confusions 🙂

Les COV (composés organiques volatils) dont les formaldéhydes sont dans une maison une vraie merde mais il est assez facile de limiter leur présence en évitant tout ce qui peut favoriser ces gaz toxiques.

COV … attention aux produits de nettoyage, bâtonnets d’encens et désodorisants 😈


Quelle quantité d’air renouveler en France ?

Principes généraux et exigences sur le renouvellement d’air

  • Aération générale et permanente.
  • Circulation d’air des pièces principales vers les pièces de service.
  • Entrées d’air en pièces principales : naturelles ou mécaniques.
  • Sorties d’air en pièces de service: par conduits verticaux à tirage naturel ou dispositifs mécaniques.
  • Débits d’air extraits minimaux en pièces de service.
  • Rejet d’air en toiture interdisant tout refoulement vers les logements.
  • Interdiction de raccorder à la VMC une hotte de cuisine équipée d’un ventilateur !
  • Exigences générales sur les conduits, les entrées et sorties d’air, les possibilités de vérifications et d’entretien.
  • L’emplacement des entrées d’air doivent être tels qu’il n’en résulte pas d’inconfort pour les occupants.
  • La ventilation mécanique ne doit pas perturber un appareil à combustion (poêle, cheminée, etc.).
  • Modulation automatique des débits sous conditions (autorisation, cf article 4 de l’arrêté).

Nb) ce n’est pas dit comme ça, j’ai résumé 🙂

Les volumes d’extraction de la réglementation française

La réglementation officielle Legifrance des arrêtés relatifs à l’aération des logements est ICI

Il faut bien se souvenir que cette réglementation de 1982 a été conçue pour les simples flux autoréglables par extraction et la modification de 1983 pour les simples flux Hygro A ou B (entrées d’air Hygro et/ou bouches Hygro).

Je présente un résumé des articles 3 et 4, j’apporte des commentaires personnels : (1) (2) (3) (4).

Nb) Les pièces principales du logement sont les pièces sèches (salon, séjour, chambres, bureau).

(1) quelques soient les conditions climatiques les volumes de renouvellement d’air sont à respecter surtout depuis que les maisons sont très isolées et étanches !

(2) débits maximums appliqués en France.

(3) le volume d’extraction cuisine est trop élevé dans bien des cas pour ne pas dire toujours. Il y a selon moi, une raison essentielle, en 1982 les hottes de cuisine étaient à leur balbutiement. Le texte « Si, de construction, une hotte est raccordée à l’extraction de la cuisine … » prouve que cette réglementation vieillotte est à rafraichir.

(4) ce 2ème tableau de l’article 4 est une parodie de ventilation. Ces débits minimaux « imaginés » pour la ventilation hygroréglable (modulation des volumes via bouches hygroréglables) sont bien trop faibles (5 m³/h/pièce) pour gérer la pollution de l’air intérieur (CO2 et COV). La raison d’être de ce tableau est ailleurs … les professionnels (CSBT, Certita NF, Bureau d’Études Thermiques, etc) le savent bien :mrgreen:

Avertissement : vous n’allez pas tout comprendre des § ci-dessous, c’est normal, vous y reviendrez après avoir lus les articles Conseils d’installation et Guide sur les accessoires.

Des spécificités françaises sur le renouvellement d’air

La réglementation française sur le renouvellement d’air par ventilation mécanique a été faite pour les simples flux avec des caissons dont les piquages sont en ∅125 pour la cuisine et en ∅80 pour les SdB, WC et buanderie. Deux types de simples flux sont proposés sur le marché français :

VMC-SF Autoréglable : avec 2 vitesses (la petite et la grande) via une commande. Ces simples flux avec ventilateur à action fonctionnent avec 2 pressions constantes différentes comprises entre 50 et 160 Pa.

La RT2012 n’avantage pas les VMC Autoréglables décrétées avec un volume d’air constant (comme les doubles flux) … y compris pour les simples flux autoréglables équipées d’une sonde Hygro dans le caisson.

Chaque bouche (SdB, WC et buanderie) a un volume fixe de 15 ou 30 m³/h non modifiable. La cuisine a 2 volumes possibles, par exemple 45-135 m³/h via un système mécanique du choix du volume (cordelette ou commande électrique à pile).

