VMC-DF à cœur ouvert. Normes & réglementation

VMC-DF à cœur ouvert. Normes & réglementation

Comment utiliser le blog ?

  • Chaque article dans le menu de droite a un sommaire dynamique.
  • Chaque lien « ICI » se fait sur une nouvelle page, dont les liens externes.
  • Clic gauche sur une photo pour la taille réelle, reclic sur la photo pour revenir.
  • Commentaire uniquement dans l’article Questions-réponses. Mes réponses en gras.
  • Certains articles nécessitent un mot de passe, faire une demande dans l’article Questions-réponses avec une bonne Adresse Email … sinon nada 🙂
Si un article s’affiche à la dernière page 🙁 … clic gauche sur RETOUR AU DÉBUT

Nb) je ne garantis pas les liens externes sur Smartphones …. sauf pour les sites « responsives » 🙂  Si vous utilisez Internet Explorer  je ne garantis rien 🙁

Sommaire : VMC-DF à cœur ouvert

  1. Présentation du blog
  2. B.A.BA sur la VMC-DF
    • Les échangeurs thermiques
    • Les ventilateurs
    • Le caisson d’une VMC-DF
    • Le bypass
  3. Autres spécificités d’une VMC-DF
    • Commande à distance, capteurs qualité de l’air
    • Mode de fonctionnement Manuel, Auto ou Prog
    • Préchauffage, postchauffage, Etc.
  4. Quel volume maxi pour ma VMC-DF ?
  5. Certifications et performances
  6. Autres bons sites à consulter
  7. Une VMC-DF oui ou merde ?

Sommaire : Normes et réglementation

  1. Normes européennes : comparaison
  2. Directives Européennes de ventilation
  3. Normes Françaises de ventilation
    • Quelle quantité d’air renouveler en France ?
    • La réglementation Françaises et la double flux
    • Mes volumes personnels de renouvellement d’air
  4. Normes Belges de ventilation
  5. Présentation de la RT2012 et des labels
    1. RT2012 et DTU ventilation
    2. Label BBC
    3. Label Maison passive

VMC-DF à cœur ouvert

Présentation du blog

L’article « Quelle VMC-DF choisir ? » outre le tableau « Classement et comparatif des 15 meilleures VMC Double Flux », c’est environ 150 pages de détail sur les 15 doubles flux classées.

Les codes couleurs

J’ai utilisé des codes couleurs pour plus de clarté :

  • Mise en relief (conseil, avertissement, attention).
  • Ce qu’il faut faire, le must.
  • Au cas par cas, un doute, selon vos désirs.
  • A proscrire, à éviter, à ne pas utiliser, à bannir.

Quelques remarques personnelles

Je n’ai pas la vérité, si vous pensez que j’ai eu tort dans un de mes conseils, c’est très bien vous aurez eu une contradiction qui renforcera votre choix. Je vous donne mes convictions, sans vouloir vous les faire adopter, chacun est libre de faire comme il veut … en respectant la réglementation.

Ce retour d’expérience est sans concession !

VMC Double Flux : ne vous laissez pas attendrir ou influencer !

Allez jeter un œil sur l’article : Nettoyer une VMC-DF, ça vous aidera dans vos décisions 🙂

Je ne me borne pas aux normes nationales de tel ou tel pays car les réglementations « nationales » sont trop souvent orientées à mon goût sur le contexte local qu’il s’agisse du business et/ou d’une écologie « ridicule » … heureusement le ridicule ne tue pas :mrgreen:

C’est absolument fou ce que la réglementation et les normes entrainent comme certitudes et idées reçues. La question à se poser, est-ce que les lobbyings et le business national dictent la réglementation et les normes ?

Force de constater sur le Net et les forums, les « pro » et les lobbyistes interviennent beaucoup trop avec le seul souci de ne pas scier la branche sur laquelle ils sont assis et pour y parvenir la réglementation et les normes sont le rempart incontournable sur les réelles compétences dont ils devraient se revendiquer 🙁

Bien évidemment les spécialistes en ventilation de chaque pays sont catégoriques « Nos normes de renouvellement d’air et de sécurité sont les meilleures en Europe » … ben voyons 🙂 :mrgreen: 🙁

Dur dur pour un novice de faire la part des choses, trois exemples au hasard :

  • En France la réglementation avantage beaucoup trop la ventilation simple flux Hygro.
  • Une VMC ne doit jamais être arrêtée, c’est la norme en France et en Belgique. Ah bon mais l’été si je vis fenêtres ouvertes, je ne peux pas arrêter ma VMC ? Je vous laisse seul juge 🙂
  • En France, il y a beaucoup d’installations double-flux faites avec des gaines souples PVC ou alu (isolées ou pas). Ces gaines devraient depuis longtemps être complètement interdites 🙁

Nb) il est évident que les professionnels vont respecter la réglementation nationale même si les choix ne sont pas tous justifiés … mais les matériels et l’installation ne sont souvent pas à la hauteur 😈

Je le redis autrement, ce blog est fait en toute impartialité :

  • avec de mon expérience de plus de 35 ans d’utilisation d’une ventilation double flux,
  • je tiens compte des réglementations sur le renouvellement d’air … sans me laisser balader,
  • j’ai fait de très grosses recherches sur les matériels et l’installation,
  • j’ai choisi ma VMC-DF en 2011 sur plus de 60 examinées et j’ai fait mon installation de A à Z,
  • et enfin je ne suis pas un « perdreau de l’année » à mon âge 🙂

Il y a un juste milieu entre ceux qui obstruent les aérations pour éviter de faire rentrer l’air froid d’une ventilation simple flux et ceux qui sur-ventilent à cause des risques de CO2 ou de COV :mrgreen:

Textes et photos

Tous les textes de ce blog sont personnels sauf un texte récupéré sur l’hebdo Belge KNACK publié le 16 aout 2011 « Les risques VMC-DF dans une maison étanche » et quatre autres petits textes référencés.

Ma photo célèbre 🙂

Les photos sont principalement personnelles, j’ai récupéré des photos commerciales pour illustrer et des photos privées avec l’autorisation de leurs auteurs (forums, blogs ou des photos qui m’ont été gentiment transmises).

Nb) ce blog n’étant pas commercial, je ne référence pas l’origine des photos sauf si on me le demande … le cas échant, soit je référence, soit je ne publie pas la photo.

Une photo personnelle est devenue célèbre puisqu’on la retrouve un peu partout sur le Net et y compris dans des documents officiels et commerciaux sur la ventilation. Jamais personne ne m’a rien demandé :mrgreen:

La vie du Blog

Ce blog a été créé fin 2011 après de 3 mois de recherche en Europe pour remplacer ma double flux de 1976 et 1 mois d’installation. Outre les mises à jour ponctuelles au jour le jour, les dernières mises à jour importantes :

  • Octobre 2018 refonte des articles Conseils d’installation et Guide sur les accessoires.
  • Septembre 2018 refonte de l’article VMC-DF à cœur ouvert.
  • Avril 2018 refonte des Chap. Pertes de charge globale et Équilibrage des volumes.
  • Janvier 2018 refonte des Chap. Les collecteurs et Gaines PEHD : spéciales VMC ou TPC ?
  • Février 2017 prise en compte du blog sur Smartphones et Iphones.
  • Décembre 2016 création du TOP15 : Quelle VMC-DF choisir ?
  • Juin 2016 création de l’article Nettoyer une VMC-DF et son attirail.
  • 2014-2015 refonte totale du blog initial pour une présentation plus cohérente.

Terminologie Européennes

WTW : WarmTerugWin ⇒ Récupérateur de chaleur en Hollandais.

KWL : Kontrollierte WohnraumLüftung ⇒ VMC en Allemand.

WRG : WärmeRückGewinnung ⇒ Récupérateur de chaleur en Allemand.

MVHR : Mechanical Ventilation with Heat Recovery ⇒ VMC-DF en Anglais.

Succès du blog ?

Auto-constructeurs sautez ce chapitre fait pour mon ego et les « pro » de tout poil qui viennent pilier le blog 🙁

Je suis réaliste : je ne fais pas de pub particulière pour le blog avec des liens dans tous les sens dont les réseaux sociaux. Je compte surtout sur les recherches sur le Net et le bouche à oreille.

Le compteur WordPress s’incrémente d’environ 200 consultations/jour. Ce compteur représente le nombre de consultations des articles du blog.

Google Analytics Clic pour agrandir

Le suivi Google Analytics est plus parlant sachant que les doublons IP sont gérés. Il y a environ 50 utilisateurs/jour. J’ai exclu mon IP dans tous les cas 🙂

Environ 1/4 des utilisateurs arrivent sur le blog au hasard d’une recherche sans être intéressés par la ventilation. Le reste se répartit moit-moit entre professionnels et particuliers.

Il y a environ 75% de nouveaux visiteurs, en considérant que la moitié des particuliers viennent réellement pour une installation, ça fait environ 5 nouveaux auto-constructeurs potentiels par jour 🙂

Le temps passé : ne parlons pas des choses qui fâchent … une passion est une très bonne thérapie … quoi que !

Le salon ISH de Francfort : la Mecque du bâtiment en Europe dont la ventilation. J’y suis allé 3 jours en 2017, idem en 2019 … uniquement dans les stands ventilation … passion quand tu nous tiens ! Je n’avais pas imaginé un tel gigantisme en 2017 … il faut le voir pour le croire !

Le multilingue ? C’est un rêve … impossible à gérer sans qu’il soit à 100 % automatique !

Le 7 octobre 2019 le blog a franchi la barre symbolique des 500 000 consultations WordPress … chaque consultation d’un article est comptabilisé … j’ai exclu mon IP 🙂

Je remercie mon hébergeur Bricozone en Belgique. Si vous voulez jeter un œil au forum sur la construction, la rénovation et le bricolage c’est ICI

J’espère que mon blog résistera car je « tape dur » … certains n’aiment pas :mrgreen:

Nb) les marques et les distributeurs ne me font pas la guerre, la gratuité totale du blog est une arme … l’ignorance est une défense … pourvu que ça dure 🙂

Avertissements

Je m’adresse en priorité aux auto-constructeurs

Ce blog est fait pour les maisons résidentielles neuves ou en rénovation

Je n’aborde pas en détail dans ce blog :

  • Le PEB : Performance Énergétique des Bâtiments (Belgique), je présente un résumé pour la ventilation.
  • La RT2012 : Réglementation Thermique 2012 (France), je présente un résumé pour la ventilation.
  • Le DTU 68.3 : Norme française sur la ventilation mécanique, je présente un résumé … c’est suffisant 🙂
  • La NF EN 15251 : Norme française sur la qualité de l’air intérieur, la thermique, l’éclairage et l’acoustique.

Limites

J’essaie toujours de faire au mieux dans le respect de la réglementation sur le renouvellement d’air dans les logements. Toutefois certains conseils et explications peuvent être en décalage avec la réglementation française d’un autre age puisque de 1982-1983 ou la réglementation Belge avec son volume nominal de 3,6 m³/h/m² au sol.

Je décline toute responsabilité sur vos choix … en matériels et à l’installation

Si vous voyez un conseil mauvais ou discutable, je vous remercie de me faire un commentaire 🙂

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B.A.BA sur la VMC-DF

Animation par Nilan Tchéquie

La ventilation double flux c’est un système chargé de renouveler l’air dans une maison en aspirant l’air des pièces humides (cuisine, SdB, WC, buanderie) et en insufflant l’air neuf dans les pièces sèches (chambres, séjour, salon, bureau).

La principale caractéristique d’une double flux c’est son échangeur de chaleur qui récupère les calories de l’air extrait pour réchauffer l’air neuf … en moyenne 85% de la chaleur est récupérée. Les 2 flux d’air se croisent dans l’échangeur de chaleur sans jamais se mélanger.

Une double flux ne produit pas de chaleur !

Les portes intérieurs sont détalonnées de 1 à 2 cm pour le transfert de l’air entre les pièces.

Une VMC-DF propose généralement 3 vitesses (Boost, jour et nuit) réglables à l’installation. Une 4ème vitesse (absence) est proposée sur certaines doubles flux.

Le schéma montre une vue éclatée des principaux composants d’une installation double flux en réseaux pieuvres.

VMC double flux : vue éclatée d’une installation complète en réseau pieuvre

Une double flux c’est un caisson plus ou moins bien isolé avec :

  • un échangeur de chaleur … le cœur de la belle !
  • 2 ventilateurs : extraction et insufflation,
  • 4 piquages d’entrée-sortie d’air (Ø125, 160, 180 ou 200),
  • 1 ou 2 filtres sur l’air neuf pour retenir les particules,
  • 1 filtre sur l’air extrait pour éviter l’encrassement de l’échangeur,
  • une sortie condensats pour évacuer l’eau de condensation,
  • une sonde de température pour éviter le gel de l’échangeur,
  • une carte électronique pour gérer la double flux,
  • sans oublier la commande installée dans la cuisine pour le choix de la vitesse 1, 2 ou 3. Il y a la commande basique ou la commande digitale qui va bien au delà du seul choix de la vitesse.

Les 4 piquages d’air d’une VMC-DF :

  1. Entrée d’air neuf depuis l’extérieur.
  2. Air insufflé dans la maison.
  3. Air extrait de la maison.
  4. Sortie d’air vicié à l’extérieur.

Le transport de l’air se fait dans des gaines reliant la VMC-DF et les bouches d’air situées dans chaque pièce de la maison.

Il y a en général une bouche d’air par pièce. Une très grande pièce comme le séjour-salon peut avoir 2 et même 3 bouches d’air.

Au sud de la France (Nice, Carpentras, Bordeaux, …), la VMC-DF n’est peut-être pas la meilleure solution pour renouveler l’air.

Les autres spécificités d’une double flux (préchauffeur, Bypass, capteurs CO2 et COV, domotique, etc.) ne sont pas indispensables. Elles peuvent être vues comme :

  • Des + : qualité de l’air, automatisation, domotique, etc.
  • Des – : pannes, paramétrage et commande compliqués.

Les échangeurs thermiques

Il existe principalement 2 types de récupérateur de chaleur pour les VMC-DF de nos maisons :

  • L’échangeur statique, c’est 2 flux d’air (air neuf et air vicié) qui traversent un échangeur fixe.
  • L’échangeur rotatif, les 2 flux d’air sont toujours là mais l’échangeur tourne 🙂

Je parlerai essentiellement des échangeurs statiques. Le plastique prend l’avantage sur l’aluminium dans le résidentiel … normal l’échangeur plastique est moins cher à fabriquer pour un rendement meilleur.

Est-ce qu’un échangeur en plastique c’est le TOP ? Je ne suis pas certain mais il est à la mode avec son rendement meilleur. Dans les autres secteurs (hôpitaux, écoles, bureaux, industries, etc.) l’échangeur aluminium s’impose mais l’échangeur plastique arrive à petits pas.

Il faut le savoir : en été par grosse chaleur la journée, l’échangeur joue un rôle inverse en refroidissant l’air neuf très chaud si canicule par l’air extrait plus froid … mais ne vous attendez surtout pas à un miracle 🙂

Échangeur à courants croisés

Échangeur courants croisés

Rendement 50 à 65%

Ces échangeurs en aluminium ou en plastique sont un empilement de plaques très fines espacées de 3mm environ pour laisser circuler l’air.

La circulation d’air est perpendiculaire entre l’air neuf (espaces pairs) et l’air extrait (espaces impairs) sans jamais se mélanger.

Ce type d’échangeur peut arriver à 70% de performance sous réserve qu’il soit en plastique avec une surface d’échange importante.

En résumé un échangeur à flux croisés c’est un air insufflé à 10°C si l’air neuf = 0°C et l’air repris = 20°C.

Nb) un échangeur à courants croisés peut-être aussi d’enthalpie (voir ci-dessous).

En Amérique du nord (États-Unis et Canada) l’échangeur à courants croisés représente la très grande majorité des installations, il n’y a qu’en Europe où l’échangeur à contre-courants s’est imposé.

Échangeur à contre-courants

Échangeur contre-courants

Rendement 75 à 93%

Un échangeur à contre-courants est similaire sur le principe à l’échangeur à courants croisés mais ici la circulation d’air se fait en parallèle à contre sens entre l’air neuf et l’air extrait.

Nb) vous pourrez lire et trouver des rendements bien supérieurs à 93% … ma référence est la certification PHI (le TOP en Europe), voir Chap. Certifications et performances.

Les échangeurs à contre-courants sont en plastique ou en aluminium. Ils sont utilisés en 2015 dans plus de 90% des doubles flux résidentielles en Europe. Toutes les doubles flux haut-rendement en sont équipées.

Précision : le rendement d’un échangeur alu sera de 75% quand un plastique sera de 87%.

Plus de 70 % de rendement ? Et oui grâce à l’échange en // plus l’air repris avance dans les canaux de l’échangeur, plus la température de l’air neuf dans l’autre sens augmente.

Vulgarisation de l’échange de chaleur dans un contre-courants

L’air repris (extraction) rentre à 21°C et circule de haut en bas dans l’échangeur, l’air neuf (insufflation) rentre à 0°C et circule en sens inverse dans l’échangeur. La température de l’air neuf en avançant va augmenter :

  • à 15 cm, l’air neuf sera à 11,5°C
  • à 25 cm, l’air neuf sera à 15°C
  • à 35 cm, l’air neuf sera à 18°C … soit un écart de 18K sur l’air neuf 🙂

L’air repris fera le chemin inverse et sortira de l’échangeur à environ 2°C. Il s’agit ici du principe, d’autres facteurs interviennent comme l’humidité de l’air repris et la vitesse de l’air dans l’échangeur.

Pas de baratin mais du concret

La chaleur transportée par un flux d’air est de 0,33Wh/m³.K … ça veut dire en clair qu’il y a un apport de 0,33 Wh pour chaque m³ d’air et par degré d’écart entre l’air neuf extérieur et l’air repris dans la maison.

La quantité d’énergie récupérée par m³/h d’un air repris à 20° est donc en vulgarisant :

  • 5,94 Wh/m³ si température externe = 0°C et température en sortie d’échangeur = 18°C (1)
  • 3,63 Wh/m³ si température externe = 7°C et température en sortie d’échangeur = 18°C.
  • 1,98 Wh/m³ si température externe = 12°C et température en sortie d’échangeur = 18°C.

(1) à 200 m³/h avec un air externe de 0°C et un air interne à 20°C ça fait quand même 1188 Wh récupérés… pour une consommation d’environ 58 Wh (les ventilateurs + la commande) … soit un COP à plus de 20 🙂

Précision : ces chiffres c’est l’air neuf et l’air extrait entrant et sortant du caisson VMC … si vos réseaux de gaines sont mal isolés, la quantité d’énergie récupérée aux bouches d’insufflation va dégringoler 😡

Nb) j’ai mis la même température en sortie d’échangeur pour simplifier, en réalité quand l’air neuf est plus chaud la température en sortie d’échangeur augmente un petit peu.

Plus il fait froid meilleur est le rendement et plus on récupère d’énergie … CQFD

Attention : un échangeur à contre-courants craint le gel (air neuf <-3°C pour un plastique et <-10°C pour un alu), le raisonnement ci-dessus n’est plus vrai dès que l’antigel automatique réduit l’arrivée d’air neuf pour éviter le gel de l’échangeur … d’où l’intérêt d’un préchauffeur de l’air neuf pour les régions les plus froides.

Rappel : l’été par forte chaleur l’échangeur joue un rôle inverse en refroidissant l’air neuf … et heureusement !

Échangeur d’enthalpie à contre-courants

Rendement théorique jusqu’à 115%, réaliste 85%

L’échangeur d’enthalpie est en plastique, il a la particularité de récupérer une partie de l’humidité de l’air extrait pour la transférer sous forme de vapeur d’eau dans l’air neuf.

L’échangeur enthalpique est aussi un humidificateur de l’air neuf

Le transit est un processus physique grâce à une membrane polymère spéciale perméable aux molécules d’eau … sans laisser passer les molécules plus grosses comme les odeurs et les contaminants. Nous verrons plus loin que ce n’est pas aussi « pur » que ça 🙁

Physiquement on parle de sorption polymoléculaire et pas d’absorption comme je l’ai lu dans certaines littératures sur l’échangeur d’enthalpie. En effet, les membranes polymères fonctionnent dans les 2 sens adsorption ou désorption, donc l’air le plus sec (l’air neuf ou l’air extrait) récupère de la vapeur d’eau.

Échangeur enthalpique un déshumidificateur ? Et oui, dans les pays à forte humidité (Asie du sud-est) l’enthalpie est vanté pour déshumidifier l’air neuf … j’ai un doute 🙁

Les contaminants sont-ils bloqués ? Pas d’affolement mais des études ont prouvées que certains « contaminants » peuvent passés en petite quantité notamment les formaldéhydes. Ce phénomène serait dû aux COV dissous dans l’eau de condensation.

Nb) les discutions sur les contaminants traversant la membrane sont pléthores sur les forums en Allemagne, Tchéquie, etc. J’aimerais bien visiter la maison des peureux … ça ne doit pas être triste 🙄

L’enthalpique craint moins le gel, l’échangeur plastique résisterait jusqu’à une température externe entre -6°C et -10°C. Je ne suis pas expert mais j’ai un doute si l’humidité dans l’air extrait est très faible, donc je dirais plutôt -6°C soit 3K de différence avec l’échangeur plastique classique.

Les condensats avec un enthalpique ? Normalement il n’y a pas de condensats puisque l’humidité (l’eau) est récupérée. Sur certaines doubles flux avec échangeur enthalpique, il est dit dans la documentation qu’il n’est pas nécessaire de mettre une sortie condensats.

Jamais je ne jurerai qu’avec un enthalpique il n’y aura jamais de condensats !

Nb) même s’il y a un peu de condensation, normalement la circulation de l’air assèchera l’humidité.

Attention : il existe des échangeurs d’enthalpie dont les membranes internes sont en « papier fibreux spécial », il s’agit en fait de cellulose synthétique (ou naturelle?) qui ressemble à du papier. Il n’est pas question dans ce chapitre de ce type d’échangeurs « douteux » dont la durée de vie est limitée 🙁

L’échangeur d’enthalpie est surtout utilisé dans les pays très froids donc très sec en hiver … en France son utilité est très discutable.

Il faut reconnaitre que dans les régions froides avec un air très sec (Allemagne, Pologne, etc.) l’échangeur enthalpique a du succès … mais il y a aussi beaucoup de déceptions car les utilisateurs croient souvent au miracle 🙂

l’échangeur d’enthalpie est complètement contre indiqué en région humide en hiver

Nb) certains utilisent un échangeur d’enthalpie l’hiver et un échangeur standard l’été … le grand luxe mais bonjour la corvée deux fois par an 🙂

Rendement d’un échangeur d’enthalpie

L’échangeur d’enthalpie est moins efficace pour récupérer la chaleur sensible, mais il récupère de l’énergie supplémentaire en termes de chaleur latente dans l’humidité transférée … d’où une performance globale théorique pouvant atteindre 115% dans des conditions très favorables … qui n’arrivent jamais :mrgreen:

Un échangeur classique (plastique ou aluminium) a lui aussi un meilleur rendement si l’air extrait est très humide … il faut donc relativiser le rendement dû à l’humidité avec l’échangeur d’enthalpie et ne retenir que la récupération d’humidité … sinon vous risquez d’être très déçu 🙁

La certification PHI (Allemagne) : l’échangeur d’enthalpie bénéficie d’un rendement augmenté au maximum de 4,80 % correspondant à une humidité relative récupérée de maximum 60% (HR x 0,08). Sachant que le rendement PHI d’un échangeur classique ne tient pas compte de l’humidité.

La certification PHI est très juste pour l’enthalpie, le taux d’humidité récupérée au maximum de 60% est une bonne moyenne. Quelques comparaisons de rendements :

  • Paul Novus 300 : échangeur classique = 93%, échangeur enthalpique = 84% dont 4,80% pour l’enthalpie, avec récupération d’humidité à 73% .
  • Maico WS320 : échangeur classique = 92%, échangeur enthalpique = 87% dont 4,80% pour l’enthalpie, avec récupération d’humidité à 74%.
  • Zehnder Q350 : échangeur classique = 90%, échangeur enthalpique = 86% dont 4,80% pour l’enthalpie, avec récupération d’humidité à 73%.
  • Stiebel-Eltron LWZ-280 : échangeur classique = 84%, échangeur enthalpique = 79% dont 4,80% pour l’enthalpie, avec récupération d’humidité à 64%.