VMC-SF Hygroréglable : toujours mono vitesse à pression constante (environ 130 Pa) et volumes modulés par des bouches hygroréglables. La cuisine a une bouche hygroréglables et 2 volumes manuels possibles et le WC peut avoir une bouche à double débit via un système de présence (PIR).

Nb) les simples flux sont expliquées plus en détail dans l’article Conseils d’installation.

Bouche d’extraction Hygroréglable

Bouche Hygroréglable

Une bouche d’extraction hygroréglable est munie d’un détecteur d’humidité qui ouvre ou referme un volet dans la bouche pour laisser passer plus ou moins d’air. C’est un système mécanique via une tresse en nylon sensible à l’humidité.

Nb) l’entrée d’air hygro repose sur le même principe mécanique.

Quel lobbying a pu faire passer l’arrêté du 28/10/1983 faisant croire aux vertus de la pression constante et des bouches Hygro pour gérer un volume minimum de renouvellement d’air aussi faible ? Ce système de bouches Hygro est très ‘Franchouillard’ … bien joué Hal :mrgreen:

Je déconseille complètement les bouches Hygroréglables avec une double flux !

Le volume riquiqui de 35 m³/h pour 7 pièces principales n’est acceptable qu’en cas d’absence

Attention : le volume minimum est une chose, il faut aussi que la VMC soit capable d’assurer le volume maximum réglementaire d’extraction soit par exemple 225 m³/h avec 1 cuisine, 1 Sdb, 1 douche-WC, 1 WC et 1 buanderie.

Les bouches Hygro gèrent l’humidité mais pas la qualité d’air en CO2 et COV 😡


La réglementation française et la double flux

Les doubles flux en Europe sont généralement autoréglables (volume constant, vitesse constante ou débit constant) … mais jamais à pression constante sauf 1 ou 2 doubles flux bien françaises !

Précision : les VMC-DF à pression constante (bouches hygroréglables) représentent moins de 0,5% du marché européen :mrgreen:

Une double flux autoréglable est à volume constant permanent dans la réglementation française … ce qui est faux et ce qui est très désavantageux dans la RT2012 par rapport à la simple flux Hygro qui est considérée à volume variable modulé. Il en résulte dans le CEP, pour la même maison (même volume chauffé), un volume journalier de ventilation moitié moindre avec une simple flux Hygro par rapport à une double flux autoréglable !

Pire encore : une double flux sans certification NF VMC et sans mesure par un centre accrédité (normes EN 13141-7) , le rendement RT2012 dans le CEP est par défaut à 50% … même avec une certification PHI à 90% 🙁

Relisez les 2 paragraphes ci-dessus … vous comprendrez mieux pourquoi les comparaisons entre simple et double flux il y a peu de différence dans la RT2012 👿

Ironie : une double flux autoréglable sait gérer des volumes modulés via ses vitesses manuelles (jour, nuit, Boost), sa programmation hebdo et/ou son mode AUTO via des capteurs d’ambiance qualité de l’air (CO2, COV et HR).

Mais pourquoi autant de mépris en France pour la double flux ?

Les problèmes de la réglementation française avec une double flux :

les doubles flux en Europe ne sont pas à pression constante mais les bouches réglementaires autoréglables (extraction et insufflation) en France sont à volume prédéfini fixe (15, 30 m³/h, etc.).

la réglementation française sur le renouvellement d’air via des bouches autoréglables à volume prédéfini n’est sur le papier possible qu’avec une pression entre 50 et 160 Pa 🙁

Il en résulte que le réglage des débits réglementaires minimums et maximums pose problèmes avec une double flux sans la pression constante. En effet une double flux « standard » est capable d’assurer sans artifice :

  • un débit minimum réglementaire à une pression de 20 Pa si les réseaux de gaines le permettent !
  • un débit maximum à une pression de 250 Pa si les filtres sont très encrassés !

Réglementation française + bouches d’extraction autoréglables posent problèmes en VMC-DF

Un ventilateur EC d’une puissance de 250 m³/h peut assurer un volume minimum à 20Pa

Les bouches d’extraction françaises

Bouche à volume fixe

La norme française (hors VMC à pression constante) impose en double flux des bouches d’extraction autoréglables normalisées à volume fixe prédéfini (15 ou 30 ou 45-135 m³/h, etc.) mais non réglables 🙁

Les doubles flux certifiées NF VMC ont donc des bouches d’extraction certifiées NF VMC à volume prédéfini … des bouches françaises 🙁

C’est une connerie sans nom puisque le volume prédéfini d’une bouche autoréglable française impose une pression minimum de 60 Pa 🙁

Pas grave, il suffit de pousser artificiellement la pression minimum à 60 Pa 😡

Par exemple les double flux Zehnder et Brink sont certifiées NF VMC avec des bouches d’extraction françaises à volume prédéfini … d’ailleurs la documentation est spéciale pour la France au sujet des bouches :mrgreen:

Nb) les bouches d’insufflation sont aussi à volume prédéfini mais avec un régulateur de débit installé dans la gaine. Le régulateur de débit présente les mêmes problèmes que les bouches d’extraction à volume prédéfini.

Bouches à volume prédéfini (extraction ou régulateur de débit) non ... les bouches réglables oui

Les bouches d’insufflation et d’extraction conseillées sont détaillées dans l’article Guide sur les accessoires.

Une réglementation uniquement sur l’extraction d’air ?

Je vous le dis tout net, c’est finalement le moins pire car l’équilibrage extraction-insufflation peut se faire simplement et logiquement tout en respectant la réglementation :mrgreen:

Contrairement à la Belgique où la réglementation de renouvellement d’air repose sur des volumes par surface et types de pièce … mais c’est une horreur pour l’équilibrage entre insufflation et extraction 😈

Les volumes d’insufflation proposés par le DTU 68.3 P1-1-4

le DTU 68.3 P1-1-4 VMC double flux se borne bêtement en insufflation à répartir entre les pièces sèches le volume total d’extraction réglementaire :mrgreen:

Conseil pour vos volumes d’insufflation par pièce, faites la répartition qui vous semble la plus appropriée à votre maison et ses occupants … il n’y a aucune réglementation sur le sujet 🙂

Les VMC-DF françaises à pression constante

Les marques Françaises de double flux à pression constante ont automatisé le volume global d’extraction via les paramètres d’installation Nb de SdB, WC et autres pièces humides … sauf la cuisine prise par défaut 🙂

Autrement dit en insufflation les pièces principales (chambres, salon, séjour, bureau) se répartiront le volume global d’extraction réglementaire … calculé automatiquement 🙁

Précision : un salon + salle-à-manger correspondent à 2 pièces sèches !

Pour une maison avec 1 cuisine, 1 SdB-WC et 1 WC, le volume nominal d’insufflation à répartir sera :

  • 180 m³/h pour 6 pièces principales soit 30 m³/h/pièce,
  • 150 m³/h pour 3 pièces principales soit 50 m³/h/pièceune sacrée différence 🙁

La réglementation Française de 1982 et 1983 sur la ventilation est à rafraichir !

Je déconseille complètement les doubles flux à pression constante !

Nb) Les doubles flux avec choix personnalisé des volumes Boost, jour, nuit avec des bouches réglables sont mieux adaptées suivant l’architecture de sa maison et ses besoins de renouvellement d’air.

La ventilation par pièce de vie doit surtout tenir compte du Nb d’occupants


Mes volumes personnels de renouvellement d’air

Il s’agit là de mes volumes avec un recul de 35 ans d’utilisation d’une VMC-DF ! Je n’ai pas la science infuse donc à modérer pour votre cas personnel … en tenant compte de la réglementation des volumes d’extraction :mrgreen:

Je suis en réseau pieuvre avec des gaines PEHD DN75 dans une maison de 120 m² (1). Mes volumes sont :

  • Vitesse absence : 40 m³/h
  • Vitesse nuit : 80 m³/h en hiver par grand froid sinon je suis toujours en vitesse jour.
  • Vitesse jour (volume nominal) : 120 m³/h.
  • Vitesse Boost 280 m³/h avec une hotte passive ! Sans hotte passive j’aurais mis 200 m³/h.

(1) le volume de l’espace chauffé n’est pas le bon critère pour déterminer un volume d’air à renouveler 💡

En hiver par grands froids :

  • Si T-ext < 0°C : la journée avec la vitesse nuit.
  • Si T-ext < -7°C : la journée avec la vitesse nuit et la nuit avec la vitesse absence.