Nb) les 3 premiers caissons sont avec un échangeur enthalpique à membranes Paul dPoint, je n’ai aucune idée pour le dernier. L’humidité récupérée, c’est le % récupéré dans l’air extrait, pas de confusion !

Il ne faut pas rêver, sans humidité suffisante dans l’air extrait, l’enthalpie fonctionne mal … il n’y a pas de génération spontanée ! Beaucoup de déçus par les limites de l’échangeur enthalpique rajoutent des plantes et des brumisateurs dans leur maison … il n’y a pas de secret 🙂

J’ai touché une membrane polymère d’enthalpie

Échangeurs Paul dPoint

Je parle ici du brevet membrane polymère « Paul dPoint Technologies » dont les échangeurs d’enthalpie Paul, Maico, Zehnder et d’autres sont pourvus.

C’est un plastique très fin mais assez rigide pour la finesse, ça fait du bruit quand on froisse la feuille de polymère. Chaque feuille de polymère est collée sur des entretoises en plastique.

J’ai été bluffé, la grosse différence avec une membrane d’échangeur standard c’est surtout la finesse (l’épaisseur) de la membrane de l’échangeur d’enthalpie.

Oui un échangeur d’enthalpie à membranes « Paul dPoint » peut-être nettoyé délicatement à l’eau dans une baignoire.

Nb) un échangeur d’enthalpie est d’apparence externe identique à un échangeur classique sauf le nombre d’entretoises plus important pour l’enthalpique … normal les membranes sont bien plus fines et fragiles.

Je ne garantis rien qu’en à l’efficacité réelle de l’enthalpie dans le temps (*)

(*) avec un recul réel d’environ 10 ans, le polymère d’enthalpie « Paul dPoint Technologies » fonctionne toujours … d’après les commerciaux rencontrés la durée de vie serait d’au moins 15 ans. Je n’ai aucune preuve sachant que je n’ai aucune idée des conséquences des nano-poussières sur la sorption polymoléculaire 🙂

Je n’ai pas de photo à vous monter de la plaque d’enthalpie que j’ai vue et touchée … on m’a rigoureusement interdit de la photographier alors qu’une photo ne peut rien révéler dans ce cas précis !

Anecdote, quand j’ai eu en main la plaque d’échangeur d’enthalpie, je l’ai porté à la bouche en soufflant dessus le plus hermétiquement possible, histoire de voir mais je n’ai rien vu ! Quand j’ai fait ce geste les 2 commerciales ont fait une drôle de tête … heureusement je ne suis pas Chinois 🙂

Vous voulez voir ce que donne l’enthalpie sur une vidéo, c’est ICI

Conclusions sur l’échangeur enthalpique

Personnellement, j’ai des doutes sur l’échangeur d’enthalpie :

  • Même si ce n’est pas très grave, le système ne laisse pas passer que l’humidité pure.
  • Le bon fonctionnement de l’enthalpie au fil des années ?
  • Par temps vraiment sec sur plus de 10 jours, le système est décevant normal, plus le temps passe en hiver très sec, moins il y a d’humidité à l’intérieur de la maison … CQFD
  • L’apport d’humidité côté insufflation de l’échangeur … ne m’inspire rien de bon 🙁

Remarques personnelles

Le système fonctionne bien et même trop bien, il en résulte un peu de condensation côté insufflation dans l’échangeur … la poussière infime qui passe le filtre (même un F7) risque de scotcher sur le plastique de l’échangeur et y compris à l’intérieur … à partir de là tout peu arriver … comprenne qui pourra :mrgreen:

il faut être ignorant ou inconscient pour utiliser un échangeur enthalpique 👿

Une grosse carabistouille : le polymère en question serait antibactérien (résistant aux moisissures et aux bactéries) … surtout ne pas croire cette idée reçue car la poussière elle n’a pas d’antibactérien 🙁

Il faudrait me payer cher pour que j’installe un échangeur enthalpique 🙁

Un début de preuve : voir article Nettoyer une VMC-DF, Chap. Échangeur plastique enthalpique !

Nb) je suis peut-être le premier à dénoncer aux grands jours les risques possibles d’un échangeur enthalpique … j’assume et qu’on vienne me démentir 🙂

Échangeur rotatif

Rendement 60 à 80%

L’échangeur rotatif est composé de 2 tôles inox enroulées, l’une est lisse et l’autre ondulée constituant ainsi des canaux pour le passage de l’air. Ce montage forme une roue avec de nombreux petits canaux d’environ 3 mm.

La roue tourne lentement (de 5 à 20 tours/minute) via un petit moteur spécifique à ce système. Le schéma sera plus parlant qu’une grande explication !

Le système est simple, l’air neuf passe sur une moitié de la roue et l’air vicié passe sur l’autre moitié. Comme la roue tourne lentement pour l’échange de chaleur, la moitié en insufflation passe régulièrement en extraction et réciproquement.

L’échangeur rotatif serait par construction « enthalpique », la condensation côté extraction serait récupérée côté insufflation le demi tour suivant.

Attention : la récupération d’humidité peut être améliorée si l’échangeur est recouvert d’un produit comme le gel de silicate ou le chlorure de lithium … ça favoriserait le transfert d’humidité par sorption. Je suis très dubitatif et contre ce tour de passe-passe douteux !

L’échangeur rotatif a des avantages : aucune crainte du gel et l’absence de Bypass « standard » grâce à l’arrêt du moteur pour faire tourner l’échangeur.

Les gros inconvénients de l’échangeur rotatif

  • Les fuites internes entre l’air insufflé et l’air extrait.
  • L’échangeur rotatif est sans étanchéité des polluants et des odeurs 🙁

L’échangeur rotatif est surtout utilisé dans les pays très froid et le plus souvent pour les gros volumes mais on en trouve de plus en plus pour le résidentiel, surtout en Europe de l’est et en Scandinavie.

Il faut reconnaitre que dans les régions très très froide de l’Europe du nord et de l’est où l’hiver le gel est un véritable calvaire avec des -18°C pendant 2 mois, le système rotatif est une solution. Certains installateurs expérimentés ne jurent que par le rotatif … je ne partage absolument pas cet enthousiasme !

Je ne fais pas confiance à l’échangeur rotatif à cause du manque d’étanchéité

L’échangeur rotatif est interdit en application critique comme un hôpital !

Certains évoquent l’effet d’auto-nettoyage des échangeurs rotatifs. La poussière déposée sur une moitié du rotor serait délogée au demi tour suivant puisque l’air y circule dans l’autre sens … il s’agit d’une supercherie commercialemais ça prouve le manque d’étanchéité 🙁

Échangeur à variateur (inverseur de flux)

Je présente ce système à éviter absolument !

Clic pour agrandir

Il s’agit d’une VMC-DF avec un échangeur classique à contre-courants mais avec une mécanique compliquée à l’intérieur du caisson où des volets coulissants ferment une partie de l’échangeur et ouvrent une autre partie de l’échangeur en inversant le sens des flux.

Autrement dit une partie de l’échangeur est en insufflation T1 puis passe en extraction T2 🙁 👿

Cette mécanique de volets coulissants est une source de panne évidente 🙁

Flux extraction T1 T2

Cette technique douteuse est sans étanchéité puisque les mêmes canaux de l’échangeur servent en insufflation puis en extraction.

Les constructeurs vantent le système par :

  • une température externe pouvant descendre à -19°C,
  • une récupération de l’humidité en hiver sec … un peu comme l’échangeur rotatif,
  • un auto-nettoyage de l’échangeur grâce à l’inversion des flux … une vraie grosse intox 🙁

On retrouve ces VMC-DF surtout dans l’est de l’Europe, un constructeur au hasard Jablotron avec sa Futura.

Une illustration animée sur un document Nilan en Tchéquie, c’est ICI via traduction Google.

Autres caractéristiques des échangeurs

Nettoyer un échangeur : voir l’article Nettoyer une VMC-DF, Chap. Nettoyage de l’échangeur.

Échangeur standard en plastique

Échangeur plastique Recair

L’échangeur plastique est fait à base de Polymères Styrèniques type polystyrène (PS) comme le polystyrène CHOC ou d’autres plastiques comme le polyéthylène téréphtalate (PET) un plastique utilisé pour nos bouteilles … il y a d’autres plastiques !

La forme des canaux est différente suivant la marque. L’échangeur Paul a des canaux carrés, c’est le meilleur échangeur plastique du marché. L’échangeur Recair a des canaux triangulaires, la performance est légèrement inférieure à celle d’un Paul. Je ne saurais pas vous dire si la forme des canaux est la seule raison sachant que les échangeurs Paul font l’objet d’un brevet.

Nb) Recair, Paul et dPoint ont été rachetés par Zehnder Group.

Il existe plusieurs sous-espèces de polystyrène CHOC, les échangeurs Recair sont en polystyrène CHOC Escrimo (le plastique de l’intérieur de nos réfrigérateurs).

Recair zoom

Paul zoom

Beaucoup de VMC-DF sont équipées d’échangeurs Recair, il y a d’autres fabricants d’échangeurs plastiques : Paul, Klingenburg (en PET), Recutech (en PS), Holmak-Brink (en PET), F2A (en PET), Polybloc, etc.

Tous les  fabricants de VMC-DF ne précisent le type de plastique utilisé pour l’échangeur, sachant que les performances sont comparables.

Je ne suis pas capable de vous dire lequel de ces plastiques est le plus hygiénique ou le plus robuste dans le temps. Une chose est sûre le PET ne contient pas de phtalate contrairement à son nom ambigu !

Plaque d’un échangeur plastique

Les échangeurs plastiques sont montés par collage à chaud de plaques sur des entretoises dont celles du coffre. Cet assemblage est « dit-on » moins étanche qu’un échangeur aluminium … ce n’est pas une vérité absolue 🙂

Existe-t-il des échangeurs plastiques avec thermosoudage des plaques sur les entretoises … je ne pense pas, mais ?

Échangeur plastique dans un coffre en aluminium

Il existe des échangeurs plastiques dont le coffre de l’échangeur est en aluminium, les échangeurs plastiques Klingenburg et Recutech sont montés de cette façon. Est-ce que ces échangeurs sont plus robustes que les 100% plastiques ? Je pense que oui mais je n’ai aucune preuve 🙂

Échangeurs aluminiums

Échangeur aluminium

Échangeur aluminium

L’échangeur aluminium est fait de plaques embouties et serties entre elles puis serties-collées sur les entretoises du coffre. La soudure d’étanchéité est souvent faite par une colle à chaud spéciale. La résistance globale d’un échangeur aluminium est plus importante qu’un plastique.

Certains fabricants de VMC-DF fabriquent leurs échangeurs aluminiums comme Dantherm et Salda par exemple. Parmi les autres fabricants d’échangeurs aluminiums on peut citer Klingenburg, Recutech, Heatex, Holmak, dPoint.

Échangeur aluminium zoom

L’échangeur aluminium craint moins le gel que le plastique, l’aluminium tiendra le choc jusqu’à une température d’air externe de -10°C (1) alors que le plastique ne supportera pas plus de -3°C. Cette différence est due aux performances un peu plus faibles de l’aluminium et au fait que l’aluminium retient moins l’eau de condensation donc l’eau ressort plus vite et stagne moins dans l’échangeur.

Perte de charge : un échangeur aluminium a moins de perte de charge que son cousin en plastique 🙂

(1) la technique aidant, il se pourrait que des nouveaux échangeurs aluminiums soient plus performant donc le gel serait atteint avant les -10°C … toujours voir la documentation !

La performance d’un échangeur aluminium est moins bonne plus la vitesse de l’air est grande. Par exemple le rendement d’un échangeur aluminium à 150 m³/h est de 83% et à 250 m³/h de 75%. Pour les mêmes volumes un échangeur plastique ne perdra que 5 points environ.

Différences entre échangeurs alu et plastique

  • Le plastique a un meilleur rendement que l’aluminium … jusqu’à 10 points à volume élevé.
  • L’aluminium craint moins le gel que le plastique.
  • Le plastique est plus fragile, il se nettoie avec de grandes précautions à l’eau tiède.
  • L’aluminium peut se nettoyer à bonne pression avec de l’eau chaude.
  • Le plastique scotche plus les poussières fines qui traversent les filtres.

La différence de rendement entre alu et plastique est surtout une histoire de physique sur l’échange thermique avec l’air et la forme des canaux dans l’échangeur. En effet l’aluminium est meilleur caloporteur que le plastique … et pourtant le plastique a un meilleur rendement 🙂

La durabilité entre le plastique et l’aluminium est-elle comparable ? J’ai contacté des experts (fabricants d’échangeurs et installateurs) … c’est la langue de bois et des non-dits 🙂

Attention : en juin 2016, j’ai mis un bémol sur les échangeurs plastiques, voir l’article : Nettoyer une VMC-DF, Chap. : Mes craintes pour les échangeurs en plastique.

Le gel d’un échangeur contre-courants

Gel dans un échangeur plastique

Lorsque l’air neuf est < -3°C du gel peut apparaître côté air extrait d’un échangeur plastique si la température de l’air vicié passe sous les 0°C après échange de chaleur si la sonde antigel est défectueuse :

  1. L’eau de condensation gèle côté sortie air vicié de l’échangeur. Si l’échangeur gèle à cœur il peut éclater (1)
  2. Les condensats peuvent même geler (très rare) l’évacuation se bouche et la glace se stocke dans la VMC-DF.

(1) Je n’ai jamais vu un échangeur éclaté, le plus souvent c’est une couche de glace qui se forme sur la face air vicié de l’échangeur et la circulation d’air se ralentit naturellement.

Sur le schéma on voit que l’échangeur plastique Recair gèle dès un air neuf < -3°C et un HR de 20%.

Nb) dans les mêmes conditions, un échangeur aluminium craint le gel à partir de -10°C externe 🙂

Remarque : plus l’air extrait est humide, moins le risque de gel est grand … c’est normal puisque l’humidité apporte de la chaleur latente en condensant.

Gel échangeur aluminium

Rassurez vous, les doubles flux ont une sonde antigel pour éviter que la glace se forme. Grâce à cette sonde l’insufflation est diminuée puis arrêtée si nécessaire.

Un préchauffeur de l’air neuf, c’est la seule solution pour assurer une ventilation continue en période de gel en ayant toujours un air neuf > 2°C.

Le Bypass modulant comme antigel : le système est simple, dès que la température devient trop négative le Bypass modulant s’ouvre + ou – pour que l’air neuf ne passe pas complètement dans l’échangeur et évite ainsi que l’eau de condensation gèle. Cette technique de l’antigel via le Bypass modulant devient un classique depuis 2015.

Histoire de spécialiste : un Bypass modulant peut servir d’antigel que si le Bypass est sur l’air neuf … et pas sur l’air vicié … CQFD 🙂

Terminologies

HRV (Heat Recovery Ventilation) c’est un échangeur standard à plaques.

ERV (Energy Recovery Ventilation) c’est un échangeur enthalpique à plaques (récupération d’humidité).

Refroidissement adiabatique consiste à humidifier dans un caisson échangeur spécial l’air extrait (adiabatique indirect) ou l’air neuf (adiabatique direct) pour abaisser sa température et ainsi rafraichir l’air insufflé. Le système adiabatique est généralement réservé au tertiaire avec CTA (centrale de traitement de l’air) munies d’échangeur rotatif.

Échangeur à régénération : c’est l’autre nom de l’échangeur rotatif.

 

Les ventilateurs

Les deux ventilateurs sont avec l’échangeur et le caisson les fondamentaux d’une double flux. Les ventilateurs VMC-DF en résidentiel sont depuis 2011 quasiment tous en basse consommation de type EC (à commutation électronique).

Avertissement : je présente ici les ventilateurs de moins de 1000 m³/h des doubles flux de nos maisons avec des filtres qui perturbent le fonctionnement … je ne traite pas les autres situations 😉

Il faut le savoir : si l’on réduit la section de passage de l’air, le débit va diminuer alors que la pression va augmenter puis stagner. Exactement comme pour un robinet d’eau que l’on ferme un peu pour réduire la quantité d’eau 🙂

Les ventilateurs double flux en résidentiel sont de type centrifuge, ils aspirent l’air parallèlement à l’axe de rotation et le rejettent perpendiculairement à cet axe. Il y a de deux catégories de centrifuge : ventilateur à action ou à réaction.

Le bruit, on peut faire 100 lignes sur le bruit … une évidence à connaitre : à volume égal si on compare 2 ventilateurs un grand et un petit, le ventilateur tournant le moins vite (c’est-à-dire le plus grand) sera plus silencieux.

Le rendement, là aussi une évidence à connaitre : le meilleur rendement énergétique d’un ventilateur centrifuge EC est à 65% de son volume maximum à 100 Pa 🙂

Ventilateur à action

Centrifuge à action

On dit aussi ventilateur « cage d’écureuil » à cause de sa forme. Ces ventilateurs ont un nombre important d’aubes (de pales) de faible hauteur et inclinées dans le sens de rotation (vers l’avant).

Ces ventilateurs ont obligatoirement une volute dans laquelle est installé le ventilateur. Le niveau sonore est avantageux et un débit d’air relativement stable pour des augmentations de pression.

Autrement dit, un ventilateur à action est capable d’assurer un volume constant.

Ventilateur à réaction

Centrifuge à réaction

Ces ventilateurs ont un nombre réduit d’aubes mais plus grandes, moins larges et inclinées dans le sens inverse de rotation (vers l’arrière).

Seule la vitesse de rotation est assurée dans un ventilateur à réaction. L’augmentation de la perte de charge due aux filtres encrassés fera diminuer la quantité d’air !

Nb) des fabricants de VMC-DF vantent souvent leurs ventilateurs à pales inclinées dans le sens inverse de rotation … c’est du grand n’importe quoi qui cache souvent la misère de leurs arguments pour noyer le poisson dans l’eau 🙂

Différences entre ventilateurs action et réaction

Une bonne illustration des graphe « Volume-pression » vaut mieux qu’un long discours 🙂

ventilateur-a-reaction-courbes-pa-volumesventilateur-a-action-courbes-pa-volumesNb) seule la pression statique (perte de charge du réseau) nous intéresse en ventilation résidentielle. La pression dynamique (surpression nécessaire pour générer la vitesse de l’air) est secondaire.

Conseil, quelque soit le type de ventilateur il faut toujours regarder le volume maxi à la pression 150 Pa … peut importe le joli graphique qu’on vous montre et le volume maxi qu’on vous donne.

Recommandation, il faut toujours choisir une double flux dont le volume maxi que vous souhaitez en vitesse Boost et au moins le débit maximum de la VMC-DF à 150 Pa dont +15% de marge !

Ventilateur à action

Ventilateur à action

Le ventilateur à action sait assurer un volume constant en m³/h jusqu’à la puissance maxi qu’il est capable de supporter pour assurer le bon volume.

Ça veut dire dans le graphe Volume-pression ci-dessus que la VMC-DF assurera un volume de 230 m³/h jusqu’à une pression maxi de 250 Pa 🙂

Le ventilateur à action a l’avantage de permettre électroniquement un volume constant ce qui est impossible avec un ventilateur à réaction.

En résumé, avec un ventilateur à action on précise le volume souhaité en m³/h et c’est bon.

Le volume constant est calculé électroniquement sur la base couple Newton-mètre et la vitesse de rotation. Le couple augmente proportionnellement au carré de la vitesse de rotation (rpm).

Nb) le volume d’air est relativement stable … mais ce n’est pas précis au m³/h près !

Les meilleures VMC-DF, jusqu’en 2014, avaient des ventilateurs à action … je ne suis pas sûr que la nouvelle tendance des ventilateurs à réaction + le système « débit constant » soit un vraie révolution.

Il faut le savoir, un ventilateur à action permet électroniquement 2 modes de fonctionnement :

  • A pression constante … solution indispensable en simple flux avec des bouches Hygro (1)
  • A volume constant … la seule bonne solution en double flux avec des ventilateurs à action.

(1) pression constante oui mais quand les filtres s’encrassent … forcément ça fait diminuer le volume global 🙁

Je déconseille complètement la pression constante sur une double flux … ça fonctionne très mal !

Précision : sur le Net vous trouverez toujours des explications du ventilateur à action à pression constante et jamais à volume constant … même les sites très sérieux font ce raccourci 🙁

Ventilateur à réaction

Le ventilateur à réaction a une courbe de pression à 45° jusqu’à 0 m³/h. Seule la vitesse est constante … donc plus les filtres s’encrassent moins il y aura de volume d’air.

Le ventilateur à réaction aurait l’avantage de consommer un peu moins … c’est à relativiser pour les VMC-DF !

Nb) un ventilateur à réaction impose obligatoirement une gestion du débit constant pour assurer un volume constant.

Attention : les ventilateurs à réaction sans le débit constant impose de choisir à l’installation la bonne puissance de chaque ventilateur en fonction de la perte de charge des réseaux (insufflation ou extraction) au volume souhaité ! J’explique tout ça en détail dans l’article Équilibrage des volumes.

Les ventilateurs à réaction avec système « Débit constant » sont de plus en plus plébiscités, deux raisons :

  1. Ça simplifie l’installation, les débits se donnent en m³/h comme pour un ventilateur à action (1)
  2. Ça évite l’oubli du changement de filtres via une alerte automatique par différentiel de pressions 🙂

(1) la perte de charge est calculée plus ou moins automatiquement à l’installation suivant les VMC-DF.

La consommation des ventilateurs à réaction avec le système « débit constant » augmente !

Précision : les explications techniques sur le Net laissent penser que le ventilateur à réaction standard a un débit peu variable pour de fortes variations de pression … c’est très mal dit puisque plus la pression augmente plus le volume diminue !

Une sottise en double flux résidentielle : en général, il est conseillé d’utiliser des ventilateurs à aubes recourbées vers l’arrière. En effet le débit de ventilation sera plus stable face aux perturbations de pression que l’on rencontre inévitablement par l’encrassement des filtresc’est faux sans le débit constant.

Le débit constant

Le système « débit constant » est à la mode ! Cette technique implique une gestion de pressions différentielles entre celles à l’installation avec des filtres neufs et celles au quotidien avec des filtres plus ou moins sales !

Bonjour l’usine à gaz dans la VMC-DF car il y a généralement 4 minis circuits d’air via des petits tuyaux qui aboutissent à 2 servos-manomètre (insufflation et extraction), ces derniers mesurent la pression en continu.

L’électronique fait le reste pour calculer les pressions différentielles et donner la bonne tension aux ventilateurs pour avoir le débit constant ‘aux petits oignons’ … même si les filtres sont sales … mais pas saturés 🙂

Nouveauté : il existe depuis 2018 un nouveau système de débit constant avec une hélice anémomètre en sortie de chaque ventilateur. En résumé, la vitesse de rotation de cette hélice donne la pression sur le réseau.

Je suis contre le débit constant qui selon moi, apporte plus de complications et de risques de pannes que d’avantages :mrgreen:

J’explique en détail le débit constant dans l’article : Guide sur les accessoires.

Les ventilateurs EC et l’électronique

La caractéristique principale des ventilateurs EC (à commutation électronique) de nos doubles flux c’est la tension réglable électroniquement via un variateur 0-10v (0 = arrêt à 10 pour la puissance maxi).

Rappel : le choix à l’installation d’un volume est en m³/h pour les ventilateurs à action et % de la puissance pour les ventilateurs à réaction sans débit constant.

Il y a sur une VMC-DF des paramètres d’installation propre aux ventilateurs :

  • Le volume maximum (le Boost) de votre installation ≤ au volume maxi de la VMC-DF à 150 Pa.
  • Le volume minimum pour votre installation ≥ au volume minimum possible de la VMC-DF.
  • Le volume en vitesse 1 (nuit).
  • Le volume en vitesse 2 (nominale ou jour).
  • Le volume en vitesse absence … uniquement sur certaines doubles flux.
  • Le balourd entre insufflation et extraction pour une légère dépression ou surpression.

Certaines VMC-DF offre le choix du volume de chaque vitesse en extraction et en insufflation, c’est le top.

Certaines VMC-DF n’offre que le choix du volume de la vitesse nominale (jour), les 2 autres (nuit et Boost) sont un % fixe de la vitesse nominale choisie. Cette solution n’est pas terrible 🙁

Précision : lorsque les vitesses sont en % de la puissance ça veut dire que les ventilateurs sont à réaction.

Conclusions sur les ventilateurs

Il faudra avoir conscience du type de ventilateurs équipant votre double flux !

L’installation sera plus pénible avec des ventilateurs à réaction sans le débit constant car il faudra tenir compte des pertes de charges des réseaux pour déterminer le % de puissance à donner à chaque ventilateur en vitesse nominale (jour).

Le dédit constant impose un système compliqué via des prises de pression + servos-manomètre ou via des ventilateurs avec anémomètre à hélice intégré à chaque ventilateur.

Un ventilateur est au TOP énergie-efficacité à une puissance d’environ 65% ou 6,5v de tension

Toujours utiliser les commandes prévues avec la VMC-DF, attention au bricolage !

Ne jamais pousser un ventilateur à sa puissance maxi trop longtemps (2 heures maxi)

Ne jamais mettre une vitesse minimum < à la limite précisée dans la documentation

Ne pas faire joujou avec le variateur électronique 0-10v (domotique ou autres)

Nb) à quelle volume maxi  doit être la double flux que je vais choisir ? Voir ci-après Chap. : Quelle puissance pour ma VMC-DF ?

Panne d’un ventilateur

Ventilateur roulement

Un ventilateur peut tomber en panne et particulièrement les deux roulements qui peuvent se gripper et moins bien tourner, faire du bruit et peut-être même se bloquer … même ceux graissés à vie ne sont pas épargnés.

Un indice en dehors du bruit anormal ou d’une ventilation qui faiblit anormalement, c’est la répétition de l’avertissement des filtres sales sans raison.

Quand vous nettoyez l’intérieur de votre VMC-DF, profitez-en pour vérifier si les ventilateurs tournent normalement en les lançant à la main. Il arrive aussi qu’une mauvaise série de ventilateurs soit mise sur le marché avec des défauts de roulements.

Extracteur de roulement

Extracteur réversible

Pince à bec pour circlips

Les ventilateurs centrifuges des VMC-DF ont des spécificités électroniques (débit d’air et pression) propres à chaque modèle de VMC-DF. Ne vous étonnez donc pas de ne pas trouver dans le catalogue du fabricant de ventilateurs la référence précise des ventilateurs installés dans votre double flux.

Attention si vous prenez un ventilateur de la même marque similaire en taille, forme et puissance. Les réglages électroniques seront différents avec ceux pour votre VMC-DF … vérifiez et décidez !

Conseil, si vous avez une panne ventilateur et si vous êtes bricoleur, allez jeter un œil dans les forums et sur Youtube, on peut y trouver pour sa VMC-DF des explications complètes pour changer des roulements à moins de 10 €ttc les 2 alors que le ventilateur est vendu neuf entre 250 et 600 €ttc 🙁

Exemple le tuto complet pour le changement des roulements d’une Domeo 210 ou EQUATION Atacama, c’est ICI.

Rien ne dit qu’un roulement inox sera meilleur qu’un roulement acier !

Nb) avant de changer le ventilateur en cas de panne moteur, allez donc voir un spécialiste en réparation de moteurs électriques, la facture peut être au quart du prix neuf.

 

Le caisson d’une VMC Double Flux

Il y a toutes sortes de caissons, ceux avec une coque plastique ou métal galva thermolaqué et ceux sans coque avec uniquement un moule en polystyrène expansé (PSE) ou polypropylène expansé (PPE) . Bref on trouve de tout et surtout des coûts de fabrication moindre sans se soucier de la durabilité ou de l’étanchéité.

Caisson métallique et moule PPE dans la masse

Enveloppe métallique et 2 moules PPE massifs

L’isolation du caisson, là aussi on trouve de tout, ça va de la simple mousse « basique » ou un isolant synthétique sur les bords du caisson, au caisson double paroi métallique avec une matière isolante prise en sandwich.

Sans oublier le plus courant depuis 2011 les caissons avec une coque métallique et une structure sous forme d’un moule en plastique expansé PSE ou PPE.

Un moule en expansé sert à la fois d’isolant et de structure pour loger ventilateurs, échangeur, bypass, préchauffeur, carte électroniques, etc.

Et puis il y a toutes les combines pour faire un caisson « Hongrois » et pas cher comme les caissons avec une enveloppe métallique mais un faux moule PPE puisque la structure du caisson est constituée de plaques PPE coincées entres elles … « on groit » que c’est bien sur les photos … mais non, c’est de la merde 🙁 :mrgreen:

Caisson métallique double paroi + isolation sandwich

Les 4 meilleurs types de caissons sont pour moi

Le TOP + :

  • Le caisson métallique doubles parois galva thermolaqué avec une isolation d’au moins 3 cm prise en sandwich et une structure métallique.
  • Le caisson simple paroi métallique galva thermolaqué et une structure en maxi 2 moules PPE dans la masse et collés entre eux pour assurer l’étanchéité.

Le TOP :

  • Le caisson simple paroi métallique galva thermolaqué avec une isolation interne en PPE de 3 cm et une structure métallique.
  • Le caisson simple paroi métallique galva thermolaqué et une structure généralement en 1 moule PSE.

Nb) le PSE a comme inconvénient d’être cassant et sans mémoire de forme, donc à manier avec précautions au nettoyage.

Une structure en PPE ou PSE aura plus d’isolation thermique qu’une métallique double paroi … c’est indéniable. Le métallique double paroi risque-t-il de faire plus de bruit ? Il y a des chances mais il ne faut pas se fier aux apparences, il faut regarder les décibels émis dans les certifications ou la fiche produit ErP.

Les moins bons caissons sont pour moi

Caisson PPE sans coque

Caisson PPE sans coque

  • Le caisson moulé en PPE (2 moules) sans enveloppe (coque) de protection (1)
  • Le caisson moulé en PSE (1 ou 2 moules) sans coque de protection (1)
  • Le caisson métallique ou plastique simple paroi avec une mousse quelconque comme isolant.
  • Le caisson avec une structure interne faites en faux moules (plaques PPE coincées entres elles).

(1) certains de ces caissons présentent l’inconvénient majeur de rendre délicat ou même impossible l’extraction d’un ventilateurs pour son nettoyage 🙁

Je ne fais pas de classement des moins bons caissons, je vous laisse seul juge 🙂

Les faux moules

La structure est faite en plusieurs plaques moulées en expansé et coincées entre elles dans le caisson. Ça peut faire illusion en photo où les plaques ne se voient pas forcément. Ces double flux posent questions :

Caisson en plaques PPE

  • Il faut souvent tout démonter ou presque pour sortir les ventilateurs 🙁
  • L’étanchéité parait fragile, sera-t-elle durable ? Non pas vraiment !
  • Les condensats sont-ils sujet à fuites hors du caisson ? Ça arrive !

Je citerais 2 marques dans ce cas, les Titon en PPE et les Brink Flair en PSE.

Je déconseille ces VMC-DF surtout celle en PSE où chaque nettoyage sera très délicat pour ne pas endommager la structure et lui garder son étanchéité … qui ne sera jamais merveilleuse sauf pendant les certifications :mrgreen:

Trappes d’accès aux filtres ?

Caisson plastique avec ouvertures filtresCertains caissons ont sur la façade avant des ouvertures avec couvercles pour le changement des filtres. Ce n’est pas un must car ces ouvertures sont sujettes à fuites.

Nb) il est préférable d’avoir une façade de caisson (métallique ou plastique) sans trappes d’accès aux filtres … même si apparemment c’est moins pratique pour changer les filtres !


Le Bypass

Le bypass a été inventé par J.E. Storkair en 2004. Quasiment toutes les VMC-DF sont équipées aujourd’hui d’un Bypass permettant de détourner (bypasser) l’échangeur de chaleur pour insuffler les nuits d’été directement dans les pièces sèches l’air externe frais … donc non réchauffé dans l’échangeur par l’air extrait !

Euroair Bypass en cours de fermeture

Ce système électromécanique d’ouverture ou de fermeture du bypass est commandé soit manuellement (ON/OFF), soit automatiquement via vos consignes de température pour son ouverture et sa fermeture.

Nb) le Bypass est de plus en plus qu’en automatique … ça ne me plait pas vraiment car souvent les consignes à rentrer pour l’automatisation du Bypass ne sont pas claires 🙁

J’ai mis en photo un vrai bon bypass à 100% et robuste 🙂

On fait croire avec le Bypass au rafraichissement de nuit en période estivale de forte chaleur la journée … sur le papier c’est bon … dans la réalité ça limite la casse uniquement 🙂

Attention : un bon Bypass doit dériver l’air de l’échangeur à 100%. Certains Bypass ne sont que partiels, pire certains ont des fuites … le cas échéant inutile de dire que c’est gênant pour la performance et même problématique avec un risque de condensation dans l’échangeur côté insufflation 🙁

Mécanique compliquée, oui le Bypass est souvent une mécanique qui complique sérieusement la conception d’une double flux. Beaucoup trop de Bypass ne sont pas de qualité tant par leur mécanique fragile que par leur étanchéité qui est loin d’être à 100% !

Quel air est Bypassé ? Chaque marque a sa marotte, les uns bypass l’air neuf, les autres Bypass l’air extrait. Mais il faut le savoir : l’antigel via la modulation du Bypass ne peut se faire que si l’air neuf est Bypassé !

L’air neuf bypassé est-il filtré ? C’est très rare mais ça peut arriver que l’air neuf bypassé ne soit pas filtré, les fabricants ne le disent surtout pas !

Si l’air neuf n’est pas filtré vous allez respirer de l’air extérieur non filtré mais surtout ça va salir et polluer les gaines d’insufflation qui diffusent l’air dans les pièces sèches (chambres, salon, séjour, bureau) 🙁

Rassurez vous, le défaut de l’air neuf bypassé et non filtré à quasiment disparu 🙂

Le Bypass modulant c’est quoi ?

Voilà est une invention « compliquée » qu’on retrouve de plus en plus. Le Bypass modulant s’ouvre ou se ferme proportionnellement aux besoins :

  • Comme antigel en diminuant l’air neuf qui traverse l’échangeur … si air neuf Bypassé !
  • Comme régulateur de température de l’air insufflé … là on coupe les cheveux en 4 !
  • Comme régulateur d’humidité avec des sondes HR de l’air neuf et de l’air extrait … et on vous jure que vous aurez toujours la bonne humidité qu’il vous faut … là on coupe les cheveux en 8 et en plus c’est « bidon » 🙁

Il existe même un Bypass modulant à 2 clapets sur l’échangeur (Zehnder Q), un ½ clapet côté insufflation et un ½ clapet côté extraction ! J’ai bien peur que cette mécanique compliquée apporte plus de déboires que d’avantages 🙁

Le Bypass et le puits canadien

Le Bypass est obligatoire en été pour ne pas réchauffer l’air neuf (plus frais) venant du puits canadien. Les consignes de température d’ouverture du Bypass pour un PC ne sont pas exactement les mêmes que celles du rafraichissement nocturne free-cooling !

PS) le Bypass est expliqué plus en détail dans l’article Conseils d’installation.

Conclusions sur le Bypass

Bypass modulant … il faut surtout y croire :mrgreen:

Sur beaucoup de doubles flux le Bypass a une mécanique fragile et compliquée

Attention aux Bypass avec un manque d’étanchéité donc pas vraiment à 100%

Avertissement : aucune marque ne vous dira que son Bypass a des fuites donc pas à 100% 🙁

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Autres spécificités d’une VMC-DF

Je ne fais qu’un survol des spécificités que l’on peut trouver dans et autour d’une VMC-DF. Même si vous ne maitrisez pas encore le système double flux, je donne quelques explications que vous ne trouverez pas clairement sur internet ou dans les documentations.

Les commandes à distance

La commande ON/OFF

Boost cuisine

C’est une commande marche/arrêt, peut importe ce qu’il y a comme actionneur (inter, bouton poussoir, capteur de présence, etc.).

Nb) en 220v et seulement dans ce cas l’interrupteur de lumière peut-être utilisé.

Commande avec arrêt automatique, c’est souvent le cas d’une commande Boost. Il peut vous être demandé de choisir à l’installation la vitesse du ON, éventuellement sa durée et dans certain cas la temporisation avant le retour à la vitesse nominale.

Précision, une entrée ON/OFF dans le caisson VMC-DF peut souvent avoir plusieurs commandes montées en // … le cas échéant les choix d’installation seront vrais pour tous les actionneurs montés en //.

Attention aux limites de puissance totale possible … à voir dans chaque documentation.

Commande à 3 ou 4 positions

Commande Dimplex

C’est la commande basique par excellence pour driver une double flux via le choix manuel de la vitesse (V0, V1, V2, V3).

En photo une commande 3 vitesses avec led si mode AUTO et led erreur ou filtres sales.

La V0 (commande à 4 positions) est généralement la vitesse absence qui sur certaines VMC-DF peut être forcée à l’instalation à OFF.

La V2 c’est la vitesse jour qui sera le mode AUTO si la VMC-DF a au moins un capteur (HR ou CO2).

Voir ci-dessous le capitre Mode de fonctionnement.

Commande variateur de vitesse

C’est une commande analogique proportionnelle en tension 0-10v. Vous tournez dans un sens ça augmente la vitesse des ventilateurs et réciproquement dans l’autre sens.

Attention, je déconseille complètement le variateur de vitesse … sauf si vous prenez celui prévu pour la double flux et surtout pas un autre sinon vous risquez de détériorer les ventilateurs 🙁

Commande digitale (option)

Commande digitale tactile

C’est une commande numérique à distance le plus souvent en filaire. Les commandes digitales actuelles sont souvent tactile avec un écran type smartphone. Il existe des commandes digitales d’ancienne génération en noir et blanc avec un écran riquiqui et non tactile !

La commande digitale à distance est utilisée :

  • A l’installation pour le choix du volume de chaque vitesse, les consignes du Bypass, etc.
  • Au quotidien pour le choix manuel de la vitesse dont le Boost ou le choix du mode de fonctionnement AUTO, PROG ou MANUEL, etc.

Ah ma belle commande digitale … une option très chère pour les tactiles couleurs. Elle fait tout, on voit tout, bref indispensable dans le design global et pour faire joujou … je me moque là :mrgreen:

Certes une commande digitale permet aussi de gérer :

  • la programmation hebdomadaire,
  • les consignes de température du Bypass automatique,
  • les consignes de température de l’air insufflé (via postchauffage en hiver),
  • la programmation les capteurs qualité de l’air (HR, CO2, COV),
  • la visualisation du rendement … mais jamais juste 🙁

Conseil : beaucoup de VMC-DF offrent pour l’installation soit un panneau de commande sur le caisson, soit l’utilisation d’un ordinateur (LAN ou TCP/IP) … dans ces conditions une commande 4 positions est suffisante 🙂

Éviter des coûts inutiles : choisissez une commande digitale uniquement si vous ne pouvez pas faire autrement 🙂

On ne fait pas joujou avec une commande digitale :mrgreen:

Le numérique c’est quoi ?

C’est de l’informatique avec des O et des 1. Le numérique va du très simple (ON/OFF) au très compliqué. En résumé tout ce qui peut fonctionner sans être analogique est aujourd’hui en numérique 🙂

Le numérique est de plus en plus utilisé … normal, c’est la seule solution pour les nombreuses possibilités électroniques (réglage des vitesses, consignes d’ouverture du Bypass, température d’ambiance, programmation, etc). Il y a donc entre la double flux et la commande externe numérique un langage précis : le Modbus !

Le Modbus (RTU : RS232, RS422, RS485) c’est le langage normalisé qu’on retrouve sur les doubles flux. Mais ça peut être un Modbus « merdique » c’est à dire hors standard … et là très difficile pour faire de la domotique ‘maison’.

Nb) la fameuse Paul Novus sortie en 2010 a un Modbus hors standard. Les spécialistes s’arrachent les cheveux pour essayer de comprendre (reverse engineering) … à ma connaissance ils ont tous abandonnés :mrgreen:

Le panneau de commande sur le caisson d’une double flux est numérique 🙂

Un ordinateur en connexion USB ou LAN ou WEB est dans son jus avec le numérique. En connextion USB et LAN il faudra rentrer dans votre ordinateur l’APP qui va bien, c’est à dire le programme constructeur avec les possibilités offertes pour le paramètrage d’installation de la double flux.

Nb) les doubles flux ne proposent pas toutes une commande digitale ou l’utilisation possible d’un ordinateur.

Le Smartphone est lui aussi dans son jus avec le numérique, là aussi il faudra rentrer dans votre Smartphone l’APP qui va bien pour pouvoir driver la double flux depuis votre Smartphone.


Le mode de fonctionnement

Il est possibles de choisir entre 3 modes de fonctionnement sur une VMC-DF :

Mode MANUEL

Cde basique 4 pos. + Led

C’est le mode de base … mon préféré ! Vous décidez via une commande basique du choix de la vitesse 0, 1, 2 ou 3 (absence, nuit, jour ou repas-fêtes) ou l’arrêt.

Toutes les double flux ont au moins le mode MANUEL ! L’arrêt est possible uniquement si la VMC-DF que vous choisissez le permet 🙂

La photo Cde basique 4 pos. + Led montre une commande à 4 positions manuelles. La Led rouge est un indicateur des filtres sales ou d’une erreur.

Rappel : le mode AUTO sur une commande basique c’est la vitesse 2 … si la double flux dispose d’au moins d’un capteur qualité de l’air.

Mode AUTO

Le mode AUTO (automatique) est possible uniquement si la VMC-DF dispose d’au moins 1 capteur qualité de l’air (HR, CO2 ou COV). S’il n’y a qu’un capteur, c’est généralement celui sur l’humidité (HR).

Le mode AUTO gère automatiquement et électroniquement la bonne tension à donner aux  ventilateurs via le ou les capteurs (HR, CO2 ou COV). En résumé chaque capteur décide du niveau de ventilation en fonction de vos consignes (vitesse/ppm ou vitesse/humidité).

ComfoSwitch C67

La ComfoSwitch C67 en photo, montre une commande basique avec choix du mode AUTO ou MANUEL et en manuel du choix de la vitesse.

Précision : si plusieurs capteurs, c’est le besoin le plus important en volume qui prime 🙂

L’arrêt n’est pas possible en mode AUTO … il faut basculer en mode MANUEL !

Nb) un détecteur de présence (PIR) n’agit pas sur le mode AUTO, mais uniquement sur le passage automatique en vitesse Boost.

Rappel : sur une commande basique à positions fixes, la vitesse 2 (jour) fait fonction de mode AUTO si la VMC-DF dispose au moins d’un capteur qualité de l’air 🙂

Mode PROG ou TEMPS ou AUTO-TEMPS

Il s’agit d’une régulation par horloge où tout est fonction de votre programmation horaire hebdomadaire (volumes en absence, en présence, jour et nuit, etc.). Généralement en mode PROG la sonde d’humidité interne reste prioritaire.

L’arrêt est possible que si la programmation le permet … ce qui n’arrive jamais sauf si vous avez programmé la vitesse absence à 0 m³/h. Toutes les doubles flux n’offrent pas cette possibilité 🙂

Mon regret avec la programmation, on ne peut pas choisir toutes les possibilités offertes par la VMC-DF, en effet certaines fonctions restent manuelles et ne sont pas programmables … comme le mode ECO par exemples.

Nb) sur certaines VMC-DF la programmation hebdo est très simpliste voire un peu folklorique 🙁


Les sondes intégrées dans le caisson

La sonde température antigel

Les double flux ont au moins cette sonde antigel pour éviter par grand froid que l’échangeur gèle, le cas échéant cette sonde sert à diminuer ou arrêter le ventilateur d’insufflation (air neuf).

La sonde antigel mesure la température de l’air vicié en sortie d’échangeur … car c’est à cet endroit qu’une VMC-DF risque de geler 🙂

Nb) les VMC-DF avec la seule sonde de température antigel deviennent des antiquités, en effet aujourd’hui la plupart des machines disposent d’au moins 4 sondes de température.

Les autres sondes de température

Sonde température air neuf

Il y en a souvent 3 intégrées dans le caisson en + de la sonde antigel, elles mesurent les températures de l’air insufflé, de l’air extrait et de l’air neuf entrant.

Elles servent à commander certaines fonctions comme l’ouverture ou la fermeture du Bypass, ou encore d’insuffler un air à une température de consigne.

Nb) le Bypass auto impose à lui seul au moins 2 sondes de température 🙂

Un puits canadien est généralement drivé via les sondes de température de la double flux pour décider de son ouverture ou de sa fermeture pour l’air provenant du PC.

Le rendement de l’échangeur, bien évidemment toutes ces sondes de température permettent de donner en direct sur la commande digitale ou le Smartphone le rendement thermique de récupération de chaleur. Dommage ce rendement est faux car il ne tient pas compte de votre réseau de gaines … catastrophique pour la performance réelle si les gaines sont mal isolées en espace non chauffé !

Sondes humidité intégrée au caisson

La sonde hygrostat (HR) sert à augmenter automatiquement la vitesse des ventilateurs afin d’évacuer l’humidité des pièces humides. Cette sonde est souvent de série 🙂

Si l’air externe est + humide que l’air interne ? L’augmentation de la vitesse se fera quand même sur beaucoup de doubles flux … si vous êtes dans une région très humide ça peut-être génant 🙁

Certaines double flux ont jusqu’à 4 sondes d’humidité pour réguler la quantité d’air insufflé en fonction de l’humidité ambiante souhaitée. Il ne faut pas rêver pour autant … à l’impossible nul n’est tenu !!!

Nb) la sonde CO2 ou COV dans le caisson ? C’est rare et c’est très discutable ! En effet il est préférable d’installer des capteurs d’ambiance CO2 ou COV directement dans les pièces à surveiller.

Différence entre sonde HR et bouche Hygro

La bouche Hygro mesure l’HR mécaniquement via une tresse en nylon qui agit sur l’ouverture ou la fermeture de la bouche suivant le taux d’humidité. Le réglage d’usine est souvent impossible à corriger 🙁

Nb) une double flux avec des bouches Hygro doit être à pression constante, donc régulée sur des pressions et pas sur des volumes … malheureusement il y 2 ventilateurs sur une VMC-DF donc problème d’équilibrage 🙁

La sonde HR est électronique et elle agit directement sur la vitesse des ventilateurs suivant le taux d’humidité 🙂

Nb) la sonde HR interne au caisson d’une double flux donne entière satisfaction en général.

Je suis résolument contre les doubles flux avec bouches hygro … ça fonctionne très mal !


Les capteurs d’ambiance (options)

Capteurs qualité de l’air

Les capteurs d’ambiance sont disposés dans les pièces à surveiller. Ils ont 2 électroniques possibles :

  1. Les analogique 0-10v donnent « directement » la tension à appliquer aux ventilateurs. Par exemple si le taux de CO2 est à 600 ppm le capteur envoie une tension de 4V … si le CO2 monte à 1200 ppm 8V seront envoyés. Les volumes/PPM sont paramétrables à l’installation 🙂
  2. Les numériques ON/OFF, la vitesse Boost est activée dès que la limite supérieure de CO2 est atteinte, la vitesse revient en nominal dès que la limite inférieure est atteinte.
Détecteur CO2 Maico

Capteur CO2

Capteur HR rarement utilisé en capteur d’ambiance, ils sont réservés aux pièces humides (SdB, buanderie, cuisine). Je préfère la solution de la sonde HR interne au caisson.

Capteurs CO2 et COV, ils sont presque toujours d’ambiance et réservés aux pièces sèches, les chambres surtout.

Attention, les capteurs d’ambiance peuvent être filaires ou radio (RF). la liaison radio nécessite généralement une alimentation 220v pour les capteurs CO2 et COV !

Nb) les capteurs d’ambiance CO2 et COV sont à la mode … surtout pour le business car ils sont très chers et pourtant les certifications sont souvent introuvables 🙁

Un capteur qualité de l’air CO2 ou COV mal placé ne sert à pas grand chose

Un capteur qualité de l’air devrait être ré-étalonné régulièrement (1)

(1) Zehnder prétend ses capteurs CO2 comme auto-étalonnable … si Zehnder le dit :mrgreen:

En résidentiel je n’accorde que peu de crédit aux capteurs qualité de l’air CO2 et COV

On ne confond pas CO2 (dioxyde de carbone) et CO (monoxyde de carbone) !

Nb) j’ai bien peur dans un futur proche que toutes les VMC-DF, même les meilleures, n’aient que le mode automatique via au moins deux capteurs un CO2 et un HR pour réguler la quantité d’air. En résumé, seul le Boost sera disponible manuellement sur la commande … grrrrr 👿

Capteur de présence

Il s’agit d’un détecteur de présence (PIR) afin de déclencher la vitesse Boost quand vous rentrez dans une douche ou un WC par exemple. Bien évidemment un détecteur de présence salle-de-bains doit être positionné pour la douche ou le bain et pas quand Madame se maquille … quoi que :mrgreen:

Le capteur de présence peut, selon la VMC-DF, avoir une temporisation programmable, la vitesse Boost restera un moment après que vous ayez quitté les lieux … le must 🙂

Le capteur de présence avec temporisation est bien 🙂


Préchauffeur, rafraichisseur

Préchauffeur électrique(option)

Préchauffeur de gaine

La fonction première du préchauffeur c’est d’être un antigel, sa puissance va de 0,5 à 1,8 kW. Si le préchauffeur est modulé, il n’y a aucun problème il ne consommera que ce qu’il faut et pas plus.