En été par fortes chaleurs :

  • La journée : si T-ext > 28°C < 33°C vitesse nuit et si > 33°C j’arrête la VMC-DF.
  • La nuit : en vitesse jour et j’aère naturellement avec toutes les portes intérieures ouvertes et courant d’air via les ouvertures de 2 fenêtres une RdC et une fenêtre au R1.

Pièces de vie

Une bouche par pièce < 20 m² et 2 bouches réparties par pièce de 20 m² à 40 m². Aucun équilibrage entre les bouches d’insufflation donc :

  • Vitesse nuit : 11,5 m³/h par bouche, le renouvellement est de 0,27 volume/h.
  • Vitesse jour : 17 m³/h par bouche, le renouvellement est de 0,40 volume/h.
  • Vitesse Boost : 40 m³/h par bouche, le renouvellement est de 0,95 volume/h (1)

(1) un volume important mais il y a dans la cuisine la hotte passive branchée sur la VMC-DF.

Pièces humides

La cuisine a donc une hotte passive branchée sur la DF, donc la hotte sert de bouche. Les autres pièces humides (SdB, SdB-WC, WC) dipose chacune d’une bouche. Je régule le volume de chaque pièce via des bouches réglables.

Nb) la cuisine sans hotte passive aurait eu 2 gaines sur une bouche d’extraction en ∅125.

En vitesse Boost les volumes se répartissent :

  • WC : environ 15 m³/h.
  • Salle-de-bains avec un douche : environ 30 m³/h.
  • Douche+WC : environ 40 m³/h et pourtant la surface est bien plus petite que celle de la SdB !
  • Cuisine : environ 195 m³/h soit ∑pièces sèches – ∑pièces humides hors cuisine.

Cellier : aucune ventilation. Un vrai cellier n’a pas de point d’eau sinon c’est une buanderie 🙂

Buanderie : ma buanderie au RdC est ventilée naturellement. Une buanderie aérée par une DF peut servir de variable d’ajustement pour l’équilibrage air insufflé = air extrait.

Conclusion sur mes volumes

J’ai décidé de mes volumes en fonction de ma famille (3 personnes) et de mon expérience 🙂

Il est impératif de régler un volume d’extraction propre à chaque pièce humide en fonction de son utilisation.

Mes volumes d’insufflation par pièce sont une simple répartition du volume global entre les bouches d’insufflation.

Nb) en 2011 je ne connaissais pas les gaines DN90, sinon j’aurais posé cette dimension de gaines en SdB, douche-WC et chambre parents.

En Extraction, j’ai réglé mes volumes pièce par pièce 🙂

En insufflation, je ne fais aucun équilibrage et aucune régulation de volume aux bouches 🙂

Attention : en maison très étanche il faut laisser tourner la VMC-DF en permanence !

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Normes Belges de ventilation

Il s’agit d’un résumé de la réglementation PEB (Performance Énergétique des Bâtiments) en ventilation.

Nb) vous trouverez plus de détail sur la réglementation PEB en Annexes.

Les volumes réglementaires Belges sont des minimas … qu’il faut interpréter comme des maximas sinon bonjour les dégâts :mrgreen:

La réglementation PEB impose un débit de conception minimum d’alimentation, de transfert ou d’évacuation d’air pour chaque type de pièce : cuisine, salon-séjour, chambres, salle-de-bains, WC, buanderie, etc.

Le débit minimum de renouvellement d’air est de 3,6 m³/h/m² au sol du volume chauffé, mais il y a des débits minimums à respecter et des débits limités … heureusement 🙂

Les ouvertures de transfert entre les locaux (passage de l’air d’une pièce à l’autre) doivent avoir une capacité d’ouvertures suffisantes pour une différence de pression de 2 Pa maximum.

Volumes en extraction

  • Débit nominal mini : cuisine ouverte 75 m³/h, cuisine fermée 50 m³/h;
  • Débit nominal mini : SdB ou buanderie 50 m³/h; WC 25 m³/h.
  • Débit limité : cuisine fermée, SdB ou buanderie 75 m³/h.

Volumes en insufflation

  • Débit nominal mini : séjour 75 m³/h, chambre ou bureau 25 m³/h
  • Débit limité : séjour 150 m³/h,
  • Débit limité : chambre ou bureau 72 m³/h.