Le préchauffage électrique est soit interne à la VMC-DF, soit externe sur la gaine d’arrivée d’air neuf. C’est toujours la VMC-DF qui gère un préchauffage intégré au caisson.

Le préchauffage intégré au caisson est toujours modulé de type PTC (Positive Temperature Coefficient) où l’électronique autorégule la résistance en fonction du volume et de la température souhaitée par la VMC-DF pour l’antigel. La température peut être paramètrable à l’installation.

Conseil : inutile de mettre une température > 4°C pour l’air neuf !

Attention : un préchauffage de gaine doit souvent avoir sa propre sécurité … le coût global peut vite être important 🙁

Précision, un préchauffage de gaine peut aussi être PTC et géré par la VMC-DF.

Nb) un préchauffeur est obligatoire en Maison Passive (PHPP) car en hiver l’air insufflé doit être ≥ à 16°C 🙂

Le Puits Canadien (option)

Il s’agit d’un système annexe relié à une VMC-DF, le puits canadien sert surtout d’antigel en hiver et pour éviter de surchauffer en été.  Le puits canadien est expliqué en détail dans l’article Puits canadien et annexes.

PC air : ce système repose sur la gestion d’un registre air 3 voies qui laisse passer dans la VMC-DF soit l’air neuf provenant du PC, soit l’air neuf externe.

PC eau : le principe est le même que le PC air mais l’air est remplacé par un circuit d’eau enterré. Donc il y a en plus un échangeur air/eau et une pompe pour faire circuler l’eau du PC.

Rappel, un puits canadien impose le Bypass dans la double flux afin que l’été l’air froid ne soit pas réchauffé dans l’échangeur de la VMC-DF.


Chauffage via l’air insufflé

Un chauffage via double flux est valable qu’en maison Passive ou similaire !

Si vous êtes intéressés par cette solution, je vous conseille de bien lire le Chap. « Se chauffer depuis une VMC-DF ? » dans l’article « Conseils d’installation« .

Le postchauffeur électrique (option)

C’est le même principe que le préchauffeur électrique, sauf qu’ici c’est sur l’air insufflé. Le postchauffage est généralement externe et monté sur la gaine principale d’insufflation en sortie de VMC-DF.

La puissance d’un postchauffeur électrique peut-être très différente :

  • Environ 1 kW pour éviter qu’un air trop froid soit insufflé quand l’antigel est via Bypass modulé.
  • Jusqu’à 3 kW pour servir de chauffage dans une Maison Passive.

Conseil : préférez toujours un postchauffeur PTC modulant et une gestion sécurisée depuis la VMC-DF.

Attention : le postchauffeur électriques comme le préchauffeur de gaine doivent scrupuleusement respecter des règles de sécurité !

Le postchauffeur à eau chaude (option)

Postchauffeur eau de gaine

Il s’agit tout simplement d’une sorte de radiateur (un échangeur air/eau) dans lequel circule de l’eau chaude provenant d’une chaudière ou d’un système thermodynamique à eau.

Le postchauffeur à eau chaude (ou batterie à eau chaude) est souvent externe au caisson donc de gaine.

On trouve des double flux pouvant disposer en interne d’un postchauffeur eau comme la Comfort 300LR Nilan.

Les Bouches chauffantes (option)

Bouche chauffante

Bouche chauffante plafond

Vous ne rêvez pas, il existe des bouches électriques chauffantes pour les pièces de vie (chambres, séjour, bureau). Cette possibilité est réservée aux Maisons Passives, les seules pouvant réellement avoir un chauffage via une double flux.

Bouche chauffante murale

Les bouches chauffantes ont une puissance de 400W maximum. Le système est contraignant avec une alimentation en 220V et un thermostat alimenté en 12 ou 24V. La bouche chauffante est sécurisée pour un soufflage à 50°C en sortie de bouche.

J’ai le plus grand doute sur les bouches chauffantes avec pulsion d’air chaud en hauteur … c’est antinomique car l’air chaud restera naturellement au plafond !

Pour les spécialistes, les bouches chauffantes c’est un chauffage air et en aucun cas un chauffage par rayonnement … même si on peut le croire !

En matière d’efficacité, il faut prévoir à la bouche au moins 50 m³/h pour que le système chauffe à pleine puissance. A 20 m³/h ça fonctionne … mais ça ne chauffe quasiment plus, environ 100W ce qui sera insuffisant par température nocturne < 5°C.

Au volume d’air maximum ça peut être bruyant la nuit dans une chambre !

Les prix moyens : bouche chauffante= 450 €ttc, thermostat = 120 €ttc :mrgreen: :mrgreen:

Conseil : préférez un simple radiateur électrique bain d’huile de 500W par chambre … c’est moins FUN mais bien moins cher et plus sûr :mrgreen:


Spécificités particulières

Les VMC-DF « full électronique » offre des options « bizarres » pour les non-initiés :

L’égalisation des températures

Si les gaines sont mal isolées, la température de l’air insufflé de la sonde disposée dans le caisson peut être très différente de la réalité ! Idem pour l’air extrait !

L’égalisation permet de rectifier la température donnée par une sonde interne, une sorte d’étalonnage pour dire à la VMC-DF que sa sonde interne de température n’est pas bonne et que la réalité est inférieur de 2° … d’où une égalisation de -2°C à faire … si la double flux offre cette possibilité 🙂

Nb) ce n’est pas la sonde qui est fausse mais les gaines mal isolées modifient la température de l’air insufflé aux bouches et de l’air extrait arrivant dans la VMC-DF 🙂

Il est rare que ce principe existe pour toutes les sondes de températures, le plus souvent l’égalisation est possible que sur la température de l’air extrait pour avoir la bonne température de l’air ambiant.

Les autorisations par type d’utilisateur

Ce système électronique permet de faire le distinguo entres installateur, propriétaire et locataire pour donner plus ou moins de possibilités de commandes sur la VMC-DF. Cette possibilité nécessite la gestion de mots de passe !

Mettre une VMC-DF dans une maison en location … faut aimer les ennuis !

Le mode « été » ou ECO

Le mode ECO est une fonction manuelle permettant en été de mettre à l’arrêt 1 des 2 ventilateurs. Bien évidemment pour éviter une forte dépression ou l’inverse, les constructeurs « très malins » précisent dans la documentation d’ouvrir au moins une fenêtre … et je précise au moins une fenêtre au nord 😉

Ils ont inventé la Simple Flux à partir d’une Double Flux :mrgreen:

Je vais faire simple, pour réduire la facture d’électricité tout en ventilant, on arrête un ventilateur l’été !

Nb) la réglementation Française impose de ne pas arrêter une VMC … avec le mode « ECO » c’est OK !

Remarque : le mode ECO peut faire fonction de « Bypass » pour répondre aux Directives Européennes, j’explique ce tour de passe-passe un peu plus loin.

Le mode ECO n’est pas bête même si la fonction n’est que manuelle

Ma prochaine VMC-DF aura ce système c’est certain … en période de canicule la nuit ouvrir une fenêtre et arrêter le ventilateur d’extraction pour assurer un air frais dans les chambres me semble bien. En tout cas je préfère de loin le mode ECO à un Bypass douteux :mrgreen:

Sur beaucoup de VMC-DF seul le ventilateur d’insufflation peut-être arrêté … c’est stupide !

Le mode ECO seul ne peut pas réellement rafraichir en période de canicule !

Astuce pour le rafraichissement nocturne : si par chance vous avez la possibilité d’ouvrir 1 fenêtre au RdC (exemple au nord) et 1 fenêtre à l’étage (exemple au sud), laissez toutes les portes intérieures ouvertes, un effet venturi va se créer … ce qui sera très bien pour rafraichir les nuits d’été … en + du mode ECO avec arrêt du ventilo d’extraction.

Sonde de dépression pour cheminée ou poêle (option)

L’extraction de la VMC-DF diminue ou se met à l’arrêt dès que cette sonde détecte une dépression due au trop grand tirage du foyer par manque d’arrivée d’air neuf. C’est une norme dans les pays nordiques, c’est pour ça qu’on retrouve sur bon nombre de VMC-DF ce système en option.

Précision, si la sonde est externe, elle est à positionner dans la pièce où est installé le poêle ou la cheminée.

Norme française : la ventilation mécanique ne doit pas perturber un foyer (poêle, etc.) !

Les contacts ouverts

Je vous en parle pour la forme, une double flux peut offrir des contacts input et output disponibles, il y a 2 types de contacts :

L’analogique en 0-10v … comme celui utilisé par un capteur d’ambiance analogique CO2 ou COV.

Attention je déconseille de « bricoler » avec un contact Input 0-10v si vous ne maitrisez pas le sujet … vous risquez de détériorer les ventilateurs !!! La remarque est vraie même pour les domotiqueurs émérites 🙂

Le digital (contact libre de potentiel), les contacts ouverts digitaux sont de 2 natures :

  1. Une fonction clairement définie comme un contact Boost … et rien d’autre !
  2. Une fonction à choisir parmi celles proposées par le fabricant, par exemples débrancher l’extraction, débrancher l’insufflation, fonction feu ouvert, etc.

Nb) en Output un contact ouvert permet uniquement de connaitre l’état du contact et pas de le modifier. C’est utile en domotique pour prendre des décisions.

La domotique (option)

La course en avant de l’électronique embarquée dans une VMC-DF offre de plus en plus de possibilités d’automatisations et corrélativement de plus en plus de complexifications ! Bref ceux qui aiment faire joujou avec les automatismes, l’électronique et la domotique sont bien servis depuis 2013 🙂

La domotique est depuis 2013 à la mode sur les nouvelles VMC-DF milieu et haut de gamme. Il existe plusieurs protocoles dont le plus répandu est KNX.

Cette option est souvent très chère, son utilité sur une VMC-DF se discute vraiment. Les aficionados de la domotique de plus en plus nombreux ne peuvent pas se passer du truc … les constructeurs en profitent.

La domotique sur une VMC-DF est plus un gadget qu’une réelle utilité

Précision : l’utilisation d’un Smartphone pour commander une VMC-DF ne veut pas dire domotique !

Nb) j’explique en détail la domotique en Annexes.


Conclusions sur les spécificités d’une VMC-DF

Je vais mettre les pieds dans le plat ! De toutes les spécificités présentées, la seule indispensable, c’est la sonde antigel.

Certes il existe des automatismes plutôt bien, comme une sonde d’humidité dans le caisson, un détecteur de présence dans un WC ou une SdB et un préchauffage antigel dans les régions froides.

La programmation hebdomadaire est aussi intéressante si le système est ouvert et pas limité au seuls choix entre petite et grande vitesse !

Le mode ECO est une spécificité que je trouve intelligente … si le choix du ventilateur à arrêter existe 🙂

Tout le reste n’est pas indispensable et même souvent superflu … mais sur le papier ça en jette un max. Les constructeurs font leur beurre pour ne pas dire « des c….. en or » avec les accessoires vendus sans vergogne à des prix prohibitifs :mrgreen:

Mêmes les Directives Européennes ErP poussent au business avec la modulation de la quantité d’air via les capteurs qualité de l’air (CO2, COV, HR) pour soit disant réduire la consommation d’électricité … j’ai un doute :mrgreen:

Qualité, simplicité, efficacité, durabilité … je le répète plusieurs fois dans ce blog !

La qualité de l’air est au goût du jour … les constructeurs en profites !

Le Smartphone et la domotique … les constructeurs se gavent 😈

Nb) les installateurs rigoureux s’arrachent les cheveux pour choisir le bon emplacement d’un capteur d’ambiance CO2 ou COV mais aussi pour faire les réglages … croyez moi, ce n’est pas évident pour que ça fonctionne bien !

Détecteur indépendant de fumées : obligatoire

Capteur d’humidité dans le caisson : oui

Commande Boost en SdB et/ou WC : oui

Détecteur de présence WC et/ou SdB : oui

Préchauffage : oui si région très froide en hiver

Commande digitale à distance : uniquement si indispensable

Capteurs CO2 ou COV, postchauffage : NON … des gadgets aux coûts exorbitants 🙁

Coup de gueule sur l’installation

La soi-disant complexité des VMC-DF et de leur installation fait qu’on trouve régulièrement dans les documents comme sur le Net « Installation à faire par un professionnel »… trop c’est trop 🙁

Certes il faut respecter la réglementation, pour autant il ne s’agit que du renouvellement d’air dans la maison ! Et la réponse au problème global n’est certainement pas l’électricien ou le plombier du coin qui maitrise son métier … mais pas forcément l’installation dans les règles de l’art d’une double flux !

Certes les artisans peuvent faire des formations auprès des constructeurs de VMC-DF, c’est d’ailleurs un vrai business. Résultat, ça sera full matériel et préconisations du constructeur … le prix global sera en conséquence :mrgreen:

Gaine oblongue

La grande mode c’est les gaines oblongues (plates) proposées par les seuls professionnels de la ventilation … l’utilisation de ces gaines est très discutable et les enfouir dans le dur encore pire 🙁

Les normes ont souvent « bon dos » pour masquer la médiocrité d’installation 😈

Il faut savoir que l’installation globale par un « pro » dont le matériel, c’est une facture x 2 ou 3 par rapport à une auto-installation en choisissant des matériels au TOP.

Même les auto-constructeurs optent trop souvent pour des installations complexes en pensant bien faire. Le maniaque de l’économie d’énergie, de la qualité de l’air ou du bruit, trouvera toujours des arguments 🙁

Mon slogan encore et encore « Qualité, simplicité, efficacité, durabilité » … non aux usines à gaz !

Business is manipulation … c’est surtout ça le vrai truc 😯

NON aux gaines souples PVC ou alu !!!

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Quel volume maxi pour ma VMC-DF ?

La puissance maximum d’une VMC-DF est donnée en volume m³/h à une pression donnée (Pa). Généralement le volume maximum annoncé par le fabricant est à une pression de 100 Pa … mais ce n’est pas aussi clair comme vous le constaterez !

Le Diagramme débit/pression est le fil conducteur de ce chapitre. Dans cet exemple avec des ventilateurs à réaction, le fabricant nous dit : Ma VMC-DF est utilisable de 0 à 420 m³/hje dis non c’est minimum 60 m³/h et maximum 350 m³/h à 100 Pa 😯

il faut le savoir, sur le diagramme débit/pressions la consommation est pour un seul ventilateur … petite malice 🙁

Le choix d’une VMC-DF se fait en fonction du volume maxi (Boost) dont vous avez besoin mais il faut faire attention à la perte de charge globale de votre installation (filtres encrassés, longueur et courbes des gaines, préchauffage, etc.).

Imaginons que votre besoin soit 260 m³/h en vitesse Boost avec une perte de charge globale de votre installation de 110 Pa filtres neufs et propres.

On peut voir, sur le diagramme que cette VMC-DF délivre max environ 340 m³/h à 110 Pa … tout va bien 🙂

1ème règle : le volume maximum d’une VMC-DF c’est à 150 Pa de pression qu’il faut regarder !

On voit qu’à 150 Pa cette VMC-DF ne délivre plus que 300 m³/h … ça descend vite !

2ème règle : prendre une marge de 15% pour le volume maxi qu’il vous faut soit 260 + 15% = 300 m³/h.

3ème règle : un ventilateur EC ne s’utilise jamais à trop faible ou à trop forte puissance.

Cette 3ème règle veut dire qu’un ventilateur EC dont la puissances s’étagent de 0 à 10V ne doit pas être utilisé en-dessous de 1,6V en puissance mini et au-dessus de 9V en puissance maxi !

Le respect de ces 3 règles est primordial :

  • une VMC-DF doit en avoir sous la pédale pour répondre aux filtres encrassés voire très encrassés,
  • une VMC-DF a une consommation optimum à environ 65% de sa puissance maxi soit 6,5V sur les 10V.

Avec ces 3 règles vous serez tranquille … si votre perte de charge globale est < 130 Pa

La longévité des ventilateurs et la consommation dépendront beaucoup de ces 3 règles

Conclusion : on voit clairement sur le diagramme du fil conducteur que cette VMC-DF convient tout juste puisque pour votre besoin de 260 m³/h à 110 Pa filtres neufs et propres il faudra pousser la tension à presque 9V … mais qu’en prévision des filtres encrassés la perte de charge globale montera facilement à 150 Pa et plus ! Eh oui c’est décevant car le fabricant veut faire croire que sa machine est valable jusqu’à 420 m³/h !!!

Il faut toujours voir le diagramme débit/pression à 150 Pa

Ne jamais croire au volume maxi donné par le fabricant sans tenir compte de la pression !

Nb) le diagramme du fil conducteur est un cas extrême de ce que l’on peut trouver … je me demande encore comment ce fabricant peut proposer sa VMC-DF avec un volume maxi de 420 m³/h … à 25 Pa :mrgreen:

Il faut le savoir : les 2 ventilateurs n’ont pas tout à fait les mêmes capacités à puissance égale, l’un souffle et l’autre aspire (insufflation et extraction) … avec des ventilateurs à réaction cette différence est à prendre en compte !

Conseil : privilégiez toujours les gaines les plus courtes à l’extraction quelque soit le type de ventilateur 🙂

Vous devrez aussi penser à faire le bon choix pour le diamètre des gaines de distribution d’air :

  • Petit diamètre et gaines longues : la double flux risque de trop forcer (perte de charge élevée).
  • Trop gros diamètre : la vitesse de l’air peut-être insuffisante pour une bonne diffusion.

Voir l’article Guide sur les accessoires, les Chap. : Perte de charge globale et Équilibrage des volumes.

L’exception qui confirme la règle !

On retrouve chez certains fabricants de VMC-DF une particularité qu’il faut connaitre. La marque propose 2 VMC-DF différentes en volumes (une 320 m³/h et une 470 m³/h) mais avec les mêmes ventilateurs !

Ce tour de passe-passe est réalisé via l’électronique des ventilateurs, le volume de 320 m³/h est limité via une tension bridée à environ 6,8V sur les 10V possibles réservés à la 470 m³/h !

Nb) il est évident que la double flux à 320 m³/h peut-être poussée à son volume maximum 24h/24 sans aucun problème puisque sa puissance maxi ne sera qu’à 68%. Malheureusement le fabricant ne le dit pas … encore faut-il le savoir ou le voir 🙂

Explications sur la consommation électrique

Regardez ce schéma des consommations, c’est du très sérieux puisqu’il est issu d’une certification Allemande DIBt … ça ne plaisante pas 🙂

Il s’agit de la consommation électrique d’une double flux équipée de ventilateurs EC à action.

Si vous comprenez ça vous avez tout compris 🙂

Cette VMC-DF est une 320 m³/h, le schéma montre les consommations des 2 ventilateurs à environ 65% du volume maximum soit dans cet exemple 210 m³/h.

Nb) le volume n’est jamais exactement le même selon la pression (Pa), rien de plus normal car un ventilateur à action ne peut en aucun cas être précis au m³/h près à toutes les pressions 🙂

On remarque sur le tableau que plus la pression augmente (Pa), plus la consommation augmente … normal puisqu’il s’agit de ventilateurs à action qui savent assurer un volume constant.

Prenons 3 cas au volume jour de 210 m³/h (c’est un cas d’école pour illustrer) :

  1. filtres neufs et propres, perte de charge globale de 100 Pa,
  2. filtres encrassés la perte de charge passe à 199 Pa,
  3. filtres très encrassés la perte de charge passe 302 Pa … ah oui ça pique 🙂

Le constat est simple :

  1. Filtres neufs la consommation est de 0,24 W/(m³/h) soit 214 x 0,24 = 51,36 Wh.
  2. Filtres encrassés la consommation est de 0,37 W/(m³/h) soit 226 x 0,37 = 83,62 Wh.
  3. Filtres très encrassés la consommation est de 0,52 W/(m³/h) soit 225 x 0,52 = 117 Wh.

Eh oui la différence entre 1 et 3 est de 575 kWh/an !

Remarque : la double flux du fil conducteur est donnée à 420 m³/h mais un volume-pression maximum de 260 m³/h à 185 Pa, celle du schéma des explications sur la consommations a un volume-pression maxi de 330 m³/h à 500 Pa (j’ai vérifié) … vous voyez la supercherie :mrgreen:

Ventilateur à action ou à réaction … récapitulatif

Le réglage d’un volume d’une double flux se fait de façons différentes en fonction du type de ventilateurs.

Ventilateur à réaction

  • Sans débit constant, c’est un % de la puissance en fonction des pertes de charge de votre installation en volume Boost, en volume jour et en volume nuit. Avec une marge pour les filtres encrassés !
  • Avec système débit constant sur pression différentielle, vous réglez vos puissances-volumes à l’installation filtres propres … le débit constant se charge de l’augmentation de puissance suivant la perte de charge (1)

(1) principalement à cause des filtres encrassés.

Ventilateur à action

  • A volume constant c’est le choix du volume en m³/h … c’est simple est efficace en double flux.
  • A pression constante ça ne peut pas bien fonctionner sur une double flux avec ses 2 ventilateurs !

Précision : + le volume est faible … + la perte de charge sera faible !

Réglage ventilateur à réaction

Question : depuis le fil conducteur, vous voulez une vitesse jour de 200 m³/h en insufflation, la perte de charge globale de votre réseau d’insufflation est de 50 Pa à 200 m³/h … à quelle tension allez-vous régler le ventilateur ?

Réponse : les 200 m³/h à 50 Pa c’est une tension de 6,5V. Il faut faire la même calcul en extraction puisque les pertes de charge globales des 2 réseaux sont différentes 🙂

On n’est pas à 10 Pa ou à 10 m³/h près … mais il ne faut pas exagérer !

Conseil : en prévision des filtres encrassés vous devez légèrement augmenter la puissance soit dans notre exemple une tension d’environ 6,7V et vous aurez 220 m³/h filtres propres … mais avec cette petite marge il ne faudra pas que les filtres soient trop encrassés sinon inexorablement le volume va diminuer 🙁

Précision, ces explications c’est pour un volume global souhaité … le réglage du bon volume à chaque bouche, c’est encore autre chose les enfants :mrgreen:

Attention, la vérification de l’équilibrage entre les volumes insufflation et extraction est obligatoire avec des ventilateurs à réaction … faites la vérification au moins au volume nominal (V-jour).

Nb) la perte de charge et l’équilibrage des volumes sont expliqués en détail dans l’article Guide sur les accessoires.

Comment ai-je fait … sans être LA référence ?

  • Ventilateurs à action « volume constant », j’ai réglé à l’installation mes volumes en m³/h pour chaque vitesse (nuit, jour et Boost) en insufflation et en extraction.
  • Insufflation : aucun réglage du volume aux bouches … je ne suis pas à 3 m³/h près à chaque bouche (1)
  • Extraction : répartition des volumes entre les bouches « à la grosse » via le réglage d’ouverture des bouches (bouches réglables) … c’est l’expérience mais j’explique ça dans l’article Guide sur les accessoires 🙂

Astuce : j’ai vérifié en V-Boost de ne pas avoir une dépression ou une surpression flagrante via la fumée de clope à la serrure de la porte de descente au sous-sol … l’astuce marche super, je suis au TOP (2)

(1) toutes mes bouches d’insufflation sont identiques avec la même ouverture, c’est simple … mais j’aurais pu m’emmerder avec un réglage des volumes « aux petits oignons » 🙂

(2) toute mon installation est faite sans anémomètre, sans régulateur de débit « à la française » (volume fixe 15, 30, 45 m³/h, etc.), uniquement avec des bouches réglables … je vous conseille de mettre cette phrase dans un coin de votre tête :mrgreen:

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Certifications et performances

Je traite ce sujet dès maintenant pour vous laisser les pieds sur terre et vous éviter de rêver aux performances des annonces commerciales ou faire de mauvaises interprétations qu’il s’agisse de la performance thermique de l’échangeur, de la consommation électrique ou du bruit.

On peut affirmer que partout en Europe depuis 2012, les réglementations de construction des maisons neuves ont les arguments pour l’installation d’une double flux. En rénovation du bâti ancien c’est toujours au cas par cas !

Une Double Flux avec son échangeur est surtout utile en période froide où la température extérieure est comprise entre -15°C et +15°C. Au-dessus de 15°C un échangeur d’une double flux n’est pas très utile.

Certes une double flux permet la filtration de l’air entrant dans la maison … d’autres systèmes de ventilation le permettent aussi.

Une double flux est surtout là en saison froide pour récupérer la chaleur de l’air extrait

Une certification est toujours faite avec une double flux installée en espace chauffé !

Une certification est toujours faite avec des filtres neufs et propres !

Les certifications ne tiennent pas compte des réseaux de gaines 🙁

Déperditions dues au renouvellement d’air

Le renouvellement d’air représente une déperdition de chaleur entre 15 à 20% dans une maison traditionnelle non isolée. Mais dans une Maison Passive le renouvellement d’air représente jusqu’à 75% (*)

Les autres déperditions étant des pertes par les ouvrants, murs, plancher bas, toiture-combles, les fuites par manque d’étanchéité de la maison, etc.

(*) en effet dans une Passive, les déperditions naturelles sont très faibles donc le % des déperditions dû au renouvellement d’air est d’autant plus important … CQFD 🙂

Une double flux à 90% de rendement c’est uniquement sur l’air renouvelé !

J’ai bien conscience que je remets en cause des idées reçues, mais je préfère vous « bousculer » un peu pour que vous preniez toutes vos responsabilités dans vos choix.

Le retour sur investissement ?

La question du retour sur investissement d’une double flux me fait pleurer de rire. Savez vous que sans chauffage dans une maison mal isolée on peut vivre … il suffit de bien se couvrir :mrgreen:

La chose certaine avec une double flux c’est la qualité de vie dans la maison dont un confort amélioré … ce n’est pas quantifiable ni mesurable mais c’est absolument indiscutable 🙂

Il n’y a pas de retour sur investissement avec une VMC-DF, tout au plus dans une Maison Passive en région froide on peut amortir selon le mode de calcul du chauffage (1). Dans tous les autres cas le retour financier sur l’investissement est impossible … et ceux qui prétendent le contraire sont incompétents ou manipulateurs 🙁

(1) il s’agit souvent d’un « faux ami » car plus l’énergie est couteuse et plus le renouvellement d’air est important … plus le retour sur investissement d’une double flux sera plausible !

Attention aux calculs biaisés pour justifier le retour sur investissement d’une double flux

Certes, plus la région est froide, meilleur est le potentiel retour sur investissement. A Nice il est impossible d’amortir … même pas le changement des filtres :mrgreen:

Un retour sur investissement « bidon »

Plus vous renouvelez de m³/h d’air, meilleur sera le retour sur investissement … incroyable mais vrai ! En effet si une double flux récupère 85% de la chaleur de l’air renouvelé, plus il y a d’air renouvelé meilleur sera le gain :mrgreen:

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en Belgique où le volume de renouvellement d’air est très important, les calculs donnent la rentabilité d’une double flux en 10 ou 15 ans … sans commentaire 🙁

Conclusions sur le retour d’investissement

Je reprends une phrase de Pascal Cretton de Sebasol en Suisse :

C’est un effet pervers bien connu en matière de calcul économique : il faut surestimer la ressource sur laquelle un système d’économie ou de production s’applique, que ce soit par incitation au gaspillage ou mauvaise estimation, pour mieux justifier son amortissement.

Double flux : le confort et la qualité de vie oui ... le retour sur investissement non !

Comment fait-on pour mesurer le retour sur investissement du confort … quel chiffre ?

Performances commerciales

Les marques de VMC-DF présentent souvent leurs machines avec des performances thermique incroyables 90% 95% 98% de récupération de chaleur sur des machines « moyen de gamme » !

Nb) pour plus de réalisme il faut enlever 15% aux performances commerciales sans certification.

Il en est de même pour le bruit dB(A) … à en croire les fabricants « aucune différence audible entre marche et arrêt » … j’exagère juste un petit peu :mrgreen:

Les performances commerciales sont très exagérées … donc nulles

Seules les certifications sont à considérer … quoi que il faut savoir les interpréter 🙂


Les Principaux certificateurs de VMC-DF

Il existe une norme Européenne EN308 pour les unités de ventilation mais chaque pays en Europe rajoute « sa couche » pour imposer subtilement « sa certification nationale  » :

  • NF VMC : EUROVENT-CERTITA (France).
  • NBN EN308 : Bureau de Normalisation (Belgique).
  • DIBt : Deutsches Institut für BauTechnik (Allemagne).

J’arrête là sachant que chaque pays d’Europe a son certificateur « national ».

La meilleure certification Européenne est souvent insuffisante dans un pays donné 👿

Les certifications nationales sont-elles aussi une sorte de protectionnisme ?

Il existe aussi des certifications spécifiques comme :

  • PHI (PassivHaus Institut en Allemagne) la référence en Europe sans aucune contestation.
  • ErP (Directives Européennes) … sauf pour les volumes de renouvellement d’air qui restent nationaux 🙁
  • CE (Conformité Européenne), le seul marquage CE sans certification n’est pas bon signe !

La réglementation nationale sur la quantité d’air à renouveler … l’astuce du chacun chez soi

Chaque certificateur en Europe a son protocole particulier ce qui entraine des spécificités dont plusieurs modes de calcul du rendement thermique … avec des différences pouvant aller jusqu’à 12% pour une même VMC-DF 😮

Les certificateurs peuvent accrédité un laboratoire tierce pour faire des certifications :

  • Le CETIAT et le CSTB sont habilités NF VMC.
  • Le CETIAT est habilité PHI en France pour les VMC-DF françaises.
  • les fameux TZWL ou TÜV sont habilités PHI et DIBt en Allemagne.

Un centre accrédité peut faire en France des essais indépendants pour une marque de VMC-DF … mais en aucun cas ces essais ont valeur de certification NF VMC ! Ces essais sérieux faits par un organisme accrédité sont uniquement reconnus si le constructeur diffuse le rapport d’essais complet.

Rappel : un rendement commercial doit être minoré d’au moins 15% … puisque incontrôlable … CQFD

Quelques précisions sur la NF VMC

il s’agit de la marque NF Ventilation Double Flux (NF205) avec :

  • norme EN 13141-7 pour le caisson VMC-DF dont le rendement de l’échangeur.
  • norme EN 308 pour les conditions de température et d’humidité (voir le § suivant).
  • Bouches autoréglables certifiées Eurovent-Certita.
  • Sans oublier la réglementation Française sur les quantités d’air à renouveler !

Attention : une certification PHI ou DIBt n’est pas faite avec le protocole NF VMC … la performance retenue dans la RT2012 sera donc que de 50 % si la marque ne peut pas justifier d’un essai avec le protocole NF VMC !

NF VMC et PHI : brève comparaison

Limite : je ne tiens pas compte des doubles flux Hygroréglable à la française. Ces VMC-DF ont un protocole particulier très favorable dans la RT2012 … je déconseille complètement les bouches Hygro en double flux 🙁

Il s’agit ici de comparer uniquement une partie des protocoles entre les deux certifications NF VMC et PHI :

  • Rendement thermique : NF VMC sur l’air neuf … PHI sur l’air extrait :
    • NF VMC (Air Insufflé – Air Neuf) / (Air Extrait – Air Neuf).
    • PHI (Air Extrait – Air Rejeté) + apport ventilateurs+électronique / (Air Extrait – Air Neuf).
  • Volume du rendement thermique : NF VMC 120 m³/h (1) … PHI 70% du volume maxi à 100 Pa.
  • Rendement thermique minimum : NF VMC ≥ 85% … PHI ≥ 75% … une sacrée différence !
  • Consommation des 2 ventilateurs : NF VMC en W-Th-C (Wh) (2) … PHI en Wh/m³ (Pel,spec) (3)
  • Fuites internes-externes : NF VMC ≤ 10% … PHI ≤ 3%. dans les 2 cas à environ 70% du débit max (4)
  • Filtre insufflation : NF VMC = F5 … PHI = F7.
  • Filtre extraction : G4 dans les 2 cas.
  • Température minimum air neuf : NF VMC 5°C … PHI -10°C.
  • Température air extrait NF VMC = 25°C … PHI 21°C.
  • Humidité relative air extrait NF VMC < 30 % … PHI 28% maxi.
  • Dispositions dans les 2 cas (filtres neufs, préchauffage interne s’il existe, Bypass fermé).

(1) correspond au débit de base de la configuration F4 (1 SdB, 1 WC, 1 salle d’eau) soit 120 m³/h.

(2) NF VMC  W-Th-C consommation moyenne 22h à vitesse nominale et 2 h à vitesse Boost … c’est en Wh 🙂

(3) PHI (specific electric Power) au débit de 70% du débit max et à 100 Pa + la consommation de la commande.

(4) les taux de fuites sont donc comparables même si la pression des fuites externes (dépression et surpression) est à 250 Pa pour NF VMC contre 100 Pa pour PHI. Les fuites internes sont à la même pression de 100 Pa.

Nb) PHI demande une température d’air insufflé ≥ 16,5°C … et ce jusqu’à une température extérieure de -10°C. Le préchauffage ou le postchauffage est donc souvent obligatoire en PHI pour respecter cette règle.

Conclusions entre les certifications PHI et NF VMC

La différence de rendement thermique de l’échangeur entre les 2 protocoles est en moyenne de 12% de plus pour la NF VMC … il faut donc en moyenne retirer 12% à la performance NF pour une idée de la performance PHI !

Le nombre de VMC-DF certifiée en 2019 : 217 certifications PHI contre 31 certifications NF VMC :mrgreen:

Nb) les protocoles de certification sont globalement « imbuvables » pour le commun des mortels 🙁

Conseil : ne regardez pas que la performance thermique de l’échangeur dans une certification. Il y a d’autres éléments très importants comme les % de fuites internes et externes, la consommation électrique et le bruit.

Où trouver les certifications

  • PHI : il s’agit de résumés assez complet et bien faits, c’est ICI (1)
  • NF VMC : c’est ICI (2)
  • DIBt : impossible de les avoir sauf si la marque les diffuse (3)
  • NBN EN308 : sur la liste des produits PEB autorisés (voir feuille 4-4) c’est ICI (4)
  • ErP : chaque constructeur doit fournir la fiche produit 1253/2014 de chaque modèle (5).

(1) passer en langue anglaise, tri sur Manufacturer,  choisir une VMC (Component) et sortir la certification.

(2) depuis 2019 (site commun Eurovent-Certita), il faut vraiment avoir envie de voir. Faire dans l’ordre :

  1. Produit : Ventilation mécanique contrôlée,
  2. Type de produit : Groupe de ventilation double flux autoréglable pour habitat individuel,
  3. Fabricant : choisir dans la liste déroulante,
  4. Voir dans le résultat le modèle que vous recherchez, vous pouvez faire une édition du résumé.

(3) le rapport DIBt est complet mais très peu de marques osent le diffuser … quant-on le trouve c’est bon signe 🙂

(4) il s’agit d’un résumé sur la liste PEB des VMC autorisées en Belgique.

(5) malheureusement pour certaines marques on ne sait pas exactement d’où viennent certains chiffres.

Les performances et les fuites entre 5 doubles flux

Ce tableau a été fait en 2012 et complété en 2016 pour l’ErP.

  • NF VMC : volume de la perf. à 120 m³/h correspondant à un F4 (1 SdB, 1 WC, 1 salle d’eau).
  • PHI : volume de la perf. à 70% du volume maximum de la VMC-DF à 100 Pa.
  • Titon HRV3 Q plus : le PHI est non officiel. Les % de fuites très bas sont impossibles sur une Titon !
  • Domeo 210 FL : les perf.thermiques sont cohérentes entre les certifications … c’est dû au faible volume maxi de cette machine.

Nb) en 2018 Titon a fait certifier PHI la HRV3 PH ECOaura … VMC-DF différente de la HRV3 Q plus.

Mes commentaires

Perf. : PHI prend judicieusement en compte les facteurs extrinsèques :

  • La chaleur induite des ventilateurs n’est pas prise en compte.
  • La chaleur externe pouvant réchauffer le caisson n’est pas prise en compte.

Fuites entre caisson VMC-DF et cadres de filtres : ignorées … c’est pourtant un sacré point faible !

Accessoires externes : (capteurs d’ambiance, Puits Canadien, etc) ils sont ignorés puisqu’ils ont une certification distincte. L’ErP tient compte des capteurs d’ambiance pour la classe énergétique … c’est très discutable !

Isolation du caisson double flux : ignorée puisqu’une VMC-DF doit être en espace chauffé ! Quoi que, en espace chauffé, moins le caisson est isolé … plus la performance sera bonne en NF VMC 👿

Réseau de gaines : jamais pris en compte puisque la longueur des gaines se résume à peau de chagrin dans les certifications. Pour être clair, les gaines de distribution d’air sont ignorées.

Ce tableau de 5 comparaisons me laisse sans voix tant il y a des différences

Le Bypass et le capteur HR interne sont aux abonnés absents des certifications 🙁

Il ne faut pas s’attendre à obtenir ces rendements dans votre maison

La certification la plus « juste » c’est la PHI mais ce n’est pas une certification Française !

Faut-il faire confiance aux certifications ?

Je vous laisse lire la suite pour vous faire votre propre opinion. Personnellement je suis dubitatif … certes je ne connais pas tous les détails précis des protocoles de chaque certificateur … mais j’en connais assez pour être interrogatif !

Nb) les « experts » du genre ne me feront pas changer d’avis. D’ailleurs quand je creuse un peu avec l’un d’eux, c’est souvent l’embrouille … ils en connaissent souvent moins que moi 🙂

Les certificateurs avec un panel significatif de VMC-DF certifiées pour une comparaison pertinente :

  1. PHI est de loin la référence en Europe (performance, consommation, fuites, bruit) 🙂
  2. PEB, la liste des VMC-DF autorisées en Belgique est fiable pour la performance et la consomation.
  3. La fiche produit 1253/2014, dommage la fiabilité de la performance et des fuites est discutable 🙁

Nb) la NF VMC a trop peu de doubles flux certifiées, de plus la performance n’est qu’à 120 m³/h.

Pour les VMC-DF étudiées pour le TOP15 sans certifications PHI, je récupère les chiffres sur :

  • la liste PEB des VMC-DF autorisées en Belgique (norme NBN EN308),
  • la fiche produit ErP des directives Européennes,
  • et s’il le faut je vais creuser dans les certifications françaises, hollandaises, finlandaises, anglaises, etc.

Nb) les certications hollandaises sont un peu folkloriques 🙂

Modulation des rendements thermiques entre certificateurs

Je donne toujours dans le TOP15 les chiffres que je trouve sans appliquer de modulation. Toutefois il est bon d’avoir une lecture modulée pour essayer de comparer sur une base proche … même si ce n’est que théorique. Personnellement j’applique les modulations suivantes :

  • NF VMC -12% pour avoir le rendement similaire PHI (1)
  • ErP -5% pour avoir le rendement similaire PHI (1)
  • PEB Belge (norme NBN EN308), je prends le rendement au débit 2 qui correspond presque au PHI.

(1) c’est une moyenne, je module plus finement à partir de 90% :mrgreen:

Tromperie possible sur le rendement thermique

Performance et humidité de l'air extrait

Performance / HR de l’air extrait

Plus l’air extrait est humide … meilleur sera le rendement thermique. Eh oui la condensation engendre de la chaleur, voir la démonstration sur le schéma.

Un essai de performance avec un fort taux d’humidité de l’air extrait (HR 80%) et le rendement sera très bon … il sera encore meilleur avec une température externe négative.

Le fabricant margoulin va récupérer ce super rendement pour le mettre en avant dans ses documents commerciaux et sur son site commercial internet en le labellisant rapport d’essais x ou y.

Cette triche a déjà été faite en Atlantique nord … mais ça colle aux bottes des protagonistes : le constructeur comme le laboratoire accrédité … attention 😯 😀

Certains fabricants « malin-honnête » présentent deux rendements thermiques, un avec un air extrait sec et un autre avec un air extrait humide ≥ 55% ! Quel rendement retiendra le lecteur novice ? 🙁

Mon calcul basique du rendement thermique

J’utilise la formule basique utilisable par tout un chacun pour sa double flux :

% performance = T.air soufflé – T.air extérieur / T.air intérieur – T.air extérieur * 100

On peut aussi utiliser la formule simplifiée sur l’air extrait … mais les mesures sont moins évidentes :

% performance = T.air extrait – T.air rejeté / T.air extrait – T.air neuf * 100

J’applique les règles strictes suivantes :

  • T.air extérieur < 0°C la nuit.
  • T. air intérieur à 1,80 mètre du sol au milieu du salon-séjour.
  • T. air soufflé à la bouche de la plus grande gaine installée en zone non chauffée, sinon en zone chauffée.
  • Moyenne de 2 mesures, une prise à 11 h et l’autre à 23 h.

Nb) on fait les mesures dans une habitation portes et fenêtres fermées, sans perturbation les 24 heures précédentes (pas de fiesta, pas de feu de cheminée) mais une maison avec ses occupants habituels.

Un bon dossier réalisé par Frédéric Loyau (Fiabitat) sur le rendement, la pertinence économique des VMC-DF et des réponses sur quelques idées reçues. Ce dossier PDF est ICI

Nb) je ne suis pas d’accord à 100% avec tout le contenu de ce dossier !


Les certifications sont-elles fiables ?

Les certifications des VMC-DF sont aussi fiables que peuvent l’être celles des voitures 🙂 :mrgreen: 👿

Je n’ai pas de certitude sur les magouilles mais j’ai de gros doutes quand je compare les certifications d’une même VMC-DF entre plusieurs certificateurs. Vous allez être ravi de ma petite enquête mais très déçus du constat 😈

Mes doutes portent essentiellement sur les VMC-DF misent sur le banc d’essais. S’agit-il de machines spécialement préparées pour les tests donc potentiellement différentes des VMC-DF mises sur le marché ?

Toutes les certifications sont douteuses même celles de la célèbre PHI 🙁

J’incrimine ici surtout les constructeurs et les marques … mais les certificateurs ne sont pas ignorants 🙁

Nb) la logique voudrait que la VMC-DF passée au banc de tests soit choisie au hasard chez un distributeur à environ 500 km du lieu de fabrication … juste histoire d’être le plus honnête possible 🙂

Les VMC-DF sont-elles préparées pour les certifications ?

Les preuves flagrantes ne se trouvent pas dans la performance thermique de l’échangeur ou les consommations électriques quoi que, mais sur les % de fuites internes et externes !

Comment est-ce possible que pour la même VMC-DF il y ait de telles différences sur les % de fuites entre deux certificateurs ? Les protocoles de certifications sur les fuites ne peuvent pas justifier de telles différences !

La réponse est très claire, les tests de certification sont faits sur des machines « préparées » (1) pour les tests donc peut-être différentes des machines commercialisées.

(1) la préparation peut-être subtile ! Sur les chaines de montage il suffit de mettre des vieux de la vieille maitrisant comment rendre bien étanches une série de machines dont 1 ou 2 seront forcément choisies pour la certification 🙁

Le silicone serait-il le roi du maquillage pour le grand gala des certifications ?

Preuves par l’image sur 3 VMC-DF certifiées PHI et NF VMC

J’ai fait un montage photo pour mettre tout ça sur une seule page par certificat. J’ai choisi 3 VMC-DF populaires dont une made in France. Oui c’est un travail dingue mais prouver c’est indispensable !

Les 3 certifications PHI (Faire clic gauche sur photo pour agrandir)

PHI Cube 300 Aldes

PHI Dee Fly Cube 300 Aldes

PHI ComfoAir350 - WHR930

PHI ComfoAir350 – WHR930

PHI ComfoAir550 - WHR960

PHI ComfoAir550 – WHR960

Nb) les certificats PHI sont sur fond bleu depuis 2016, sur fond mauve avant.

 

Les 3 certifications NF VMC (Faire clic gauche sur photo pour agrandir)

NF ComfoAir 350 Zehnder

NF VMC ComfoAir 350

NF Cube 300 Aldes

NF VMC Cube 300 Aldes

NF ComfoAir 550 Zehnder

NF VMC ComfoAir 550

Remarques entre PHI et NF VMC pour une même VMC-DF

  • Performances thermiques différentes : normal protocoles différents.
  • Consommations électriques : protocoles différents mais comparaisons possibles.
  • Bruits dB(A) différents … ce n’est pas normal de telles différences 🙁
  • % de fuites très différents, là il y a un vrai problème, une vraie suspicion.

Comparer toujours les performances entre les doubles flux chez un même certificateur

Consommations électriques

Vous ne pourrez jamais reproduire le banc de tests ! En effet la consommation peut-être tributaire pour un même volume d’air (200 m³/h) des pertes de charges dues aux longueurs de gaines ou aux filtres encrassés !

Pour ceux qui viennent chercher des explications dans les forums sur les grandes différences de consommation constatées, ils peuvent bien rouspéter, il y aura toujours plein d’explications pour justifier tout ça car les certification sont faites dans des conditions optimums !

La consommation « référence » : pour moi il n’y a pas photo c’est la PHI en Wh/m³ … il suffit de faire consommation PHI x votre volume pour avoir une bonne idée de votre consommation à chaque vitesse … filtres propres et perte de charge max à 100 Pa.

La consommation « ErP » le SPI : exprimé en Wh/m³ … malheureusement souvent sous-estimé !

Le bruit en décibels dB(A) très discutable

Les bruits ne dépendent pas intrinsèquement que des ventilateurs de la double flux mais aussi de l’installation, des gaines utilisées (PEHD ou métalliques), du volume d’air à chaque bouche. Bref c’est quand vous aurez installé votre VMC-DF que vous saurez si ça fait du bruit ou pas … ça sera soit 🙂 soit 🙁

Néanmoins les décibels dB(A) sur les certifications donnent une bonne idée pour peu qu’on fasse une comparaison entre les VMC-DFdoubles flux d’un même certificateur.

Conseil : prévoyez toujours la place de pouvoir rajouter des silencieux si vous n’en avez pas prévu … ce qui est normal en réseau pieuvre alors que pour un réseau linéaire métallique les silencieux sont obligatoires !

Attention pour le bruit, ne vous fiez surtout pas aux chiffres que vous pouvez lire sur la documentation commerciale … déjà que les chiffres des certifications sont discutables :mrgreen:

Les % de fuites la preuve de « tricherie »

Personne ou presque ne regarde les fuites internes et externes … pourtant c’est certainement le meilleur critère de la qualité de construction d’une VMC-DF.

Les fuites ne vont pas toutes dans le même sens entre PHI et NF VMC sur les 3 VMC-DF comparées :

  • PHI donne plus de fuites pour les Zehnder et moins pour l’Aldes Cube 300.
  • NF VMC, c’est strictement l’inverse avec des différences vraiment énormes avec PHI.

C’est un scandale, les « préparations » pour les certifications sont évidentes … qui dis le contraire ?

Sinon comment expliquer pour des VMC-DF identiques de telles différences et en plus pas dans le même sens !

J’explique avec des photos l’étanchéité d’une VMC-DF dans l’article Nettoyer une VMC-DF.

Un cas scandaleux sur les fuites

Échangeur Zehnder 350 3 ans sans entretien

Échangeur Zehnder 350 3 ans sans entretien

Cette photo montre l’échangeur d’une VMC-DF Zehnder ComfoAir 350 non entretenue pendant 3 ans. Même si les filtres n’ont pas été changés pendant 3 ans, il est absolument anormal qu’on retrouve un échangeur dans cet état.

La faute incombe au manque d’étanchéité entre le cadre des filtres et le caisson de la VMC-DF … donc en terme clair des défauts de fabrication de la VMC-DF !

Pourquoi les certifications ne voient pas ça ? Parce que les certifications sont faites sur une machine neuve avec des filtres neufs et propres. De plus ce type de fuite n’est absolument pas prise en compte dans une certification 🙁

Je pense et ça n’engage que moi, les VMC-DF Zehnder ComfoAir 350 et 550 n’auraient jamais dues être certifiées PHI avant 2014 tant les fuites sur les VMC-DF commercialisées se sont révélées catastrophiques !

La meilleure preuve c’est que Zehnder a revu complètement en 2014 les filtres et les couvercles de filtre en rajoutant des joints (voir détail dans l’article : Mes choix en 2011, Chap. Storkair WHR 930 (4ème), c’est l’autre nom de la Zehnder ComfoAir 350.

Les certifications ne regardent pas l’étanchéité entre le caisson et le cadre des filtres :mrgreen:

Nb) il en est de même pour la Dee Fly Cube 300 Aldes, elle n’aurait jamais due être certifié PHI au regard des 9% de fuites internes de la certification NF VMC.