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Présentation de la RT2012 et des labels

Les deux codes RT2012 et DTU sont en France dans toutes les bouches des professionnels du bâtiment. Je vous le dis tout net, en matière de ventilation résidentielle en générale et de ventilation double flux en particulier … c’est plutôt tristounet 🙁 :mrgreen:

Rappel, en France la RT2012 est une réglementation qu’il convient de respecter pour les constructions neuves et certaines rénovations. Un DTU est une norme professionnelle … sans oublier les Directives Européennes !

En Belgique c’est la même chose avec la réglementation PEB … chaque pays de l’UE a sa également leur réglementation nationale de renouvellement d’air 🙂


La RT2012 et DTU ventilation

Les 3 exigences de la RT2012

Bbio (Besoin bioclimatique) il représente l’exigence minimale d’efficacité énergétique du bâti (la performance de l’enveloppe) sur les besoins de chauffage, de refroidissement et les apports solaires … indépendamment des systèmes énergétiques utilisés ! Le Bbio est modulé selon la localisation et l’altitude pour obtenir le Bbiomax possible.

Cep (Consommation d’énergie primaire) elle doit être inférieure à une valeur moyenne de 50 kWhEP/m² modulée en fonction de la typologie du bâtiment, de sa localisation géographique, de son altitude et des émissions de CO2 (gaz à effet de serre) des énergies utilisées (poêle à granulés, PAC, etc.) pour obtenir le Cepmax possible.

Exemples simples pour une surface SHON RT de 120 m² :

  • 47 Lot-et-Garonne – Zone : H2c – Altitude : 100 m = Bbiomax : 54 Cepmax : 41
  • 63 Puy-de-Dôme – Zone : H1c – Altitude : 350 m = Bbiomax : 72 Cepmax 56
  • 67 Bas-Rhin – Zone : H1b – Altitude : 250 m = Bbiomax : 84 Cepmax : 61
  • 73 Savoie – Zone : H1c – Altitude : 750 m = Bbiomax : 84 Cepmax : 66

Tic (Température intérieure conventionnelle) elle conditionne le confort d’été sans recourir à une système actif de refroidissement. La Tic mesurée c’est la valeur maximale atteinte sur une séquence de 5 jours consécutifs de forte chaleur. La valeur Tic d’un projet doit être < à la valeur du Ticref à 26°C.

Quelques précisions

  • le Bbio (valeur sans unité) suffit pour le permis de construire mais ne suffit pas pour la conformité RT2012.
  • le CEP ne tient pas compte des consommations des appareils électroménagers, de bricolage, de loisirs.
  • La production photovoltaïque peut augmenter le CEP jusqu’à 12 kWhEP/m²/an.
  • L’énergie primaire du Cep (kWhEP) est calculée selon le consommation d’électricité avec le barème :
    • 1 kWh photovoltaïque, gaz, fioul ou bois = 1 kWhEP
    • 1 kWh électricité = 2,58 kWhEP … ça pique un peu :mrgreen:

Les calculs des 3 exigences RT2012 sont compliqués, un commerce effréné s’opère de la part des thermiciens et BET pour des études thermiques et la rédaction des documents officiels RT2012 … allez jeter un œil sur le net 🙂

La méthode de calcul des coefficients Bbio, Cep et Tic n’a pas pour vocation de faire un calcul de consommation réelle compte tenu des conventions retenues. La méthode est définie dans 2 documents annexes à la RT2012 :

  • En neuf : A l’arrêté portant approbation de la méthode de calcul Th-BCE 2012 … 1377 pages c’est ICI
  • En rénovation : A l’arrêté portant approbation de la méthode de calcul TH-C-E ex.

Évaluation gouvernementale de la RT2012

Rapport gouvernemental de 2018 : CGEDD n° 010888-01 et CGE n° 2017/08/CGE/SG sur l’évaluation de la réglementation thermique de 2012 dans les bâtiments neufs en vue de la prochaine réglementation environnementale.

Le document est ICI … je vous invite vivement à le lire 🙂

Quelques pépites issues du document

La méthode de calcul réglementaire de la consommation est une boîte noire à rendre plus transparente et à simplifier pour être mieux appliquée.

Les 1300 pages de l’arrêté du 30 avril 2013 définissant cette méthode de calcul sont souvent citées, à tort, à l’appui de cette appréciation. En fait, ce sont des spécifications techniques détaillées d’un programme informatique. Elles comportent un ensemble de fiches correspondant aux techniques et systèmes envisageables pour la réalisation du
bâtiment projeté avec l’identification des données d’entrée correspondantes. Elles traduisent une volonté d’exhaustivité sur ce sujet complexe. Mais il est vrai qu’il faut une certaine volonté pour les appréhender.