Rappel : les tests étant fait en espace chauffé, si l’air ambiant rentre dans la VMC-DF, ça augmente les performances … c’est aussi bête que ça 🙁


Juste pour rigoler :mrgreen:

Je connais une VMC-DF pas chère avec un rendement thermique de 100% garanti 😯

La VMC-DF est en espace chauffé et elle profite de la situation … 100% de fuites externes :mrgreen:


Certifications suspicieuses avec la VMC-DF DOMEO 210

Il y a un vrai chambardement en ce début 2016 avec une modeste VMC-DF de 210 m³/h à moins de 1100 €ttc mais certifiée NF VMC et PHI. Il s’agit de la DOMEO 210 de Soler-Palau (Unelvent en France). Cette VMC-DF est également vendu en clone chez Pluggit (Avent C 200) et chez Leroy-Merlin (EQUATION Atacama).

C’est la première fois, à ma connaissance, qu’une VMC-DF vendue en GSB est certifiée PHI. Je constate que fin 2017, la maison mère Soler-Palau ne parle toujours pas de la certification PHI de leur machine, ni en Espagne, ni en Allemagne ni ailleurs … bizarre bizarre ! Seul Pluggit en parle dans sa documentation générale mais c’est en dernière page 🙂

Les 2 certifications NF VMC sont sur les modèles RD (radio) et FL (filaire). La certification PHI est sur le modèle FL-3V … je suppose que c’est pour « filaire en 3 vitesses ». Le modèle radio a en plus une commande radio mais l’intérieur reste le même en dehors du récepteur radio.

Les certifications de la DOMEO 210

Faire clic gauche sur photo pour agrandir

NF-VMC DOMEO 210 RD

NF VMC DOMEO 210 RD

PHI DOMEO 210 FL-3V

PHI DOMEO 210 FL-3V

NF-VMC DOMEO 210 FL

NF VMC DOMEO 210 FL

Le grand bouleversement ? Les rendements thermiques sont quasi identiques à 1 petit point près … mais c’est normal puisque cette machine a un faible volume maxi … donc le PHI à 70% (135 m³/h) c’est proche des 120 m³/h du volume pris par la NF VMC.

Pour le reste on voit que :

  • Les fuites chez PHI sont tout justes à 3% … comme par hasard le maximum accepté chez PHI !
  • Pourquoi ces grosses différences sur les fuites entre NF VMC et PHI ?
  • Pourquoi autant de différence (fuites, bruits) entre ces certifications … c’est la même VMC-DF ou pas ? 🙁

La DOMEO 210 reste une bas de gamme … même avec la certification PHI !

Certificat d’une VMC-DF haut de gamme

PHI Maico WR310 WS320

PHI de la Maico WS320

Cette certification PHI montre une VMC-DF haut de gamme de 2016. Comparer les rendements, consommations, fuites et bruits avec les PHI ci-dessus … vous allez mieux comprendre 🙂

Je ne connaissais pas dans le détail tous ces éléments en 2011 quand j’ai changé ma VMC-DF. Heureusement à l’époque j’ai tout misé sur la qualité intrinsèque des éléments de base d’une VMC-DF et un bon réseau de gaines et rien sur les spécificités comme l’électronique à outrance, le Bypass, le préchauffeur, etc.

J’ai eu la chance de choisir une bonne VMC-DF qui me donne entière satisfaction sur les basiques dont bruit, fuites et consommation … sans oublier des filtres G4 non-propriétaires.

Le scandale des filtres propriétaires est largement détaillé un peu partout dans le blog.

Nb) ma VMC-DF n’est pas celle présentée ici 🙂

Précisions sur des rendements « bizarres »

Le rendement thermique donné sur la commande digitale via les sondes de température internes au caisson VMC-DF est très souvent faux car le vrai rendement dépend beaucoup d’éléments externes.

Ne vous fiez pas aux performances fournis sur votre commande digitale

Des gaines mal isolées en combles

Les gaines mal isolées en zones non chauffées provoquent une grande différence entre la température de l’air extrait de la maison et la température de l’air extrait arrivant dans la VMC-DF. Les rendements peuvent très nettement chuter en hiver voire être nuls. Et en été en journée, l’air insufflé est très chaud malgré l’échangeur puisqu’il peut faire jusqu’à 50°C dans les combles … avec des gaines mal isolées ça ne pardonne pas 🙁

L’antigel mécanique

Une VMC-DF insuffle moins pour éviter le gel de l’échangeur dès que la température de l’air vicié en sortie de l’échangeur est < 2°C, la performance chute très rapidement jusqu’à être nulle si l’insufflation est arrêtée.

L’insufflation les nuits d’été Bypass ouvert

La température de l’air insufflé peut-être supérieure à la température externe (jusqu’à 4°C) ! Et oui les moteurs chauffent l’air d’une part et d’autre part souvent le Bypass n’est pas à 100% étanche !

Sans parler de l’isolation souvent absente des gaines en espace chauffé … et oui ça joue !

Conclusions sur les certifications

Je suis le seul à ma connaissance à dénoncer cash les problèmes des certifications des doubles flux. Aucun site « commercial » ne peut réellement se le permettre :mrgreen:

Certifications : il faut trop souvent lire entre les lignes 🙂

Si un expert, un responsable chez un fabricant, un distributeur officiel ou un centre certificateur veut en discuter avec moi … je suis disponible, merci de laisser un commentaire pour prendre contact 🙂

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Autres bons sites à consulter

Ce n’est pas le côté business qui m’incite à vous proposer ces liens mais plutôt les côtés sérieux et professionnels … je ne vends rien, je ne touche rien 🙂

Nb) je ne parle pas des sites à éviter par leurs idées reçues ou leurs arguments commerciaux douteux … ils représentent plus de 90% des sites. Beaucoup de sites sérieux de prime abord ont des blogs professionnels de conseils où les chiffres sont « traficotés » pour mieux vous « prendre » dans leurs filets commerciaux … ce n’est pas glorieux 👿

Tout sur la RT2012, les labels, les certifications

Vous voulez plus de précisions sur la RT2012, les labels BBC, la certification PassivHaus, le puits canadien et bien d’autres choses. Ce dossier du site professionnel Fiatibat est intègre … ce qui est plutôt rare. Le site est ICI

Nb) tout est évoqué mais je regrette de devoir lire entre les lignes lorsqu’il y a « anguille sous roche » !

Auto-construction d’une maison

Voilà un site professionnel Suisse avec des interlocuteurs très pointus et cash, certes ils ont leurs préférences mais ils jouent cartes sur table … un vrai régal. Vous trouverez tout un tas de conseils précieux sur le site Suisse Sebasol ICI

Ce site m’a réconforté … ça fait de bien de voir que la logique élémentaire arrive à l’emporter sur des croyances ou des idées reçues mille fois répétées sur le Net et dans les forums.

Je suis un anti-idées reçues, je remercie Pascal Cretton de Sebasol pour sa contre-expertise sur le système Julia de récupération de chaleur des eaux grises de douches en maison individuelle (1).

(1) des systèmes similaires existent en France le Power-Pipe ou le Obox. La RT2012 évoque en système complémentaire le récupérateur de chaleur des eaux grises … sachant qu’en maison individuelle les critiques sont similaires à celles du système Julia.

Une auto-installation en réseau linéaire métallique

Il s’agit de l’auto-installation d’une double flux en réseau linéaire réalisée par Phico (Belgique). Ça vous permettra de voir en détail une installation en linéaire et de comparer avec un réseau pieuvre. Son blog est ICI

Je tiens à préciser : je n’ai pas eu l’approche compliquée de mon compère Phico. L’architecture de ma maison et mon choix du réseau pieuvre m’ont simplifié l’installation 🙂

Une auto-installation inspirée de ce blog

De plus en plus d’auto-installations double flux se font en référence à ce blog … j’en suis fier et je le dis 🙂

Cette belle auto-installation de Cédric est en réseau pieuvre avec gaines PEHD TPC rouge, un caisson de préfiltration de l’air neuf, des collecteurs faits « maison » dont celui d’extraction avec filtre intégré, des bouches d’insufflation placées au-dessus des portes quand c’était plus simple, etc.

Il est à noter que cette installation c’est faite lors de la rénovation d’une maison préalablement équipée d’une simple flux. Je vous conseille vraiment de jeter un œil à ce blog, c’est ICI

Nb) j’ai récupéré 4 ou 5 photos pour illustrer ce blog.

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Une VMC-DF oui ou merde ?

Résumé de mon choix en 2011

J’ai décidé en 2011 de remplacer ma vieille double flux de 1976, je me suis alors mis aux goûts du jour :

  • Examen plus ou moins poussé de 60 VMC-DF de 250 m³/h à 350 m³/h provenant de 44 marques.
  • Sur les forums, dont un très bon site franco-belge bricozone.be. J’ai lu plus de 1000 posts sur 30 sujets différents, j’ai participé à beaucoup de discussions en 2011. Je tiens à remercier les forumeurs avec qui j’ai partagé et échangé. J’interviens toujours sur certains forums pour donner des conseils et de temps en temps rouspéter sur des idées reçues ou une réglementation discutable.

Je n’étais pas enthousiaste pour une double flux

Mon expérience de 35 ans en double flux ne n’avait pas emballé … mais :

  • après avoir bien échangé sur les forums,
  • après avoir examiné beaucoup de notices d’installation de doubles flux,
  • après discussions sérieuses avec un vrai installateur de VMC-DF,
  • après avoir regardé des certifications dont les fameuses PHI et DIBt,
  • après avoir fait chauffer Google pour beaucoup de traductions (Allemand, Danois, Hollandais, Anglais, etc.).

Je me suis décidé tout en restant méfiant, maniaque et critique au sujet des doubles flux

J’ai décidé bon nombre de choses que je voulais et surtout que je ne voulais plus voir pour ma nouvelle installation. Si j’ai les idées bien arrêtées aujourd’hui, certaines ont évoluées, c’est ça l’intérêt des recherches poussées.

Je ne suis pas certain d’avoir toujours pris les meilleures décisions

Je suis convaincu d’avoir évité les pires 🙂

Coup de gueule sur les forums

Certains forums ne me semblent pas complètement indépendants dans le secteur du bâtiment. Quand le forum se prétend « scientifique » c’est plutôt gênant pour les conseils apportés aux débutants.

Ces forums seraient-ils sous l’emprise plus ou moins poussée, plus ou moins visible du business ? Difficile de savoir mais force de constater que contrecarrer cash le quarteron de participants assidus (partenaire, professionnels et certains deuxièmes couteaux « influenceurs ») et vous aurez le sifflet coupé 👿

Un exemple au hasard la nature des isolants (laine minérale ou laine végétale) et le déphasage de l’isolant est un sujet particulièrement sensible … je me demande bien pourquoi  :mrgreen:

Nb) sans un recul d’au moins 3 ans sur les forums, il est difficile de comprendre ce coup de gueule 🙂

 

Comment faire le choix d’une VMC Double Flux ?

Le choix d’une double flux n’est pas anodin, si son utilisation reste simple on ne peut pas en dire autant de son installation et du prix global matériels + installation. Les autres critères à prendre en compte :

  • la région géographique … avez-vous besoin d’une double flux ? (1)
  • le type de maison (neuve ou rénovation, traditionnelle ou MOB, RT2012 ou Passive),
  • son emplacement dans la maison (bruit, isolation) et la place nécessaire (installation et entretien),
  • l’utilisation que vous voulez en faire (selon la réglementation ou selon vos désirs),
  • les possibilités techniques recherchées : simplicité, programmation, domotique, etc.
  • les autres systèmes en parallèle comme des détecteurs CO² et COV, un puits canadien, etc.

(1) En région tempérée (Nice, Bézier, Perpignan) une simple flux autoréglable 2 vitesses ou une ventilation naturelle bien pensée peut-être suffisante. Au nord de Carpentras, la VMC-DF commence à se justifier.

Une rénovation n’a souvent rien à voir avec une maison neuve. Une maison traditionnelle même bien isolée est différente d’une maison récente où la double est prévue.

Les réglementations RT2012 et les labels c’est une chose, reste à voir la chose qui fâche … le surcoût pour atteindre la RT2012 ou un label comme la Maison Passive.

Quand je parle de surcoût ce n’est pas dans l’isolation de la maison (murs, portes, fenêtres, combles) mais dans les matériels annexes à mettre en place pour atteindre le confort et les minimas : ventilation, PAC, Poêle étanche, chaudière à condensation, photovoltaïque, puits canadien, etc.

Une maison Passive à Nice … j’arrive à imaginer, mais à Chamonix je demande à étudier à la loupe l’usine à gaz sur 30 ans … 13°C l’hiver en moyenne c’est beaucoup plus simple que -13°C !!!

Même remarque entre Cherbourg et Strasbourg où l’amplitude des températures été-hiver est faible d’un côté et énorme de l’autre.

Les exemples de maisons RT2012 ne sont pas tous concluants … loin de là :mrgreen:

Beaucoup de femmes et d’enfants surchauffent l’été parce que Monsieur a décidé RT2012 à minima !

Beaucoup craquent pour une climatisation faute d’avoir une maison bien conçue !

De plus, l’étanchéité des maisons actuelles peut poser problèmes si une bonne ventilation mécanique n’est pas assurée dans les règles de l’art 🙂

La surchauffe l’été, c’est la vraie faiblesse des maisons étanches et isolées ITI (par l’intérieur) … encore pire en période de canicule. L’architecture et la construction des maisons RT2012 n’est souvent pas à la hauteur pour lutter contre la surchauffe … pourtant tout semble prévu dont la TIC (Température Intérieure Conventionnelle) de la RT2012. Force de constater qu’il y a des sérieux manques problèmes de surchauffe .

Le pire c’est que des « sommités » s’occupent du sujet sans le moindre souci de l’efficacité :

  • Des cuisine, salon-séjour au 1er étage et des chambres aux RdC … ça ne fonctionnera jamais bien 😀
  • Des grandes baies vitrée au sud-ouest ou au sud-est avec des volets roulants sombres … une catastrophe 👿
  • Des combles habitables isolées en laine minérale et avec velux … surchauffe assurée même hors canicule 😯

Bref il n’y a pas 2 cas réellement similaires, pour autant le bon sens et la simplicité restent de rigueur … comme depuis 10 000 ans dans les cavernes où il ne gelait jamais mais jamais plus de 12°C !

CQFD : une architecture et une isolation bien choisie OUI 🙂 ... des usines à gaz en accessoires NON

La question financière n’est pas la moindre !

Quel choix faire :

  • une VMC-DF de moindre qualité avec toutes les fonctions possibles ou l’inverse ?
  • une auto-installation ou passer par un professionnel ?
  • une autre solution comme une ventilation simple flux ?

Ne jamais perdre de vue les frais d’entretien comme le simple changement des filtres

Le seul coût des filtres est souvent scandaleux sur 30 ans !

Les coûts sont très variables selon la démarche entre auto-installation et passer par un professionnel :

  • Le matériel complet va de 3500 à 10000 € avec une double flux de qualité.
  • L’installation de 300 à 2000 €.
  • L’entretien sur 30 ans : les filtres de 250 à 3000 € (1). On passe à 8000 € avec un contrat d’entretien annuel.
  • Le nettoyage des gaines par un professionnel peut-être estimé à environ 400 €.

(1) entre une filtration avec des filtres « non propriétaires » et des filtres « propriétaires » (ceux des constructeurs).

Avant de vous engager dans le choix d’une double flux, il faut :

  • s’assurer de la faisabilité de l’installation (espace suffisant, etc.),
  • vérifier sa nécessité et son utilité réelle dans votre maison,
  • estimer le coût des matériels (VMC, gaines, bouches, etc.)
  • estimer les travaux d’installation (en auto-installation ou par un professionnel),
  • estimer le coût annuel d’entretien sans oublier dans 10 ou 20 ans le nettoyage des gaines,
  • comparer en fonction de vos possibilités et de vos préférences.

Une Rolls est belle même si elle est marche mal, une double flux c’est l’inverse !

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Normes & réglementation

Cette partie est assez fastidieuse, si vous êtes venu chercher la technique pure passez à l’article suivant … mais je vous conseille sérieusement de jeter un œil à cette partie avant de vous décider 🙂

Normes européennes : comparaison

Il existe une Directive Européenne sur les unités de ventilation dont les doubles flux résidentielles. Malheureusement ces Directives Européennes sont subordonnées aux réglementations nationales sur le renouvellement d’air et principalement les volumes d’air à renouveler.

Je vous présente une brève comparaison des quantités d’air à renouveler dans un logement de 90 m² entre 15 états membre de l’UE. Ce résumé est tiré des résultats du projet HealthVent traduit par le comité international de l’AICVF.

Nb) la Belgique n’étant pas dans l’étude, je l’ai intégrée aux Pays-Bas où les volumes sont comparables.

Constat en Europe

Le renouvellement d’air d’un logement de 90 m² va de 0,25 vol/h à de 0,98 vol/h … soit un rapport de 1 à 4 :mrgreen:

Le volume minimum dans la cuisine va de 5,6 l/s à 41,7 l/s soit un rapport de 1 à 7. Cette différence est à relativiser car elle me semble un peu farfelue, notamment pour la France où visiblement c’est le cas des simples flux Hygro qui as été retenu !

Le summum du volume de renouvellement d’air est détenu par la Belgique et la Hollande avec des volumes 2 fois plus important que la moyenne Européenne !

Nb) chaque pays à ces propres règles quelques fois difficilement comparables.

Les pays ont adopté des approches différentes pour définir les règles liées à la ventilation. Approximativement, un tiers des pays ont des exigences pour la ventilation des logements qui conduisent à un taux de renouvellement d’air inférieur à 0,5 vol/h. Ce qui est en contradiction avec les recommandations basées sur la santé qui préconisent un taux de renouvellement minimum de 0,5 vol/h.

Des exigences minimales concernant les teneurs en polluants dans les bâtiments autres que les bâtiments industriels devraient être introduites dans les règlementations de tous les pays de l’Union européenne.

Conclusion

Les valeurs trouvées dans les normes et les règlementations nationales ne sont pas harmonisées. Les différences au niveau des pays entre la règlementation et les normes européennes ainsi que les différences entre les pays posent des problèmes aux ingénieurs et aux industriels.

Outre que la pratique actuelle est en contradiction avec les efforts d’unification et de normalisation du marché commun, il est clair qu’une directive européenne est nécessaire afin de servir de base aux règlementations des États membres. La directive devrait fixer des débits de ventilation, des caractéristiques techniques ainsi que d’autres paramètres liés à l’efficacité de la ventilation.

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Directives Européennes de ventilation

Vous allez être étonnés, je détaille en priorité les Directives Européennes sur la ventilation car je pense que cette réglementation peut s’imposer petit à petit … même si aujourd’hui ce n’est pas vrai !

Les Directives Européennes réglementent depuis le 1er janvier 2016 les unités de ventilation dont les double flux en résidentiel … il est donc maintenant possible de comparer les VMC-DF de tous les pays de la communauté.

Les Directives Européennes ErP (Energy Related Product) pour les unité de ventilation c’est :

  • Le règlement 1253/2014 avec la fiche produit (Écoconception).
  • Le règlement 1254/2014 avec l’étiquetage énergétique , les fameux A+ A B C etc.

Nb) les données de la fiche produit sont aujourd’hui fournies par la marque dans le respect du protocole de mesure de l’ErP. S’agit-il de données issues de centres accrédités ? Non pas toujours !

Si vous avez le courage, la réglementation ErP est ICI

Mise à disposition de la fiche produit

Les Directives Européennes ERP précisent, je cite :

Pour chaque modèle d’unité de ventilation résidentielle, une fiche produit électronique, telle que décrite à l’annexe IV, est mise à la disposition des distributeurs et sur des sites internet en libre accès.

La fiche produit appropriée mise à disposition par les fournisseurs conformément à l’article 3, paragraphe 1, point b), doit être affichée sur le mécanisme d’affichage à proximité du prix du produit.

Je suis sur le cul car en France particulièrement toutes les marques et tous les distributeurs ne respectent pas toujours en 2017 cette réglementation 😈

Avant d’acheter exigez de voir la fiche produit ErP

Que manque-t-il à l’ErP pour s’imposer ?

Il manque le principal à savoir :

  • La réglementation sur les quantités d’air à renouveler … chasse gardée de chaque pays !
  • Imposer des centres de tests indépendants et accrédités par l’ErP !

Chaque pays garde sa réglementation sur la quantité d’air à renouveler. C’est grâce à cette astuce que chaque pays peut faire sa « tambouille » :mrgreen:

Si une Directive Européenne sur la quantité d’air à renouveler existait il en serait quasiment fini :

  • Des certifications nationales comme la NF VMC.
  • Des conceptions « hasardeuses » de VMC-DF fabriquées pour automatiser une réglementation nationale.
  • De l’obligation d’une certification nationale sur le matériel pour ne pas être pénalisé (RT2012).
  • De certains matériaux douteux comme les gaines souples PVC pour la distribution d’air.
  • De certaines pirouettes douteuses prouvant qu’une VMC-SF Hygro et mieux qu’une VMC-DF.
  • Etc …..

Nb) ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas de certifications autres que l’ErP, mais que les meilleures certifications Européennes soient acceptées dans tous les pays de l’EU 🙂

Attention aux VMC-DF du tertiaire

L’ErP fait le distinguo entre les unités de ventilation exclusivement résidentielles (UVR) et les non-résidentielles (UVNR) :

  • UVR : si volume maxi < 250 m³/h ou < 1000 m³/h si application résidentielle uniquement.
  • UVNR : si volume maxi > 1000 m³/h ou > 250 m³/h si application tertiaire possible.

La réglementation ErP présente des différentes entre UVR et UVNR :mrgreen:

Le problème se pose souvent à partir de 450 m³/h où les VMC-DF résidentielles deviennent rares.

Les VMC-DF non-résidentielles ne sont pas moins bonnes mais attention aux surprises

Des surprises comme des machines pour le tertiaire où l’échangeur et les ventilateurs ne sont pas réellement démontables facilement pour le nettoyage !

Nb) pour la suite du chapitre sur l’ErP, je ne parle que des VMC-DF résidentielles.

L’ErP impose aux VMC-DF depuis janvier 2018

  • Une dérivation thermique voir texte officiel ci-dessous.
  • Une motorisation avec au moins 3 vitesses ou équipée d’un variateur de vitesse.
  • Un niveau sonore LWA maximal de 45 dB au volume de référence (70% du volume maxi).
  • les VMC-DF doivent avoir un signal d’avertissement visuel pour le changement de filtres.
  • la SEC, calculée pour le climat moyen, ne sera pas supérieure à – 20 kWh/(m².an) (1)

(1) cette limite reste minable, voir explication de la classe énergétique ci-dessous.

Nb) rien n’est dit directement sur le rendement thermique pris en compte dans le calcul de la SEC. En dessous de 80% de rendement thermique ErP sur le volume de référence, une VMC-DF ne pourra pas prétendre à mieux qu’une classe énergétique B.

VMC-DF résidentielle : classe énergétique ≥ B … c’est minable 🙁 👿

L’arrêt d’une VMC-DF est autorisée en Europe, mais interdit en France ou en Belgique

Quelle réglementation doit-on respecter ? Personnellement je suis avant tout Européen 🙂

Des spécialistes Français prédisaient pour l’ErP 2018 « La fin de l’autoréglable en résidentiel » … leur rêve du 100% hygro est tombé à l’eau … heureusement :mrgreen:

D’autres spécialistes prédisent pour le RT2020 « La fin des systèmes où un air froid sera insufflé » … j’ai hâte de voir ça pour la Simple Flux … ça serait une vraie révolution en France :mrgreen:

Texte officiel ErP de la dérivation thermique (Bypass)

Toutes les VMC-DF seront munies d’un dispositif de dérivation thermique.

Dispositif de dérivation thermique = toute solution qui contourne l’échangeur de chaleur ou contrôle automati­quement ou manuellement sa récupération de chaleur, sans nécessiter obligatoirement une dérivation physique du flux d’air (par exemple dérivation été, contrôle de la vitesse de l’échangeur rotatif, contrôle du débit d’air).

C’est un GAG que certains ont bien compris : sans bypass intégré dans le caisson de la VMC-DF la solution simple pour respecter l’ErP c’est d’arrêter le ventilateur d’insufflation et le tour est joué. Une VMC-DF sans bypass mais avec le mode ECO (arrêt possible d’un ventilateur) répond donc à l’ErP 🙂

L’étiquette énergétique 1254/2014

Étiquette énergétique 1254/2014

Étiquette énergétique avec : A sans capteur, A+ avec capteurs

L’étiquette énergétique n’est pas importante ni intéressante puisque pauvre en informations … mais surtout la classe énergétique est complètement ‘bidonnée’ selon moi.

De plus, toutes les VMC-DF, même les mauvaises, sont dans un mouchoir de poche entre les classes énergétique A+ et A.

La photo montre une même VMC-DF avec 2 classes énergétiques :

  1. sans capteur : classe = A
  2. avec 2 capteurs qualité de l’air : classe = A+

Quelle connerie puisqu’on ne trouve aucune indication sur l’étiquette précisant le pourquoi du comment de la classe énergétique !

Une VMC-DF peut avoir jusqu’à 4 étiquettes énergétiques : commande basique, programmation, 1 capteur interne, 2 capteurs externes !!!!

Dans ces conditions je vous laisse imaginer quelle étiquette va être mise en avant dans la présentation sur le Net ou dans les documents commerciaux :mrgreen:

L’étiquette énergétique est un « leurre » dans le monde de la VMC-DF

La fiche produit 1253/2014

Fiche produit (clic pour agrandir)

Fiche produit. Clic pour agrandir

La fiche produit des unités de ventilation est par contre une super initiative de l’ErP.

En effet les fabricants ou marques doivent mettre à disposition des consommateurs une fiche produit normalisée avec des renseignements très intéressants (% de rendement thermique, % de fuites internes et externes, débit maximal, puissance électrique au débit max, puissance absorbée en Wh/m³, etc.).

Certaines marques cachent la fiche produit … introuvable ! Inutile de vous expliquer ce que ça veut dire 😈

Nb) toutes les VMC-DF du TOP15 ont une fiche produit. Les rares VMC-DF étudiées sans fiche produit « trouvable » sont toutes recalées à cause d’une piètre qualité de fabrication ou des défauts rédhibitoires :mrgreen:

La fiche produit normalisée est une très bonne chose … je dis bravo 😛

Dommage, il y a 2 données avec des formules incompréhensibles pour le commun des mortels :

SEC (consommation d’énergie spécifique) en kWh/m².an. :

Voir plus loin le détail des paramètres de la SEC

EAC (économie annuelle de chauffage) en kWh énergie primaire/an … je ne mets pas la formule tant c’est « fumeux » et discutable 🙂

La classe énergétique est-elle « bidonnée » ?

La SEC en condition climatique moyenne détermine la classe énergétique :

  • A+ : si SEC < – 42 kWh/m².an
  • A : si – 42 ≤ SEC < – 34
  • B : si – 34 ≤ SEC < – 26

L’ErP fait la part belle aux économies d’énergie « bidons » comme celle des asservissements automatiques de la VMC-DF en fonction je cite : d’une régulation modulée ou d’une régulation par horloge 🙂

La régulation modulée donne un sacré bonus au calcul de la classe énergétique !

Régulation Modulée (RM)

La régulation modulée c’est asservir automatiquement le volume de la VMC-DF, avec par exemples :

  • Un capteur d’humidité dans la VMC-DF (RM centrale).
  • Un ou deux capteurs externes d’ambiance (RM locale).

L’ErP dit : Dispositif ou ensemble de dispositifs, intégré ou fourni séparément, qui mesure un para­mètre de régulation et utilise le résultat pour régler automatiquement le débit de l’unité de ventilation et/ou les débits des conduits.

Les paramètres de régulations

L’ErP dit : Le niveau d’humidité relative (HR), de dioxyde de carbone (CO2), de composés organiques volatils (COV) ou d’autres gaz, la détection de présence, de mouvement ou d’occupation par la chaleur corporelle infrarouge ou la réflexion d’ondes ultrasons, les signaux électriques provenant du déclenchement manuel de l’éclairage ou d’équipements.

Pourquoi tant de haine du mode MANUEL via une commande à 3 vitesses ?

Régulation par horloge

C’est tout simplement une VMC-DF avec la possibilité de faire une programmation hebdomadaire, L’ErP dit :

Interface homme-machine comprenant une horloge (régulée en fonction de la période du jour) destinée à réguler la vitesse du ventilateur/le débit de l’unité de ventilation, comprenant au moins sept réglages quotidiens manuels du débit ajustable pour au moins deux périodes de réduction de puissance, c’est-à-dire les périodes au cours desquelles un débit réduit ou nul s’applique :mrgreen:

Nb) vous n’avez peut-être pas remarqué mais l’ErP prévoit un débit nul donc l’arrêt de la VMC-DF est possible 🙂

Explications du ‘bidonnage’

Une partie de la formule de la SEC est : CTRLx

avec :

CTRL type de régulation de la ventilation :

  • CTRL = 1,00 : Régulation manuelle (V1, V2, V3).
  • CTRL = 0,95 : Régulation par horloge (programmation hebdo).
  • CTRL = 0,85 : Régulation modulée centrale (1 capteur interne).
  • CTRL = 0,65 : Régulation modulée locale (2 capteurs d’ambiance externes).

L’Exposant x

x est fonction des possibilités sur le ventilateur :

  • x = 1,0 : Ventilateurs avec marche/arrêt & vitesse unique (non autorisé en France).
  • x = 1,2 : Ventilateurs avec 2 vitesses.
  • x = 1,5 : Ventilateurs avec au moins 3 vitesses en plus de l’arrêt.
  • x = 2,0 : Ventilateurs avec vitesse variable (1)

(1) L’ErP dit : tout convertisseur électronique de puissance, intégré au moteur et au ventilateur, ou fonc­tionnant avec eux comme un seul système ou comme un élément fourni séparément, qui adapte de manière continue la puissance électrique fournie au moteur de façon à contrôler le débit.

Nb) ne pas confondre une commande variateur de vitesse et vitesse variable ! La vitesse variable c’est la mise en œuvre automatique de la modulation des ventilateurs EC (0-10v) via un ou des capteurs qualité de l’air.

Vulgarisation de la classe énergétique d’une même VMC-DF

  • Avec une commande manuelle à 2 vitesses, sans programmation, sans capteur : classe C
  • Avec une programmation hebdo et 3 vitesses, sans capteur : classe B
  • Avec le mode AUTO via un capteur interne HR et vitesse variable : classe A
  • Avec le mode AUTO via 2 capteurs d’ambiance (CO2 et/ou HR) et vitesse variable : classe A+

Conclusions sur la classe énergétique

Plus il y a d’asservissements modulés, meilleure est la classe énergétique. Peut importe si on utilise que le mode manuel, si les capteurs ne fonctionnent pas ou si on n’utilise pas la programmation :mrgreen:

Beaucoup de VMC-DF ont aujourd’hui une sonde interne HR … pour améliorer la classe énergétique (:

Je confirme, pour moi la classe énergétique d’une VMC-DF est « bidonnée » 😈

Petite comparaison au passage, la réglementation française de renouvellement d’air de 1983 et la RT2012 utilisent une stratégie comparable d’asservissements modulés … pour les simples flux Hygro avec bouches Hygro !


Des précisons sur la fiche produit

Nb) ce que dit l’ErP : est en italique.

SEC (consommation d’énergie spécifique) en kWh/(m².an) : coefficient destiné à exprimer la consommation d’énergie pour la ventilation par m² de surface au sol, chauffée d’un logement. Donc résultat souvent négatif puisque récupération de chaleur … mais avec des paramètres de calculs très discutables selon moi !

Type de motorisation : plusieurs vitesses ou variateur de vitesse.

Débit maximal (m³/h) : l’unité est installée dans sa configuration complète (par exemple avec des filtres propres) et à une pression de 100 Pa. Ok normal … j’aurais préféré à 150 Pa.

Dans sa configuration complète … mais où sont tous les réseaux de gaines dans cette histoire ? Quasiment oubliés sauf des longueurs riquiquis en sortie des piquages de la VMC-DF 🙁

Avec des filtres propres … très bien mais quand ils sont sales ? Bref regardez surtout dans le diagramme débit/pression : le débit maxi fourni à la pression de 150 Pa et pas en dessous 🙂

Puissance électrique absorbée (en W) : de la motorisation du ventilateur, y compris tout équipement de contrôle du moteur, au débit maximal. C’est donc la consommation maximum y compris la commande, les capteurs présence et qualité de l’air, etc.

LWA (niveau de puissance acoustique) en dB(A) : Le bruit rayonné par le caisson … oui et alors ? Je ne comprends rien … donc je compare le bruit entre les VMC-DF dans une certification comme PHI. Ce truc acoustique est foireux car il ne tient pas compte des gaines métalliques ou plastiques PEHD.

3 dB(A) de plus revient à doubler le niveau sonore … il parait que c’est comme ça l’acoustique 🙂

Débit de référence (m³/s) : le débit le plus proche d’un point de référence situé à 70 % au moins du débit maximal et à 50 Pa. C’est clair sachant que le rendement thermique se fait au débit de 70% du débit maximal !

SPI en W/(m³/h) puissance absorbée spécifique : rapport entre la puissance absorbée effective (en W) et le débit de référence (en m³/h). C’est clair sachant que la puissance absorbée est exprimée au débit de référence en intégrant les 2 ventilateurs, les équipements de contrôle (commande, capteurs d’ambiance, capteurs de présence).

Facteur de régulation et type de régulation : voilà les trucs qui expliquent comment et pourquoi la classe énergétique est A+ ou A ou B (voir explications ci-dessus La classe énergétique « bidonnée » pourquoi ?). Le type de régulation précise si : manuelle, programmation, capteur interne, 2 capteurs externes.

Nb) je ne regarde que la classe énergétique avec un facteur de régulation ≥ 0,95 (sans capteur).

Taux de fuites internes et externes (en %) : au débit de référence, fuites internes à une pression de 100 Pa, fuites externes à une pression de 250 Pa en dépression et en surpression. C’est clair, voir détail sur les fuites dans l’article : Nettoyer une VMC-DF, Chap. L’étanchéité d’une VMC-DF.

Je soupçonne les fabricants de donner des % de fuites sur la fiche produit plus importants que ceux des certifications … Pourquoi ? C’est une énigme mais pas impossible de la peur du gendarme … ce qui peut « justifier » les VMC-DF préparées pour les certifications (voir Chap. Certifications et performances).

CEA en kWh électricité/an (consommation d’électricité annuelle) : c’est pour 100 m² au sol avec 3 CEA (climat froid, moyen et chaud). Je regarde cet indicateur uniquement par curiosité :mrgreen:

EAC en kWh énergie primaire/an (économie annuelle de chauffage) : c’est pour 100 m² au sol avec 3 EAC (climat froid, moyen et chaud). Les paramètres et le mode de calcul sont pour moi foireux donc l’économie annuelle est foireuse. Cet indicateur me laisse très dubitatif :mrgreen:

Rendement thermique d’un échangeur (en %)

L’Erp dit : Rapport entre le gain de température de l’air insufflé et la perte de température de l’air extrait, tous deux par rapport à la température extérieure, mesuré avec l’échangeur en condi­tions sèches et dans des conditions atmosphériques standards, avec un débit massique équilibré, au débit de réfé­rence, pour une différence de température de 13 K (13°C) entre l’intérieur et l’extérieur, sans correction de l’apport de chaleur des moteurs des ventilateurs.

Nb) le rendement est toujours fait sur une VMC-DF en espace chauffé. Je trouve la différence de température pas suffisante avec 13°C.

Équivalence PHI : pour une VMC-DF sans certification PHI, je minore de 5 points le rendement ErP pour une équivalence PHI. Les VMC-DF avec certification PHI, je ne regarde pas le rendement ErP 🙂

Paramètres de calcul de la SEC

Clic gauche pour agrandir

Température moyenne (ΔΤh) : correspond à l’écart moyen entre la température intérieure (19°C) et la température extérieure au cours d’une saison de chauffage, après soustraction de 3°C pour correction des gains solaires et internes.

  • Facteur énergie primaire = 2,5 pour 1 kWh d’électricité consommée 😯
  • Climat froid = température moyenne de 7,5°C : 19- (14,5-3).
  • Climat moyen = température moyenne de 13,5°C : 19- (9,5-3).
  • Climat chaud = température moyenne de 17°C : 19- (5-3).

Le diagramme de débit/pression

L’ErP réglemente le diagramme débit/pression des VMC-DF : il doit être sur l’insufflation, où le nombre de courbes est donné par le nombre d’options distinctes de vitesse du ventilateur (une, deux ou trois). Chaque courbe doit avoir 8 points d’essai équidistants. Si variateur de vitesse 3 courbes minimale, maximale et intermédiaire. Une des courbes doit représenter le débit de référence à 70% du débit max et à 50 Pa.

OK encore faut-il que le diagramme débit/pression présenté par la marque respecte cette directive … ce n’est pas toujours le cas !

Conclusions sur les directives ErP

Les Directives Européennes encadrent les marques sur des éléments permettant des comparaisons simples et utiles … mais la qualité globale d’une VMC-DF n’est absolument pas prise en compte … tout comme dans les certifications (voir plus loin).

L’avantage de la fiche produit est de pouvoir comparer … même en langues étrangères

Une même VMC-DF peut avoir jusqu’à 4 classes énergétiques !

Ne jamais regarder la classe énergétique avec une régulation < 0,95


Ce n’est pas la classe énergétique qui me fera choisir ma VMC-DF, mais sa qualité globale dont ses faibles fuites, son échangeur, ses ventilateurs, son caisson et sa performance de récupération de chaleur.


Suis-je bête de ne pas croire aux capteurs d’ambiance CO2 et COV ?

Suis-je bête de croire qu’au mode manuel et à la programmation hebdo ?

A vous de choisir pour votre installation !

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Normes Françaises de ventilation

J’aborde uniquement les normes quantitatives de renouvellement d’air en résidentiel. La réglementation française repose sur les arrêtés du 24 mars 1982 et du 28 octobre 1983 relatifs à l’aération des logements … ce n’est pas d’hier 🙂

La réglementation Française de renouvellement d’air des logements est assez basique, elle concerne uniquement les quantités d’air à extraire des pièces de services (cuisine, SdB, WC, buanderie) :

  • soit par ventilation naturelle (je ne développe pas cette partie),
  • soit par ventilation mécanique simple flux. L’air neuf rentre par dépression dans les pièces principales (séjour, salon, chambres) par des ouvertures d’air prévues à cet effet … souvent via des entrées d’air sur les fenêtres.

La double flux ? La réglementation française ne précise rien de spécial pour la ventilation double flux, donc il faut considérer que la quantité réglementaire totale d’air extrait sera la même en air insufflé dans les pièces principales.

Quelques rappels de bons sens

Une personne au repos respire entre 6 et 9 litres d’air par minute, soit au plus 540 litres par heure, soit 5,4 m³ pour une nuit de 10h. Une chambre de 12 m² a un volume de 30 m³, 2 personnes respirent moins de 11 m³/nuit.

L’air inspiré contient 21% d’oxygène, l’air expiré en contient encore 16%. La teneur en gaz carbonique (CO2) est de 0,035% à l’inspiration, il passe à 1,4% à l’expiration.

Une maison n’est pas une salle de classe de 35 m² avec 20 élèves !

L’humidité excessive est le souci majeur à éviter dans une maison

CQFD : pas d’affolement sur le renouvellement d’air dans une maison

Le CO2 : le dioxyde de carbone est naturellement à 420 ppm dans l’air. Le CO2 peut-être mortel à partir de 5 % dans l’air soit 50 000 ppm ! Nous sommes très loin d’une teneur maximum de 4000 ppm rencontrée dans un auditorium. Le vrai tueur dans une maison c’est le C0 (monoxyde de carbone) … c’est fou les confusions 🙂

Les COV (composés organiques volatils) dont les formaldéhydes sont dans une maison une vraie merde mais il est assez facile de limiter leur présence en évitant tout ce qui peut favoriser ces gaz toxiques.

COV … attention aux produits de nettoyage, bâtonnets d’encens et désodorisants 😈


Quelle quantité d’air renouveler en France ?

Principes généraux et exigences sur le renouvellement d’air

  • Aération générale et permanente.
  • Circulation d’air des pièces principales vers les pièces de service.
  • Entrées d’air en pièces principales : naturelles ou mécaniques.
  • Sorties d’air en pièces de service: par conduits verticaux à tirage naturel ou dispositifs mécaniques.
  • Débits d’air extraits minimaux en pièces de service.
  • Rejet d’air en toiture interdisant tout refoulement vers les logements.
  • Interdiction de raccorder à la VMC une hotte de cuisine équipée d’un ventilateur !
  • Exigences générales sur les conduits, les entrées et sorties d’air, les possibilités de vérifications et d’entretien.
  • L’emplacement des entrées d’air doivent être tels qu’il n’en résulte pas d’inconfort pour les occupants.
  • La ventilation mécanique ne doit pas perturber un appareil à combustion (poêle, cheminée, etc.).
  • Modulation automatique des débits sous conditions (autorisation, cf article 4 de l’arrêté).

Nb) ce n’est pas dit comme ça, j’ai résumé 🙂

Les volumes d’extraction de la réglementation française

La réglementation officielle Legifrance des arrêtés relatifs à l’aération des logements est ICI

Il faut bien se souvenir que cette réglementation de 1982 a été conçue pour les simples flux autoréglables par extraction et la modification de 1983 pour les simples flux Hygro A ou B (entrées d’air Hygro et/ou bouches Hygro).

Je présente un résumé des articles 3 et 4, j’apporte des commentaires personnels : (1) (2) (3) (4).

Nb) Les pièces principales du logement sont les pièces sèches (salon, séjour, chambres, bureau).

(1) quelques soient les conditions climatiques les volumes de renouvellement d’air sont à respecter surtout depuis que les maisons sont très isolées et étanches !

(2) débits maximums appliqués en France.

(3) le volume d’extraction cuisine est trop élevé dans bien des cas pour ne pas dire toujours. Il y a selon moi, une raison essentielle, en 1982 les hottes de cuisine étaient à leur balbutiement. Le texte « Si, de construction, une hotte est raccordée à l’extraction de la cuisine … » prouve que cette réglementation vieillotte est à rafraichir.

(4) ce 2ème tableau de l’article 4 est une parodie de ventilation. Ces débits minimaux « imaginés » pour la ventilation hygroréglable (modulation des volumes via bouches hygroréglables) sont bien trop faibles (5 m³/h/pièce) pour gérer la pollution de l’air intérieur (CO2 et COV). La raison d’être de ce tableau est ailleurs … les professionnels (CSBT, Certita NF, Bureau d’Études Thermiques, etc) le savent bien :mrgreen:

Avertissement : vous n’allez pas tout comprendre des § ci-dessous, c’est normal, vous y reviendrez après avoir lus les articles Conseils d’installation et Guide sur les accessoires.

Des spécificités françaises sur le renouvellement d’air

La réglementation française sur le renouvellement d’air par ventilation mécanique a été faite pour les simples flux avec des caissons dont les piquages sont en ∅125 pour la cuisine et en ∅80 pour les SdB, WC et buanderie. Deux types de simples flux sont proposés sur le marché français :

VMC-SF Autoréglable : avec 2 vitesses (la petite et la grande) via une commande. Ces simples flux avec ventilateur à action fonctionnent avec 2 pressions constantes différentes comprises entre 50 et 160 Pa.

La RT2012 n’avantage pas les VMC Autoréglables décrétées avec un volume d’air constant (comme les doubles flux) … y compris pour les simples flux autoréglables équipées d’une sonde Hygro dans le caisson.

Chaque bouche (SdB, WC et buanderie) a un volume fixe de 15 ou 30 m³/h non modifiable. La cuisine a 2 volumes possibles, par exemple 45-135 m³/h via un système mécanique du choix du volume (cordelette ou commande électrique à pile).

VMC-SF Hygroréglable : toujours mono vitesse à pression constante (environ 130 Pa) et volumes modulés par des bouches hygroréglables. La cuisine a une bouche hygroréglables et 2 volumes manuels possibles et le WC peut avoir une bouche à double débit via un système de présence (PIR).

Nb) les simples flux sont expliquées plus en détail dans l’article Conseils d’installation.

Bouche d’extraction Hygroréglable

Bouche Hygroréglable

Une bouche d’extraction hygroréglable est munie d’un détecteur d’humidité qui ouvre ou referme un volet dans la bouche pour laisser passer plus ou moins d’air. C’est un système mécanique via une tresse en nylon sensible à l’humidité.

Nb) l’entrée d’air hygro repose sur le même principe mécanique.

Quel lobbying a pu faire passer l’arrêté du 28/10/1983 faisant croire aux vertus de la pression constante et des bouches Hygro pour gérer un volume minimum de renouvellement d’air aussi faible ? Ce système de bouches Hygro est très ‘Franchouillard’ … bien joué Hal :mrgreen:

Je déconseille complètement les bouches Hygroréglables avec une double flux !!!

Le volume riquiqui de 35 m³/h pour 7 pièces principales n’est acceptable qu’en cas d’absence

Attention : le volume minimum est une chose, il faut aussi que la VMC soit capable d’assurer le volume maximum réglementaire d’extraction soit par exemple 225 m³/h avec 1 cuisine, 1 Sdb, 1 douche-WC, 1 WC et 1 buanderie.

Scandale : les bouches Hygro gèrent l’humidité mais pas la qualité de l’air CO2 et COV !!!!!!!!!


La réglementation française et la double flux

Les doubles flux en Europe sont généralement autoréglables (volume constant, vitesse constante ou débit constant) … mais jamais à pression constante sauf 1 ou 2 doubles flux bien françaises !

Précision : les VMC-DF à pression constante (bouches hygroréglables) représentent moins de 2% du marché européen :mrgreen:

Une double flux autoréglable est à volume constant permanent dans la réglementation française, ce qui est très désavantageux dans la RT2012 par rapport à la simple flux Hygro qui est considérée à volume variable modulé. Il en résulte dans le CEP, pour la même maison (même volume chauffé), un volume journalier de ventilation moitié moindre avec une simple flux Hygro par rapport à une double flux autoréglable !

Pire encore : une double flux sans certification NF VMC et sans mesure par un centre accrédité (normes EN 13141-7) , le rendement RT2012 dans le CEP est par défaut à 50% … même avec une certification PHI à 90% 🙁

Relisez les 2 paragraphes ci-dessus … vous comprendrez mieux pourquoi les comparaisons entre simple et double flux il y a peu de différence dans la RT2012 👿

Ironie : une double flux autoréglable sait gérer des volumes modulés via ses vitesses manuelles (jour, nuit, Boost), sa programmation hebdo et/ou son mode AUTO via des capteurs d’ambiance qualité de l’air (CO2, COV et HR).

Mais pourquoi autant de mépris en France pour la double flux ?

Les problèmes de la réglementation française avec une double flux :

  • les doubles flux en Europe ne sont pas à pression constante,
  • les bouches d’extraction autoréglables réglementaires en France sont à volume prédéfini (15, 30 m³/h, etc.),
  • les bouches d’insufflation réglementaires en France sont à volume prédéfini via un régulateur de débit.

Il en résulte que le réglage des débits réglementaires minimums et maximums pose problèmes avec une double flux sans pression constante. En effet une double flux est capable d’assurer sans artifice :

  • un débit global minimum à une pression de 30 Pa si les réseaux de gaines le permettent !
  • un débit global maximum à une pression de 250 Pa si les filtres sont très encrassés !

Précision : la réglementation française sur le renouvellement d’air via des bouches autoréglables à volume prédéfini n’est possible qu’avec des VMC à pression entre 50 et 160 Pa 🙁

Réglementation française + bouches d’extraction à volume prédéfini posent problèmes en VMC-DF

Un ventilateur EC d’une puissance de 250 m³/h à 150 Pa a un volume minimum possible à 60 m³/h

Les bouches d’extraction françaises

Bouche à volume fixe

La norme française impose en double flux des bouches d’extraction autoréglables normalisées à volume fixe prédéfini (15 ou 30 ou 45-135 m³/h, etc.) mais non réglable 🙁

Les doubles flux certifiées NF VMC ont donc des bouches d’extraction elles aussi certifiées NF VMC à volume prédéfini … des bouches françaises 🙁

C’est une connerie sans nom puisque le volume prédéfini d’une bouche va de paire avec la pression constante, ce que les doubles flux en Europe ne savent pas faire !

Par exemple les double flux Zehnder et Brink sont certifiées NF VMC avec des bouches d’extraction françaises à volume prédéfini … d’ailleurs la documentation est spéciale pour la France :mrgreen:

Nb) les bouches d’insufflation sont aussi à volume prédéfini mais avec un régulateur de débit installé dans la gaine. Le régulateur de débit présente les mêmes problèmes que les bouches d’extraction à volume prédéfini.