Recommandation à la DHUP : Améliorer d’ici 2 ans la prise en compte réglementaire des questions de qualité de l’air intérieur et de confort d’été.

Revoir la réglementation de 1982 sur la ventilation en cohérence avec la réglementation thermique.

Prévenir efficacement l’inconfort d’été des bâtiments neufs en fixant de nouvelles dispositions dans la RT2012 et dans son moteur de calcul.

Il y a encore des pirouettes

Compte-tenu du changement climatique, améliorer les conditions réglementaires du recours à la climatisation en autorisant une augmentation du seuil maximal de consommation dans ce cas.

Précision : cette remarque est lourde de sens dans son interprétation. En effet il semblerait plus logique d’augmenter l’isolation et le déphase des isolants plutôt que recourir trop facilement à la clim !

La mission considère cependant qu’il n’est pas indispensable de modifier la température maximale de 19°C, retenue en France dans la méthode de calcul de la réglementation thermique.

Températures retenues en hiver dans le moteur de calcul Th-BCE de la RT2012 :

  • Température de consigne pour l’ensemble des pièces d’un logement : 19°C
  • Température si inoccupation > 24h et < 48h : 16°C.
  • Température si inoccupation ≥ 48h : 8°C.
  • Inoccupation conventionnelle en hiver : une semaine.
  • Inoccupation conventionnelle en journée avec 16°C : de 10h à 18h.

RT2012, la température moyenne en hiver serait in fine d’environ 17,5°C … ?!

In situ la température intérieure en hiver est en moyenne à 21°. Ces écarts de 2K (température de consigne) et de 4K (moyenne hivernale) présente une différence de chauffage pouvant atteindre plus de 50% entre la théorique RT2012 et la réalité in situ … une paille :mrgreen:

Nb) en maison Passive, une vraie, paradoxalement la RT2012 serait plus importante que la réalité in situ.

Mes conclusions sur ce rapport gouvernemental

Espérons que ces quelques recommandations gouvernementales sur la RT2012 soient opérationnelles … disons pour la prochaine RE (Réglementation Environnementale) au 01 janvier 2021.

Les thermiciens ou BET (Bureau d’études thermiques) sont avant tout des utilisateurs de programmes informatiques pour le calcul des 3 exigences RT2012 (Bbio, Cep et Tic). Il en est de même pour toute STD (simulation thermique dynamique) … si des paramètres sont absents ou foireux, le résultat ne sera pas bon.

Certes les thermiciens peuvent apporter des conseils d’améliorations … enfin espérons :mrgreen:

Les thermiciens s’attachent surtout à obtenir les minimas obligatoires de la RT2012 !

ITI, SF Hygro, laine minérale, BA13 et PAC chauffage … le quinté de la RT2012 😡

La RT2012 et la ventilation

La RT2012 traite très mal la double flux et très bien la simple flux Hygro … c’est comme ça 🙁

La double flux est obligatoire en maison passive ... la double flux est superflue dans la RT2012

La double flux est la 5ème roue du carrosse dans la RT2012. Espérons que la prochaine RE redresse la barre … mais j’ai de plus en plus de doutes :mrgreen:

Nb) en 2018 la double flux représente moins de 5% du mode de ventilation en maisons individuelles neuves 🙁

Les calculs énergétiques RT2012 entre SF Hygro et double flux ne sont pas équitables

RT2012 : simple flux Hygro, photovoltaïque valorisés … double flux négligée

la RT2012 n’est pas crédible avec un volume constant pour les doubles flux actuelles

VMC-DF sans certification NF VMC mais certifiée PHI ... 50% de performance dans la RT2012 !

Je ne détaille pas toutes les différences, je vous laisse voir les explications sur le site Fiabitat Chap. VMC double flux et RT 2012 c’est ICI … merci à Frédéric LOYAU.

Appréciation personnelle, les professionnels du bâtiment ne vont quand même pas se faire chier avec une DF et son installation délicate quand la SF Hygro plus simple et pas chère est plébiscitée par la RT2012 … mais

Simple flux … en hiver attention à l’air froid entrant dans la maison … ce n’est pas drôle :mrgreen:

Le péquin moyen en ventilation va demander conseils à l’architecte, constructeur ou thermicien … la réponse sera presque à coup sûr « Installez une Simple Flux Hygro certifiée NF VMC ».

(DTU

Un DTU ou NF DTU (document technique unifié) c’est la norme d’application (de réalisation) dont tous les professionnels se référent « normalement » du devis jusqu’à l’exécution des travaux.

Le domaine de la ventilation mécanique est couvert par les DTU 68.3 :

  • DTU 68.3 P1-1-1 : Ventilation mécanique règles générales.
  • DTU 68.3 P1-1-2 : Ventilation mécanique contrôlée autoréglable simple flux.
  • DTU 68.3 P1-1-3 : Ventilation mécanique contrôlée gaz.
  • DTU 68.3 P1-1-4 : Ventilation mécanique contrôlée autoréglable double flux.

Nb) Les VMC Hygroréglables ? C’est un monde à part avec une réglementation propre (Arrêté du 28 octobre 1983) et un Cahiers des Prescriptions Techniques rédigé par le CSTB. Les VMC Hygroréglables sont avantagées dans la RT2012 via le « débit modulant » des bouches d’extraction Hygroréglables 😡

DTU 68.3 P1-1-4 : Ventilation mécanique contrôlée autoréglable double flux

La première édition de ce document est du 29 avril 2017, oui vous avez bien lu. Avant cette date, la ventilation double flux était aux abonnés absents des DTU VMC :mrgreen:

J’ai examiné avec grande attention le DTU 68.3 P1-1-4 … j’ai été très déçu … d’autant plus que 41 personnes auraient participé à l’élaboration de ce document de 56 pages.

En une phrase, le DTU 68.3 P1-1-4 répartit entre les pièces de vie (pièces sèches) le volume total d’extraction de la réglementation Française des arrêtés du 22 mars 1982 … relooké le 28 Octobre 1983.

Extrait DTU 68.3 P1-1-4 Annexe C (informative) sur les débits d’insufflation :

  • Pourquoi de telles différences entre les chambres ?
  • Les 14% de déséquilibre possibles sont pour moi absurdes, par où va rentrer l’air manquant ?

Nb) une ventilation par Nb de personnes dans chaque chambre eu été plus appropriée 💡

Ma plus grande déception du DTU 68.3 P1-1-4

Les gaines flexibles (gaines souples PVC ou alu) ne sont pas interdites en double flux … le DTU 68.3 P1-1-4 fait une belle pirouette :

5.1.1.2 En maison individuelle

Non en double flux

L’utilisation des réseaux flexibles est limitée à 3 mètres par bouches desservies, avec deux coudes maximum de mise en forme sur le conduit.

Dans le cadre d’un dimensionnement simplifié du réseau, les tableaux ci-après donnent les diamètres hydrauliques à utiliser selon les débits véhiculés (y compris 12% de fuites) pour des conduits circulaires.

12 % de fuites et 14% de déséquilibre !!! Ça fait quand même beaucoup pour des normes d’installation double flux … ce n’est pas ce que j’appelle une installation dans les règles de l’art 😡

Les bras m’en tombent, que vont faire les installateurs avec ces « normes » ?

Nb) même avec des longueurs limitées de gaines souples, les installations restent non nettoyables 👿

Juste histoire de « semer la me… » : rien n’est dit contre les gaines souples isolées pour l’entrée et la sortie d’air 🧐


Les labels BBC

Le label BBC Effinergie va de paire avec la RT2005 (RT2005 BBC). En résumé le label BBC était la RT2012 avant l’heure. Il y a plusieurs certificateurs pour ces labels BBC Effinergie (Promotelec, Céquami, …).

Une maison certifiée RT2012 est naturellement BBC

Aujourd’hui des labels BBC Effinergie+ existent avec des petits plus par rapport à la RT2012 mais pas de quoi révolutionner le bazar. La VMC-DF n’est pas obligatoire chez tous les labels BBC 🙁

Chaque label BBC a ses propres contraintes ce qui rend globalement le label BBC difficilement lisible. Je ne m’intéresse pas plus au label BBC, je lui préfère de loin le label Maison Passive (PHI ou Minergie) 🙂


Le label Maison Passive

La certification « Maison Passive » n’existe pas officiellement en France en RT2012. Des labels adaptés sont possibles comme PassivHaus Institut (Allemagne) ou Minergie-P (Suisse). Il s’agit d’une démarche individuelle via des organismes spécialisés dans le conseil ou la construction de Maisons Passives.