Bouches à volume prédéfini (extraction ou régulateur de débit) non ... les bouches réglables oui

Les bouches d’insufflation et d’extraction conseillées sont détaillées dans l’article Guide sur les accessoires.

Une réglementation uniquement sur l’extraction d’air ?

Je vous le dis tout net, c’est finalement une bonne chose car l’équilibrage extraction-insufflation peut se faire simplement et logiquement tout en respectant la réglementation :mrgreen:

Contrairement à la Belgique où la réglementation de renouvellement d’air repose sur des volumes par surface et types de pièce … mais c’est une horreur pour l’équilibrage entre insufflation et extraction 😈

Les volumes d’insufflation proposés par le DTU 68.3 P1-1-4

le DTU 68.3 P1-1-4 VMC double flux se borne bêtement pour l’insufflation à répartir entre les pièces sèches le volume total d’extraction des arrêtés 1982 et 1983 :mrgreen:

Voir ci-dessous Chap. RT2012 et DTU ventilation.

Conseil pour vos volumes d’insufflation par pièce, faites la répartition qui vous semble la plus appropriée à votre maison et ses occupants … il n’y a aucune réglementation sur le sujet 🙂

VMC-DF françaises et réglementation française

Les marques Françaises de VMC-DF ont automatisé le volume global d’extraction via les paramètres d’installation nombres de SdB, de WC et des autres pièces humides … sauf la cuisine qui prise par défaut à 1 🙂

Nb) c’est de moins en moins vrai puisque la France est la seule avec ce concept en Europe !

Autrement dit en insufflation les pièces principales (chambres, salon, séjour, bureau) se répartiront le volume global d’extraction calculé automatiquement 🙁

Précision : un salon + salle-à-manger correspondent à 2 pièces sèches !

Pour une maison avec 1 cuisine, 1 SdB-WC et 1 WC, le volume maximum d’insufflation à répartir sera :

  • 180 m³/h pour 6 pièces principales soit 30 m³/h/pièce,
  • 150 m³/h pour 3 pièces principales soit 50 m³/h/pièceune sacrée différence 🙁

La réglementation Française de 1982 et 1983 sur la ventilation est rafraichir !

Nb) Les doubles flux avec choix personnalisé des volumes Boost, jour, nuit et absence + des bouches réglables sont mieux adaptées suivant l’architecture de sa maison et ses besoins de renouvellement d’air.

La ventilation par pièce doit surtout tenir compte du Nb d’occupants et du mode de vie


Mes volumes personnels de renouvellement d’air

Il s’agit là de mes volumes avec un recul de 35 ans d’utilisation d’une VMC-DF ! Je n’ai pas la science infuse donc à modérer pour votre cas personnel … en tenant compte de la réglementation des volumes d’extraction :mrgreen:

Je suis en réseau pieuvre dans une maison de 120 m² soit 300 m³ d’espace chauffé. Mes volumes sont :

  • Vitesse absence 42 m³/h (la vitesse nuit en intermittence).
  • Vitesse nuit 80 m³/h (je peux mettre un peu moins mais je ne veux pas que mes ventilateurs ratatouillent).
  • Vitesse jour (vitesse nominale) 120 m³/h.
  • Vitesse Boost 280 m³/h avec une hotte passive ! Sans hotte passive j’aurais mis maxi 200 m³/h.

En hiver par grands froids :

  • Si T-ext < 0°C : en journée la vitesse nuit et la nuit la vitesse absence.
  • Si T-ext < -7°C : en journée la vitesse absence et la nuit j’arrête la VMC-DF 🙂

En été par fortes chaleurs :

  • La journée : si T-ext ≥ 32°C j’arrête la VMC-DF, si T-ext > 28°C < 33°C vitesse nuit.
  • La nuit : en vitesse jour et j’aère naturellement avec toutes les portes intérieures ouvertes et courant d’air via les ouvertures d’une fenêtre au RdC nord et d’une fenêtre au R1 sud ou ouest.

Pièces de vie

Les gaine sont en PEHD DN75 (Ø61 interne) avec des longueurs de 5 m à 10 m. Une bouche par pièce < 20 m² et 2 bouches réparties par pièce de 20 m² à 40 m². Aucun équilibrage entre les bouches d’insufflation donc :

  • Vitesse absence : 6 m³/h par bouche.
  • Vitesse nuit : 11,5 m³/h par bouche, le renouvellement est de 0,27 volume/h.
  • Vitesse jour : 17 m³/h par bouche, le renouvellement est de 0,40 volume/h.
  • Vitesse Boost : 40 m³/h par bouche, le renouvellement est de 0,95 volume/h (1)

(1) un volume important mais j’ai une hotte cuisine passive branchée sur la VMC-DF.

Pièces humides

Les gaines sont en PEHD DN75 sauf la cuisine (gaine de 1,50m en alu isolé Ø125 semi-rigide). Une bouche par pièce (SdB, SdB-WC, WC). Je régule le volume de chaque pièce via des bouches réglables.

Nb) la cuisine sans hotte passive aurait eu 2xDN75 sur une bouche d’extraction en ∅125.

WC : environ 15 m³/h en vitesse Boost.

Salle-de-bains : environ 30 m³/h en vitesse Boost. Si grande SdB avec douche + baignoire + séchage du linge on peut aller jusqu’à 50 m³/h.

Douche+WC : environ 40 m³/h en vitesse Boost et pourtant la surface est plus petite que celle de la SdB !

Cuisine : différence entre ∑pièces sèches – ∑pièces humides hors cuisine. Donc à 280 m³/h en Boost, la cuisine aura 280-15-30-40 = 195 m³/h.

Cellier : aucune ventilation. Un vrai cellier n’a pas de point d’eau sinon c’est une buanderie 🙂

Buanderie : ma buanderie au RdC est ventilée naturellement. Si vous avez cette pièce humide, mettre le Boost entre 20 et 40 m³/h suivant le taux d’humidité possible. On peut se servir de cette pièce comme variable d’ajustement entre les volumes d’insufflation et d’extraction.

Conclusion sur mes volumes

J’ai décidé de mes volumes en fonction de ma situation et de mon expérience, particulièrement pour le volume Boost avec une hotte cuisine passive branchée sur la VMC-DF.

Il me semble impératif de régler un volume d’extraction propre à chaque pièce humide en fonction de son utilisation.

Mes volumes d’insufflation par pièce sont une simple répartition du volume global entre les bouches d’insufflation.

Nb) en vitesse nuit je suis un peu en dessous des normes et pourtant nous ne manquons pas d’air … même dans la chambre des parents très joueurs, ça ne sens pas le bouc au petit matin :mrgreen:

En Extraction, j’ai réglé mes volumes pièce par pièce … l’expérience 🙂

En insufflation, je ne fais aucun équilibrage et aucun régulateur de volume sur les bouches 🙂

Attention : en maison très étanche il faut laisser tourner la VMC-DF en permanence !

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Normes Belges de ventilation

Il s’agit d’un résumé de la réglementation PEB (Performance Énergétique des Bâtiments) en ventilation.

Nb) vous trouverez plus de détail sur la réglementation PEB en Annexes.

Les volumes réglementaires Belges sont des minimas … qu’il faut interpréter comme des maximas sinon bonjour les dégâts :mrgreen:

La réglementation PEB impose un débit de conception minimum d’alimentation, de transfert ou d’évacuation d’air pour chaque type de pièce : cuisine, salon-séjour, chambres, salle-de-bains, WC, buanderie, etc.

Le débit minimum de renouvellement d’air est de 3,6 m³/h/m² au sol du volume chauffé, mais il y a des débits minimums à respecter et des débits limités … heureusement 🙂

Les ouvertures de transfert entre les locaux (passage de l’air d’une pièce à l’autre) doivent avoir une capacité d’ouvertures suffisantes pour une différence de pression de 2 Pa maximum.

Sont comptabilisées dans la surface :

  • les surfaces des escaliers,
  • les dimensions intérieures pour la ventilation,
  • les surfaces ayant une hauteur sous plafond ≥ 1,50 m.

Volumes en extraction

  • Débit nominal mini : cuisine ouverte 75 m³/h, cuisine fermée 50 m³/h;
  • Débit nominal mini : SdB ou buanderie 50 m³/h; WC 25 m³/h.
  • Débit limité : cuisine fermée, SdB ou buanderie 75 m³/h.

Volumes en insufflation

  • Débit nominal mini : séjour 75 m³/h, chambre ou bureau 25 m³/h
  • Débit limité : séjour 150 m³/h,
  • Débit limité : chambre ou bureau 72 m³/h.

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Présentation de la RT2012 et des labels

Les deux codes RT2012 et DTU sont en France dans toutes les bouches des professionnels du bâtiment. Je vous le dis tout net, en matière de ventilation résidentielle en générale et de ventilation double flux en particulier … c’est plutôt tristounet 🙁 :mrgreen:

Rappel, en France la RT2012 est une réglementation qu’il convient de respecter pour les constructions neuves et certaines rénovations. Un DTU est une norme professionnelle … sans oublier les Directives Européennes !


La RT2012 et DTU ventilation

Les 3 exigences de la RT2012

Bbio (Besoin bioclimatique) il représente l’exigence minimale d’efficacité énergétique du bâti (la performance de l’enveloppe) sur les besoins de chauffage, de refroidissement et les apports solaires … indépendamment des systèmes énergétiques utilisés ! Le Bbio est modulé selon la localisation et l’altitude pour obtenir le Bbiomax possible.

Cep (Consommation d’énergie primaire) elle doit être inférieure à une valeur moyenne de 50 kWhEP/m² modulée en fonction de la typologie du bâtiment, de sa localisation géographique, de son altitude et des émissions de CO2 (gaz à effet de serre) des énergies utilisées (poêle à granulés, PAC, etc.) pour obtenir le Cepmax possible.

Exemples simples pour une surface SHON RT de 120 m² :

  • 47 Lot-et-Garonne – Zone : H2c – Altitude : 100 m = Bbiomax : 54 Cepmax : 41
  • 63 Puy-de-Dôme – Zone : H1c – Altitude : 350 m = Bbiomax : 72 Cepmax 56
  • 67 Bas-Rhin – Zone : H1b – Altitude : 250 m = Bbiomax : 84 Cepmax : 61
  • 73 Savoie – Zone : H1c – Altitude : 750 m = Bbiomax : 84 Cepmax : 66

Tic (Température intérieure conventionnelle) elle conditionne le confort d’été sans recourir à une système actif de refroidissement. La Tic mesurée c’est la valeur maximale atteinte sur une séquence de 5 jours consécutifs de forte chaleur. La valeur Tic d’un projet doit être < à la valeur du Ticref à 26°C.

Quelques précisions

  • le Bbio (valeur sans unité) suffit pour le permis de construire mais ne suffit pas pour la conformité RT2012.
  • le CEP ne tient pas compte des consommations des appareils électroménagers, de bricolage, de loisirs.
  • La production photovoltaïque peut augmenter le CEP jusqu’à 12 kWhEP/m²/an.
  • L’énergie primaire du Cep (kWhEP) est calculée selon le consommation d’électricité avec le barème :
    • 1 kWh photovoltaïque, gaz, fioul ou bois = 1 kWhEP
    • 1 kWh électricité = 2,58 kWhEP … ça pique un peu :mrgreen:

Les calculs des 3 exigences RT2012 sont compliqués, un commerce effréné s’opère de la part des thermiciens et BET pour des études thermiques et la rédaction des documents officiels RT2012 … allez jeter un œil sur le net 🙂

La méthode de calcul des coefficients Bbio, Cep et Tic n’a pas pour vocation de faire un calcul de consommation réelle compte tenu des conventions retenues. La méthode est définie dans 2 documents annexes à la RT2012 :

  • En neuf : A l’arrêté portant approbation de la méthode de calcul Th-BCE 2012 … 1377 pages c’est ICI
  • En rénovation : A l’arrêté portant approbation de la méthode de calcul TH-C-E ex.

Évaluation gouvernementale de la RT2012

Rapport gouvernemental de 2018 : CGEDD n° 010888-01 et CGE n° 2017/08/CGE/SG sur l’évaluation de la réglementation thermique de 2012 dans les bâtiments neufs en vue de la prochaine réglementation environnementale.

Le document est ICI … je vous invite vivement à le lire 🙂

Quelques pépites issues du document

La méthode de calcul réglementaire de la consommation est une boîte noire à rendre plus transparente et à simplifier pour être mieux appliquée.

Les 1300 pages de l’arrêté du 30 avril 2013 définissant cette méthode de calcul sont souvent citées, à tort, à l’appui de cette appréciation. En fait, ce sont des spécifications techniques détaillées d’un programme informatique. Elles comportent un ensemble de fiches correspondant aux techniques et systèmes envisageables pour la réalisation du
bâtiment projeté avec l’identification des données d’entrée correspondantes. Elles traduisent une volonté d’exhaustivité sur ce sujet complexe. Mais il est vrai qu’il faut une certaine volonté pour les appréhender.

Recommandation à la DHUP : Améliorer d’ici 2 ans la prise en compte réglementaire des questions de qualité de l’air intérieur et de confort d’été.

Revoir la réglementation de 1982 sur la ventilation en cohérence avec la réglementation thermique.

Prévenir efficacement l’inconfort d’été des bâtiments neufs en fixant de nouvelles dispositions dans la RT2012 et dans son moteur de calcul.

Il y a encore des pirouettes

Compte-tenu du changement climatique, améliorer les conditions réglementaires du recours à la climatisation en autorisant une augmentation du seuil maximal de consommation dans ce cas.

Précision : cette remarque est lourde de sens dans son interprétation. En effet il semblerait plus logique d’augmenter l’isolation et le déphase des isolants plutôt que recourir trop facilement à la clim !

La mission considère cependant qu’il n’est pas indispensable de modifier la température maximale de 19°C, retenue en France dans la méthode de calcul de la réglementation thermique.

Températures retenues en hiver dans le moteur de calcul Th-BCE de la RT2012 :

  • Température de consigne pour l’ensemble des pièces d’un logement : 19°C
  • Température si inoccupation > 24h et < 48h : 16°C.
  • Température si inoccupation ≥ 48h : 8°C.
  • Inoccupation conventionnelle en hiver : une semaine.
  • Inoccupation conventionnelle en journée avec 16°C : de 10h à 18h.

In situ la température de consigne en hiver est en moyenne à 21°. Cet écart de 2K représente une différence de chauffage pouvant atteindre 40% entre la théorique RT2012 et la réalité in situ … une paille :mrgreen:

RT2012, la température moyenne en hiver serait in fine d’environ 17,5°C … ???

Mes conclusions sur ce rapport gouvernemental

Espérons que ces quelques recommandations gouvernementales sur la RT2012 soient opérationnelles … disons pour la prochaine RE (Réglementation Environnementale) au 01 janvier 2021.

Les thermiciens ou BET (Bureau d’études thermiques) sont avant tout des utilisateurs de programmes informatiques pour le calcul des 3 exigences RT2012 (Bbio, Cep et Tic). Il en est de même pour toute STD (simulation thermique dynamique) … si des paramètres sont absents ou foireux, le résultat ne sera pas bon.

Certes les thermiciens peuvent apporter des conseils d’améliorations … espérons :mrgreen:

Les thermiciens s’attachent surtout à obtenir les minimas obligatoires de la RT2012 !

ITI, SF Hygro, laine minérale et PAC chauffage … les reines de la RT2012 … quid avec la future RE ?

La RT2012 et la ventilation

La RT2012 traite très mal la double flux et très bien la simple flux Hygro … c’est comme ça 🙁

La double flux est obligatoire en maison passive ... la double flux est superflue dans la RT2012

La double flux est la 5ème roue du carrosse dans la RT2012. Espérons que la prochaine RT redresse la barre … mais j’ai de plus en plus de doutes :mrgreen:

Nb) en 2018 la double flux représente moins de 5% du mode de ventilation en maisons individuelles neuves 🙁

Différences entre VMC-DF et SF Hygro dans la RT2012

Les calculs énergétiques RT2012 entre SF Hygro et double flux ne sont pas équitables

RT2012 : simple flux Hygro, photovoltaïque valorisés … double flux négligée

la RT2012 n’est pas crédible avec un volume constant pour les doubles flux actuelles

VMC-DF sans certification NF VMC mais certifiée PHI ... 50% de performance dans la RT2012 !

Je ne détaille pas toutes les différences, je vous laisse voir les explications sur le site Fiabitat Chap. VMC double flux et RT 2012 c’est ICI … merci à Frédéric LOYAU.

Précisions personnelles, les professionnels du bâtiment sans exception ne vont quand même pas se faire chier avec une double flux chère et une installation délicate quand la simple flux Hygro plus simple et pas trop chère est plébiscitée par la réglementation sur le renouvellement d’air et la RT2012 … mais

Simple flux … en hiver la température très froide de l’air neuf n’est pas secondaire :mrgreen:

Le péquin moyen en ventilation va demander conseils à l’architecte, constructeur ou thermicien … la réponse sera presque à coup sûr « Installez une Simple Flux Hygro certifiée NF VMC ».

(DTU

Un DTU ou NF DTU (document technique unifié) c’est la norme d’application (de réalisation) dont tous les professionnels se référent « normalement » du devis jusqu’à l’exécution des travaux.

Le domaine de la ventilation mécanique est couvert par les DTU 68.3 :

  • DTU 68.3 P1-1-1 : Ventilation mécanique règles générales.
  • DTU 68.3 P1-1-2 : Ventilation mécanique contrôlée autoréglable simple flux.
  • DTU 68.3 P1-1-3 : Ventilation mécanique contrôlée gaz.
  • DTU 68.3 P1-1-4 : Ventilation mécanique contrôlée autoréglable double flux.

DTU 68.3 P1-1-4 : Ventilation mécanique contrôlée autoréglable double flux

La première édition de ce document est du 29 avril 2017, oui vous avez bien lu. Avant cette date, la ventilation double flux était quasiment aux abonnés absents des DTU ventilation mécanique :mrgreen:

Nb) « autoréglable » est dans le contexte un synonyme de « débit constant » !

J’ai examiné avec grande attention le DTU 68.3 P1-1-4 … j’ai été très déçu … d’autant plus que 41 personnes ont apriori participé à l’élaboration de ce document de 56 pages.

En une phrase, le DTU 68.3 P1-1-4 répartit entre les pièces de vie (pièces sèches) le volume total d’extraction de la réglementation Française des arrêtés du 22 mars 1982 et du 28 Octobre 1983.

Extrait DTU 68.3 P1-1-4 Annexe C (informative) sur les débits d’insufflation :

  • Pourquoi de telles différences entre les chambres ?
  • Les 14% de déséquilibre possibles sont pour moi absurdes, par où va rentrer l’air manquant ?

Ma plus grande déception du DTU 68.3 P1-1-4

Les gaines flexibles (gaines souples PVC ou alu) ne sont pas interdites en double flux … le DTU 68.3 P1-1-4 fait une belle pirouette, je cite :

5.1.1.2 En maison individuelle

Non en double flux

L’utilisation des réseaux flexibles est limitée à 3 mètres par bouches desservies, avec deux coudes maximum de mise en forme sur le conduit.

Dans le cadre d’un dimensionnement simplifié du réseau, les tableaux ci-après donnent les diamètres hydrauliques à utiliser selon les débits véhiculés (y compris 12% de fuites) pour des conduits circulaires.

12 % de fuites ! Forcément avec des gaines souples et/ou du linéaire métallique il faut prévoir « large » :mrgreen:

Les bras m’en tombent, que vont faire les installateurs avec ces « normes » ?

Nb) même avec des longueurs limitées de gaines souples, les installations restent non nettoyables 👿


Les labels BBC

Le label BBC Effinergie va de paire avec la RT2005 (RT2005 BBC). En résumé le label BBC était la RT2012 avant l’heure. Il y a plusieurs certificateurs pour ces labels BBC Effinergie (Promotelec, Céquami, …).

Une maison certifiée RT2012 est naturellement BBC

Aujourd’hui des labels BBC Effinergie+ existent avec des petits plus par rapport à la RT2012 mais pas de quoi révolutionner le bazar. La VMC-DF n’est pas obligatoire chez tous les labels BBC 🙁

Chaque label BBC a ses propres contraintes ce qui rend globalement le label BBC difficilement lisible. Je ne m’intéresse pas plus au label BBC, je lui préfère de loin le label Maison Passive (PHI ou Minergie) 🙂


Le label Maison Passive

La certification « Maison Passive » n’existe pas officiellement en France. Des labels adaptés sont possibles comme PHI : PassivHaus Institut (Allemagne) ou Minergie-P (Suisse). Il s’agit d’une démarche individuelle via des organismes spécialisés dans le conseil ou la construction de Maisons Passives.

Le besoin de chauffage et le besoin de refroidissement sont indépendants des systèmes que vous allez choisir. En résumé ça veut dire que vous pouvez choisir des grilles-pains pour votre chauffage (1). Il suffit de respecter les critères de consommation énergétique 🙂

(1) il en est de même pour la RT2012 mais cette dernière étant moins stricte sur l’isolation ça entraine un besoin en chauffage plus important et donc une quasi impossibilité de pouvoir choisir un chauffage électrique !

La certification « Maison Passive » valorise l’efficacité énergétique du bâti, la bonne utilisation des apports solaires et des stratégies de ventilation adaptées.

Les principaux critères du label Maison Passive PHI

  • Énergie primaire totale (Ep-T, tous usages confondus) ≤ 120 kWh/m²/an.
  • Besoin de chauffage ≤ 15 kWh/m²/an et une puissance de chauffe ≤ 10 W/m².
  • Besoin de refroidissement ≤ 15 kWh/m²/an.
  • Perméabilité à l’air de l’enveloppe n50 ≤ 0,6 vol/h sous 50 Pa de différence de pression (1)
  • Possibilité de réguler les débits de ventilation et la température intérieure.
  • VMC-DF obligatoire et certifiée PHI ou équivalent.
  • Triple vitrage obligatoire selon l’exposition.
  • Épaisseur minimum d’isolant bien plus important que la RT2012.

(1) du volume de la surface utile aménageable au sol ≅ la surface habitable chauffée.

Nb) l’étanchéité à l’air de la RT2012 : Q4 ≤ 0,6 m³/(h.m²) de la surface de parois hors sol sous 4 Pa de différence de pression … soit environ 4 fois moins d’étanchéité que le label Maison Passive !

La VMC-DF est obligatoire en label Maison Passive … et elle est valorisée !


Conclusions sur la RT2012 et les labels

Il est difficile de comparer la RT2012 et le label Maison Passive. Il existe un document sur le sujet : Performance énergétique mesurée et comparée des bâtiments passifs, c’est ICI.

En ventilation résidentielle beaucoup de professionnels défendent bec et ongles la RT2012 … avec des arguments souvent douteux pour noyer le poisson dans l’eau. Ne vous laisser pas manipuler !

Je vous donne uniquement des éléments personnels de réflexion :

  • Une bonne VMC-DF certifiée PHI est à privilégier même si elle n’est pas certifiée NF VMC.
  • RT2012 : viser plus d’épaisseur d’isolant que les minimas !
  • Attention aux baies vitrées qui ne seraient pas plein sud mais sud-est ou pire sud-ouest !
  • Privilégiez la ouate de cellulose ou la laine de bois plutôt que des laines minérales !
  • Construire façon « Maison Passive » sans le label est une très bonne solution.

La VMC-DF est ‘un parent pauvre’ de la RT2012 … ne vous prenez pas la tête !

Ventilation double flux : je suis très déçu par la RT2012 et les DTU 68.3 P1-1-1 et P1-1-4 !

La RE2020 arrive !

La prochaine Réglementation Énergétique est annoncée à grand renfort d’annonces et de publicités sur le Net 🙂

Je retiens essentiellement que cette prochaine RE s’oriente vers la maison passive voire même la maison positive en énergie … ne rêvons pas trop quand même 🙂

Je suis très curieux de voir comment la double flux va être traitée car logiquement elle devrait trouver sa juste place dans le dispositif global … donc rien à voir avec la situation actuelle de la RT2012 🙂

Espérons que la prochaine réglementation thermique soit plus « Passive » que « Business »

La prochaine RE intégrera-t-elle les labels Maison Passive existant en Europe dont PassivHaus Institut (Allemagne) et/ou Minergie (Suisse) ? Je l’espère et pourquoi pas en les acceptant en lieu et place d’une certification maison passive typiquement française … bon là je rêve vraiment trop 🙂

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