Le besoin de chauffage et le besoin de refroidissement sont indépendants des systèmes que vous allez choisir. En résumé ça veut dire que vous pouvez choisir des grilles-pains pour votre chauffage (1). Il suffit de respecter les critères de consommation énergétique 🙂

(1) il en est de même pour la RT2012 mais cette dernière étant moins stricte sur l’isolation ça entraine un besoin en chauffage plus important et donc une quasi impossibilité de pouvoir choisir un chauffage électrique !

La certification « Maison Passive » valorise l’efficacité énergétique du bâti (isolation-étanchéité), la bonne utilisation des apports solaires et des stratégies de ventilation adaptées.

Les principaux critères du label Maison Passive PHI (PHPP)

  • Énergie primaire totale (Ep-T, tous usages confondus) ≤ 120 kWh/m²/an.
  • Besoin de chauffage ≤ 15 kWh/m²/an et une puissance de chauffe ≤ 10 W/m².
  • Besoin de refroidissement ≤ 15 kWh/m²/an.
  • Perméabilité à l’air de l’enveloppe n50 ≤ 0,6 vol/h sous 50 Pa de différence de pression (1)
  • Possibilité de réguler les débits de ventilation et la température intérieure.
  • VMC-DF obligatoire et certifiée PHI ou équivalent.
  • Triple vitrage obligatoire selon l’exposition.
  • Épaisseur minimum d’isolant bien plus important que dans la RT2012.

(1) du volume de la surface utile aménageable au sol ≅ la surface habitable chauffée.

Nb) l’étanchéité à l’air de la RT2012 : Q4 ≤ 0,6 m³/(h.m²) de la surface de parois hors sol sous 4 Pa de différence de pression … soit environ 4 fois moins d’étanchéité que le label Maison Passive !

La VMC-DF est obligatoire en label Maison Passive … elle est valorisée !


Conclusions sur la RT2012 et les labels

Il est difficile de comparer la RT2012 et le label Maison Passive. Il existe un document sur le sujet : Performance énergétique mesurée et comparée des bâtiments passifs, c’est ICI.

En ventilation résidentielle beaucoup de professionnels défendent bec et ongles la RT2012 … avec des arguments souvent douteux pour noyer le poisson dans l’eau. Ne vous laisser pas manipuler !

Je vous donne uniquement des éléments personnels de réflexion :

  • Une bonne VMC-DF certifiée PHI est à privilégier même si elle n’est pas certifiée NF VMC.
  • RT2012 : viser plus d’épaisseur d’isolant que les minimas !
  • Attention aux baies vitrées qui ne seraient pas plein sud mais sud-est ou pire sud-ouest !
  • Privilégiez l’isolation par l’extérieur (ITE) plutôt que l’insolation par l’intérieur (ITI).
  • Privilégiez la ouate de cellulose ou la laine de bois plutôt que des laines minérales !
  • Construire façon « Maison Passive » sans le label est une très bonne solution.

La VMC-DF est ‘un parent pauvre’ de la RT2012 … ne vous prenez pas la tête !

Ventilation double flux : je suis très déçu par la RT2012 et le DTU 68.3 VMC-DF !

La RE2020 arrive !

La prochaine Réglementation Énergétique est annoncée à grand renfort d’annonces et de publicités sur le Net 🙂

Je retiens essentiellement que cette prochaine RE s’oriente vers la maison passive voire même la maison positive en énergie … ne rêvons pas trop quand même 🙂

Je suis très curieux de voir comment la double flux va être traitée car logiquement elle devrait trouver sa juste place dans le dispositif global … donc rien à voir avec la situation actuelle de la RT2012 🙂

Espérons que la prochaine réglementation thermique 2020 soit plus « Passive » que « Business »

La prochaine RE intégrera-t-elle les labels Maison Passive existant en Europe dont PassivHaus Institut (Allemagne) et/ou Minergie (Suisse) ? Je l’espère et pourquoi pas en les acceptant en lieu et place d’une certification maison passive typiquement française … bon là je rêve vraiment trop 🙂

Fin de l'article

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